Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
7 août 2023 1 07 /08 /août /2023 07:00

Des quelques six survivants du massacre d'Oradour sur Glane le 10 juin 1944 il ne reste personne. Robert Hébras, le dernier "miraculé" est décédé en février de cette année. 

Le petit bourg proche de Limoges a été rayé de la carte par la Division SS Das Reich dans le but de terroriser la région au moment du Débarquement en Normandie. Cette division a appliqué en France sa monstrueuse méthode de ratissage en fusillant tous les hommes, en brûlant femmes et enfants préalablement enfermés dans l'église puis brûlé le village, maison après maison après les avoir pillées. 643 morts dont 260 enfants et adolescents. Une "méthode" mise en pratique à grande échelle pendant la guerre à l'Est où cette sinistre division l'avait perfectionnée avec une sauvagerie dont on a guère idée aujourd'hui. (il se dit que les Russes pratiquent une guerre aussi impitoyable en Ukraine). L'homme perfectionne perpétuellement les moyens de torturer et tuer ses semblables dans les guerres, aujourd'hui comme hier. 

En 1967 mon père nous avait fait visiter le bourg martyr et j'avais été extrêmement impressionné par la sensation presque physique ressentie sur certains lieux de massacre tant ils en étaient comme marqués. Il est vrai qu'il n'y avait alors que 23 ans que ces horribles évènements avaient eu lieu. J'avais été frappé par les objets du quotidien calcinés, sur le nom des boutiques encore lisibles, sur les  rails des tramways entre lesquels l'herbe et les fleurs poussaient, et, bien sur, par la sérénité glacée de l'église sans toit, encore peuplée des fantômes des sacrifiés.

La poste, la balance de pesée des céréales, le poste d'aiguillage et de retournement du tram, la voiture "Peugeot 202" immobilisée au milieu du village détruit, roues tournées et s'enfonçant dans le sol et les granges et garages dans lesquels furent mitraillés les hommes puis brûlés, certains encore vivants. 

Je me souviens de la trace encore visible de la violence des bourreaux qui s'exprimait encore par des panneaux neutres disant qu'on avait trouvé un cadavre ici, un autre là. 

J'avais lu la brochure achetée à l'entrée du village détruit et avait été impressionné par le texte comme par les mauvaises photos en noir et blanc. 

Je suis retourné à Oradour sur Glane une fois, et ai parcouru le village pratiquement seul sous une pluie battante. Quoi qu'entretenues, les ruines avaient modifié l'aspect de la petite ville. Le temps avait nettement éloigné le funeste 10 juin. Les arbres et la végétation avaient repoussé, le bruit du village nouveau construit à côté des ruines s'entendait de loin. Machines à coudre, voitures anciennes, vélos, restes de construction: tout semblait provenir d'une époque lointaine. On était plus proches d'un Pompéi que d'un crimes récent. 

Des six survivants le dernier est mort. Je crois que les ruines sont toujours visibles. Il y a soixante-dix_neuf ans que les nazis massacraient la population d'Oradour. C'est presque l'époque de Louis XIV! 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 août 2023 5 04 /08 /août /2023 07:00
L'art moderne ou comment dépenser sa fortune quand elle est trop importante

Nous sommes tellement habitués à "l'art moderne" que nous en oublions que le classicisme et presque tout ce qui l'a suivi mérite notre intérêt. Je vais me faire des amis en précisant ma pensée: Je préfère sans doute un portrait peint par Elisabeth Vigée-Lebrun qu'un  collage d'Andy Warhol. J'aggrave mon cas en précisant que je trouve Caillebotte infiniment plus intéressant que Soulages. 

Si l'on veut comprendre le siècle des lumières, imaginer à quoi ressemblaient les personnages influents du temps et comprendre l'habillement, la coiffure, les rites et les coutumes des puissants d'une époque précédent l'invention de la  photographie la peinture classique figurative est indispensable.

Que l'art ne soit pas figé je n'en disconviens pas. Que la peinture ose s'aventurer ailleurs que dans la représentation clinique du vivant je le comprends aisément. 

Jusqu'au postimpressionnisme j'adhère, au-delà beaucoup moins. J'apprécie certains qui font de "l'hyperréalisme"  et suis sensible au cubisme, à une grande part de l'œuvre de Picasso, à une plus petite partie de celle de, Dali. 

Je décroche complètement et définitivement, je me répète, lorsque des "fumistes" comme Andy Warhol et ses suiveurs font du rien avec du rien. 

Récemment, dans le métro parisien, j'ai vu une publicité pour une exposition des œuvres  de la collection du milliardaire Pinault illustrée par une photo d'une femme ressemblant à l'actrice des années 60 Dany Carrel barrée de deux traits perpendiculaires de couleur. Moche et insignifiant. Laid et puéril. 

Réconfortant néanmoins de voir ces hommes immensément riches se "ruiner" (Musk, Arnault...) pour constituer des collections de trucs qu'on hésite à appeler peintures qui, normalement, devraient se faire se gondoler la planète entière:  ainsi ils accumulent des fortunes pour la changer en collection de machins dont seule leur vanité donne de la valeur. 

... Cela ne signifie pas que je souhaite revenir à l'art pompier du XIXème ni aux croûtes exposées dans les musées endormis des petites villes de province; cela veut seulement dire que je trouve plaisant que ces hommes puissants habitués à être obéis au doigt et à l'oeil s'en remettent à des .... aigrefins diplômés lorsqu'il s'agit d'acheter le superflu!

Partager cet article
Repost0
3 août 2023 4 03 /08 /août /2023 07:00
Quoi de plus beau?

En juillet 2022, il y a un an, je suis allé en Tanzanie. Une bonne semaine dans le Serengeti et plus précisément dans le cratère de plus de 20 kilomètres appelé N'Gorongoro avant de rejoindre Dar es Salaam et Zanzibar. J'ai bien senti, sur place, que ce circuit était d'ores et déjà une destination touristique fortement empruntée et qu'il ne faudrait pas longtemps, malgré son coût assez élevé, pour que le tourisme de masse l'investisse et l'envahisse. 

Les superlatifs sont inutiles lorsque vous vous retrouvez dans un 4X4 à toit ouvrant sur la piste qui descend vers le cratère. Disons que le cœur bat plus fort devant l'immensité qui s'offre au regard et la sérénité qu'elle inspire, en partie grâce au silence. 

Dans cet Eden les animaux se présentent au chasseur d'image comme des acteurs ayant un rôle à tenir: les plus "communs" (zèbres, gnous) laissent la place à des animaux plus rares (hippopotames, buffles) etc. jusqu'aux guépards, lions et autres éléphants. On jurerait presque que les bêtes sauvages répètent une scénographie séculaire. 

Les lycaons, les crocodiles du Nil, les lions même ne m'ont pas fait l'impression que les girafes m'ont faites. Je les avais vues longuement au Kenya mais là je les observées. La nuance est importante. 

Quoi de plus gracieux, de plus surprenant et de plus mystérieux que ces immenses animaux à la splendide démarche? d'elle on dit de la girafe qu'elle va l'amble (qui se déplace en levant en même temps les deux jambes du même côté), cela lui donne cette démarche aérienne et rapide si belle à observer. 

Cet animal aux dessins presque géométriques et à la robe jaune ou légèrement marron est toute autre lorsqu'on la regarde alors qu'elle est en liberté. Ses proportions se comprennent mieux et sa force apparaît qui ne se limite pas à sa taille: ses sabots, ses cornes et sa puissance laissent entrevoir qu'elle doit fièrement défendre sa peau lorsqu'un groupe de félins la choisit pour proie. 

C'est lorsqu'elle court que sa prodigieuse élégance se déploit le plus: ses mouvements de jambes (pates?), sa musculature et sa silhouette en font un spectacle rare. 

J'ai, comme tout bon touriste qui se respecte, fait d'assez près d'elles un certain nombre de photos d'un groupe de girafes que nos voitures laissaient indifférentes. Comme nos personnes d'ailleurs. Quoi que "réussies" ces photos sont figées et sans grâce. Il leur manque la vie et plus particulièrement la discrétion de ces animaux dont on nous dit qu'ils sont entrés cette année dans la liste de ceux qui sont menacés d'extinction à plus ou moins longue échéance.

Je m'abstiendrais de tout commentaire.  

 

 

Partager cet article
Repost0
2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 07:00

Nous habitons un quartier de Toulouse relativement excentré. La Garonne d'un côté, Saint Cyprien et la Croix de Pierre d'un autre et les grandes artères que sont les Allées Charles de Fitte, l'Avenue de Muret, le Pont St Michel et le cimetière Rapas en désignent les limites artificielles. 

C'est un quartier sans histoire(s) sinon sans Histoire. La gentrification y est à l'œuvre, doucement, depuis quatre ou cinq ans. 

Le quartier se situe loin des quartiers à problèmes mais cette distance a tendance à se raccourcir: le métro, le tramway (qui dessert Bagatelle et le Mirail), des passerelles (en construction, entre l'île du Ramier et Empalot et le vœu du Maire de désenclaver des quartiers difficiles expliquent ce rapprochement. 

Jusqu'ici c'est surtout dans les transports en commun qui traversent cette partie de la ville que les "deux Toulouse" étaient appelés à cohabiter. 

Lorsque cela bougeait dans les quartiers et jusqu'aux émeutes de juin les incidents étaient rares. Ces émeutes, pour la première fois, ont conduit de très jeunes gens hors leurs limites géographiques. Pour un ensemble de raisons la leçon qu'ils en ont tirée est que l'accès aux "beaux" quartiers leur est facile et qu'il y a des affaires à faire en se délocalisant. J'écris tout cela avec des pincettes car c'est mon interprétation et elle n'est étayée par rien d'officiel ni aucune étude. 

Le samedi 23 juillet, très tôt le matin, un groupe de 4 à 6 jeunes gens des cités a réveillé l'Avenue de Muret en glapissant, faisant du bruit, tapant sur des couvercles de poubelles et parlant fort. 

Ils sont restés toute la journée, s'alcoolisant lentement, en faisant un raffut que nul ne pouvait ignorer. Ils n'étaient pas agressifs. Ils n'étaient pas provocants. Ils montraient juste qu'ils investissaient ce coin de la ville comme ils le font des tours de leurs quartiers: comme on dit: "ils tenaient le mur". 

A 5 ou 6 ils faisaient un bruit qui couvrait tout. 

Finalement ils ne sont pas revenus. Mais je suis certain qu'à la "faveur" d'autres drames policiers la leçon ne sera pas oubliée. 

Partager cet article
Repost0
1 août 2023 2 01 /08 /août /2023 07:00

Coup sur coup -ou presque- deux des chanteuses que j'aimais sont décédées. Je précise tout de suite que je n'irai pas aux obsèques, voir mon post d'hier. La grande, l'immense Tina Turner (24/05) et Sinead O'Connor (26/07) comptaient parmi les femmes du rock ou de la variété internationale que j'ai suivies avec intérêt et qui m'ont rarement déçues quoi que chantant des choses différentes dans des genres différents. 

Restent Carole King, Kate Bush, Carly Simon, Suzanne Vega, Emmylou Harris, Annie Lennox, Rita Coolidge et Joan Baez ce qui n'est pas trop mal. 

Côté masculin le rock semble conserver puisque pas mal de stars tiennent le coup malgré le poids des ans: les 2 Paul (Simon et McCartney), Bruce Springsteen, Mick Jagger, Billy Joel, Elton John, Neil Young, Dave Gilmour, Bob Dylan, Eric Clapton,  etc. 

Leurs vies de fous et le poids des années ne semble pas avoir de prise sur eux. Etonnant. 

Il n'empêche que, comme le constatait N*** à propos de son autre grand père: "il n'aime que des chanteurs morts" pourrait s'appliquer à moi aussi.

Celui sur qui personne n'aurait parié qu'il survivrait à ses trente ans, le clochard céleste Keith Richards est toujours en vie. Une publicité vivante pour les substances nocives et interdites!

 

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2023 1 31 /07 /juillet /2023 07:00

J'ai été surpris, et plus encore, par le "barouf" provoqué par la mort de Jane Birkin*. Certes on n'est pas arrivé au barnum vaguement obscène qui a accompagné les obsèques nationales de Johnny Hallyday mais la cérémonie en direct, les grands écrans, la famille sur le parvis de l'église, le prêtre officiant et son oreillette et l'émotion des badauds avec larmes en direct c'était, comment dire, "too much". 

Elle était sympathique Birkin mais ce n'était pas, loin s'en faut, une grande chanteuse. Elle a joué dans des films "pouet-pouet" (synonyme de "franchouillards") avec Pierre Richard et Jean Carmet et dans des films chiants que personne n'allait voir (Ceux de son troisième mari, Jacques Doillon ou d'Agnès Varda). Ce n'est pas lui faire injure que dire que "Je t'aime moi non plus" était un navet et que "la fille prodigue" une purge. Jane B. n'était ni une grande actrice comique ni une superbe tragédienne. Juste une anglaise avec accent qui chantait le répertoire clinquant et malin de son jules et marionnettiste. 

Personnellement je suis gêné par ces inconnus qui pleurent les vedettes mortes. Comment peut-on aller à un enterrement d'un(e) inconnu(e) et éprouver de la peine? pire, du chagrin? Il faut avoir une vie bien creuse pour se greffer ainsi sur celle des autres!

* retransmission sur télé privée, interviewes, hommages...

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2023 6 29 /07 /juillet /2023 09:44

 

 

Curieusement ce tout début du mois d'août est frais  en région Haute-Garonne. Le vent souffle en rafale et le soleil joue à cache cache derrière les nuages gris gorgés d'eau.

L'été c'est cette période magnifique où la chaleur est telle qu'on coule littéralement. Mon crâne, est plein de gouttelettes qui glissent doucement et viennent terminer leur course sur mes lunettes de soleil. C'est ce moment  de l'année pendant lequel on étouffe le jour et l'on se rafraîchit à peine la nuit. C'est cette couche de sueur entre le tee shirt et la peau. Les cheveux collent au front et les habits au corps. 

On passe d'endroits chauds-bouillants (la rue) à des endroits tempérés froids (le tramway, les boutiques).  Tout effort est rendu pénible par la quantité d'efforts qu'il est nécessaire d'ajouter à l'habitude. Retirer le tee shirt devient compliqué. 

L'été on n'a pas faim ou alors on n'a envie que de saletés qui n'apportent qu'un fugace plaisir: le sorbet à la menthe ou au citron, le melon, les courgettes et les poivrons. On boit tant et plus mais des leurres (soda, eau pétillante, vin rosé sur lit de glaçons etc.): c'est totalement inefficace et ça ne rafraîchit qu'à peine. 

On se barricade dans des maisons ou des appartements transformés en caves: volets fermés ou stores descendus, fenêtres fermées... la belle luminosité extérieure est interdite de séjour. Seul un filet argenté de poussière passe par une fente et vient éclairer la salle à manger. C'est ça ou la "clim" qui ne rafraîchit pas mais refroidit. 

Tout a soif: les plantes vertes, le chat des voisines, les balcons et le jardin d'en bas. Un tour de rôle a été fixé mais tout se dessèche faute qu'il soit respecté et on est obligé de le faire souvent sinon tout meurt. 

On prend des douches à tous moments mais on n'arrive pas à savoir si elles doivent être froides ou chaudes. Le résultat est identique: en trois petites minutes on est sec. 

C'est la fin juillet, les juillettistes ne sont pas revenus et les aoûtiens déjà partis. 

 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2023 5 28 /07 /juillet /2023 07:00

Poutine, qu'on le veuille ou non, est un chef d'état dans la continuité des présidents de l'URSS de Lénine à Brejnev, de Honecker, de Ceaucescu, de Mengistu d'Ethiopie, de Jaruzelski, bref de tous les dictateurs staliniens que le monde a connu et qui étaient interchangeables. 

Il n'a pas d'opposition (ou alors pire que lui) puisqu'il s'est employé à la détruire jusqu'aux racines et possède une doxa (buts à atteindre, méthode) qu'il applique scrupuleusement. 

Comme il est loin d'être idiot il profite de nos faiblesses et de nos divisions, de notre lâcheté et de notre impéritie pour avancer ses pions. Nous avons un meilleur jeu que lui mais nous jouons mal et à contretemps. Pire, la démocratie est par essence "ouverte" et donne de ce fait un avantage considérable à celui qui veut nous détruire. Certain journalistes, certains politiques sont de véritables "traîtres" qui renforcent celui qui a juré sinon notre perte du moins, pour le moment, notre abaissement. 

Pendant que nous spéculons sur sa chute, sur ses "difficultés" en Ukraine il prépare la suite qui, à coup sur, ne sera pas un lit de roses pour l'Ukraine et d'autres pays convoités. 

Tant que nous n'étudierons pas le passé et que nous ne tirerons pas de leçons de nos échecs nous serons des proies pour les dictateurs à idéologie impitoyable. 

C'est bien de se battre pour les retraites à 62 ans, de se battre pour que la police ne tue pas de nouveaux Nahel ce serait mieux de s'entendre à 27 sur la façon de faire barrage à l'armée de la Fédération de Russie et de l'empêcher d'atteindre son but en Ukraine. 

N'avons nous pas appris de Munich? cessons de prendre nos désirs pour des réalités et des dictatures impitoyables pour des pays avec lesquels on peut discuter gentiment. 

 

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2023 4 27 /07 /juillet /2023 07:00

Histoire TV a diffusé et rediffusé un documentaire exceptionnel sur la Religion Catholique  en général et sur Benoît XVI en particulier. Son titre, "Benoît XVI, Défenseur de la foi" étudiait l'action personnelle du Pape d'origine Allemande quant à la foi, le dogme et les devoirs des fidèles.  

Ce film n'apprend rien à celui qui le regarde mais rappelle l'impossibilité pour l'Église de se réformer réellement. Son impossibilité viscérale au changement. Des cardinaux, des prêtres et des historiens, en s'appuyant sur les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI montrent à quel point le catholicisme est prisonnier de ses habitudes. Parmi celles-ci l'intangibilité du dogme, la hiérarchie toute puissante, le secret et le soutien indéfectible demandé aux religieux. (Les évêques vivant en vase clos et profitant d'un confort stupéfiant...)

Malgré Vatican II qui, du moins au départ, voulait réfléchir au dogme et à sa nécessaire prise en  compte des changements intervenus dans les sociétés, religieuses incluses) au fonctionnement de l'institution l'Église fut, a été, était et reste "une institution totalitaire", une monarchie absolue. 

Spécialiste de la doctrine le pape d'origine allemande, Josef Ratzinger Benoît XVI a failli dans sa mission et a protégé les "brebis galeuses" comme l'avait fait fait son prédécesseur d'origine polonaise. Scandales financiers, abus sexuels (7% des prêtres et religieux dans tous les pays se sont rendus coupables de viols sur enfants). On a su que l'Église déplaçait de paroisse en paroisse les prêtres coupables sans les dénoncer aux autorités civiles et sans les évincer. Une sorte de prime au silence. Le tout couvert par les hierarchies. 

Le pontificat de Benoît XVI, qui s'est terminé par la stupéfiante "démission" du souverain pontife a complètement manqué ses buts. Les Catholiques pratiquants sont de moins en moins nombreux et l'image de l'Eglise reste entachée par d'innombrables affaires nauséabondes. 

Le documentaire n'accable pas Benoît XVI et semble même, par moments, lui donner raison. 

Il est évident que les libérations des mœurs et des esprits vont dans le sens opposé aux traditions religieuses.  

 

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 07:00

J'ai vu récemment une très vieille séquence "humoristique" de Florence Foresti imitant une comédienne dans laquelle on pouvait sans peine "reconnaître" Isabelle Adjani. 

Le "running gag" du sketch était la phrase "je ne suis pas folle, vous savez"; il faisait rire le public et se gondoler Laurent Ruquier. Il est vrai que ce n'est pas compliqué de faire se gondoler Laurent Ruquier: il y arrive tout seul. 

Habillée d'une improbable robe vaporeuse et blanche, parlant avec un débit mécanique et ayant des gestes aussi étranges que ses phrases, l'évocation d'Isabelle Adjani était meilleure et plus cruelle qu'une simple imitation. La singularité de l'actrice et son étrangeté étaient, je le reconnais, bien  rendues. 

Isabelle Adjani a plus de soixante ans et, ce n'est pas lui faire injure de dire, qu'elle en paraît quarante de moins. 
Ou dix de plus. On ne sait guère tant elle se ressemble tout en étant une autre. Chez elle la chirurgie plastique a tellement transformé les traits qu'ils ont façonnés une créature hybride.

Pour le cinéphile que je fus je considère que le cinéma Français ne serait pas le même sans sa présence au générique d'une dizaine de films, peut-être plus, peut-être moins dans lesquels elle a joué. Dans le désordre je dirais "La gifle", "l'été meurtrier", "mortelle randonnée", "La Reine Margot", "La repentie", "Camille Claudel", "Nosferatu", "Les soeurs Bronté" etc. Certes pas de chefs d'œuvre ni de films qui "resteront dans l'histoire" mais des rôles marquants dans des films souvent de qualité. 

Au théâtre, sa vraie "maison", elle est moins grand public et est reconnue comme une interprète de qualité. 

Ce que Foresti et à travers son délire les professionnels des médias et ceux du cinéma ne lui pardonnent pas est d'être une personnalité "ingérable". Elle fait ce qui lui plaît et dis ce qu'elle veut, elle choisit ses cinéastes comme ses interviewers et ne crains pas d'aller à contre-courant.

Le grand public, qui adore mettre des étiquettes sur les artistes l'a identifiée aux rôles marquants de sa carrière (et aux légendes qu'ils ont fait naître). Elle est à jamais cette femme un peu fêlée qui larmoie facilement et qui est imprévisible. C'est insuffisant et c'est injuste. 

Ses retouches physiques ne sont pas plus nombreuses que celles de ses concurrentes générationnelles et sa personnalité pas moins problématique. Disons le clairement: des "emmerdeuses" il y en a un certain nombre au cinéma et des actrices refaites de A à Z également. Les bouches de canard et les visages plus lisses que des balles de ping pong sont la norme, pas l'exception. On connaît des septuagénaires qui incarnent encore des amoureuses sans que le bistouri soit considéré comme un scandale et une imposture; pourquoi en serait-il différemment avec Isabelle Adjani? 

Avec Romy Schneider, Annie Girardot, Isabelle Huppert, Sophie Marceau, Catherine Deneuve et Léa Seydoux (je plaisante, Léa Seydoux n'est pas comédienne, elle est la fille du principal mogol du cinéma hexagonal!) Adjani est une part du cinéma Français. 

J'aime bien Florence Foresti. Son évocation d'Adjani était hilarante, je le reconnais. Question cinéma elle a encore du chemin pour intégrer la catégorie d'actrices d'Adjani. 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages