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7 juin 2026 7 07 /06 /juin /2026 11:21

Mercredi 3 juin je suis allé à l'Opéra-comique à Paris pour assister à la première représentation de "Brandibàr" un opéra pour enfants qui a une histoire tragique. 

Je ne peux pas dire que c'est une œuvre exceptionnelle: ni la musique ni le livret ne le permettent. Cependant c'est une œuvre émouvante et même tragique quand on connaît les conditions de son écriture et de sa création. 

En 1938 l'Allemagne nazie est entrée en Tchécoslovaquie et s'y est conduite avec la même férocité que dans tous les pays d'Europe qu'elle avait vaincus. Les Juifs étant les premiers à connaître l'enfer qui leur avait été réservé spécifiquement. Adultes, enfants ou vieillards ils étaient traqués, battus et tués car c'était là le sort qui leur était réservé. 

le camp de Theresienstadt où les enfants de Prague ont répété et chanté cet opéra pour enfants a été une ignoble supercherie destinée à faire croire aux juifs d'Europe que les déportés vivaient une vie presque "normale". Ils l'ont chanté et joué avant d'être exterminés. Un film de propagande contenant quelques minutes de répétition de "Brundibàr" a été réalisé qui le montre. 

Cet opéra pour enfants en deux actes n'est pas exceptionnel, loin de là, mais il est émouvant historiquement. Il fut dit-on une source de réconfort pour les détenus avant leur déportation à Auschwitz. 

L'espoir, le courage et la solidarité sont les valeurs qu'enseigne cette œuvre qui oppose l'art à la brutalité.  

 jusqu'au 8 juin 10H30

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4 juin 2026 4 04 /06 /juin /2026 07:00

Moi je trouve les critiques de cinéma bien contradictoires. Ils passent leur vie à encenser des merdes prétentieuses et font la fine bouche devant des films inventifs et originaux. "Marianne", magazine terne qui semble sorti des années 70, "le masque et la plume" (France Inter) et tant d'autres ont tellement aimé Jean-Luc Godard qu'ils ne savent plus comment on fait pour aimer autre chose. 

Prenez les critiques du film d'Agnès Jaoui "l'objet du délit". Voilà une comédie vraiment amusante tout en étant profonde, bien interprétée et qui fait réfléchir... elle a été fraîchement accueillie tandis que les pensums cannois faisaient s'esbaudir la clique des amoureux de Cannes qui n'aime rien tant que passer 3 heures devant un navet Turkmène interprété par des adolescents qui tirent la gueule en écoutant du rap islandais. 

Agnès Jaoui n'a pourtant pas cherché la facilité et son film est souvent magnifique. Tout le monde y est juste et l'histoire est riche et plausible. 

Evidemment il n'y a pas les Garrel père et fils. La fille Seydoux non plus. C'est plus qu'une faute, un crime!

N'écoutez pas ces pisse-vinaigre, ne lisez pas ces pisse-copies. Faites vous votre propre idée en allant le voir. Vous aimerez que "les noces de Figaro", de Mozart (non! de Beaumarchais) ponctuent certaines scènes et vous trouverez que c'est un beau et bon film. 

On prend le pari?

 

 

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3 juin 2026 3 03 /06 /juin /2026 07:00

Je me souviens d'un aimable film des années 70 intitulé "Elle court elle court la banlieue" réalisé par Gérard Pirès et joué par l'adorable Marthe Keller et Jacques Higelin. C'était je crois l'adaptation cinématographique d'un livre facile de Brigitte Gros ou de Nicole de Buron (excusez moi de ne pas vérifier, on s'en fout un peu de  l'auteur d'un livre qu'on ne doit plus guère trouver que chez Emmaus ou dans les boîtes à lire de Marmande). 

L'intrigue était mince: un (jeune) couple de parisiens tente l'installation en banlieue pour rompre avec le cauchemar des transports Paris-banlieue et retours aux heures de pointe. 

Cette semaine je voulais venir à Paris (de Toulouse) puis d'aller près de Montargis pour une demi journée. Malheureux! les tableaux SNCF d'Internet sont incompréhensibles. Des trains qui existent ne circulent pas, des trains sont remplacés par des bus et la société dirigée par Jean Castex n'est pas fichue de renseigner ses clients, pardon, ses usagers. Le mot "client" est interdit d'usage à la SNCF. Un gage est donné à faire à l'employé à casquette qui l'oublierait. 

Je devais aller de Paris 16ème à la Gare de Lyon puis, de là prendre un tortillard jusqu'à Moche les grands Clapiers (Seine & Marne).*

Le 3 juin le train interrégional circulait mais je n'étais pas en capacité de l'emprunter puisque j'étais dans le TGV Toulouse Paris. Le 4, le 5 et éventuellement le 6 je pouvais mais c'est la Société Nulle Chiante et Famélique qui ne circulait pas. Elle referait les voies usées sur ce tronçon très utilisé entre deux grèves. 

Quelquefois c'est la caténaire qui dysfonctionne et souvent ce sont des "obstacles" sur la voie (des babouins? (un troupeau de bisons? une calèche à 2 chevaux? une Tessla en panne sur un passage à niveau?) qui le font s'arrêter en pleine voie pour un temps que Louis le Barista ou Philippe le conducteur estime à 24 minutes (à 25 la SNCF est obligée d'indemniser les passagers). 

mais j'étais dans mon satané train de banlieue, rempli jusqu'aux porte-bagages, entre Montereau et Melun, deux riantes cités où il fait aussi bon vivre qu'à Venise ou St Paul de Vence. on va poursuivre notre expédition dans le joyeux département de l'Essonne en autocar. 450 passagers à répartir dans... 3 bus. 

Voilà. Notre beau pays possède un tracé ferroviaire (et du matériel) que les tags rendent élégants et qui font la fierté des utilisateurs. 

Avec eux mettre plus de 2 heure pour faire 75 kilomètres est normal. Il y a bien les cabines téléphoniques rapides, communément appelées "TGV" mais ils circulent uniquement là où ils peuvent concurrencer l'avion. 

C'est ballot!

(*commune inventée par Frankin pour Gaston Lagaffe)

 

 

 

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 08:38

Ils étaient beaux, elles étaient belles. Ils vivaient dans le luxe: maisons sublimes, yachts, voitures superbes. Leurs enfants étaient beaux et bien habillés. Ils s'exprimaient élégamment, ils étaient intelligents et étaient passés par les meilleurs établissements, universités, écoles et avaient parcouru le monde et résidé dans les grandes capitales. Ils se mariaient avec des personnes comme eux et une vie saine, sportive, élégante et riche leur était promise dès le berceau. 

Dit ainsi on devine que tant de bienfaits dès le départ se pairaient chers! Et en effet pour eux aussi ce fut les montagnes russes. Des hauteurs stratosphériques et des fossés profonds. Le "clan Kennedy", sorte de famille royale Américaine a vécu bien des succès et bien des désastres. 

"C'est l'Histoire", chaîne que j'ai récupérée en ne bougeant pas même une oreille diffusait hier une série en 6 ou 7 épisodes allant du débarquement d'une famille Irlandaise au début du vingtième et se terminant de nos jours puisqu'il y a encore quelques Kennedy dans les allées du pouvoir aux USA. Ca se suivait comme un feuilleton: l'arrivée de Joe en Amérique, Joe fait fortune Joe est un ambassadeur un peu trop proche des nazis. Joe veut que son fils aîné Joe Jr devienne Président des Etats Unis d'Amérique, Joe se tue aux commandes de son avion de Chasse. Jack reprend l'ambition de son frère et de de son père et parvient à se faire élire à la Maison Blanche. Entre temps il a épousé une femme sublime qui lui donne deux enfants sublimes également.

1963 John Fitzgerald Kennedy est assassiné. Le glamour le dispute à la tragédie antique! la veuve est héroïque mais on apprend que le défunt avait une libido exponentielle. John Jr, 3 ans, salue le cercueil de son père et offre  un geste qui enrichit la légende. 
Le 3ème frère, Robert dit Bobby, qui a vécu de près le pouvoir en étant ministre de son frère (Trump n'a rien inventé!) décide de reprendre le flambeau et se lance à son tour dans la course à la présidence. En 1968 il semble bien parti mais un cinglé le tue lors d'un attentat. 

Les veuves ressortent leurs robes de deuil et le quatrième frère, Edouard Moore dit "Ted" se met en réserve pour la présidence. Hélas, comme le Président Ted aime beaucoup les femmes et n'est pas décidé à y renoncer. Un accident de la route mal géré et qui coûte la vie à une jeune secrétaire met un terme aux velléités présidentielles du sénateur Kennedy. Entre temps il y aura eu la lobotomie d'une des filles de Joe, les mariages ratés (pas sur le plan financier) d'autres membres de la famille, les scandales (les maîtresses de John, les rapports avec la mafia, les périodes ultra dangereuses du débarquement dans la baie des cochons puis les bases nucléaires de Cuba, les affaires de sexe (Marilyn Monroe etc.)  et les maladies et accidents. 

On croit que c'est reparti, avec John Jr mais celui-ci se tue avec sa jeune femme dans le crash de son avion qu'il pilotait lui-même. 

La série se terminait par une interview d'un des fils de Robert Kennedy ministre de la santé de Trump qui défraie lla chronique par ses prises de position étonnantes et déraisonnables. 

Les familles...

 

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1 juin 2026 1 01 /06 /juin /2026 07:00

Paul McCartney s'est gravé dans ma tête depuis que mon frère me l'a -involontairement- fait connaître en 1970. (où était ce 1969?)*. La piqûre de rappel étant "Ram" le deuxième album solo. Puis il y a eu tous les autres jusqu'à ce que je croyais  être le dernier "Egypt Station" (2018) qui terminait en beauté l'aventure. 

Le très mauvais  McCartney III (2022) m'avait fait craindre que l'une des plus fameuses signature du Rock n'roll achèverait son magnifique parcours sur un flop artistique majeur. 

La sortie de "The boys of Dungeon Lane" le 29 mai 2026 éloigne ce risque sans tout à fait l'éteindre: s'il possède encore quelques flammèches flamboyantes et quelques splendeurs McCartneyiennes on est en présence d'un album moyen. 

Pourquoi moyen? parce que la voix est presque méconnaissable. Je dis bien "presque". De temps en temps elle réapparaît. De temps en temps seulement.

Paul Mc McCartney est ainsi fait depuis qu'il a commencé ce qui est devenu l'une des plus grandes carrière musicale mondiale  : capable de composer des morceaux sublimes et des bouses incroyables: Côté bouses "Hello Goodbye" côté pépites "From a lover to a friend". Un gap sidérant entre les deux . Notre homme est capable d'écrire des symphonies de poche (il s'est d'ailleurs essayé à la musique symphonique) et des rocks de 2 minutes 15 qui vous entr(ai)ent dans la tête pour n'en plus jamais sortir. 

Avec son premier groupe, avec le deuxième, avec des "pointures" du rock ou en "solo tout seul" (il jouait de tous les instruments sur certains albums) il a régulièrement enregistré des titres qui resteront dans l'histoire de la musique. Et pas seulement dans celle de la pop music.

Venons en à "Dungeon Lane". Je ne comprends pas suffisamment l'Anglais pour parler des paroles. (lui même ne lit pas la musique…) je juge donc sur la musicalité de l'ensemble, voix plus musique. A la troisième écoute complète du CD je commence à distinguer ce que j'aime et ce que j'aime moins. La voix m'apparait un peu meilleure que dans "Egypt" et "III'. Je dirai qu'il est plus brut que la plupart de ses précédents albums. Moins "chiadé". Il y a moins de fioritures, pas de medley et pas de tube immédiatement évident. 

McCartney à 83 ans. A cet âge, en France, Trenet et Rossi étaient d'affreux papy à dentier. Son public -j'en suis!- n'a pas rajeuni non plus et les ventes de "Dungeon" risquent d'être confidentielles.

Je ne m'attendais pas à ce qu'il ait composé un nouvel "Uncle Albert/Admiral Halsey" ni un "Let it be" ou même un simple "Got to get you into my life"... mais je l'espérais secrètement. 

La place que Mac a pris dans ma vie est anormale mais je l'assume! il est mon anxiolytique. 

* "The Beatles Again" compilation de 1970

 

 

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28 mai 2026 4 28 /05 /mai /2026 11:46

Mandingo est un film de Richard Fleischer qui, à sa sortie sur les écrans en 1975 m'avait choqué et impressionné. L'histoire se déroule en Louisiane en 1840. Les hommes et les femmes que nous regardons vivre (et souffrir) sont ceux de l'esclavage. Est-ce utile de préciser que la violence y est obsédante et permanente? les blancs sont inconscients du mal qu'ils font puisque les lois leur donnent raison. 

Ils vendent des hommes; des femmes, des enfants ensemble ou individuellement comme s'il s'agissait de bétail. Evidemment ils les oppriment avec bonne conscience et personne ou presque n'oserait émettre un jugement négatif sur leurs mœurs et leur mode de pensée.

Ils paie des mercenaires pour récupérer celles et ceux de leur cheptel humain qui oseraient fuir cet enfer. Les esclaves comprennent qu'ils sont prisonniers d'un monde où ils n'ont aucun droit. Soit il se résignent (ou simulent la résignation) soit ils sont battus jusqu'à ce qu'ils manifestent leur absolue soumission. 

Fouet et même pendaison leurs sont promis s'ils dépassent les limites imposées par les maîtres. 

Dans une plantation en déclin le vieux Warren Maxwell (un ders derniers rôles de James Mason, le Umbert Umbert du "Lolita" de Stanley Kubrick) souhaite que son fils se marie pour que vive leur propriété. Le fils obéit et épouse sa cousine (excellente interprétation de Susan George) mais dès le départ celle-ci ne supporte pas de devoir partager son mari avec les esclaves noires dont Eleen qu'elle poursuit de sa haine. Vengeance ou folie Blanche couche avec le mandingue colossal de la plantation et en a un enfant que l'on tue à sa naissance. Le mandingue, (interprété par le boxeur poids lourd Ken Norton) qui n'avait aucune alternative et ne pouvait qu'être tué est massacré par le père en présence de son fils, de quelques esclaves.  

Résumé le film paraît désuet ce qu'il n'est absolument pas. Ce n'est pas non plus un film "moral" et personne n'échappe à son humanité et ses tares. 

Fleischer, à qui on doit aussi  "Soleil vert" et "l'étrangleur de Boston", deux films remarquables, nous donne un film profond, cruel et impitoyable. Du cinéma Américain qui avait encore quelque chose à dire aux plus de 15 ans.                                           

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27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 08:48

Je n'avais pas une passion (loin s'en faut) pour Bertrand Tavernier mais, dans sa filmographie pléthorique il y  a quelques films que je considère comme bons, voire très bons.

"Coup de torchon" (1981), "La vie et rien d'autre" (1989), "l'appât" (1995) et "Quai  d'Orsay" (2013) font partie de ses meilleurs. 
Je considère "Coup de torchon" comme son tout meilleur long métrage parce qu'il est à la fois désespéré et drôle, tragique et sordide. 

C'est une adaptation en Afrique Equatoriale Française d'un roman américain de Jim Thompson "1275 âmes". Noiret y incarne, avec sobriété, le seul policier d'une petite ville. Il est présenté comme lâche et peu intelligent en butte aux moqueries de ses concitoyens blancs qui, tous le méprisent. Il y a là un colonel stupide, un supérieur hiérarchique méprisant, deux maquereaux imbéciles, une salope, un Belge, une institutrice perdue, la femme du policier, son "frère" qui est en réalité son amant et quelques noirs maltraités par tout le monde. 

Le chef de Noiret lui donne une leçon en l'exhortant à ne plus subir et c'est ce qu'il va faire. La chiffe molle, le policier vindicatif va organiser une Saint-Barthélemy de tous ceux qui l'ont humilié. Il va pour cela les monter les uns contre les autres et n'épargnera personne. Il fera commettre sa vengeance par personnes interposées. 

Si j'ai bien compté l'ex mouton enragé va ainsi tuer ou successivement six personnes: il va tuer les deux maquereaux (belle scène qui voit ces deux abrutis comprendre petit à petit qu'ils vont mourir), le mari de Rose (qui est la maîtresse du policier), Vendredi (un noir trop larbin des blancs) et enfin l'amant de sa femme (Eddy Mitchell) et celle-ci, jouée par une incroyable Stéphane Audran. 

Le film est drôle tout en étant désespéré. Les personnages sont tous médiocres et leur mode de vie méprisable. Racistes, violents, cupides et obsédés l'humanité des colonies telle qu'elle est décrite dans le film ne mérite aucun pardon. 

La distribution est excellente: Noiret y est à son meilleur, Stéphane Audran, dans un rôle aux antipodes de ceux qui l'on faite connaître, Jean-Pierre Marielle fait du (bon) Marielle, Huppert en garce et "fille facile" est à des années lumières de "la pianiste" mais tout aussi bonne comédienne. Michel Beaune, François Langlet mais aussi Guy Marchand forment le duo des "bons" (tout est relatif!) tandis que Marielle et Gérard Hernandez forment celui du mal. 

Une histoire solide, de bons comédiens dans un film bien réalisé et qui donne à réfléchir sur l'humanité et ses failles… un très bon film en somme. 

C'est cependant un film noir dont la comédie ne masque pas la dureté et la morale très négative.

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26 mai 2026 2 26 /05 /mai /2026 12:52

Je n'ai pratiquement plus d'odorat depuis peut-être une dizaine d'années. Je m'y suis fait et reconnais que les moments sont rares où ce sens me manque vraiment. Par exemple si je mets le nez dessus je sens le café. J'ai aussi des souvenirs de bonnes odeurs mais ils ne se renouvellent pas. 

Lorsque toute une table dit qu'un plat "sent bon" et que je ne ressens strictement rien je me sens légèrement exclu. 

Ce soir j'ai regardé le film "Gorille dans la brume" (1988) qui raconte une partie de la vie de Diann Fossey.  Sigourney Weaver tient le rôle principal. Elle fume beaucoup. 

A un moment j'ai physiquement "senti" la fumée de la cigarette qu'elle fumait dans sa cabane. 

Vraiment senti. 

 

* C'était un des premiers signes de la maladie de Parkinson dont je suis atteint depuis 6 ans. 

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 07:00

Je crois que c'est Gad Elmaleh qui a fait un sketch très drôle sur le vide-poches que nous possédons presque tous et qui, comme il le précise contient un stylo n'écrivant plus, des piles déchargées, des clés dont on ne sait plus à quoi elles servent etc. Si le public rit tellement c'est parce qu'effectivement nous avons tous qui une soucoupe, qui un plateau ou une assiette (mais le cendrier ou le bol ramené du Pérou fait l'affaire) contenant des "trucs" qui ne sert à rien et qui nous encombre sans que nous nous décidions à faire le tri de son contenu. Sauf lorsque la pile s'effondre sous son poids le jour où nous sommes en retard. *

Ce matin, le dos trop douloureux d'avoir jardiné hier j'optais pour une activité douce: ranger les tiroirs de mon bureau et, profitant de l'occasion, jeter ce qui n'était pas indispensable. 

Cartes postales de Noël et du nouvel an, cartes postales à moi adressées, agendas des 6 ou dernières années, Vieilles cartes d'électeur, planches de timbres (qu'on ne trouve jamais lorsqu'on en a besoin), les clés d'antivol et d'ailleurs bien vues par Gad Elmaleh, ampoules grillées (à déposer au supermarché du coin mais qu'on oublie indéfiniment), médicaments dont j'ignore la prescription, vis et clous, tickets de bus utilisés, prospectus divers, les fameuses piles vides, photos diverses, faire-part, pince à ongles, magnets agglutinés, boucles d'oreilles dépareillées, le jeton pour caddie de supermarché en plusieurs exemplaires et  dont je ne me sers jamais, billets d'entrée de cinéma ou de spectacles, divers fils de recharge de téléphone (emmêlés) petites piles rondes et plates, ces fameux stylos à sec, anciens "bips" du parking, et un tas de courriers administratifs non ouverts et qui tous mêlés forment une pyramide instable tient en équilibre par l'opération du saint esprit. 

La description serait incomplète si j'oubliais une pomme de pain (petite mais si jolie!), des fleurs et graines séchées, des vieux pin's et badges, la paire de lunette pour cinéma en relief et celle du jour de l'an et une ou deux montres ne fonctionnant plus. 

De temps en temps une frénésie me prend de faire un tri drastique  et je remplis un sac de 20L de saletés inutiles et encombrantes. Direction la décharge municipale (car il y a des objets qui ne peuvent être brûlés),  il y a aussi des journaux, des programmes de cinéma, des factures de réparation de vélo et cinq ou six plans de Montréal que je prends toujours en station de bus ou métro de peur de me perdre!, des flyers d'hôtels en France et à l'étranger, des boîtes que je trouve belles et que je garde pour le cas où je leur trouverais un usage. 

Mais le double de la clé de la voiture, le passeport en cours de validité, les adresses mails de quelqu'un que je dois contacté et que j'ai noté sur un bout de papier sont, eux, introuvables . 

*phénomène étonnant: lorsqu'une partie ou tout le contenu verse on a  tendance à refaire une pile en équilibre dans laquelle tous les éléments sont en désordre, les plus anciens et les récents mélangés alors que jusqu'ici ils étaient, tant bien que mal, empilés du plus vieux au plus récent. 

 

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 07:00

Je re-relis le "Voyage au bout de la nuit" et j'ai voulu vérifier quelque chose sur Internet. Je suis tombé sur cette question presque trop belle pour être vraie: "pourquoi Céline détestait elle Proust?". 

C'est vrai... pourquoi? 

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