Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 07:00

J'ai parlé ici de mon jardin qu'on appelle tantôt ouvrier ou partagé. C'est un lopin de terre de 200m2 que je loue pour une somme modique et qui est destiné à la production de fruits et légumes élevés sans engrais chimiques ni insecticides. En signant le contrat de location je me suis aussi engagé à ne pas laisser pousser d'arbre(s) ce qui est dommage mais se comprend: les jardins sont sur une terre agricole qui peut le redevenir si nécessaire.

La terre, puisqu'on en parle, est excellente puisque constituée d'alluvions provenant de la Garonne qui est à 50m du jardin. Tout y pousse. Normalement tout y pousse. Un manche de rateau ferait des greffons si on l'oubliait.

Pour la troisième année d'exploitation ce jardin a décidé de nous mettre à l'épreuve. Les deux premières ont été quasi-miraculeuses au point que les jardiniers voisins évoquaient "la chance des débutants" pour expliquer notre absence de déboires et l'abondance de nos récoltes. Cette année les très fortes chaleurs de juillet et d'août ont eu un impact négatif sur les cultures: date de leur arrivée à maturité, formes, goût, texture... rien n'était conforme à nos attentes raisonnables.

Alors que nous n'avions connu que les doryphores nous avons cette fois dû nous coltiner les taupes qui ont transformé en grand 8 l'ordonnancement à la française de notre potager bo-bio. Les moustiques n'ont pas voulu être en reste et nous attaquent à heure fixe. Les guêpes sont moins organisées mais décidées à créer leur nid chez moi. Les frelons, arrivés avant elles ont établi leur terrain de chasse sur les parcelles cultivées et ont repéré rapidement les ruches de Françoise qu'ils disputent au varois (parasite qui décime la ruche et l'affaiblit).

Restent les pires habitants sans mandat: les aoûtats. Ce sont de minuscules araignées rouges vifs qui se mettent dans les plis de la peau et/ou qui piquent. Leurs traces sont spectaculaires, insupportables et décourageantes.

Je ne parle pas des radis qui étaient fabuleux mais en nombre réduit, des fenouils durs et filandreux mais des betteraves. Quoi de plus insipide que ces légumes qui font pisser rouge? Eh bien il suffit de les râper, d'y mélanger des carottes râpées à proportion de 2/3 - 1/3 - et de laisser un peu reposer (3H00) et de servir avec huile d'olive, poivre et citron. Une pointe de vinaigre de qualité sublimera la chose.

Heureusement le lierre, la vigne vierge et le chèvrefeuille, sans oublier la glycine ont recouvert le cabanon de jardin. Les fleurs, plantées ou semées n'importe comment remplissent leur office: papillons et abeilles viennent les butiner en grondant sous le soleil de plomb.

Mon père m'avait dégoûté des jardins: j'ignorais que j'aimais jardiner et que j'avais la main assez verte.

 

 

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 07:00

J'attendais que mon fils me rappelle au téléphone et la télévision diffusait un long reportage sur Isabelle Huppert répétant une pièce très intello-prise de tête. Je regardais avec mes à priori puisque la pièce était signée Bob Wilson, grand Maître es-théâtre élitiste. Avec Olivier Py, Pina Baush et quelques autres il est de ces tyrans culturels qui fait se pâmer une critique illisible mais drainant des fans énamourés. Il signe des spectacles exigeants (remplacer par un autre adjectif commençant par la lettre e et se terminant également par le son an) qui s'adressent à une camarilla bien déterminée.

C'est du moins ce que je pensais avant d'avoir regardé ce reportage. Isabelle Huppert, que j'aime bien comme comédienne de cinéma a 67 ans mais en paraît 20 de moins. Elle m'a subjugué dès les premières minutes et je ne saurais dire par quoi. Sa silhouette, son naturel si sophistiqué, sa voix, sa façon de se mouvoir, ses intonations, son regard... fascinante. Dans les répétitions de "Mary said what she said" elle m'est apparue grande. Une tragédienne de légende. J'étais non pas sous le charme mais hypnotisé par ce jeu si particulier.

Robert Wilson, le metteur en scène, m'a lui aussi ébloui: quelle intelligence, quelle exigence. Il "dirige" la comédienne et jamais l'expression n'a aussi bien été méritée. Il lui dit quand ralentir, quand murmurer ("whisper") quand hausser le ton et elle s'exécute en investissant le conseil et en se l'appropriant.

Cette pièce difficile devenait, au fur et à mesure que le document avançait, belle, sombre, ironique, tragique et mille autre choses encore.

Les déplacements de la comédienne étaient comme chorégraphiés et répondaient au texte à la perfection. J'avais honte de ma réaction négative du début. Wilson et Huppert allaient dans cet ordre. Lui créait et elle restituait.

La costumière, que j'avais cru pédante, était au contraire une re-créatrice elle aussi époustouflante. Les lumières magnifiaient le tout. J'adorerais voir ce spectacle tel que l'a effleuré le documentaire.

Le charme a été rompu quand mon téléphone a sonné. J'ai mis sur pause mais, au bout d'un moment, la télévision a cessé d'être envoûtée et a diffusé un truc moche qui tuait l'impression sur laquelle j'étais resté.

Je ne sais même pas qui le diffusait et ne suis pas parvenu à en voir la fin.

 

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 07:00

France-Culture a diffusé 5 émissions de 28 minutes sur une autre Françoise mais que j'aime également, la chanteuse Françoise Hardy. 78 ans paraît-il. Sur les 28 minutes de chaque émission il y avait la diffusion de certains de ses titres (pas forcément les plus connus et c'est un bon point pour l'émission), des titres ou des musiques dont elle s'est inspirée (entre autre la chanson anglaise qu'elle et Serge Gainsbourg ont adaptée et qui est devenue "Comment te dire adieu"), des chansons d'autres artistes qui ont compté pour elle (Souchon, Gainsbourg donc, Véronique Sanson,  Damon Albarn, Etienne Daho etc.). On le voit: du beau monde.

La genèse de certains de ses titres ("La maison où j'ai grandi"), les difficultés qu'elle a rencontrées pour "durer", ses moments de doute, le succès, l'insuccès, le show-business et le monde de la variété, j'ai appris ou vérifié à quel point cette artiste sensible et exigeante a dû batailler pour imposer "ses" choix.

Intéressant était l'historique de son concept album "La question" et étonnante cette chanson intitulée "Star" et dans laquelle elle n'avait pas craint de se dépeindre sans concession.

Au fil des années je trouve personnellement qu'elle a atteint une sorte de "perfection" qui, depuis une vingtaine d'année s'est vérifiée dans les six ou sept albums exemplaires qu'elle a publiés. Pas de concessions disais-je, des musiques et des textes allant parfaitement ensemble et diffusant un mal de vivre authentique et décrivant des amours (un amour?) contrariés.

Françoise Hardy n'est pas passionnante lorsqu'elle parle d'autre chose que de sa vision de la chanson. Ses prises de position politique, sa passion pour l'astrologie ne m'intéressent guère mais la chanteuse, son évolution, son image et sa réputation dans le monde de la Pop britannique ne me laissent pas de marbre.

Elle a chanté magnifiquement le superbe texte de V.Hugo "Si vous n'avez rien à me dire", interprété Aragon ("il n'y a pas d'amour heureux" (titre qui résume son œuvre) crée "tant de belles choses" l'une de ses plus belles chansons et ne s'est quasiment jamais abaissée à interpréter des conneries pour faire un hit.

Trop rapide, trop général, le contenu de l'émission laissait sur un sentiment d'inachevé, d'incomplet.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 07:00

Il y a 4 ans nous avons acheté une petite Toyota Yaris hybride qui, jusqu'ici, nous a donné entière satisfaction.

Cette année nous avons eu droit au "contrôle technique" et à la visite des 4 ans ou 60000 kilomètres. Les deux se sont passés sans difficulté mais, une fois encore, j'ai tiqué en réglant la facture de 400€ correspondant à des changements de joints, de filtres et autres fournitures listées à des prix très bas. 
Je ne comprends pas comment en changeant l'huile du carter et en "regardant l'usure du tapis conducteur" (sic) on arrive à 400 €.

Il n'y a pas à dire le service est impeccable. La concession Toyota est superbe, la prise en charge efficace et immédiate. On attribue un numéro de passage au contrôle de votre voiture, on lui met des housses plastiques à l'intérieur et on vous la rend lavée extérieurement.  2 heures suffisent en général. On est pris en main: on vous écrit le pourcentage d'usure des pneumatiques...

J'avais deux ou trois questions concernant des détails. Vue la réponse à la 1ère je me suis abstenu de poser les autres qui concernaient les "bips" différents qu'émet la Yaris et dont je n'ai jamais su quel danger ou information ils donnaient. Ça sonne, des lumières s'allument mais personne ne me dira jamais à quoi ils correspondent. Et comme le modèle est refondu tous les 3 ans il faudrait tomber sur le propriétaire d'un modèle exactement semblable au vôtre et que lui sache ce que disent ces sons intempestifs. Autre question: pourquoi le GPS nous égare au lieu de nous mener à bon port? réponse (authentique): parce qu'il faut le mettre à jour. Combien? 300€. (re-sic).  Nous continuerons à utiliser celui du portable qui nous dépose où nous souhaitons aller sans prendre des détours absurdes.

Je suis reparti sans m'attarder en jurant, comme à chaque fois, que je ne ferai pas faire la prochaine visite de contrôle dans un atelier de la marque. J'ai trop la sensation qu'on me prend pour un jambon.
... et quand je passe devant ces 3S, Speedy et autres je me dis que je ne leur confierais pas mon vélo!

...la voiture est toujours à l'heure d'hiver. J'ai oublié de demander comment on l'avançait et le manuel d'usage est plus compliqué à comprendre que du Soljenitsyne en V.O

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 07:00

Le 26 août j'ai pris en marche un document étonnant (et désespérant) sur la chaîne "Toute l'Histoire". Le titre en était "Fils de dictateur" et une vilaine grosse dame sans âge dissertait tout en marchant dans la rue, en étant chez elle, en voiture et ailleurs. Ses propos étaient sans filtre: elle justifiait tout et considérait comme un grand moment historique nécessaire le coup d'état de la junte militaire qui renversa Salvador Allende au Chili le 11 septembre  1973 et dont son père, le général Augusto Pinochet dirigeait les forces.

On retrouvait, au Chili, les éléments traditionnels et presque caricaturaux des combats politiques de la guerre froide: des "rouges" qui remportent de justesse les élections, qui appliquent immédiatement un programme qui déstabilise le pays et accroît les tensions et les antagonismes présents dans une société économiquement instable avec une économie injuste et bloquée, comme il se doit.

Bien qu'élu avec moins de 40% des voix le président Allende applique son programme d'inspiration marxiste qui aggrave la situation politique en instaurant un climat de guerre civile, fait s'effondrer l'économie et inquiète les États Unis très sensibles à "leur zone d'influence", en l'occurrence le Chili en Amérique du Sud.

Je vous épargne le cours d'histoire pour les nuls et par les nuls pour en arriver aux conclusions: un coup d'état militaire, la fin de toutes les libertés, les arrestations arbitraires, la torture, les disparitions, les meurtres, la "justice" expéditive et la terreur au quotidien. On brûle la "mauvaise" littérature en place publique et l'on arrête les membres de leur famille des suspects qu'on ne parvient pas à coincer. Enfants compris.

On s'entend généralement sur 3000 morts pour la période . Pinochet est mort dans son lit et Allende s'est suicidé avec un fusil AK 47 que lui avait offert Castro.  A noter que les soviétiques ne se sont que mollement mobilisés pour le Chili.

La fille de Pinochet minimisait tout, faisait l'éloge -les larmes aux yeux- du "dévouement" de son père pour son pays, refaisait l'Histoire à sa manière et trouvait sincèrement le bilan du "golpe" de 1973 "globalement positif".

Elle parlait avec attendrissement de son père, une brute galonnée de la pire espèce et recevait toute sorte de félicitation et d'encouragements de la population qu'elle croisait.

Ce qui m'a horrifié et fasciné en égales proportions c'est que les positions n'avaient pas évolué depuis 49 ans les mêmes haines recuites étaient bien présentes, des deux côtés. Personne n'a rien appris de cette monstrueuse période et les faits en question pourraient reprendre si les conditions s'y prêtaient.
Les idéologies sont mortes pas les antagonismes ni la haine.

Tant que 2 ou 3%de la population possédera la moitié des richesses mondiales et imposera aux autres humains une politique économique destinée à faire perdurer cette situation grotesque, inique et criminelle il y aura des "golpe" et des guerres civiles.

Elle m'a énervé la fille Pinochet!

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 07:00

Je suis pratiquement sans voix et sans réaction devant l'annonce de la mort de Mikhaïl Gorbatchev. D'un point de vue historique on peut dire que c'est l'homme du sérail qui a déclenché des réactions en chaîne imprévisibles qui ont détruit l'Union Soviétique, ce qu'il ne souhaitait pas et qu'il n'a pas pu empêcher.

Avec la fin du soutien inconditionnel du glacis de l'Est et de ses tyrans formés à Moscou il a ouvert la, première brèche. Avec la Perestroïka et la Glasnost il a atteint le cœur du système qui ne s'en est non seulement pas remis mais qui en est mort.

L'I.D.S de Ronald Reagan et son administration avait porté le premier coup, le plus jeune secrétaire général de l'Union des Républiques Soviétiques de Russie les a enterrées.

C'est l'éternelle histoire du pompier pyromane: une fois l'incendie allumé plus personne ne peut l'éteindre. Gorbatchev, en lâchant du lest a encouragé les peuples soumis à se délivrer de leurs chaînes lorsqu'ils ont sentis que la police et les forces armées restaient l'arme au pied.

Pour les Russes qui n'ont pas connu le régime de terreur et le goulag Gorbatchev est celui qui s'est "fait avoir" par l'Occident. Pour les communistes qui restent fidèles à ce régime d'oppression c'est le diable personnalisé.

Pour les occidentaux, qui se sont ridiculisés avec la "Gorbymania" il est l'homme avec le Pape Jean-Paul II et Reagan qui a détruit la menace de guerre qui pesait sur le monde depuis la fin du second conflit mondial: peu se sont rendus compte de la reconnaissance qu'ils doivent à cet homme même si c'est indirectement qu'il leur a rendu un service extraordinaire.

Le jeu trouble de Gorbatchev lors de la tentative de coup d'état des vieux Apparatchiks et son déni de légitimité de Boris Eltsine ont levé les derniers doutes sur l'action du soviétique. Que le communisme n'ait pas eu son -ses- Procès de Nuremberg est infiniment regrettable car certains s'appuient sur cette faille pour effacer ses crimes et le ripoliner en écologisme autoritaire qui emprunte beaucoup aux ex-"démocraties populaires".

Que Poutine soit son lointain successeur n'en fait pas un Saint. Loin de là.

 

Partager cet article
Repost0
31 août 2022 3 31 /08 /août /2022 07:00

Je vais vous en raconter une bien bonne, chers lecteurs. j'ai failli tomber de l'armoire en apprenant, de source tout ce qu'il y a d'officielle qu'une sœur qui en insulte une autre peut être poursuivie en justice.

Insulter possède, en ce cas, un sens très large: lui dire qu'elle terrorise son entourage, qu'elle est menaçante, ou qu'elle persécute quelqu'un peut légalement être considéré comme une insulte et, en tant que telle, être sanctionnée pénalement.

Les articles du code pénal R621-1 et R62-2 du code pénal sont clairs à ce sujet.

Le quidam qui a giflé le Président de la République Emmanuel Macron n'a eu droit qu'à un rappel à l'ordre. La femme qui a écrit sur ses mains "je t'emmerde"* et qu'elle a ostensiblement montrées au même Emmanuel Macron n'a pas été poursuivie du tout et un frère qui traiterait le sien d'enclume ou de ramasse-merde pourrait l'être? C'est soit hilarant soit consternant. Inquiétant aussi.

Si on ne peut plus s'insulter en famille c'est la fin de la société civilisée qu'on connaît. Car enfin, la famille n'est-elle pas l'endroit où l'on peut encore se défouler et traiter de conne quelqu'un qui en a toutes les caractéristiques? traiter de "facho"  une sœur qui trouve Le Pen et Zemmour timorés c'est l'insulter? la désigner comme "grenouille de bénitier" également?  Je ne le pense pas et crois que personne n'aurait la bêtise de convoquer au tribunal un frère ou une sœur qui le ferait. 

Si ces articles du code pénal étaient appliqués Michel Audiard ne serait pas une référence et le métier de dialoguiste bien terne.

La justice dont on nous dit depuis ma naissance qu'elle n'a pas le sou et qu'elle est débordée traiterait des dossiers dans lesquels des proches se disent leurs quatre vérités avec des mots fleuris? Sur que cela nécessite de faire appel à elle!

Au fait...la personne insultée comme celle qui insulte pourraient régler leur différent d'une autre manière: elle aura raison de son adversaire en lui répondant ou en lui collant son poing dans le nez. Elle pourra même faire les deux en même temps.

 

* 10 janvier 2022, Vallée de la Roya dans les Alpes Maritimes.

 

 

Partager cet article
Repost0
30 août 2022 2 30 /08 /août /2022 07:00

"Afin d’appréhender l'ampleur de ces tueries qui s'étendirent sur la commune de Nyamata, rappelons ces chiffres: 51000 Tutsis, sur une population d'environ 59000, ont été massacrés dans les 14 collines que rassemble la commune. Entre le 11 avril et le 14 mai, en trente-quatre jours d'affilée, puisqu'on tuait aussi le dimanche, respectant des horaires qui ne différaient pas tellement de ceux des travaux agricoles, sinon que l'heure du déjeuner était retardée au milieu de l'après-midi, à cause de la longueur des trajets pour se rendre aux marais ou en forêt.

Plus de 800000 Tutsis ont été tués en moins de cent jours dans le pays. Si l'on excepte les cas particuliers des massacres de Hiroshima et Nagasaki, jamais population civile n'avait été tuée plus efficacement de la main de l'homme. Durant les trois mois les plus meurtriers de la Shoah, de début août à fin octobre 1942, la machine exterminatrice nazie, à son régime le plus haut, assassina un nombre semblable de Juifs et de Tsiganes sur le continent européen. A l'époque la plus démente de la terreur soviétique, 800000 personnes furent exécutées d'une balle dans la nuque entre décembre 1937 et novembre 1938, en onze mois."

Jean Hatzfeld "Là où tout se tait" (Folio 7094)

Partager cet article
Repost0
29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 07:00

N'arrivant pas à déterminer lequel des deux est le meilleur du rail ou de l'air pour se rendre d'une capitale de province à la vraie capitale j'ai une fois encore hésité et fini par opter hier pour le train. L'avantage de ce moyen de transport c'est qu'il va de centre ville en centre ville, qu'il est rapide (je parle là exclusivement des TGV), régulier et qu'on peut bouger, se déplacer, lire et se reposer.

L'avion, lui, n'est rapide qu'entre les deux pistes: celle du décollage et celle d'atterrissage. Malheureusement il y à ajouter les enregistrements de bagages, les contrôles, les files d'attente interminables pour monter et descendre de l'appareil, la récupération aléatoire des dits bagages et les trajets pour se rendre ou quitter l'aéroport. Pour ne rien dire des places défoncées et exigües dans l'avion.

Dans l'avion on est quand même bien installés et à l'abri du fléau téléphone portable. En train vous n'êtes jamais à l'abri de tomber sur le malotru (ou la malotrue, la connerie en ce domaine est paritaire) qui vous inflige ses conversations, privées ou d'affaires, toutes aussi exaspérantes qu'inintéressantes. Dans l'avion vous pouvez vous retrouver à proximité du jeune enfant qui s'impatiente et des parents impuissants à l'empêcher de devenir rapidement insupportable. Dans le train également. 1 partout.

les trous d'air, ces fameuses "turbulences" sont concurrencées par les arrêts inopinés mais prolongés sur la voie pour lesquels on nous remercie de notre compréhension sans donner ni la cause ni la durée de l'arrêt. Mieux vaut être raisonnablement secoué et attendre "l'extinction de la consigne lumineuse".

Egalité en ce qui concerne le ravitaillement. dans les deux cas peut mieux faire.

La crise du COVID a redonné envie aux Français de bouger. Les aéroports comme les gares sont bondés et tout indique que cette frénésie de départs est durable. Personnellement j'ai l'impression que les compagnies aériennes ne sont préoccupées que de récupérer l'argent envolé pendant le plus dur de la pandémie. Les services sont drastiquement limités et la rentabilité doit primer sur tout, sécurité exceptée. Le traitement des bagages cabines, littéralement "à la tête du client" chez Easy Jet risque de s'étendre partout.

La SNCF, forte de son nouveau statut de société privée hérite d'une entreprise épuisée. Les travaux semblent être entrepris partout mais il y a tant de retard accumulé qu'on a l'impression qu'elle n'y arrivera jamais. Les contrôles, les tarifs, la communication restent d'un autre temps et sont soit désuets soit agressifs. Pas au niveau en tous cas. Le matériel roulant est soit du dernier cri soit paléolithique. Il n'y a pas de milieu.

Si vous êtes en 1ère classe d'une rame récente du TGV vous pouvez y croire. Si vous êtes dans un "intercité" (vieux corail poussif et sale) c'est plus compliqué.

Et, de grâce, dans les airs ou sur rail, que les messages audio cessent de nous prendre pour des enfants ou des attardés mentaux! On se contrefout que le chef de cabine de l'avion s'appelle Gontran ou que le "barista" du TGV dans lequel nous avons pris place répond au prénom de Loïc.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 07:00

"Tu le sais que tu es vieux, toi. Tu le sais?" voilà le genre de gentillesse (involontaire) que les très jeunes sont parfois capables de vous adresser sans, évidemment, mesurer la portée de leur réflexion.

Là c'est L*** , une petite mignonne qui, après cette sentence légèrement déstabilisante a ajouté: "tu vas mourir bientôt".

Elle a raison. Entre ses dix ans et moi c'est une vie entière qui nous sépare, elle ayant tout à découvrir, le mal comme le meilleur, et moi ayant la partie la moins drôle à parcourir.

J'ai heureusement ma mère (plus que vieille) pour apprendre en accéléré tout ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut terminer son existence à peu près convenablement.

N***, lui a constaté, en parlant de son deuxième grand-père (il en a 3, familles recomposées obligent) : "il n'aime que les chanteurs morts".

Notre petit M***, lui, est direct et franc. Ne nous a t'il pas dit sans précaution: "Je m'ennuie un peu chez vous mais j'aime bien venir" (ou "je vous aime bien", je ne me souviens plus). 

La franchise est presque l'apanage des jeunes enfants.

La civilité, l'éducation, la vie en société, appelons comme on veut cette retenue vaguement hypocrite qui nous oblige sinon à travestir notre pensée du moins à ne pas la dévoiler complètement quand elle est par trop négative, nous fait masquer ce genre d'appréciations peu flatteuses. 

Ou alors c'est par jeu ou provocation que nous le faisons, comme dans cet exécrable film avec Jim Carey "Menteur, menteur".

Au fur et à mesure qu'on vieillit on devient plus rigide. Les certitudes remplacent la colonne vertébrale et apportent la raideur qui flanchait. Plus de douceur, plus d'intérêt pour les autres. On est autocentré. A ce moment de la vie certain(e)s n'hésitent pas à livrer leur vérité sans fard.

J'ai opté pour l'inverse et espère y parvenir.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages