Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 octobre 2023 2 17 /10 /octobre /2023 07:30

Je suis tombé sur un livre baroque, dingue, stupéfiant mais... prenant. Son titre est "l'homme-chevreuil" (Sept ans de vie sauvage) son auteur s'appelle Geoffroy Delorme et paru en 2021 aux éditions des Arènes. 

Il s'agit d'un livre écrit par une de ces personnes apolitiques mais ultra concernées par les animaux, la nature, la planète, les coups à son intégrité qui lui sont portés. L'écrivain n'est pas de ces écologistes furieux qui aspirent (presque) à la disparition de l'humanité mais un jusque-boutiste de la cause animale. 

Avec raison cet homme là est effondré par ce que nous faisons quotidiennement à la forêt, aux prairies, aux littoraux, à la montagne et en général toutes les atteintes que nous faisons à la planète (de moins en moins) bleue. 

Il s'est mis aux abonnés absents, a quitté le confort du XXI ème siècle et s'est mis à vivre à la manière de l'Enfant Sauvage Victor de l'Aveyron. Enfin... cet homme est cultivé, instruit des dangers de la nature et de celles des plantes. Il connaît le fonctionnement du corps humain en général et du sien en particulier. Il a adopté et s'est fait adopté par des chevreuils dont il a partagé la vie pendant sept ans.

Oui, cet homme a vécu de plantes et de fruits sauvages. Il s'est fait accepter par des chevreuils dont il décrit mieux qu'aucun spécialiste animalier le quotidien, de la naissance à la mort. 

Au début de la lecture je me suis dit que l'écrivain était fou. Que c'était un rêveur indécrottable et qu'il était plus utopique que réaliste. Mais ce qu'il dit est souvent étonnant. Ses remarques ne sont jamais anodines et ce qu'il décrit est parfois incroyable et insoupçonnable. 

Les conséquences du passage à l'heure d'été sur les animaux des bois est, à cet égard, étonnant. La mise bas des chevrettes, les amitiés et inimitiés entre chevreuils aussi. II y a même le moment de bravoure avec le passage sur cet appareil monstrueux et bruyant qui scie, enlève les branches et l'écorce des arbres, le débite et ne laisse qu'un trou et de la sciure. L'habitat d'animaux vient d'être irrémédiablement détruit et l'équilibre des parcelles réparties entre animaux rompu. 

A l'heure où nous, espèce la plus intelligente (?) balançons des mines à fragmentation sur nos contemporains, nous égorgeons des bébés considérés comme des ennemis et trouvons "normal" que les Girafes et les éléphants soient inscrits sur la liste des espèces en grand danger de disparition il est sain de savoir ce qui se passe dans la forêt d'à côté. 

En lisant le livre je me suis souvenu que l'auteur, un brin allumé certes, était passé dans l'émission pseudo branchée "Quotidien" et avait essuyé des sarcasmes et été contraint de répondre à des questions ineptes. Personnellement je m'intéresserais toujours plus aux chevreuils qu'à la fashion week. 

Le ridicule n'est que rarement là où nos contemporains le voient.   

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2023 1 16 /10 /octobre /2023 07:00

Le mercredi 11 octobre j'ai accompagné ma mère (dans sa 94-ème année) au cinéma "Majestic Passy" rue de Passy pour voir le film "Bernadette", une comédie sur l'ex première dame Bernadette Chirac.

Nous avons , ma mère et moi, bénéficié du tarif réduit + de 65 ans.* 

Le film est drôle et assez bien foutu. J'ai eu la sensation que les réalisatrices laissaient tomber une à une leurs prévention pour presque s'attacher à leur sujet à la fin du film. Une sorte d'admiration apparaît dans le dernier quart du film pour Madame Chirac qui décide de rendre coup sur coup et qui devient plus politique que l'entourage de son Président de mari. Les scénettes chantées, la première surprise passée, sont irrésistibles et certains comédiens sont "plus vrais que nature". Chirac est sans doute un brin sous-estimé parce que trop caricatural. C'est un homme qui a exercé toutes les fonctions électorales et importantes du pays, le seul qui ait été premier ministre et Président de la République, et Sarkozy raté. Villepin par contre, est une fois de plus un peu ridicule (rappelez vous Thierry Lhermitte dans "Quai d'Orsay"... une belle gueule ne suffit pas)! 

Claude Chirac, fille et conseillère de Jacques Chirac est, à l'écran, incarnée par Sara Giraudeau, dans la vie fille de feu Bernard Giraudeau et de Anny Duperey**. Etre la "fille de" possède bien des vertus: elle est très quelconque dans un rôle important, possède une voix insupportable et surjoue aux pires moments. Une contre révélation en somme! S'il suffisait d'avoir la même coupe de cheveux que la personne qu'on interprète; les cours de comédie feraient faillite et le César du meilleur coiffeur serait le plus disputé!

Mais oublions ce népotisme culturel; nous avons ri et passé un bon moment. Et même dit du bien de Catherine Deneuve. C'est dire!

Après cela, nous sommes rentrés chez ma mère et j'ai fait ce que je ne me serais jamais cru capable de faire: sa manucure et sa pédicure. En effet elle avait, surtout aux pieds, des ongles qui étaient de véritables griffes. 

On m'aurait dit que je ferai cela un jour!

Ca n'a rien à voir avec le début du post? oui. mais je voulais l'écrire pour la postérité. 

 

* Je lis et relis cette phrase et n'arrive pas à y croire. 

* Oui, Sarah et Annie c'est trop vulgaire. Sara et Anny ç'est mieux. 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 07:00

Il n'y a pas longtemps, après le retour de Corse (mais il n'y a pas de rapport entre les deux faits) j'ai regardé, sans doute sur Netflix (ou était-ce sur Plex?) un film curieux en noir et blanc que j'ai regardé en entier alors que j'étais décidé à aller dormir. L'heure tardive était propice au visionnage de ce drôle de film assez poétique. Il racontait une histoire originale: un jeune homme est surpris déposant des fleurs sur la tombe de son fiancé mort au front par une jeune femme allemande inconsolable. Filmé avec très peu de figurants et de comédiens il laissait une impression de trouble et donnait envie de comprendre ce geste étrange. Les parents Allemands (le film se déroule juste après la fin de la première guerre mondiale) ou plutôt ceux qui auraient dû être les beaux parents de la jeune femme s'intéressent  -après hésitations- au garçon Français (Pierre Niney) et laissent parler leur cœur en réfrénant leur dédain initial pour "l'ennemi". Ce Français qui joue du violon et est extrêmement bien élevé les intrigue puis les rassure en se disant ami de leur fils décédé. 

On apprendra qu'il a inventé cette histoire d'amitié et qu'il a tué, au combat, le garçon dont il se dit l'ami. Le père la mère et, dans une certaine mesure la fiancée-veuve du défunt s'apprivoiseront jusqu'à ce que la fausseté de la situation (et l'amour qui semble naître entre le Français et la jeune allemande) s'impose au jeune Français qui disparaît de leurs vies. Les courriers s'estomperont et la visite impromptue de la jeune femme en France dans la famille de l'imposteur mettra un point final à cette rencontre.

Tourné en tempo assez lent, le film semble dater des années 40. La jeune actrice allemande est belle et émouvante et le fil charme sur la durée. Impossible de ne pas rester jusqu'à la fin. 

 

J'ai évidemment trouvé les informations sur le film sur Internet: il s'agit de "Frantz" de François Ozon (2016). La très jolie et bonne comédienne qui donne la réplique à Pierre Niney s'appelle Paula Beer. 

Il y a, dans le film, une visite au Louvre devant une peinture d'Edouard Manet. Cette peinture "Le suicidé" n'a aucun rapport avec l'impressionnisme et est assez étonnante. Ce passage du film est assez réussi mais trop elliptique. On aimerait en savoir plus. 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2023 3 11 /10 /octobre /2023 07:00

Je me suis installé confortablement et j'ai regardé en deux soirées les 5 épisodes de 1 heure de la série documentaire que Netflix a consacré aux attentats du 11 septembre 2001 à New-York et à leurs conséquences. ("Le tournant et la guerre contre le terrorisme")

Beaucoup d'images et d'informations sur cet évènement m'avaient échappés: dans la masse de films et d'interviews les médias ne se fatiguent pas et repassent presque toujours les mêmes. Un  évènement, même capital comme les attentats contre les tours du World Trade Center finit toujours par lasser programmateurs et spectateurs qui désirent passer à autre chose. Un débat avec des "spécialistes" qui répètent en boucle les mêmes arguments coûtera moins cher que des enquêtes fouillées. Résultat: au bout d'un temps plus ou moins long, selon l'émotion ressentie par les opinions publiques, d'autres actualités prendront le dessus. 

Je ne dis pas que les attentats du 11 septembre ont été vite oubliés; je dis que leur analyse n'a pas été portée assez loin et que les leçon n'en ont pas été tirées. En tentant d'imposer sa vision du monde, son style de vie, ses valeurs et sa culture uniformément et au monde entier la civilisation américaine se conforme à son image d'empire insatiable. Oui, l'impérialisme américain existe et cherche à faire tâche d'huile.  

Malheureusement pour eux ce "modèle" ne plaît pas à tout le monde. La culture américaine, la civilisation américaine, les institutions américaines... font figure de repoussoir dans de nombreux pays et territoires. L'interventionnisme qui a caractérisé les mandats des Bush père et fils, les atermoiements d'Obama et la politique illisible et folle de Donald Trump ne sont pas de nature à resserrer les liens entre les USA et des pays qui les observent avec une relative bienveillance. Quant à ceux qui voient en eux le diable ils ont p y trouver des raisons de le penser. 

Le documentaire part des attentats du 11 septembre 2001 (spectaculaires par leur impact) et essaie de comprendre en la décortiquant la réaction absurde, irréfléchie, irresponsable et qui a aggravé les problèmes de l'administration Bush. Au sommet de l'état ce président à l'intelligence limitée et aux conceptions antidémocratiques de son pouvoir a réagi en fonction de critères faux dès le départ et qui l'ont amené à prendre des décisions non seulement stupides et criminelles mais inefficaces. L'attaque de l'Afghanistan (qui avait abrité certains des 11 terroristes du 11 septembre) est, à ce titre, renversante tant elle portait en elle des catastrophes. George W.Bush s'en est est ensuite pris à l'Irak sur la foi de mensonges et de falsifications de la réalité. Chauffées à blanc l'opinion américaine (une grosse partie du moins) et l'administration républicaine ont sciemment menti et cru à leurs mensonges pour intervenir militairement dans des pays qui avaient certes des torts mais qui n'étaient responsables en rien des attentats de New-York 

De fil en aiguille les USA ont fait des prisonniers qu'ils ont parqués dans la zone de non-droit qu'est la base de Guantanamo à Cuba. Ils ont avalisé la torture en jouant sur les mots. Priver quelqu'un de sommeil c'est de la torture. Humilier quelqu'un c'est de la torture. faire pisser des soldats sur des prisonniers entravés c'est de la torture. Pour ne rien dire d'une absence de Défense des internés et de l'arbitraire des rétentions. 

L'expédition qui a conduit à l'exécution de Ben Laden au Pakistan, pays avec lequel les USA n'étaient pas en guerre. En utilisant les méthodes de ses ennemis les Etats Unis s'abaissent à leur niveau.

Tout ceci est, de plus, parfaitement inutile si on regarde les résultats à l'instant "T": l'Afghanistan a englouti des milliards de dollars d'aide américaine et... les Talibans sont de nouveau à la tête du pays. L'Irak est un chaudron du diable et le terrorisme radical et religieux est sorti renforcé de sa lutte contre les Etats Unis. 

Donald Rumsfeld et George W. Bush n'ont pas été jugés ni même mis en accusation. 

Cette page d'Histoire a flétrit l'image des Etats Unis et les a décrédibilisés pour longtemps. 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2023 2 10 /10 /octobre /2023 07:00

 

Coca-Cola

Je suis parfois agacé par le discours ambiant tant il est prévisible. Je n'ai rien contre le fait, de temps en temps, de boire un bon Coca-Cola servi sur un lit de glaçons. Aussitôt quelqu'un me dira qu'il y a sept (sept!) morceaux de sucre par canette et que la marque américaine est championne du monde de la pollution.  Que je sache la boisson n'est interdite nulle part et dans cause de décès  "abus de soda" doit être assez peu souvent coché. Quant à la pollution ça arrange les éternels contempteurs des U.S.A de les clouer au pilori pour ça comme pour tout le reste. 

 

Elkabbach.

Quoi de plus crispant que ces concerts d'éloges qui accompagnent la mort d'une célébrité que tout le monde savait odieuse? archétype du journaliste mielleux devant les puissants et cinglant devant les autres, plus girouette que nature, larbin des présidents successifs sans nuance ni vergogne Elkabbach est subitement redevenu d'une virginale transcendance. Un professionnel admirable dont l'exemple est à méditer. Oublié le bulot attaché à ses prébendes et à ses postes, oublié le chacal qui trustait les supports dans lesquels il recopiait ad vitam aeternam les mêmes "analyses" faisandées. Ses ennemi(e)s se sont fendu(e)s de compliments d'autant plus appuyés que la haine qu'ils et elles ressentaient était plus forte. Les Cotta, les Duhamel, les Giesbert... ils ont dû ouvrir le champagne quand leur vieux rival a enfin redu son dernier hoquet!

 

Bénévoles

Je fais un travail bénévole qui me prend l'équivalent de deux jours par mois. Les bénévoles sont ces personnes de sexe féminin (les bénévoles mâles sont , pour paraphraser Michel Audiard "comme les poissons volants, ils existent mais ils ne constituent pas la majorité du genre") qui s'ennuient tellement chez elles qu'elle viennent s'ennuyer ailleurs avec des congénères qu'elles n'ont -la plupart du temps- pas choisies et qu'elles détestent d'instinct. La critique vole haut et, le moins que je puisse dire, est qu'elles ne se font pas de cadeaux. Elles cancanent méchamment, font courir des bruits sur l'une, insinuent des choses sur l'autre. Elles se jugent et se jaugent avec une cruauté sûre: leurs traits sont d'une incroyable précision. Ce sont toutes des retraitées et on préfère les côtoyer maintenant que leur méchanceté est inoffensive plutôt que quand elles exerçaient une activité rémunérée. Jé'imagine ce que Brel aurait pu écrire sur ces vieilles apprêtées qui ne font pas bien le peu qui leur est demandé et qui traînent derrière elle une incompétence qui le dispute à la méchanceté. Ah, vieillir! 

 

Informatique

Ma génération n'est pas né avec l'internet et l'informatique. Elle a appris mais n'a pas de compétences pour l'activité et n'a pas acquis les automatismes indispensables. Je ne m'en sors que très médiocrement et ne suis pas loin de penser que les écrans et claviers sont hantés et cherchent à nuire. J'écris une page entière et elle disparaît. Le correcteur d'orthographe disparaît pendant 3 jours et réapparaît comme s'il était parti en vacances. Le code secret ne fonctionne plus et il faut lui en trouver un autre de substitution. J'ai un carnet rempli de codes certains valables certains ne le sont plus. L'imprimante faite pour fonctionner sans fil la reliant à l'ordinateur imprime quand elle veut et non quand je lui en donne l'ordre. Mes photos disparaissent puis réapparaissent, y compris celles que j'ai mises à la corbeille. Le brouillon de message méchant que je me réservais le droit d'affadir part tel quel sans que j'ai rien fait pour ça. 

Indispensable mais tuant. 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2023 1 09 /10 /octobre /2023 07:00

J'avais déjà évoqué ici les merveilleux enregistrements de poésies de Paul Verlaine, d'Arthur Rimbaud,  de Guillaume Apollinaire et de Louis Aragon par Léo Ferré dans les années 60. Comme l'accompagnement musical était intemporel et plutôt classique ils ont peu vieilli.  Cependant il est certain que pour des oreilles d'aujourd'hui tant la voix et l'interprétation de Ferré que les musiques peuvent dérouter. Ce n'est pas du slam ni de l'électro punk. 

Certaines poésies restent sublimes et semblent avoir été assemblées avec l'orchestration dès l'origine. "Mon rêve familier", "Art poétique", "Âme te souvient il?", "Ô triste, triste était mon âme" de Verlaine et "Chanson de la plus haute tour", "Les assis", "le buffet" et "les poètes de sept ans" de Rimbaud par exemple. 

Selon moi le plus beau poème mis en  musique de l'ensemble est celui de Verlaine "Âme te souvient il?". Le piano souligne la mélancolie des vers qui expriment un souvenir encore douloureux mais maîtrisé que Verlaine contient en ne l'abordant pas directement. Il évoque un souvenir à la fois plaisant et triste et s'en souvient par le détail. 

Je ne connaissais que l'interprétation de Ferré que j'aimais beaucoup. Dans un numéro spécial de "Télérama" consacré à Barbara (la chanteuse) j'ai appris incidemment que Christine Sèvres,  dont je ne connaissais que le duo avec son mari d'alors, Jean Ferrat ("la matinée") l'avait interprétée elle aussi dans le version de Léo Ferré. Télérama disait que sa version de " Âme te souvient il ?" vous mettait les larmes aux yeux. 

J'ai voulu l'entendre séance tenante et sur Spotify en ai trouvé une version en public très belle il est vrai. 

Cependant le texte de ce court poème, dédié à Lucien Létinois né le  et mort en  à Paris, qui est célèbre pour avoir entretenu durant quatre ans, de 1879 jusqu'à sa mort prématurée due à la fièvre typhoïde, une relation présumée amoureuse et devenue filiale avec Paul Verlaine. Ce dernier, profondément affecté par sa disparition, lui consacre cinq années plus tard, à la fin de son recueil Amour (1888), une section longue de 25 poèmes me semble décalé s'il est interprété par une femme qui y met toute sa sensibilité. 

le texte s'adresse clairement au souvenir d'un jeune homme. Je reconnais qu'à notre époque où l'on croise des êtres ni hommes ni femmes cela n'est qu'un détail mais il éclaire sous un certain angle* cette poésie si mélancolique à laquelle Léo Ferré donne sa substance. 

(NB: *ça m'a rappelé une réflexion de mon frère, il y a très longtemps. Entendant à la radio la version de "La solitude ça n'existe pas" de Gilbert Bécaud interprétée par Nicoletta il avait dit tout haut: "Une femme n'a pas de "copains de flippeur")

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2023 5 06 /10 /octobre /2023 07:00

J'ai revu avec plaisir et étonnement le premier "James Bond"  ("James Bond contre Dr. No" de Terence Young, 1962). Je n'en avais pas conservé un souvenir particulièrement plaisant et cette vision nouvelle m'a montré que le film n'était pas si mauvais que ça et que les germes de la "collection" étaient bel et bien là.

L'argument du film, une histoire de Chinois se prenant pour le patron de la MAIF avec ses équipes de bandits, son dragon  (qui pouvait croire à cette scène, même en 1962?), ses tueurs maladroits et des appâts féminins peu farouches tient plus ou moins la route. Il y a des scènes qui feront dates (les trois aveugles assassins du début, la coursuite en Sunbeam bleue, des femmes peu farouches, une autre superbe et naïve (Ursula Andress), des répliques qui marquent ("C'est un Smith & Wesson, vous n'aviez que 6 coups") et une scène de tentative de meurtre par le biais d'une araignée venimeuse (veuve noire). La trame du film et ses caractéristiques (James Bond invincible mais courant en permanence des dangers, le "méchant" caricatural, les belles femmes succombant rapidement au charme de l'espion 007, les belles voitures, les codes (la drague de la secrétaire Moneypenny, les armes et gadgets de Q, les voitures, les pays exotiques, l'humour et la musique de la séquence d'ouverture) en ont fait une des franchises les plus rentables et évidentes. Bond a été interprété par 5 ou 6 comédiens du meilleur (Sean Connery lui-même) au pire (Roger Moore). Son dernier avatar étant -selon moi- pire que le pire. (Daniel Craig).

Comme si cela ne suffisait pas des faux "bond" ont été réalisés qui reprenaient quelques uns des codes en question tandis que des parodies ("OSS 117, Austin Powers, Leslie Nielsen, Johnny English etc.) achevaient de détruire le mythe. Certains films de la série "officielle" étaient eux-mêmes d'authentiques navets ...

Bond n'est plus qu'un produit dans lequel la publicité est un des arguments (placement de produits) et dans lequel le scénario est accessoire. 

Dans "Dr No" il y a ce côté aventures que l'on trouve dans des bandes dessinées de type "Bob Morane". C'est ce côté parodique mais pas trop, enfantin mais "crédible" qui fait que ça prend ou pas.

 

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2023 4 05 /10 /octobre /2023 07:00

Je désamorce tout de suite la critique: oui je n'étais pas obligé de regarder la télévision et oui également rien ni personne ne me contraignait à regarder "C l'Hebdo" samedi 30 septembre vers 19H00. 

C l'Hebdo, n'est plus présenté par Ali Baddou et a changé de contenu. C'est présenté par une jolie jeune femme au parler aseptisé et devenu une sorte de Paris-Match en plus racoleur (oui, il fallait oser!). l'émission est un mélange "d'invités" people de second rang (Anthony Delon, Diane Krüger) voire de troisième rang (Evelyne Dhéliat). Il y a bien entendu les chroniqueurs qui s'épuisent à essayer d'être drôle sans jamais y parvenir, le comique de service (Tanguy Pastureau dont la verve est inversement proportionnelle à son temps de présence sur les médias audiovisuels), les sujets passe-partout et un faux ton enjoué qui lie l'ensemble. Naturellement il y a la dizaine de minutes chiantes consacrée au cancer du sein (ou à la condition des femmes en Afghanistan); mais Le but n'est pas de nous instruire ni même de nous distraire il est de nous rendre cons et prêts à répondre aux signaux d'achats de la publicité. La vraie raison d'être a en effet été définie une bonne fois pour toutes par feu le président de TF1 le jour où il a convenu que la raison d'être de ces "programmes" était de vendre du temps de cerveau à Coca-Cola:  il n'y a pas l'ombre de l'ombre d'un début d'ambition dans cette discussion de plateau vue chez tous les concurrents. Drucker faisait déjà ça en 1965. 

Comme on ne l'a pas vu venir; le vieillissement des "stars" Françaises est tel que la plupart se recrutent dans celles et ceux qui sont nés juste après la guerre. Peu a été fait pour qu'il y ait rajeunissement et, de ce fait, les invités un peu plus "jeunes" sont usés à force d'être passés chez Arthur, Chabat, Hanouna, Drucker et les autres. On ricane encore du "dîner de cons" ou on fait semblant de s'intéresser à Kad ou à Muriel Robin. En réalité tout le monde, devant l'écran comme sur les plateaux s'ennuie ferme. 

La fausse polémique est due à la fausse audace de Natacha Polony qui rabâche les mêmes analyses sur un maximum de supports médiatiques chaque semaine. 

On s'étonne presque de ne pas voir Frantz Olivier Giesbert ou Sheila tant l'imagination a filé en coulisses. 

Je suis de plus en plus persuadé que la télévision est appelée à disparaître en tant que diffuseur de programmes. Les plateformes font ça beaucoup mieux qu'elle et ne truffent pas leurs indigents programmes d'infinis tunnels de publicité. Il y a, même chez les "Groseille", une lassitude de la médiocrité et du mépris qu'on leur témoigne. Les "sans dents" de François Hollande ne goberont pas toujours la nullité à domicile. 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 07:00

Françoise m'a entraîné au cinéma Gaumont de Toulouse* ce lundi de début octobre. (je déteste cette multisalle éclairée à giorno et dans laquelle il n'y a pas de  personnel hormis le préposé au pop-corn). Pas pour voir "Bernadette" ni le dernier Stallone (oui! il tourne encore. J'ai même vu la bande annonce d'un film avec lui, toujours expressif comme une brique, qui semble atteindre des sommets de débilité) mais un film inspiré par le célèbre discours de Martin Luther King  intitulé "We have a dream". Le présent de l'indicatif est important. 

Elle ne m'en a pas dit long sur le sujet du film: juste un sibyllin: "ça parle d'handicapés dans le monde". C'est sur, Françoise ne serait pas retenue pour faire la retape dans les émissions chargées de drainer des futurs spectateurs dans les salles. Avec moi elle y parvient parce qu'elle sélectionne très souvent d'excellents films passés inaperçus et parce qu'elle a toujours un argument bizarre qui fonctionne. Pour "We have a dream" elle m'a dit: "Le frère de Damien est chef  opérateur sur ce film, il a travaillé plus d'un an sur le projet". 

Nous voilà dans une des multisalles du Gaumont, places G6 et G7 (on se croirait en avion!) avec 6 ou 7 personnes dans la salle. Guère plus. 

D'emblée nous sommes pris par le documentaire filmé: une jeune fille européenne, probablement âgée de 13 ou 14 ans parle d'elle et de sa jumelle. On apprend qu'elles étaient des bébés très prématurés (6 mois) et que celle qui parle n'a pas de jambe droite et est sourde. (elle même dit "sourde", pas malentendante). 

L'émotion me gagne quand je l'entend et la vois. Elle parle de sa passion pour la danse classique.  Soudain nous sommes au Kenya dans un établissement scolaire où les enfants sont en tenue classique (l'Angleterre a laissé des traces). Les enfants travaillent le calcul dans une atmosphère bon-enfant. Il y a des aveugles dont un sur qui la caméra s'attarde. Il a une dizaine d'années et son rêve à lui est de devenir médecin des pauvres tout en gagnant des médailles sportives handisports. A peine s'intéresse t'on à lui que nous découvrons une enfant albinos au Rwanda. Puis deux adorables amies asiatiques unijambistes qui dansent et chantent avec une prothèse de jambe. Elles sont rejointes par une troisième pleine de charme et de force qui les "booste". Un coureur à pied suit, entraîné par une maman remarquable. Il y a aussi un petit brésilien adopté par un couple exceptionnel. Cet enfant plein de charme est autiste et a du mal à trouver une école adaptée qui l'intègre sans l'éloigner des autres.

Les larmes montent parfois aux yeux tant ces personnes sont naturelles, filmées sans pathos et pleines de bonne volonté. 

On s'attache à eux comme à des enfants qu'on reverra. On voudrait féliciter la merveilleuse maman du garçon albinos, dire notre admiration au couple de Brésiliens qui ont tant d'amour à offrir et encourager ces jeunes danseuses européennes. 

les dernières images, celles de cette adolescente qui est en tutu et chaussons et dans sur une jambe et une prothèse est touchante. La grâce vient de son plaisir de danser même si l'on sent presque "physiquement" la douleur et la somme de travail nécessaires pour qu'elle soit là. 

Un film magnifique qui m'a enchanté et ému. 

 

* 14,50€ la place. Voleurs! 

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2023 2 03 /10 /octobre /2023 07:00

Le fait que les "bobos" soient eux aussi tombés amoureux des abeilles et de l'apiculture ne m'a pas rebuté et je regarde et participe à cette activité que ma femme pratique depuis longtemps, et avant elle, ses frères et soeurs et son père. 

Chacun ou presque, dans ma belle-famille a ses ruches et élève ses butineuses à sa façon. Naturellement j'ai appris avec celle qui partage ma vie et ai découvert une activité qui me fait du bien. Moi qui ai été sans cesse en mouvement j'ai avec l'âge et cette activité appris la lenteur et l'économie des gestes. Les abeilles réagissent colllectivement au stress: orage, bruit, gestes brusques, chaleur, heure dans la journée, présence de nourriture ou d'eau à proximité, floraison: beaucoup de paramètres sont à connaître avant d'ouvrir une ruche. Ils s'imposent à moi et combattent le mauvais moi. 

Je souffre de voir nos abeilles (elevées dans la propriété d'un coule d'amis très chers) attaquées violemment par les frelons asiatiques. Ces gros insectes font des ravages aux abords des ruches et nous les combattons avec  les moyens du bord et pas mal d'empirisme. Leur présence meurtrière stresse les ruches qui, du coup, produisent moins de miel. 

A propos de miel c'est une substance délicieuse et parfumée qui se charge des odeurs et des goûts des nectars qui les composent. Avec 3 ruches il s'agit d'un passe-temps, pas d'une "exploitation".  Je précise pour les mabouls de l'agriculture dite bio ou naturelle qui vous soutiennent que l'on devrait laisser leur production aux insectes qui la réalisent que nous récoltons d'un côté mais que nous  nourrissons, soignons et veillons (sur) nos producteurs ailés. 

Ce samedi nous avons mis en pot un miel mature légèrement cristallisé. Il avait un entêtant parfum de tilleul et de fleurs de fruitiers. Le miel, la cire, les transfert de l'un dans des seaux puis dans des bocaux avec nos amis et leurs amis américains était un moment de bonheur pur.

Que tout le monde se réclame de l'apiculture et élève des abeilles sur son balcon ne me dérange en rien: au contraire. 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages