Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 07:00

Si vous n'avez pas encore vu "Nous l'orchestre" au cinéma (il est sorti le 22avril, il n'y a qu'un mois) courez y! vous passerez un excellent moment et vous aurez toutes les réponses (ou presque) aux questions que vous vous posez sur les orchestres symphoniques. Le rôle du chef d'orchestre, les rapports entre les musiciens, leur vie quotidienne, les répétitions, l'interprétation devant un public, la "hiérarchie" entre les instruments et une kirielle d'autres interrogations qui vous assaillent lorsque vous écoutez une œuvre ou en découvrez une autre. 

Et regardez bien les deux chefs d'orchestre. Chacun est infiniment différent de l'autre et malgré cela ils se rejoignent dans la passion de diriger un orchestre qu'on lit sur leur visage. 

1H30 de pur bonheur qui passe d'abord par les oreilles. 

 

Partager cet article
Repost0
19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 07:00

Vendredi nous avons (très bien!) déjeuné chez Marie-Amélie à Castelginest, petite commune de la première couronne Toulousaine. J'ai mis du temps à croire à ce que j'ai pris pour une mauvaise blague: la ville était sens-dessus-dessous après qu'une famille d'origine syrienne ait aperçu un cobra près de chez elle. 
Un cobra! Pourtant il a bien fallu accepter cette idée lorsque nous avons aperçu les pompiers sur les berges de l'Hers à la recherche du serpent à lunettes. 
La "dépêche du Midi", le canard local y avait consacré 16 pages* et croyait dur comme fer à ce reptile venimeux caché dans le Lauragais. Si la dépêche le dit… c'est que c'est vrai! la feuille de chou locale, propriété de la famille Baylet (Jean Michel Baylet, radical de gauche, ancien ministre des poids et pendules et faiseur d'opinion local) n'a pas pour habitude de broder sur des insignifiances.

Enfin. Si. C'est même sa spécialité. Donc je ne croirais à cette histoire de cobra que lorsque je le verrai, en chair et en os, mort ou vif. Enfin en chair, parce que question os le serpent n'en possède guère. 

Cessons ces balivernes à la sauce montalbanaise (le fief Baylet est le département 82 avec la mégapole Montauban comme capitale) et remarquons que lorsque l'actualité est nulle (Trump n'a pas déclaré la guerre à la Chine, Sarkozy n'est pas en prison et Evelyne Dhéliat n'accuse pas Patrick Bruel de l'avoir violée) on trouve des caïmans dans les égouts, des chauve-souris dans le métro et des éléphants au jardin du Grand Rond. 

Je parie une gaufre belge de Toulouse (spécialité de la Rue St Rome) à celui ou celle qui prouvera que cette histoire de serpent n'est pas une de ces fake news à 20 balles qui ridiculisent ceux qui la véhiculent. 

Oups! je me tire dans le pied on dirait. 

* exagération méridionale. 

Partager cet article
Repost0
18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 07:00

On dit pis-que-pendre de l'A.I mais si cette technologie peut parfois agacer, voire même inquiéter, elle est extraordinairement prometteuse et nous sommes loin, très loin d'en avoir découvert tout le potentiel. 

J'en veux pour preuve cette information révélée par "le dessous des images" de Sonia Devillers à propos de l'une des plus célèbres photos de la shoah par balles effectuée en 1941 en Ukraine par l'Einsatzgruppen C chargé de "nettoyer" les zones de combats, derrière les lignes en faisant disparaître les ennemis du Reich (partisans, communistes, juifs, commissaires politiques etc.)  Grâce, entre autres, à la reconnaissance faciale et à l'enquête qu'elle a permise le nom du SS qui s'apprête à tuer un civil à bout portant a été formellement identifié. Mort peu de temps après la prise de la photo sur le front un membre de sa famille l'a identifié et a permis de reconstituer l'histoire que cette tragique photographie raconte. *

Qu'il n'ait pas survécu aux massacres auxquels il a certainement participé est un faible soulagement. Le doc précise que son nom a été retiré du monument allemand dédié aux morts au combat. C'était bien le moins que l'on pouvait faire. L'homme qu'il s'apprête à tuer n'a pas été identifié à ce jour. 

On voit l'utilité de ces recherches mêlant photographie et papiers de toutes sortes pour permettre de rechercher et trouver des criminels de guerre dans des temps moins anciens. 

Personnellement le calme apparent de la victime m'a frappé et cette photo est comme fichée dans ma mémoire. 

 

* Elle est improprement connue sous le nom de "juif de Vinnysja"

On peut voir la photo sur Internet. 

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2026 5 15 /05 /mai /2026 07:00

Ma fille était locataire d'un appartement à Toulouse qu'elle avait agencé à sa manière: artistique et personnel. Petit mais confortable il était son écrin et elle s'y sentait bien.

Les meilleures choses ont une fin et l'appartement de St Aubin a eu la sienne lorsque s'est installée, à l'étage au-dessus du sien une femme folle qui glapissait la nuit, insultait tout le monde, vandalisait les boîtes à lettres, hurlait au téléphone à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, bloquait la porte d'entrée invitant ainsi tous les marginaux en mal d'endroit où s'injecter leurs drogues en laissant leur matériel dans les escaliers. 

Ne parvenant pas à "civiliser" la nouvelle venue et devant supporter des nuits blanches épuisantes elle a cherché et trouvé un appartement dans le même quartier auquel elle est très attachée. Une semaine! il ne lui a fallu qu'une semaine pour présenter un dossier complet (elle est en location) et obtenir l'appartement et, partant, le salut de ses nuits. 

Un des ponts du mois de mai elle a fait le déménagement de ce qu'elle pouvait porter elle-même. Elle s'est acheté un charriot pliable avec lequel elle a transbahuté tout ce qu'elle pouvait. Sa mère et moi lui avons donné un coup de main. Des potes et un camion se chargeant du plus gros et du plus encombrant.

Son nouvel appartement est très agréable et je ne doute pas qu'elle y sera bien. Mieux en tous cas que dans le repaire de la murène folle qui lui a gâché ce printemps et lui a un temps ôté sa joie de vivre. 

Temporairement.

Incroyable: il n'existe aucune possibilité de faire taire un voisin ou une voisine invivable: propriétaire celle-ci ne peut être virée. La police ne se déplace pas ou plus et donne des conseils de patience aux insomniaques forcés. Les lettres au syndic et plaintes groupées n'y font rien: une folle noctambule peut gâcher la vie d'une  bonne dizaine de personnes sans que l'on puisse rien y faire. 

Les "querelles de voisinage" peuvent vous gâcher l'existence sans que quiconque n'ait une solution à vous proposer. Marine a essayé la douceur, la colère, la menace, l'accablement... rien n'y a fait. 

Un déménagement seul a permis de mettre fin (enfin... j'espère!) à son infortune. 

Sartre a beaucoup dit et écrit de conneries mais sa forte sentence "l'enfer c'est les autres" s'est révélée la plus juste de ses réflexions philosophiques!

 

Partager cet article
Repost0
14 mai 2026 4 14 /05 /mai /2026 08:56

Un effroyable meurtre a été commis en 2020  par un islamiste radical qui voulait imposer sa vision du monde et son interprétation religieuse à notre pays qui, depuis 1905, vit sous un régime de séparation de l'église et de l'état. 

L'affaire Samuel Paty est de ces drames qui, c'est à craindre ou à redouter, aura toujours comme point de départ l'impossibilité doctrinaire de personnes d'origines étrangères ayant un fort attachement religieux de s'adapter aux lois d'un pays qui en les accueillant sur son sol leur demande en échange de se conformer à nos lois. Toutes nos lois. A eux comme aux natifs de ce pays il est exigé de se conformer aux lois. 

Concrètement ces ressortissants, Français ou non, pratiquants ou pas n'ont pas à imposer par la force et le terrorisme leur religion et ses lois. Qu'ils croient et pratiquent doit leur être facilité mais qu'ils ne fassent pas de prosélytisme semble être le minimum qu'on puisse leur imposer en corollaire. 

Revenons à l'affaire Samuel Paty. Ce professeur de lycée, pendant un cours de ce qu'on appelait autrefois "l'instruction civique" a abordé, avec sa classe, les caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo. Il l'a fait selon les règles édictées par l'Education Nationale en respectant la méthodologie et en exprimant les réserves qu'il y avait devant le sentiment de "provocation" que pouvaient ressentir certains élèves.

Ces caricatures, qui ont été à l'origine de l'assassinat de dessinateurs, journalistes, humoristes ou écrivains de la rédaction du journal satirique, étaient indéniablement choquantes pour qui était pratiquant. Cela dit Samuel Paty a proposé aux élèves qui ne voudraient pas y être confrontés de sortir quelques minutes. 

On a vu que le cours de ce professeur avait été préparé, que les réserves d'usage avaient été respectées et que la neutralité du commentaire professoral avait été totale. 

Les documents pédagogiques conservés montraient que toutes les réactions et sentiments religieux (blasphème)  avaient été abordés. 

Une gamine, par ses mensonges et son immaturité a mis son père, pratiquant, sous tension, celui-ci a rameuté (sur les réseaux sociaux) des intégristes qui eux-mêmes ont chauffé à blanc des religieux dont un jeune Tchétchène qui s'est senti investi d'une mission divine: tuer l'impie. 

Ce qui a été fait à l'issue de 10 jours de mensonges, d'intolérance, d'appels au meurtre sur les réseaux sociaux et d'impuissance des autorités juridiques, politiques, religieuses et scolaires de calmer les ardeurs vengeresses des religieux intolérants. 

Cela a débouché sur un meurtre  sauvage commis par le jeune Tchétchène armé mentalement par les appels (aux meurtre*) de la famille de l'élève menteuse relayée par des "justiciers" dogmatiques. 

Et donc par le meurtre barbare et répugnant d'un professeur qui avait bien fait son boulot en respectant les sensibilités des uns et des autres. Un comble! 

On voyait les avocats des parties civiles et des accusés raisonner et donner leur sentiment, la famille détruite de ce professeur victime de l'obscurantisme et les journalistes expliquer ce qu'ils avaient vu ou entendu.

Les condamnations étaient lourdes. Le meurtrier ayant été tué par la police, On jugeait et reprochait à ceux qui avaient relayé des appels au lynchage,  à la famille de la lycéenne qui avait prétendu que le professeur "n'aimait pas les musulmans" et qui, selon eux, avait obligé à sortir de son cours ceux qui ne voulaient pas voir les caricatures d'avoir, par leur battage été à l'origine du meurtre. 
Un effrayant gâchis hélas susceptible d'être à nouveau commis tant que certains ne comprendront pas que, pour nous, européens aux constitutions disant le droit, ne considérerons pas le blasphème ou la critique des religions comme illégitime. 

J'ajoute qu'à titre personnel je ne comprends pas les motivations de ceux qui choquent volontairement les croyances des autres, tout en comprenant la loi qui leur permet de le faire. 

  On peut croire ou ne pas croire mais nul n'est légitime à imposer sa croyance. Pour l'avoir fait des milliers d'hommes et de femmes ont été tués par le passé et encore aujourd'hui. 
N'oublions pas la sentence de Simon de Monfort à propos des albigeois: "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens". 

Je ne parviens pas à croire que l'humanité en est encore là.

* je n'ai pas la preuve ni la certitude que des appels au meurtre aient été prononcés dans cette affaire. Certains ont dû interpréter des outrances verbales ainsi...

Partager cet article
Repost0
13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 10:35

Ca y est! nous sommes entrés de plein pied dans la campagne électorale qui doit désigner le ou la prochain-e président-e de la République en mai 26. Un an pour éviter au pays de se fourvoyer dans une de ces voies sans issue qui parsèment son Histoire.

A un an du choix crucial le moins que l'on puisse dire est que le pays n'est pas décidé à éviter une ornière telle une élection d'un extrémiste de droite ou de gauche. Au contraire, il semble que c'est vers ce cul-de-sac qu'il se dirige. 

Comme aux précédents scrutins présidentiels une bonne partie des électeurs votera non pour un candidat espéré mais pour "le moins pire". Les partis traditionnels qui s'affrontaient sont trop occupés à leurs luttes internes pour envisager d'y mettre un terme, quitte à n'être que des figurants. 

Deuxième risque: la multiplication des candidatures. Le moindre politicard est persuadé qu'il a des chances d'être le prochain locataire de l'Elysée. On assiste à une "course à l'échalote" grotesque qui voit des futurs candidats -du moins c'est ainsi qu'ils s'envisagent- se déclarer toutes les semaines. On ne compte plus celles et ceux qui se sont déjà mis sur les rangs. Apparemment l'élimination de Lionel Jospin en 2002 n'a pas suffit. 

le caractère démagogique des premières propositions  de programmes électoraux est un autre péril. Les petits candidats, pour exister dans les médias, sont prêts à promettre tout et son contraire. 

Corollaire de cela on oublie un peu trop facilement les invariants: la situation économique du pays, la faiblesse de ses positions internationales, la situation internationale etc. 

Il ne s'agit pas d'élections municipales mais de présidentielles. L'élu-e devra affronter le trumpisme finissant, la succession probable de Poutine, les appétits de la Chine, la déstabilisation de l'Europe, les politiques liées à l'environnement et aux sources d'énergie dont on voit actuellement à quel point elles influencent  nos vies. 

Lister toutes les conséquences de cette élection est vain mais ces quelques rappels montrent l'importance de ne pas se tromper. 

Or, jusqu'à présent, les impétrants "ne sont pas au niveau". Edouard Philippe est directement responsable de la crise des gilets jaunes dont les débordements ont montrés à quel point notre pays est désuni et coléreux. Son "bilan" est proche de zéro. C'est un homme providentiel en peau de lapin, un général boulanger en puissance. 

Autre candidat transparent : Retailleau qui a autant d'envergure que de charisme. Un "tigre de papier" dirait le numéro un Chinois. 

Mélenchon et Le Pen nous mettraient dans la situation de la Hongrie d'Orbàn: au banc des démocraties. 

le menu fretin des candidatures balais (Clémentine Autain, le candidat du PC (pourquoi pas un candidat nazi?), les écologistes têtus (Jadot et les autres) et tous ces égos disproportionnés que chaque présidentielle voit sortir comme escargots après la pluie). 

Electeur lassé, me sentant moins concerné que les fois précédentes et ne voulant pas cautionner tous ces personnalités infatuées d'elles-mêmes je crois que je me réfugierais dans l'abstention. 

Retailleau et Attal, Tondelier et Knafo, Zemmour et Hollande... s'ils savaient à quel point ils m'ennuient! 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2026 1 11 /05 /mai /2026 18:58

Ce week-end, j'étais invité par P*** et L*** à côté de Romorantin et du Château de Valençay, ancienne propriété de Talleyrand. La campagne y est magnifique et, hormis le dernier jour (dimanche 10 mai) qui fut incroyablement pluvieux nous avons profité de journées superbes et bien ensoleillées.   

Cette région de campagnes n'a qu'un défaut: les obstacles imbéciles que les édiles ruraux disséminent sur les routes pour les rendre insupportables aux visiteurs: ralentisseurs ruinant les véhicules, obstacles divers et variés (dont des petites constructions obligeant le conducteur à rouler au milieu de la route parce qu'elles la divisent en eux). 
Le pire des obstacles disposé sur les routes est conçu par un sadique: c'est un labyrinthe routier semé d'embuches et de panneaux "Déviation", "routes barrées" et autre "danger, gravillons" qui vous fait tourner en rond et en bourrique. Perte de temps, panique (aurais-je assez d'essence jusqu'à une improbable pompe?) et exaspération devant le piège duquel il semble impossible de sortir. 

Pour faire vingt-cinq kilomètres et rejoindre l'autoroute Vierzon-Limoges il nous a fallu plus d'une demi-heure. C'est naturellement le moment qu'a choisi la pluie pour retomber en paquets. 

Si j'étais tombé sur un des sadiques qui avait vampirisé les routes je crois que je lui aurais foncé dessus. Heureusement ce n'est pas moi qui étais au volant. 

On a les combats qu'on peut: je préfère pester contre les ponts et chaussées que contre les politichiens hexagonaux. C'est moins dangereux pour ma tension! 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 07:00

C'est (re) parti pour une flambée de "Célinedionmania". Ce début de post vous aura fait comprendre que je ne suis pas sensible à la chanteuse qui me fait un drôle d'effet: je ne vois que la roulette du dentiste qui me procure les mêmes impressions. 

Je ne dis pas qu'elle chante mal (les 3 chorales où j'ai sévi me traiteraient d'imposteur) je constate que je ne suis pas sensible à ces voix que je qualifie de "las Vegas". j'aime l'opéra, j'aime Tina Turner, j'aime Aretha Franklin, Ronnie Spector, Marry Clayton (celle qui chante le "Gimme Shelter" des Rolling Stones, Angelique Kidjo (je ne me suis pas encore remis de son interprétation de "Jerusalema" devant Notre Dame le jour de sa réouverture) mais la Québécoise, rien à faire, c'est une castafiore.

Je crois aussi que je ne parviens pas à comprendre qu'elle ait pu demander à l'un des pires braillards de la variété Française de lui écrire des chansons alors que c'était le dernier à qui le demander. C'est l'ultime faute de goût dans un CV qui en compte un grand nombre. 

Elle était mourante, a fait mine de se jeter de la Tour Eiffel et la revoilà, plus caricaturale que la Aline de Valérie Lemercier. 

Il fallait voir ses "fans" l'autre jour, piaillant comme des perruches émoustillées et béates devant la vilaine Barbie chantante qui venait remettre les compteurs à zéro. Plus kitsch il n'y a pas. (à part Maria Carey).

 

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0
4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 07:00

Les petites affichettes déposées à l'entrée des commerces doivent être efficaces: l'une d'elle a attiré mon regard. Il s'agissait de promouvoir une pièce de théâtre "Tom à la  ferme" qu'il me semblait avoir vue au cinéma il y a quelques années. 

L'affiche sur laquelle dominait la couleur préférée de Pierre Soulages montrait un jeune homme assis au premier rang tandis qu'un autre était assis dans un lit, à l'arrière plan. 

La représentation théâtrale avait lieu le soir même au "Grenier de Toulouse" à Tournefeuille, sorte de Neuilly Toulousain présentant des spectacles exigeants et ayant un cinéma réputé pour sa programmation de qualité. 

Je n'avais rien de prévu le soir même, Françoise étant à Royan et je pris une place à la centrale de réservation. Je ne connaissais pas le théâtre l'Escale Tournefeuille (mais alors ce théâtre c'était le Grenier de Toulouse ou l'Escale Tournefeuille?). Un grand et beau foyer, des lumières plaisantes, une salle très grande et des sièges en dégradés: un bel endroit que je n'avais jamais vu.

La pièce commence et l'histoire me revient. J'avais vu le film à Montréal il y a 3 ou 4 ans. Le jeu des acteurs est fort et le trio mère, fils survivant et le fameux Tom parfaitement distribué. On apprend vite les ressorts de l'histoire et ce qui lie les uns aux autres. On y croit. 
Je ne peux pas dire que l'histoire m'a passionné mais la mise en scène est vraiment convaincante tandis que le jeu des 3 comédiens (une femme qui joue la mère, un acteur qui joue le fils pas commode et enfin celui qui joue Tom, par qui le "scandale" arrive. Il y a bien une fille qui joue la fausse petite amie du défunt mais son rôle est sans intérêt et partant son jeu non plus. 

La mère, ou plutôt la comédienne qui l'interprète, est excellente dans un rôle casse-gueule. Elle a deux ou trois moments de bravoure dans lesquels elle est impressionnante. 

Ce samedi soir la salle, bien que gigantesque était pleine. Comme l'histoire était un peu tendue et les  personnages ayant des rapports oscillant entre le conflictuel et l'indifférence le public riait de bon cœur dès lors  qu'on lui en laissait la possibilité rapide. Pour faire descendre la tension. 

Des applaudissements  très nourris (et très longs)  saluèrent la performance. 

Pour ma part j'ai trouvé la pièce un peu longue et n'ai pas tout compris des rapports entre la mère, son fils vivant et celui qui ne l'était plus. Le masochisme de Tom m'a semblé peu crédible tout comme le rapport qu'il avait avec le frère de son amant décédé. 

Par contre le décor et les lumières et effets  spéciaux m'ont particulièrement éblouis. 

 

Partager cet article
Repost0
30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 07:00

Il y a 3 ou 5 ans j'ai acheté à la FNAC un lecteur de DVD. Je savais que ce genre d'appareil, d'une technologie déjà dépassée allait doucement vers sa disparition comme le téléphone be-bop, le minitel, le moulin à café et la voiture à essence. Or je m'étais constitué une vidéothèque idéale avec des films peu diffusés, dans leur version originale complète. Cela ne représentait qu'une cinquantaine de films qui certes prenaient de la place mais que, comme certains livres, je ne pouvais me résoudre de ne plus avoir la possibilité d'en visionner un lorsque l'envie se ferait pressante. 

Le problème résidait dans le fait que mon envie de voir l'un de ces films était capricieux. Ca me prenait tout d'un coup; sans prévenir. Il pouvait y avoir un long intervalle entre deux visionnages de ces films de ma" collection privée".

Entre deux utilisations de ce lecteur de DVD il pouvait se passer six, huit treize mois. 

Lorsque cette envie se manifestait deux problèmes se posaient: où était le DVD? mais surtout: comment faire fonctionner ces appareils. 

Le lecteur de DVD est un petit appareil électrique qui fonctionne en binôme avec le téléviseur Il y a trois télécommandes (télé/box/lecteur de DVD) et toutes possèdent peu ou prou les mêmes signes et fonctions. Tout se complique donc. HDMI-1 - TV - HDMI-2- les combinaisons sont multiples.

D'une fois à l'autre j'essaie de retrouver le mode d'emploi (je n'ai pas conservé ceux des fabricants) et j'abandonne au bout de trente à quarante minutes, hagard et furieux. 

Le lecteur de DVD manquant de peu le dépôt à la déchetterie. 

Il reste à sa place, prend la poussière jusqu'à la nouvelle crise. 

Mon petit fils était désœuvré lorsqu'une subite inspiration me lui a fait demander s'il pourrait essayer de faire fonctionner l'engin maudit. En 7 minutes chrono c'était fait. Avec un gentil sourire magnanime il me dit comment il s'y était pris. Ca m'a semblé simple. 

je pensais discrètement au nombre de fois où j'avais essayé, longuement de le faire moi-même. 

Ma crainte, désormais, est que j'oublie la technique et que je revive ce moment où, vaincu par la technique et incapable de faire marcher l'appareil, je reste frustré devant l'écran sans pouvoir regarder "Sleuth" de Joseph L Manckiecz . 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages