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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 07:00

Ma femme n'a (pratiquement) que des qualités. L'une de celles que je préfère chez elle est sa bonne humeur permanente. Voilà quelqu'un qui surmonte les contrariétés, qui trouve systématiquement le bon côté des choses, qui n'affirme jamais rien sans être suffisamment sûre d'elle et qui est un modèle de tolérance. 

Je pensais qu'un tel prodige n'existait pas ou que les vices cachés mettraient du temps à apparaître et seraient proportionnels à leur long sommeil.

Marié il y a sept ans après quatre années de cohabitation chacun chez soi je peux écrire que non, décidément non, Françoise n'a aucun des défauts qui (dé)font les couples.

Aucun?  ah! si... elle a des tendances écologiques énervantes. Enfin, qui moi m'énervent.  Elle vient fermer le robinet lorsqu'elle estime que je laisse l'eau couler trop longtemps. Elle invoque des odeurs inexistantes pour laisser le lave-linge et le lave-vaisselle entrouverts en permanence.

Elle ne chronomètre pas ses propres douches mais les fait durer le moins possible. Elle fabrique d'épouvantables substituts naturels aux produits ménagers du commerce (la texture de sa lessive donne la nausée) elle rationne l'électricité et répond à ma manie de laisser le frigo ouvert trois secondes de trop en le refermant derrière moi.

Tout ceci serait anecdotique si les "arguments' qu'elle utilisait n'étaient pas ceux de Yannick Jadot, d'Aymeric Caron ou de Sandrine Rousseau.

Pour le moment nous ne nous chamaillons pas comme le font les "Khmers verts" avec tous ceux qui osent penser différemment d'eux. Mais le vers est dans le fruit: le recyclage des morceaux de savonnette et la poubelle de contenance mesquine que l'on doit vider tous les jours sont des alertes suffisantes: Eh, l'écolo, tu as peut-être raison mais les idéologies, lorsqu'elles sont menées à leur terme,  on a vu où elles conduisaient:  au lao-gai, à la Kolyma ou à Buchenwald. Je fais couler l'eau pour mon brossage de dents et continuerais à le faire.

Et ne dis pas que j'exagère.

 

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 07:00
Rien à dire.

Je suis toujours passionné lorsque je peux comparer une photo ancienne ou une peinture datée et ce qu'est devenu l'endroit portraituré. La "vérité" que leur confère la pérennité du cadre pris pour modèle leur confère une valeur particulière.

A la librairie "Ombres blanches j'ai été attiré par la couverture d'un gros livre sur Toulouse pendant la seconde guerre mondiale. Elle était illustrée par une photo de soldats allemands patrouillant devant le Capitole. Je suis allé sur place voir le sujet qui est resté proche de la photo historique. Plus de soixante-dix ans s'effaçaient.

Que recherchons-nous lorsque nous posons devant des monuments historiques? Qu'est-ce que les selfies nous disent?

 

Peut-être ai-je enfin eu l'explication rationnelle de ma passion irrationnelle pour les Beatles. En effet on m'a offert un livre qui démythifie le groupe britannique en démontrant qu'il existe un récit officiel les concernant qui en fait une sorte de conte parfait s'appuyant sur un corpus musical désormais fini et des anecdotes édifiantes faites pour susciter l'adhésion.

Dès que quelque chose "fait tâche" presse, fans, journalistes et spécialistes l'atténue ou la font disparaître pour rester dans la légende écrite patiemment depuis plus de 50 ans. Les personnes de l'épopée sont figées dans le temps avec des personnalités qui soulignent le récit réécrit. Les bons mots de John sont répétés, les succès des uns renvoient à ceux des autres dans une belle camaraderie qui sent effectivement l'histoire réécrite.

Ils sont tellement connus, tellement diffusés, tellement remixés et tellement régulièrement et fallacieusement à la une de l'actualité qu'ils sont intemporels d'une part et qu'on ne prend plus la peine de les écouter pour dire s'ils ont réussi l'examen du temps passé d'une autre.

Comme Presley, Monroe ou Guevara ils sont devenus autres qu'eux-mêmes et ne se reconnaîtraient sans doute pas dans la manière dont ils sont décrits. 

Curieusement mon "post" sur "Let it be" avait anticipé cette réflexion: c'était un disque très moyen, il avait connu des déboires et des vicissitudes qui l'avaient "abîmé" et les marchands du temple le célébraient au même titre que les autres disques du groupe.

La "chosification" de ce groupe est achevée.

Ersin Leibowitch "Mythologie" (Une contre-histoire des Beatles) Hors Collection (2022) 18€

 

 

La semaine politique a été difficile. Mais je réalisais que Gérard Longuet, François Léotard, Bernard Pons, Michel Charrasse, Claude Labbé, Jean-François Deniau, Martine Aubry, le Prince Poniatowski, André Laignel, Valérie Boyer, Gilles de Robien, Marielle de Sarnez, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Elisabeth Guigou, Laurent Fabius, Cécile Duflot, Charles Pasqua, Marie-Noëlle Lieneman étaient enfin retournés à l'anonymat.

Ce sera le tour de Guillaume Peltier, Jean-François Coppé, Eric "Chiotti", Jean-Luc Mélanchon et de quelques autres qui ont (momentanément) pris leur rôle. 

 

 

 

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 07:00

L'assemblée générale de l'association de laquelle je suis bénévole s'est tenue lundi soir peu après la fin de la canicule sur la région. Ce passage rapide de 41 à 34 degrés s'est accompagné d'un vent soufflant en rafales assez typique de la région toulousaine.

La réunion était suivie d'un repas de qualité servi dans le jardin. Je passe rapidement sur ce qui s'est dit à l'assemblée: si j'étais paranoïaque je constaterais qu'à peine l'ai je intégrée que l'association (qui existe depuis 1978) est touchée à mort. A la fin de l'année elle n'aura plus de locaux et plus d'activité pendant plus d'un an.

Ce sont les locaux, plus particulièrement l'emplacement des locaux qui sont responsables: l'hôpital va créer un bâtiment de néonatalogie et celui-ci doit légalement être situé à 50 m maximum de la maternité.

Tout ceci n'est pas réjouissant mais les bonnes volontés sont nombreuses et l'on s'active pour trouver une solution de remplacement...

Le dîner... petites entrées élégantes mais difficiles à consommer debout puis barbecue à "la plancha" avec magrets de canard, petit hamburgers, gambas et noix de Saint-Jacques et une fontaine de chocolat en dessert.

On a fini par sortir des chaises d'intérieur, des bancs et à disposer quelques tables. Les mets étaient servis avec une fourchette en bois et des assiettes en papier un peu épais mais insuffisamment pour ne pas être emportées par le vent qui s'est invité en début de soirée.

Les femmes étaient habillées et, naturellement, redoutaient "la" tâche inopinée. assiettes soulevées, hamburgers trop instables, gambas compliquées à décortiquer... robes et chemises, pantalons et bermudas furent copieusement arrosés.

Mais ce n'était rien à côté de la fontaine de chocolat qui salit chacune et chacun à chaque tour.

Ruée mardi au pressing ou chez Midica pour acheter de la terre de Sommières.

 

 

 

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 07:00

Ne serait-ce que pour "Le fanfaron" de Dino Risi et "Le conformiste" de Bernardo Bertolucci On pouvait avoir de l'estime pour Jean-Louis Trintignant qui est mort la semaine dernière à l'âge de 91 ans. Il fut un bon comédien de cinéma même si sa filmographie contient des "nanars" peu convaincants ("Le bon plaisir" de Francis Girod, "Le mouton enragé" de Pierre Granier-Deferre", "Le train" du même, une daube certifiée de Philippe Labro "sans mobile apparent" et quelques Lelouch dont le très surévalué "Un home, une femme".

De temps en temps il surprenait (en gangster psychopathe dans "Flic story" de Jacques Deray) et parfois il éblouissait ("Amour" de Michael Haneke). 

En regardant son portrait hagiographique sur la télévision d'Etat France 2  j'ai été comme surpris entre la force de l'émotion de celles et ceux qui parlaient de lui et la "banalité de l'homme.  Il aimait la course automobiles? c'est une question de moyens. J'aurais sans doute aussi aimé ça. "Il a eu les plus belles comédiennes dans les bras"; oui, c'est son métier qui veut ça! Il a connu des drames (...) certes. 

Plus que pour d'autres -et l'extrait de tournage de "Et Dieu créa la femme"(1956) de Roger Vadim le soulignait comme une évidence- son travail, le métier de comédien donnait la sensation que ce n'était pas bien compliqué. Si les Miss Météo, les chanteuses en fin de carrière, les Mr Univers et les rappeurs y parviennent c'est que c'est à la portée de beaucoup, non? 

A travers un moment du tournage du film de Claude Lelouch qui lui valut la Palme d'Or du Festival de Cannes on comprenait que tourner un film, pour un comédien, se résume à enregistrer plusieurs fois une scène jusqu'à ce que son metteur en scène soit satisfait. Chaque jour on enregistre 4 ou 5 minutes de films qui, une fois montées forment un tout plus ou moins réussi; plus ou moins inspiré. 

Pas de quoi qualifier le défunt de "héros" comme sa belle-sœur liftée à l'extrême ni l'admirer comme s'il avait vaincu l'Annapurna en tongs et maillot de bain comme son ex-femme botoxée à mort. 

Bien malgré lui la tragédie de la mort de sa fille Marie l'avait rapproché du public compatissant. Ce drame personnel, étalé malgré lui sur la place publique a eu une incidence considérable sur l'homme et le comédien. Je ne suis pas certain que le voyeurisme ait été évité dans le portrait posthume de Trintignant.

Ex-femme et ex-belle-sœur à bec de canard tenaient à l'auréole de leurs deux défunts. 

Je suis resté dubitatif sur l'exercice "théâtral" des "lettres à Lou" d'Apollinaire lues à deux voix par le père et la fille et qui faisait tomber en pâmoison la critique germanopratine. La teneur de ces lettres, me semble t'il, ne permettait pas cet artifice transgressif, osé, incongru.

Madame-ex, gardienne du temple, en avait décidé autrement. on a donc crié au génie. 

Les morts célèbres restent intouchables: Sitôt que l'un d'entre eux passe l'arme à gauche il monte au Walhalla et on le pleure éternellement. 

 

 

 

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 07:00

Avec plus de 29 degrés en fin de semaine nous avons économisé nos gestes, empêché le soleil de trop brûler et fait fonctionner tous les systèmes de rafraichissement. Les ventilos n'ont pas chômé!

Dans le salon un drap humide avait pour mission de faire baisser d'un ou deux degrés la température. Nous avons regardé la télévision (le ron-ron télévisuel) et assisté à une sorte de glorification posthume d'un couple qui a abruti les Français pendant d'interminables années: les Carpentier. Pierre Palmade, l'inévitable Muriel Robin qui a cessé d'être drôle depuis des années et se prend pour une tragédienne; Pierre Lescure, tellement œcuménique qu'il trouve sincèrement du talent à tout le monde, Mireille Mathieu comprise, Patrick Cohen qui surjoue le bon gars pas prétentieux, l'animatrice qui se trompe tout le temps et rit de ses bordes rivalisent de compliments pour décrire les "variétoches" de la "télé de papa".

Tant qu'on y était on a même eu droit à un extrait "d'Intervilles" avec Guy Lux et Léon Zitrone, on touchait le fond.

Je ne sais pas ce qui dégoulinait le plus: la sueur sur moi ou la connerie la plus vile de l'écran de télévision.

Hanouna pourrait presque passer pour quelqu'un de respectable devant la bêtise crasse de ces fantômes du passé.

Et ce Lescure qui, par souci de ne déplaire à personne faisait semblant de trouver ces variétés ineptes amusantes....

On touchait le fond avec Sacha Distel et Johnny chahutant Gainsbourg sur une moto en massacrant "Harley Davidson". Terrifiant.

 

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 07:00

Je rôdais autour des tables sur lesquelles des piles de livres s'entassaient. Jolies couvertures et couleurs chatoyantes. Titres jouant souvent sur les mots (le calembour est un parasite) ou détournant des expressions du langage parlé.

Romans (beaucoup trop nombreux), essais (sujets ardus), livres du moment (biographies, actualité, autobiographies, livres de sport, de cinéma, de cuisine, de voyages...) il y a une telle profusion de tentations qu'on ne sait quoi acheter et donc quoi lire. (j'ai de nouveau renoncé à la bibliothèque).

J'ai deux valeurs sûres: les livres politiques et ceux d'Histoire. En général je trouve toujours un livre très récent abordant un sujet très ancien qui pourrait m'intéresser. Un évènement historique analysé sous un angle différent d'une part ou une étude fouillée d'un fait politique tout frais: la présidentielle d'il y a un mois vue par des journalistes qui couvraient déjà la politique au moment de l'affaire du Canal de Panama, chronique de la campagne d'un candidat malheureux par quelqu'un qui "règle des comptes", etc.

Je termine souvent mon périple par les livres d'art: photographies, musique, peinture et depuis récemment sculptures. Sans oublier l'architecture.

Je fuis comme la peste les rayons de "l'actualité" constitué des best-sellers tous domaines et des mémoires de célébrités? je contourne la médecine et les BD pour lesquelles je n'ai plus de curiosité. Les volumes de Riad Sattouf ne m'intéressent pas.

je m'attarde longuement au rayon politique. Je trouve toujours un pavé qui mérite que je m'y arrête! je feuillette "Le traître et le néant" de Davet/Lhomme: ils ne se sont pas foulés! Ils réhabiliteront Hollande sans moi.

Et je tombe sur "le troisième homme' de Pierre-Frédéric Charpentier, éditions du Félin, collection Histoire et Société et sous-titré: "L'art de la défaite à l'élection présidentielle sous la Vème République, (1958-2017), 22€

Je prends le livre sous celui d'exposition et file à la caisse avec ma trouvaille.

Un livre pour moi! bien écrit, complet, sans erreur et qui m'apprend des choses sur le passé récent.

Chiant, quoi.

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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 07:00

Hélas mes lacunes en jeux électroniques, ma difficulté à comprendre la virtualité, ma méconnaissance de l'univers des jeux et de leurs règles font que, devant une console ou le casque de réalité virtuelle posé sur le crâne je suis d'une maladresse insigne. J'ai du mal à comprendre ce qu'on attend de moi et plus encore à le réaliser.

Déjà, lorsque mes enfants étaient petits je ne faisais pas long feu sur la "game boy" et trouvais les jeux inintéressants et... pas évidents. Sauter en évitant les obstacles, en allumant des étoiles ou en décrochant des pièces de monnaie m'apparaissait comme stupide. Stupide et difficile.

L'ordinateur est, pour moi, une chose maligne qui cherche à m'égarer, à me ridiculiser à effacer ce que j'essaie d'y introduire. Je maîtrise à peu près la bête mais crains toujours qu'elle me plante. Exprès. Pour me nuire.

J'ai été un des premiers à utiliser un téléphone portable. L'entreprise pour laquelle je faisais semblant de travailler me l'avait confié. Très vite je me suis limité à quelques fonctions "essentielles" en négligeant celles qui me paraissaient trop compliquées. J'en suis encore là aujourd'hui après avoir usé 5 ou 6 GSM.

Je ne peux m'empêcher de penser que des industriels animés par la soif de nuire demandent à leurs ingénieurs ravis de leur obéir de complexifier au maximum le fonctionnement de leurs appareils et les notices de mode d'emploi.

Quand je vois des jeunes gens, dans le tram, taper des SMS à une vitesse vertigineuse et utiliser des fonctions dont j'ignore jusqu'à l'utilité,  je constate qu'en réalité c'est moi qui suis une vieille rosse et que je suis à peine moins gourde avec les outils de communication d'aujourd'hui que ma mère de 92 ans.

J'essaie de comprendre, de lire le mode d'emploi, de me renseigner, de me faire expliquer, de regarder des tutos... rien n'y fait vraiment: quand j'arrive à quelque chose c'est par hasard et je ne parviens pas à reconstituer mon approche gagnante!

Ce casque contient des jeux. le plus simple, une partie de tennis de table avec un partenaire virtuel spécialiste des coups bas (et à la conversation limitée) ne me pose pas de problème. Je sais entrer dans le jeu, faire venir des balles et faire des échanges avec le bonhomme. C'est le b.a BA du jeu électronique.

Ça se complique quand je veux affronter des morts-vivants... à mains nues, grimper le long d'une falaise à mzins nues, sauter dans le vide sans savoir diriger ma voile delta, escalader une façade d'immeuble à mains nues également; sauter en parachute et plein d'autres activités de plein air du même style. Je reste vivant moins de temps que raisonnable. Je me scratche, je me vautre, je m'écrabouille, je me fais bouffer, je suis mort en moins de 3 minutes sans avoir compris comment je pouvais combattre mes ennemis virtuels.

Ayant le jeu chez moi pour un certain temps j'essaie de m'améliorer mais mes progrès sont lents. très lents. Je le déplore parce que le graphisme ou le décor de ces activités est saisissant de réalisme et que je suis immergé de manière panoramique dans une "réalité virtuelle" exceptionnelle.

Ces jeux sont tellement vrais que je ressens de la nausée, de l'appréhension, de la crainte et parfois des malaises. Il y a une part de masochisme à vouloir affronter des gens qui vous veulent du mal par plaisir.

(à suivre).

 

 

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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 07:00

J'ai comme le sentiment que nous sommes en train de revenir à une période de pudeur devant les choses du corps et cela me surprend. A l'heure ou le corps s'exhibe comme une œuvre d'art unique revendiquée qui expose les tatouages, des coupes  et couleurs de cheveux originales, où l'on porte des vêtements d'une extrême diversité la presque nudité semble de nouveau déplaire et être regardée comme malvenue. On n'en est pas (encore) à l'injure ni aux remontrances mais les jeans troués, le piercing, le tatouage, les habits déstructurés, les cheveux taillés au sécateur et peints de couleurs originales attirent et les regards désapprobateurs et les réflexions qui ne le sont pas moins. Sans oublier ces regards haineux que déclenchent la vision d'une jeune personne dont l'allure est censée représenter la personnalité.

Mode unisexe, habits qui semblent sortir d'une caisse de friperie à 1€, bijoux qui traversent la peau, les sourcils et les narines ne sont pas dérangeants mais étonnants. Est-ce beau? est-ce laid? comme le rap j'ai cru à une mode excentrique passagère. Mais cela dure et les générations suivantes sont encore plus imaginatives dès lors qu'il s'agit de peindre sur soi. Le corps des blancs, malgré sa couleur rosacée assez vilaine, est un support inépuisable.

J'ai le souvenir, qu'enfants, nous nous cachions pour ne pas être vus déshabillés. Chez le médecin ou à la plage nous ressentions un malaise. Même entre frères et sœurs, dans notre famille la porte de la salle de bain comportait un verrou que l'on actionnait plutôt deux fois qu'une.

Lorsque mai 68 est arrivé et a littéralement fait s'écrouler le monde d'avant, pudibond et coincé, les écrans de cinéma ont montré la nudité sans complexe. Il a fallu vaincre un reste de timidité pudibonde résistante.

Je ne sais pas si cette "peur" du corps et de sa représentation vient des religions et de leur stupide haine de la sexualité. Il me semble que notre époque était sur la voie de l'émancipation et que nous sommes à la croisée des chemins: va t'on aller plus loin ou revenir à l'époque où l'on s'émoustillait d'entrevoir une cheville? 

Je ne peux pas dire que j'aime les tatouages mais je comprends la démarche individuelle et la recherche de l'unicité.

 

 

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17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 07:00

Cela fait maintenant plus de 6 mois que nous sommes submergés par la politique, les commentaires sur la politique, le défilé des politiciens aux micros des télévisions, des radios et des journaux, les programmes politiques, les alliances des uns, les réactions des autres, bref, soumis à un "bourrage de crânes"  tel que le plus surprenant n'est pas le taux d'abstention mais qu'il y ait encore des personnes de bonne composition pour aller voter.

Moi, je le reconnais, je n'en peux plus de voir et d'entendre Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et tous les autres. Rien que d'apercevoir le bout de leur nom ou d'entendre le son de leur voix j'ai des envies d'île déserte.Christian Jacob, Clémentine Autain, Alexis Corbière...leur présence permanente a le don de m'exaspérer.

Je ne me contente pas de ne pas les écouter; je les fuis.

Je n'admire pas leur opiniâtreté, leur constance, leur confiance en eux et en ce qu'ils disent. Pour moi ce sont des bateleurs d'estrade presque uniquement mus par leur ambition personnelle. Je doute qu'ils croient à leurs arguments et qu'ils aient vraiment la certitude qu'appliquée, leur politique apporterait le bien-être aux électeurs. Pire, je ne suis pas loin de penser que les électeurs sont juste des idiots à qui faire croire n'importe quoi pour la majorité d'entre eux.

La politique n'est pas du bénévolat et les hommes et femmes qui y consacrent leur vie attendent quelque chose en retour. Sans citer Cahuzac ou Fillon, cas extrêmes, ils n'oublient pas de s'enrichir copieusement . Personne ne leur demande de travailler gratuitement mais il devrait exister un gap entre les millions d'un DSK, d'une Valérie Pécresse et de tant  d'autres et la moyenne des revenus de leurs électeurs.

Il y a bien un "ruissellement" mais il va de haut en haut. Jamais de haut en bas!

L'argent n'est qu'un détail. Les carrières interminables (Fabius) en sont un autre. Les électeurs sont "vieux" à 55 ans. Pas les politiques! Viré d'une société il est compliqué sinon impossible de retrouver un emploi similaire. Le sacrifice salarial est assuré. Ces messieurs-dames les élus changent de parti, sont battus mais restent dans une autre fonction,cumulent, écrivent (!) des livres...Élus et électeurs ne sont pas logés à la même enseigne.

L’Égalité de la devise de la République est en fait de l'humour noir.

Chirac a sévi de 1967 à 2007. Mitterrand de -4 avant J.C jusqu'en 1995 etc.

 

 

 

 

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16 juin 2022 4 16 /06 /juin /2022 07:00

Mes insomnies résistent aux cachets de plus en plus dosés et je me réveille (comprendre "je quitte le lit") aux alentours de 5H00 sans trouver la force de faire quoi que ce soit et en particulier lire. De ce fait je regarde en replay des programmes télévisés qui méritent, à priori, une réhabilitation sous forme de visionnage (presque) nocturne.

Ne voulant réveiller ma compagne je mets le son assez bas et perds -parfois- quelques dialogues ou commentaires selon ce que je regarde, un film ou un documentaire. Les oiseaux commencent tôt leur chahut dominé par les goélands dont les cris rappellent des pleurs d'enfants ou des rires sarcastiques.

J'ai ainsi, sur 2 jours visionné l'adaptation de Pascale Ferran de "l'amant de Lady Chatterley" de D.H Lawrence avec Marina Hands dans le rôle d'une Madame Bovary qui découvre l'existence par le biais d'une relation sexuelle libre avec son garde-chasse.

Cette histoire bien écrite et, ici, bien filmée, a scandalisée l'Angleterre puritaine à la publication du roman et de ses 3 versions. L'influence conjuguée de la Religion et de la "morale" de la Haute-Société britannique à la fin des années vingt (mille-neuf cent vingt-huit très exactement) était implacable avec les mésalliances, l'intangibilité des classes sociales et le sexe hors mariage comme le sexe libérateur. Si l'on ajoute que le mari-trompé est devenu infirme et impuissant la transgression fit bondir les ligues de vertu et apparentées.

Dans le film, qui magnifie la nature mais pas les corps ni leurs rapprochements, Lady Chatterley, interprétée par Marina Hands est naïve. On peut même la voir comme une oie-blanche, oisive, vaguement concernée par son époque. Elle n'aime ni déteste son mari. Elle passe ses journées à ne rien faire tout en admirant la beauté de la campagne et le passage des saisons.

Comme on le sait une "passion charnelle" va la lier avec le garde-chasse du domaine, un homme rude et peu-causant. Compte-tenu de l'époque pendant laquelle se situe l'action, Lady Chatterley prend de sérieux risques en se donnant sans retenue et en découvrant le plaisir physique.

Cela nous vaut quelques accouplements champêtres distrayants et des grognements qui m'ont fait baisser le son au point de prendre le risque d'en perdre le sens!

Nos deux héros s'émerveillent d'une éclosion d'oisillons puis passent aux choses sérieuses. Idem lorsque la pluie tombe drue: ils se dévêtent et joue à chat avant de pratiquer un jeu plus roboratif. Je m'attendais (presque) à entendre "toute la pluie tombe sur moi" ou la V.O "Raindrops keep falling over my head" mas ça avait déjà été fait!*

Est-ce Marina Hands qui a du mal à nous convaincre qu'elle peut incarner une femme à l'intelligence limitée? est-ce la redondance de copulations sans intérêt? la longueur du film? la faiblesse de l'histoire? le personnage caricatural du mari interprété par Hippolyte Girardot? le physique nature du garde-chasse? le film est sinon ennuyeux du moins un peu "longuet".

Et parfois ridicule comme la scène de décoration florale ou celle dans laquelle Lady Chatterley s'étonne des différences de volume du sexe de son amant avant et après leur... rapprochement.

Les toutes dernières minutes du film, qui voient les deux amants se dire un adieu définitif montrent une châtelaine bien moins bébête qu'on le pensait.  Se pourrait-il qu'elle nous ait trompés, nous aussi?.

 

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