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25 février 2025 2 25 /02 /février /2025 09:57

C'est indubitable le "Canard enchaîné" n'aime pas (c'est un euphémisme) l'ex-président Sarkozy. C'est son droit le plus strict et, dans une démocratie, les journaux ont le droit, et même le devoir, de nous expliquer ce qu'ils reprochent aux puissants et pourquoi. Le "Canard" n'a pas -à part François Mitterrand et par éclipses- trouvé de chef d'état qui le satisfasse un peu parmi les 8 qui se sont succédés depuis l'instauration de la Vème République. Mais Sarkozy c'est pathologique. Il le détestait président, il le déteste toujours. 

Parfois il donne de solides raisons de mal le juger parfois ils en fait trop. Je dirais que la critique est le plus souvent, voire toujours négative. 

Mais je ne suis pas loin de la détestation de ce président pas au niveau qui a ostensiblement  fait une politique pour ses "amis" des médias, des entreprises du CAC 40 et des industries du luxe, l'affaire Kadhafi, l'affaire Bettencourt entre autres ont fait beaucoup pour dégrader son image. Sa personnalité infantile ("Avec Carla c'est du sérieux") et ses mensonges font que l'on ne pouvait donner tort au journal satirique. N'en déplaise à ceux qui considèrent que Sarkozy est victime d'une sorte de harcèlement juridique je pense qu'il est normal et juste, qu'un ancien chef de l'Etat convaincu d'avoir manqué à l'exemplarité de sa fonction, et ce dans plus de 5 dossiers doit être jugé et, le cas échéant, poursuivi et condamné. 

Qu'il soit effectivement condamné et contraint de porter un bracelet électronique met mal à l'aise (il a gouverné la France) mais semble justifié. Nous avons souffert de cette présidence indigne et avoir vu Kadhafi "planter sa tente" dans les jardins de Marigny est une indignité qui a choqué le pays. Les "magouillages" financiers et les turpitudes de l'entourage proche de ce président nous ont indignés parce qu'elles témoignaient de la mainmise d'un clan sur de l'argent public (appartement personnel de N.Sarkozy sur l'île de la Jatte, argent de la Libye pour l'élection de 2007) ou privé (affaire Bettencourt).  

Bien sur il n'y a pas mort d'homme et Sarkozy n'est ni le premier ni le dernier à agir de la sorte en toute impunité mais ces accommodements avec la morale et  la justice sont insupportables parce qu'indignes d'une démocratie respectable. 
Ce que le "Canard enchaîné" (et la justice) reproche à l'ancien président c'est d'avoir dirigé le pays comme s'il était une "république bananière". Claude Guéant et ses "tableaux de maître", les mensonges d'Eric Woerth etc. sont des actes illégaux graves. De ceux que le pays n'accepte plus.

Depuis 3 semaines l'hebdomadaire raconte le quinquennat de l'ancien maire de Neuilly en s'appuyant, entre autres, sur les notes écrites par Patrick Buisson qui conseilla longtemps le sixième président de la cinquième République. 

Ces pages heurtent notre sens de la politique et dégoûtent de mœurs politiques indignes et méprisants. 

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24 février 2025 1 24 /02 /février /2025 07:00

Je suis surpris que le film "Le dîner de cons" de Francis Veber bénéficie d'une côte d'amour aussi élévée et depuis si longtemps. Il est rarissime qu'une critique positive soit aussi unanime et se maintienne année après année. 

Vous l'aurez compris je ne fais pas partie de la cohorte des spectateurs qui citent des extraits de dialogues et rient de bon cœur de telle ou telle scène. 

Dès son début je n'apprécie pas la méchanceté gratuite qui est l'argument du film. Jacques Villeret fait des constructions en allumettes, un autre joue avec son boomerang et le prend dans la figure (Ha ha ha!). A l'aune de ce rire méchant et méprisant tout le monde est un peu un con qu'on pourrait inviter au dîner donné par Thierry Lhermite. 

C'est du théâtre de boulevard malin, une sorte de "les Deschiens" moins évidente. Les riches des beaux quartiers se moquent des Français moyens et de leurs hobbies. Le golf contre la tour Eiffel en allumettes. J'évoque les Deschiens parce qu'hypocritement les beaufs, les prolos, les minables étaient moqués mais l'alibi était la pseudo tendresse, toujours évoquée pour se dédouaner, de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff et de ceux qui riaient de bon cœur du ridicule des personnages. 

Revenons au dîner. Villeret porte la poisse et sème la catastrophe au cours de cette soirée. Pour corser le scénario il y a des personnages inutiles et donc peu crédibles: le type des impôts (Daniel Prévost), une emmerdeuse (Catherine Frot), une femme vénale et puante de prétention (Alexandra Vandernoot). 

L'hyper-bourgeoisie du film est malmenée (contrôle fiscal, vin de qualité mélangé à du vinaigre, femmes pénibles) mais comme dans la plupart des films de Francis Veber elle est présentée comme l'élite. (appartements magnifiques, voitures de luxe et train de vie princier)

L'archétype de la femme chez Veber est la punaise ultra friquée et désagréable (Alexandra Vandernoot dans le"dîner de cons"). Je suis surpris que Veber dont la misogynie est flagrante (tous ses personnages féminins de tous ses films sont insupportables et vénales) soit considéré comme un bon auteur de comédie. 

Les histoires que racontent ses films sont hautement improbables. Ils ne déclenchent chez moi que de vagues sourires et je le considère comme une fausse valeur très largement surévaluée. 

 

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21 février 2025 5 21 /02 /février /2025 07:00

Lorsque je vais acheter 2 yaourts, de la mâche et une tablette de chocolat blanc aux noisettes, que je paie à la caisse automatique, que l'écran devient rouge et que je dois prouver -en ressortant ce que j'avais mis dans mon sac- pour qu'on contrôle que je n'ai rien volé et ai bien enregistré tous les articles. Ca m'agace.

Lorsque j'essaie d'aller sur un site et que mon numéro d'identifiant ou mon mot de passe ou les deux ne fonctionnent pas et qu'au bout de 3 essais je suis bloqué. Ca m'horripile.  

Lorsque mon téléphone sonne et qu'un robot vient me casser les pieds, 3 ou 4 fois par jour pour que je pose des panneaux photovoltaïques; ça m'insupporte. 

Lorsque ma batterie de vélo électrique est vide juste au moment où j'en ai besoin. Ca me contrarie.

Lorsque je prends -pour une fois- la voiture et que le réservoir d'essence est complètement vide. Ca me tue.

Lorsqu'un service payant ne fonctionne pas bien (un TGV qui a plus d'une heure de retard, un avion qui est annulé ou retardé et que quelqu'un au micro dit: "nous vous remercions de votre compréhension" alors que je ne comprends pas du tout.

Lorsque je tape un texte sur l'ordinateur et qu'une mauvaise manipulation l'efface en moins d'une seconde. Ca me met en rogne.

Lorsque le médecin insiste pour que je fasse des analyses complémentaires que je ne veux pas faire, ça a le don de me mettre en boule,

Lorsque, au bout de dix minutes au cinéma je sens que le film ne va pas me plaire; ça me met les nerfs en pelote. 

Il y a encore beaucoup d'autres désagréments qui me sont pénibles. Les recenser m'ennuie. 

 

 

 

 

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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 11:28

Je suis abasourdi par la seconde présidence Trump. Cet homme risque fort de déclencher des catastrophes en chaîne voire l'apocalypse tant sa "doctrine" est dangereuse et sa manière de gouverner ahurissante.

Nous sommes condamnés à subir les conséquences de ses lubies et celles-ci pourraient même conduire à un nouvel embrasement mondial. 

En faisant ami-ami avec ses ennemis et les nôtres il ne fait que se rendre vulnérable et n'obtiendra rien. La Russie va profiter de cet intermède miraculeux pour elle pour se refaire et préparer d'autres agressions que "l'idiot utile" du Capitole semble ne pas voir ni comprendre. 

On le voit tous les jours l'Ukraine est martyrisée par son voisin qui l'a envahie en deux temps et n'en restera pas là. On assiste à des "négociations de paix" dans lesquels l'agresseur discute avec quelqu'un qui a changé son fusil d'épaule en plein combat et s'est rendu aux arguties de l'agresseur. Pire, le pays qui a aidé l'Ukraine se met à vouloir la dépouiller et insulte son dirigeant qui a fait preuve d'une incroyable force de caractère et un sens politique exceptionnel. 

Comme en 1870, comme en 1914 et comme en 1939 la France est en retard d'une guerre et nous cherchons des lignes Maginot illusoires en pensant que rien ne nous  arrivera. 
Mais nous sommes terriblement vulnérables. Affreusement vulnérables. Nos politiques sont comme en 36 incapables de voir le danger qui nous guette, obsédés qu'ils sont par leurs guerres picrocholines. 

Nous n'avons rien appris de l'histoire récente et notre politique étrangère est un mélange de prétention et d'amateurisme. Les journaux noient le poisson et font comme si la paix était assurée et réservée pour d'autres théâtres d'agression. Nous n'avons pas de Churchill en rayon et Wauquiez ou Mélenchon risquent bien de ne pas faire le poids devant Poutine ou Xi Jin Ping. 

Pourtant notre incurie des années 30 à la déclaration de guerre devraient nous faire comprendre que nous sommes dans la nasse et qu'un conflit nous impliquant est probable dans une échéance rapprochée. 

Nos "valeurs", notre niveau de vie, notre légèreté risquent de nous coûter très cher car non seulement elles ne font pas l'unanimité mais elles sont haïes par de grandes puissances totalitaires.

 

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20 février 2025 4 20 /02 /février /2025 07:00

Rien de plus contrariant que les personnes qui vous parlent lorsque vous n'avez pas la possibilité de répondre.
Pas plus tard que ce mercredi après midi, j'avais la bouche grande ouverte et le dentiste me faisait part de son inquiétude devant l'amitié toute neuve et sans arrière-pensées de Donald et Vladimir, les nouveaux Montaigne et La Boétie. Je ne pouvais que faire des MMMMMMMMMMMmmMMM  et des AAAAAAaaaaa d'autant plus que l'homme en blouse blanche me posait des questions tout en m'empêchant d'y répondre. 

Il me disait par exemple: "Que les Etats Unis soient avides d'accords avec la Russie à notre détriment n'est pas une bonne chose" et moi j'avais le "pschiiit" qui assèche la bouche qui soufflait sur ma dent nouvellement couronnée. 

Il aborda le chapitre de l'Ukraine mais, là encore, je ne pus répondre puisqu'il me demandait de mordre un petit bout de carton. En haut, en bas, à droite puis à gauche.

Je résolus de ne plus l'écouter et de ne plus répondre, même par onomatopées. C'est là qu'il m'annonça qu'il y avait un problème avec ma mutuelle et qu'il fallait que j'en parle avec sa secrétaire.

Je m'apprêtais donc, après les soins, à parler à la demoiselle. 

Elle avait disparu! l'immeuble tremblait sous les travaux de la future station de métro. J'en ai eu assez de cette situation pitoyable et faillit citer Thierry Lhermitte: "cette grotesquerie est grotesque". Je m'abstins et remis à plus tard la mise à jour de mon dossier. 

Quand à la discussion géopolitique je trouverais bien quelqu'un avec qui échanger. 

Je dois aller chez le coiffeur... peut-être est-il aussi calé en politique internationale que sur les motos dont il me soûle à chaque fois? 

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18 février 2025 2 18 /02 /février /2025 10:37
Le trio infernal

L'actualité est tellement désespérante que je préfère me réfugier dans l'abstraction; en clair parler d'autre chose et en particulier de films, bons ou mauvais, récents ou anciens. 

J'ai regardé récemment "Le trio infernal" de Francis Girod avec le tandem de comédiens éprouvé Michel Piccoli & Romy Schneider. Le film date de 1974 et  l'action se situe entre les deux guerres (et donc avant la 3ème qui se prépare).
Piccoli y est un escroc d'envergure exceptionnelle: avocat véreux, bonimenteur,politicien d'extrême droite et surtout assassin ignoble et sans scrupules. Il est aidé, dans certaines de ses mauvaises entreprises par deux soeurs Allemandes peu farouches. L'une d'elles est jouée par Romy Schneider qui a osé beaucoup dans ce film sans perdre de sa photogénie ni de sa beauté qui est à son apogée. 

Le trio en question fait de l'escroquerie au mariage (en se débarrassant très vite des maris choisis pour leur âge avancé et leur santé déficiente). Ca commence comme une farce et celle-ci vire assez vite au grand-guignol: Piccoli tue un couple à coup de révolver (lui) et de fusil (elle, jouée par Andrea Ferreol) puis dissout monsieur et madame dans des baignoires remplies d'acide sulfurique. On a droit au vidage à la louche des baignoires dans lesquelles les deux corps ont été plongés, au bruit des matières solides, liquides et poisseuses résultant du traitement subit et à l'épandage par Romy Schneider des...restes dans le jardin. C'est "énaurme" mais ça passe. 

Après ce morceau de bravoure le réalisateur ne sait plus trop où aller et la fin est bâclée et faiblarde. 

Mais le film mérite d'être découvert ou redécouvert, ne serait-ce que pour Romy Schneider qui y est superbe (les vêtements de la"belle époque" lui vont à la perfection, il faut la voir en mariée 1930) et Piccoli y tient un de ses grands rôles: on pense à a démesure de Depardieu. 

Oublier Trump, Poutine et Bayrou en regardant des gens vider des seaux de cadavres liquéfiés... ma méthode paraît paradoxale, j'en conviens. 

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14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 07:00

Nous avons regardé "La liste de Schindler" le film de Steven Spielberg consacré à un homme d'affaires allemand qui s'est progressivement rendu compte de l'ignominie des nazis et a fini par protéger et sauver un millier de Juifs promis à la mort. 

Le film n'a pas les défauts récurrents des autres films de Spielberg: pas d'enfants gnan-gnan ni de "bons sentiments". Le célèbre metteur en scène voulait réaliser une oeuvre historique qui marquerait les esprits. Il y est parvenu: le film va crescendo jusqu'à filmer comme si nous y étions l'arrivée d'un convoi à Auschwitz. La violence, la cruauté, l'abomination et l'épouvante sont tellement bien rendus qu'il faut du temps pour se remettre de certains passages du film. 

La rigueur historique et l'image soignée, en noir et blanc participent grandement à la réussite de cette reconstitution qui glace le sang.

Pour ma part je n'ai à aucun moment "adhéré" à la personnalité de ce Schindler tel qu'il est dans le film: c'est un raté que les circonstances ont forcé à ouvrir les yeux. Il lui faut bien du temps pour comprendre ce qui se passe et pour qu'il aide des Juifs à sauver leur vie; encore faut-il d'ailleurs qu'ils lui servent à quelque chose pour qu'il le fasse. L'argent et le pouvoir de la richesse sont son moteur. 

Le film met en exergue la folie absolue de l'entreprise nazie. En admettant même qu'elle soit parvenu à faire disparaître les 11 millions de Juifs d'Europe ceux qui, avant la guerre ou au tout début de celle-ci avaient réussi à s'échapper de l'enfer auraient permis à une communauté Juive de renaître.

Le film -j'y reviens- met souvent très mal à l'aise. Des scènes comme l'assassinat de la déportée architecte, la tentative de meutre d'un ouvrier sauvé in extremis par l'enrayement du revolver de son bourreau, la petite fille au manteau rouge, l'attente insoutenable des femmes dans la douche, le "tir aux pigeons" du chef de camp (de telles horreurs sont elles possibles?), le "nettoyage" du ghetto de Varsovie et la détection des planques de ceux qui ont échappé aux premiers convois pour l'umschlagplatz sont littéralement insupportables. 

On a reproché à Andrzej Wajda dans son film "Korczak" d'avoir reculé à montrer l'arrivée au camp et la mort des enfants en filmant une envolée poétique: je pense qu'il avait raison. Spielberg a trop voulu coller à la réalité et le film est difficilement supportable par moments. 

 

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12 février 2025 3 12 /02 /février /2025 10:48

Michael Lindsay-Hogg est ce réalisateur aimé des Dieux qui a filmé le "Rolling Stones Rock n'roll circus" en 1968 et "Let it be" des Beatles l'année suivante. 

Dans les deux films et malgré la bonne humeur et le plaisir de jouer des musiciens nous sommes aussi témoins de la fin d'une époque. Brian Jones, guitariste des Stones est un fantôme que l'on entr'aperçoit de temps en temps. Il est manifestement ailleurs, dans un au-delà inaccessible. C'est pitié de le voir jouer des maracas sur "You can't always get what you want": il ne fait plus partie du groupe, cela saute aux yeux. Lindsay-Hogg évite les gros plans et de poser sa caméra trop longtemps sur cet excellent musicien qui comme d'autres avant et après lui ont grillé leur cerveau aux drogues dures. Dans "Let it Be" sans le vouloir ni s'en apercevoir vraiment il a filmé la rupture définitive du quatuor . Le film a été longtemps caché qui était l'acte de décès des Beatles. (un remontage du film avec l'insert de séquences non retenues est sorti en 2024 qui réussissait le prodige de montrer un groupe allant, ma foi, pas si mal.)

Le Rock n'roll circus des Stones est de ces projets d'ivrogne qu'on ne devrait jamais réaliser et cependant il possède un charme que ma deuxième vision (en replay sur Arte cette semaine) a décelé. Mick Jagger y est drôle et sympathique. Charmeur et appliqué. Il chante remarquablement bien, en direct, des titres de l'un des tous meilleurs albums des Rolling Stones: "Beggar's Banquet". Ce sont les vrais stones, les 5, ensemble pour une des toutes dernières fois qui jouent "Parachute woman", "Jumping Jack Flash", "You can't always get what you want", "Salt of the earth" et "no expectations". John Lennon, Keith Richards et Eric Clapton interprètent "Yer Blues" des Beatles. The Who, Jethro Tull, Taj Mahal et d'autres jouent dans une ambiance rigolarde et sans doute bien alcoolisée... Seule fausse note (et quelle fausse note) la prestation grotesque et gênante de Yoko Ono qui crie pendant 5 longues minutes devant le trio Richards/Clapton/Lennon et le violoniste Ivry Gitlis. Marianne Faithfull, décidément bien jolie est heureusement passée sur le show pour éviter que Mrs Lennon soit la seule femme sur scène. 

J'ai bien apprécié ce concert qui nous montrait des stars du rock naturelles et s'amusant tout en nous amusant. Les Stones étaient à leur meilleur et leurs quatre années fabuleuses (68-72) commençaient en fanfare!. 

 

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11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 07:00

J'ai aperçu Lionel Jospin donner son avis sur la motion de censure du gouvernement. Cela fait bien une dizaine d'années que le monde politique fonctionne avec des demi-portions incapables de diriger le pays. 

Il y a un déficit de personnalités ayant l'autorité et les connaissances suffisantes pour faire face aux problèmes vitaux qui affectent notre pays. 

Ce n'est pas une question de formation (Laurent Wauquiez est une bête de concours et possède plus de diplômes que toute la direction du R.N réunie) mais une grande difficulté à envisager la politique comme un tout en n'esquivant aucune conséquence des décisions qu'ils prennent. 

A la manière de Jacques Chirac ils se noient dans les détails de la conquête du pouvoir, y consacrant l'essentiel de leur action et de leurs pensées et ils négligent la réflexion. On a le sentiment qu'ils se disent tous: "le pouvoir d'abord, on verra ensuite". 

Certains se battent depuis plus de vingt ans (Xavier Bertrand...), certains qui n'ont pas une chance sur un million croient pouvoir repartir après un échec rédhibitoire (Jean-François Copé, Valérie Pécresse...) enfin certains pensent avoir le pouvoir à l'usure (Mélenchon, Le Pen...) 

Les Français, lassés  des jeux de partis et des carrières politiques qui n'en finissent jamais ont pris le risque d'élire Emmanuel Macron qui ne possédait pas les cartes d'un beau jeu mais a su bluffer et gagner sans que ses adversaires l'ait vu arriver, aveuglés par leurs querelles habituelles. 

Soutenu par le CAC40, les bobos et ceux qui rejetaient les présidentiables usés avant d'avoir servi Macron est arrivé à l'Elysée avec un contre exemple (François Hollande) et un programme qui s'est effondré sous lui en 3 ans. Depuis il patauge dans l'impopularité et a rejoint la cohorte des déceptions et des espoirs manqués.

Jospin, qu'on a apprécié ou pas, avait une densité que nos petits marquis actuels ne possèdent pas. C'est un homme qui a un discours et une réflexion qu'aucun prétendant à gouverner, de son camp ou d'un autre, ne possède . Il est venu dire que la motion de censure était néfaste et qu'il ne fallait pas la déposer. C'était clair, précis et intelligible. 

Mais où est la relève? où sont (qui sont?) les Séguin, les Pompidou, les Mitterrand d'aujourd'hui? 

Nous nous croyons revenu au tems des girouettes, des hommes et femmes politiques sans colonne vertébrale qui ruinent les capacités du pays à être dans la compétition en position gagnante. 

Jospin avait des défauts et entre autres celui de se croire infaillible mais il avait une culture politique qui lui donnait une envergure qui fait tant défaut à ceux qui lui ont succédé ou aspirent à le faire. 

 

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10 février 2025 1 10 /02 /février /2025 07:00

Je suis allé voir le film "un parfait inconnu" sur une partie de la vie de Bob Dylan (globalement de ses débuts à l'électrification de sa guitare). Je ne cite pas le nom du réalisateur parce que son film est d'une incroyable vacuité. Il ne se passe rien. Les personnages sont inintéressants au possible et on ne comprend pas, en regardant le film, comment Dylan a pu avoir une telle carrière si on se base sur les débuts racontés dans le film. On cite le parolier de génie (qui a obtenu le prix Nobel de littérature) les titres qui ont été choisis pour la Bande Originale comprennent certaines de ses plus célèbres chansons et ce n'est ni Stephane Mallarmé ni Léonard Cohen. Et cette voix... incroyable qu'il ait été accepté comme chanteur tant il a une voix geignarde. 

Les acteurs qui jouent Dylan et Joan Baez sont mal choisis et la chanteuse est certainement cents fois plus intéressante dans la vie que cette emmerdeuse un peu bécasse. 

Pour moi Dylan c'est "Hurricane" et "on a night like this", ce sont les quelques chansons co-écrites avec George Harrison... pas ce "folkeux" ennuyeux et pontifiant. De plus le film choisit un moment de la vie de Dylan un peu consternant, lorsqu'une partie de son public adepte de la folk-music la plus banale l'abandonne et crie à la trahison parce qu'il décide de jouer de la guitare électrique. 2 heures là-dessus c'est indigeste!

Les "biopics" (biographies filmées, avec un comédien ou une comédienne incarnant la célébrité du titre) sont rarement à la hauteur de leur sujet. Peut-être parce qu'il y a trop de moments "évidents" mais qui n'apportent rien, peut-être aussi parce qu'on voit la performance du rôle titre mais pas celui (ou celle) qu'il ou elle est en train d'interpréter. 

Ces films sont, à mes yeux, presque toujours des hagiographies sans nuances dans lesquelles la star est irréprochable et sublime. Il y a quelques exceptions mais on peut les compter sur les doigts d'une main. 

Dylan n'était de toute façon pas un bon sujet parce que c'est un homme secret, froid et peu charismatique. Cela dit je le comprends un peu: voilà 50 ans qu'il chante "Mr Tambourine man", "Blowing in the wind", "like a rolling stone" et autres chants + harmonica. On peut comprendre qu'il aimerait envoyer au diable un public qui vient pour écouter des vieilleries et retrouver sa jeunesse: lui a sans doute d'autres envies.  

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