Jean-Michel Aphatie est un journaliste politique. Il "sévit" depuis longtemps sur les ondes, sur les plateaux et dans la presse. Son accent et ses emportements médiatiques lui ont permis d'acquérir une sorte de droit de passage à vie dans les médias où ses "analyses minutes" sont appréciées. Une sorte d'Elkabach en moins larbin.
C'est un journaliste "mainstream" (ce n'est pas une critique) qui a parfois des colères froides mais qui, dans l'ensemble, est plus proche de la dynastie Duhamel que de Médiapart.
Mercredi 26 mars je suis tombé sur sa minute et demie dans "Quotidien" (un cirque) dans laquelle il s'en est pris aux procureurs qui avaient dénoncé un "pacte de corruption" dans l'affaire Sarkozy - Kadhafi. Il a également dénié à ceux-ci le droit de donner un avis sur la corruption ou l'ambition présidentielle de l'ex-président.
Je ne suis pas d'accord du tout avec lui et pense même le contraire.
Quelque jours auparavant le même Aphatie avait été au centre d'une polémique qu'il avait lui-même créée: en disant en substance que la France avait commis des crimes de masse en Algérie comme le massacre d'Oradour sur Glane (10 juin 1944) par la division nazie Das Reich en France, il a essuyé une tempête, la plupart de ses "confrères" le reniant.
Et pourtant....
Sur ce point je suis d'accord avec lui. Ces crimes, souvent tus et rarement jugés, des deux côtés, sont en partie la cause des difficultés relationnelles de la France avec l'Algérie.
Il faudra bien un jour, mettre à plat ce conflit et faire justice Historique de ce qui s'est passé, des deux côtés. Notre mauvaise conscience et la commodité que représente pour le pouvoir Algérien de tout nous mettre sur le dos finira bien un jour.
Les travaux des historiens ne suffisent pas: il faut que nous soyons décidés, des deux côtés, à accepter d'ouvrir les dossiers enfouis dans la poussière. Non pas, une fois de plus, pour expier nos fautes mais pour solder une période bien peu digne.
