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5 février 2024 1 05 /02 /février /2024 07:00

La bourde monumentale et indécente de la toute nouvelle Ministre de l'Education Nationale a eu l'effet prévu: la poudrière infernale, tel un volcan, s'est réveillée. Les professeurs, souvent des planqués politisés et haineux se sont secoués et reprennent le chemin des manifs derrière les banderoles des syndicats ultra politisés. Pourquoi l'Education Nationale est-elle peuplée d'une majorité agissante de frustrés jamais contents? réduire cette insatisfaction structurelle à des difficultés économiques ou à une non-reconnaissance est réducteur. Les professeurs mécontents gagneraient ils le double qu'ils continueraient à répéter sans imagination des cours qu'ils ont préparés une bonne fois pour toutes. 

Assurés d'être soutenus par les sondages censés donner l'état de l'opinion ils se mettent en grève et répètent en boucle des slogans qu'on entend depuis mai 68. Les parents, qui doivent s'organiser dans l'urgence soutiennent ceux qui leur gâchent la vie. Le Ministre du moment tangue et vire au remaniement suivant. Un autre est nommé, l'état de grâce dure quelques semaines et une étincelle remet le feu aux poudres. Cette fois, comme avec le mammouth de Claude Allègre, la dame Oudéa-Castéra y est allée avec ses gros sabots (Offerts par la FNSEA?). 

L'école est un sujet touchy dans notre pays. On sait que ses résultats sont mauvais, qu'elle est mal organisée, qu'elle coûte les yeux de la tête, que sa politisation l'enchaîne, que les réformes s'empilent sans la changer et que le remède est inapplicable faute de majorité pour la voter. Alors on s'agite et on noie le poisson. L'école "libre", l'école privée, l'autre école est le chiffon rouge idéologique qui fait foncer le taureau de l'école publique. Elle est loin d'être parfaite, elle a des gris gris paralysants (le rapport avec des Religions intolérantes) et elle coûtent de l'argent à ceux qui ne peuvent y inscrire leurs enfants. 

Pour ne rien dire sur ses obsessions idéologiques contraires à celles de l'école publique mais aussi prégnantes. L'avortement, l'homosexualité, le genre, l'éducation sexuelle et tous ces chiffons rouges la font hurler. 

Et l'on assiste, navrés, à ces joutes récurrentes qui ne s'achèvent jamais. 

Si j'ai bien compris; la ministre de l'Education, soutenue par le Président de la République, a dit que   l'absentéisme des professeurs de l'école publique était important, trop important, que ceux ci n'étaient pas remplacés nonobstant des absences longues et répétées et qu'elle même avait mis ses enfants dans le privé.

Le Premier Ministre, ex-Ministre de l'Education aurait été partisan de renvoyer Madame Oudéa-Castérac  d'où elle venait. 
Je dis bravo. Oui Bravo! les agriculteurs, les bons mais surtout les mauvais font leur baroud d'avant salon de l'agriculture, l'école est en ébullition: remaniement mort-né. 

Madame Le Pen peut faire l'extra-terreste (comme au débat de 2017) elle a une voie royale qui la conduit à l'Elysée. A croire que c'est ce que veulent les journalistes qui envoient en permanence des bombes sur le gouvernement et les politiques des autres partis qui la laissent en paix, préférant s'écharper entre eux. 

Le réveil post présidentielles de 2027 risque d'être douloureux. 

 

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2 février 2024 5 02 /02 /février /2024 08:05

Nota: je ne sais pas où et quand est né en moi cet intérêt démesuré pour le génocide des Juifs par les nazis. Ou plutôt si, je crois que tout cela a commencé avec l'intervention éblouissante et vertigineuse de Raul Hilberg dans le film de Claude Lanzmann "Shoah" (1985). Calmement, méthodiquement et doctement ce petit homme tranquille nous démontrait avec des documents datant de 1942 que les statistiques étaient des vies et que ces vies allaient (avaient été) être éliminées. La démonstration était évidente. irréfutable. effroyable. 

 

Je suis allé voir "La zone d'intérêt" le film de Jonathan Glazer dont l'action se situe à Auschwitz en 1941-1942 puis en 1944. Cette dernière année correspondant à la marche la plus intense de l'abattoir humain qui faisait alors disparaître plus de 440000 juifs Hongrois en quelques semaines. Dès le lancement du film j'ai été mal à l'aise. Le titre s'inscrit en noir sur blanc puis disparaît très lentement au profit d'un écran noir et d'une musique assourdissante autant que discordante. Sans transition nous sommes transportés dans une promenade champêtre, au début de l'été sans doute, près d'une rivière splendide. Une famille Allemande, profite de ce moment avant de rentrer en voiture chez elle, dans une grande maison entourée d'un jardin très fleuri et de hauts murs. La famille est un peu "coincée", raide, les enfants ont des jeux bizarres et la maîtresse de maison a un caractère difficile. Son mari, on l'apprend assez vite, est le Commandant du camp d'Auschwitz Rudolf Hoss et les autres sa femme et ses enfants installés pratiquement dans le camp. On ne voit pratiquement jamais le camp mais des bruits, des jappements de chiens, des cris ou une lumière rougeoyante ne laisse aucun doute sur ce qui se passe à 10 ou 20 minutes de là. Hoss est muté dans un autre camp et sa femme lui fait une scène de ménage pour qu'il reste là, parce qu'elle y est heureuse et que sa maison lui plaît. 

Les Allemands qui sont dans l'entourage de Hoss sont des loups à l'uniforme impeccable. Les bottes sont cirées et les chemises bien blanches. Dans cet enfer absolu il y a un jardin et des humains qui se livrent à leurs mesquineries. Qui vaquent à leurs sordides occupations. Qui tuent par centaine de milliers sans se salir les mains. 

L'arrivée lointaine des trains remplis de futures victimes n'est signalée que par le panache de fumée des locomotives derrière les arbres. Les fours sont évoquées par une fumée noire et des flammes sortant de cheminées elles aussi masquées par les arbres. 

Le contraste entre les tueries quotidiennes et la vie bourgeoise des tueurs est rendu par un ensemble d'effets discrets qui les fait ressentir mieux que si on les voyait. Un manteau de fourrure, une domestique craintive et menacée, des dentiers... Pas besoin de reconstitution pour dire l'horreur. 

Formellement le film est beau et bien interprété. Mais je n'ai pas bien compris le propos. Que les nazis étaient des ordures et des tueurs implacables nous le savions. Qu'ils étaient insensibles on s'en doutait un peu. Qu'ils ne se posaient pas de questions sur ce qu'ils commettaient on ne peut que le penser. (Dans le film la grand mère s'enfuit après avoir compris où elle était et ce qu'on y faisait).

La dernière séquence, tournée au musée d'Auschwitz même, montre rapidement les vitrines de montagne de chaussures, de valises et d'appareils médicaux de toute sorte après une courte scène où l'on voit des femmes faire le ménage et passer le balais dans ce qui ressemble à ce qu'ont dû être les chambres à gaz. Cette fin glaçante n'éclaire pas ma lanterne et m'a laissé perplexe. Qu'a voulu Martin Amis l'auteur du livre adapté par Glazer? 

 

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31 janvier 2024 3 31 /01 /janvier /2024 15:30

Le réseau des salles de cinéma d'art et essai de Toulouse à la bonne, que dis-je, l'excellente idée de programmer le dernier film réalisé par Joseph Mankiewicz "Sleuth" ("Le limier", 1972) avec Laurence Olivier et Michael Caine dans les rôles principaux. 

C'est un film très fort aux dialogues puissants et qui voit deux hommes s'affronter d'abord à fleuret mouchetés, verbalement puis par un crescendo admirable de plus en plus fort sans qu'aucun coup physique ne soit échangé. 
Pire, chacun humilie l'autre au point qu'arrivés à une incandescence de mépris et de haine l'issue semble devoir être la mort d'un des deux protagonistes. 

Moins l'on vous en dira sur l'intrigue mieux ce sera car elle réserve des retournements et des coups de théâtre jusqu'à celui, implacable de la fin. Caine et Laurence sont tour à tour brillants, manipulateurs, vexés, rossés et mis à nu. Il est question d'origine et de milieu social, des rapports avec les femmes et de l'éducation reçue. Mais aussi de jeu, de jeux qui tournent mal. 

Je possède ce film en DVD mais j'irai le voir au cinéma, sur grand écran, en V.O restaurée. Rien ne remplace la salle de cinéma lorsqu'il s'agit d'un tel monument du 7ème art. 

Utopia Borderouge 5/02 à 17H30, 6/02 à 12H05, 7/02 à 20H00, 9/02 à 16H15, 10/02 à 13H0014/02 à 20H20, 16/02 à 14h10, 18/02 à 12H00, 20/02 à 13H50

PS: j'ai parlé ici même de ce film le 9 mars 22 et le 28 juillet 2017. La seconde fois (2017) à propos du remake de Kenneth Branagh avec Michael Caine et Jude Law. 

 

 

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31 janvier 2024 3 31 /01 /janvier /2024 07:00

Il y a de cela quelques années j'avais lu le livre "Pour en finir avec Eddy Bellegueule" signé d'Edouard Louis (Seuil 2014), livre "scandaleux" dont on avait beaucoup parlé. Ce "roman" racontait comment une personne intelligente, cultivée, curieuse, sensible et travailleuse était née dans une famille pauvre, analphabète et porteuse de "valeurs" négatives, comment elle les reniait ou semblait les renier  et comment elle parvenait à s'extraire de leur influence. C'était violent, implacable et inattendu. A vif, l'auteur s'en prenait à ses parents, à son milieu social d'origine, à leurs modes de vie et, osons le mot, à leur misère morale, physique et intellectuelle.  

Le livre fut un succès et son auteur, ayant entrepris de hautes études et étant devenu quelqu'un par sa seule volonté, ses capacités intellectuelles et son travail fut reconnu de manière un peu trop systématique; la presse sentant la polémique et aimant les renégats avec dans le cas présent l'atout du transfuge et les crachats qu'il jetait sur le prolétariat du Nord de la France, ces "Chtis" au demeurant guère sympathiques. 

Le livre suivant, très politique et assez systématique ne m'avait pas plu et j'en étais resté là.

On m'a proposé d'aller voir un film sur et avec Edouard Louis. Intitulé "Edouard Louis ou la transformation" c'est un document signé François Caillat et qui se présente sous forme d'une interview dans laquelle on ne voit pas l'interviewer et l'on n'entend pas les questions. Un monologue à voix haute. Edouard Louis est apaisé par rapport à l'époque de ses premiers livres. Désormais reconnu et lu, accepté et fêté il n'est cependant pas comblé. Il incite le public à se battre pour être ce qu'il est, les gens à lutter pour se faire accepter tels qu'ils sont. Il les exhorte à devenir ce qu'ils sont comme lui l'a fait. En d'autres termes il est homosexuel et incite ceux qui le sont à ne pas (se) le cacher, conseille aux autres à renoncer à leur environnement culturel s'ils ne s'y sentent pas bien etc. 

Plutôt sympathique, pas torturé, s'exprimant clairement Edouard Louis a un parcours qui plaide pour lui. On n'est pas obligé de souscrire à tout ce qu'il dit ni à accepter le film qui est construit de manière agaçante: théâtre d'avant-garde provocateur, musiques ennuyeuses et extrait d'interviews télévisées sans intérêt. La première, faite par Laurent Ruquier au moment de ses débuts est consternante de bêtise satisfaite: l'idiot cathodique n'avait retenu que ce qui allait faire le buzz dans un livre qui valait mieux que la polémique qu'il suscita.

Enfin je constate avec tristesse mais sans surprise qu' Edouard Louis, passant d'acculturé à érudit ne trouve personne de plus admirable à citer à deux reprises qu'un vieux stalinien en la personne de Pierre Bourdieu. On a échappé à Alain Badiou!

(Sur ce même livre et son auteur lire mon post du 6 juillet 2014)

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30 janvier 2024 2 30 /01 /janvier /2024 07:00

Initiée dès l'enfance par la lecture de "Robinson Crusoë" j'ai toujours eu une véritable attirance pour les livres d'aventures, de voyages, de découvertes et de contacts avec la nature. John Fenimore Cooper et "le dernier des Mohicans" ont amené d'autres types de romans pour lesquels je me passionnais. C'est je crois Jack London qui fixa mon intérêt pour les récits d'initiation. Puis ce furent les récits de naufrages, d'expéditions (et parmi elles celle (qui me passionne depuis toujours) de La Pérouse), de découvertes de régions inconnues ("Au cœur des ténèbres" de Conrad), des expéditions géographiques et humaines (Christian Dedet "La mémoire du fleuve" et "Carnets de Guyane") et les livres bien connus retraçant les voyages en Sibérie sans oublier les livres racontant les évasions du Goulag, ceux évoquant les déserts et jusqu'à ceux écrits par Sylvain Tesson (dont le célèbre "axe du Loup"). Je n'aurais garde de ne pas citer Jean-Paul Kauffmann qui lui aussi vous emmène loin par la grâce de son talent de conteur. 

Après avoir lu des centaines de romans, d'innombrables études ou portraits, des biographies et des livres sur la politique, l'Histoire, la géographie, la science, la musique et mille autres sujets je fais un retour au passé et passe le plus clair de mon temps de lecture dans des livres de découverte ou de description de la terre. Découverte des pôles, voyages dans le "grand Nord" Canadien, Lac Baïkal, déserts et Afrique; je passe des moments formidablement intéressants et enrichissants en me retournant sur une "veine" de livres que j'ai laissé de côté pendant des années. 

Quoi de plus captivant que d'oublier le quotidien pour découvrir la vie sous tous ses aspects dans une nature qui ne sera jamais vaincue, j'en suis persuadé. 

J'ai lu le  récit de Mike Horn au pôle Nord ("Survivant des glaces") et suis partagé entre l'admiration pour l'esprit de compétition et le dépassement de soi-même et l'incompréhension: pourquoi s'infliger de tels tourments? L'homme est plus doué pour raconter ses épreuves que pour les écrire: incroyable ce que c'est mal foutu. Et que nombrilisme! 

Mais dès que Horn parle des éléments, du froid, de la météo, des rapports humains  (et là on parle vraiment de conditions inhumaines) il est passionnant. J'ai aussi aimé les sensibilités différentes sur des trajets similaires ou presque vus par un homme et une femme (Sarah Marquis "Sauvage par nature" (de Sibérie en Australie). 

Au passage la traversée d'une partie de la Chine et l'accueil qui lui est fait est inquiétant sur l'iinimitié (pour rester vague) des Chinois pour "l'étranger"...

Selon moi un livre pourrait faire une sorte de synthèse des autres que j'ai cités ou pas: "L'archipel des hérétiques"  de Mike Dash (livre de poche) il y a l'Histoire, la sociologie, la réflexion et la leçon qu'on peut en tirer. Les leçons. 

 

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29 janvier 2024 1 29 /01 /janvier /2024 07:00

J'ai regardé sur Arte Replay un documentaire de 1958 sur un tout premier concert donné par Maria Callas à Paris. Et j'ai été très étonné de ne pas apprécier. Pas du tout même. 

Environnée d'une cour de notables internationaux et de faire-valoir la cantatrice était maniérée comme peu osent l'être. Maquillée comme une momie égyptienne, hiératique, maigre à faire peur j'ai pensé à sa contemporaine de l'époque,  Belphégor! 

Le son était assez mauvais et les airs choisis sont ceux auxquels on l'a toujours associée ("Casta Diva" de Bellini entre autres). Les airs d'opéra étaient assez brefs et l'entr'acte long. Des interviews des célébrités de l'époque (Brigitte Bardot, Gilbert Bécaud, la Begum Aga Khan...) ne dépassaient pas une admiration convenue ("grande dame", "voix fantastique"...). L'arrivée du Président René Coty faisait même rire quand on sait l'insignifiance de l'homme et l'absence totale de pouvoir que lui donnait sa fonction symbolique. 

A la reprise, la position unique et statique de Maria Callas avait de quoi décourager n'importe quel mélomane intéressé par la "Diva" même si on ne pouvait nier une présence étonnante. 

En fait, bien que présenté par un tout jeune Pierre Tchernia, le récital était terne et ennuyeux. guindé même. Les archives, parfois, ont le tort de révéler brutalement une vérité qu'on ne voulait pas ou ne pouvait pas voir. 

La célébrité mondiale de Maria Callas, sa rivalité avec Renata Tebaldi, ses amours avec un armateur Grec et sa légende évanouies dans le passé il ne restait qu'une femme un peu caricaturale et vaguement ennuyeuse. 

Mieux vaut, parfois, se passer d'image. 

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26 janvier 2024 5 26 /01 /janvier /2024 07:00

Sur Arte Replay j'ai commencé, sans conviction, à regarder un film documentaire sur le groupe de "rock progressif"  GENESIS intitulé "The last Domino". Genesis a été un groupe qui a compté mais ses nombreux avatars, ses changements de style et ses 3 chanteurs successifs, sans oublier l'aspect barnum commercial des dernières tournées mondiales m'ont lassés. 

Cependant le documentaire est très intéressant parce qu'il donne à montrer les coulisses d'une machine énorme et celles de l'assemblage de 6 ou 7 caractères dans des conditions inédites. Genesis c'était, ça a été Mike Rutherford, Tony Banks, Steve Hackett, Phil Collins et Peter Gabriel. Ces musiciens constituaient l'ossature du groupe mais n'en ont pas fait partie du début à la fin. Sauf Rutherford et Banks. Peter Gabriel le chanteur, showman et compositeur a quitté le groupe après l'enregistrement du meilleur album du groupe "The Lamb Lies Down On Broadway" (1974). Il a continué dans une carrière typique de chanteur solo, alternant grandes chansons, les tubes même, et les disques plus confidentiels, tous dans leur style personnel. Sa voix, son sens du rythme, sa manière d'inclure des instruments inusités dans ce genre de musique lui ont permis de se constituer quantité de fans qui le suivent depuis "Solsburry Hill" (1977) son premier Hit extrait de son premier et remarquable album en solitaire. 

Moins prolixe la carrière solo de Steve Hackett a moins rencontré le public mais celui ci lui est resté fidèle contre vents et marées. Il a officiellement quitté le groupe en 1975. 

Le batteur du groupe, Phil Collins, a entamé une carrière en solitaire dès 1996. Avec ou sans Genesis il a squatté les hit-parades mondiaux au point de susciter une réaction de saturation de la presse spécialisée.  Ray Wilson, chanteur remplaçant, malgré une voix exceptionnelle et un album de Genesis ne ressemblant pas à Genesis a fait un petit tour en  front-man du groupe puis a disparu de l'environnement du cirque Genesis. C'est regrettable parce qu'il y avait un véritable renouvellement et que l'album "Calling all stations" (1997) ne méritait pas cet ostracisme. 

De tous les musiciens et chanteurs de genesis c'est sans hésiter Peter Gabriel qui possédait et possède le talent le plus singulier. Collins a rencontré plus de succès (au point de devenir une star mondiale) mais a sombré dans un style de musique plus variétés . A l'époque on appelait ce type de musique le "Rock FM" parce que les radios en modulation de fréquence* ne passaient que ce type de musique et que les producteurs de musique et leurs poulains écrivaient de la musique conçue pour cartonner sur ces supports. Les Clips **, petits films de 3 minutes qui accompagnaient la chanson ont été de formidables vecteurs de vente et Genesis n'était pas l'un des moins doués pour les réaliser. 

Le document diffusé sur Arte montre sans ambiguïté que cette période est achevée et que la musique de Genesis, que ce soient ses longs morceaux ou les plus brefs correspondant à deux époques différentes  n'a pas tenu la longueur. Les concerts spectacles ont terriblement vieilli eux aussi et ils ne rendent pas justice à Peter Gabriel qui a passé le reste de sa carrière musicale à les faire oublier. 

A propos de Peter Gabriel j'ai maintenant une expérience d'un grand nombre d'écoutes de son miraculeux, inattendu et excellent album paru il y a quelques semaines. "I/O" est le grand album que je n'attendais plus. Une merveille, fidèle à ce qu'il a toujours fait mais plus harmonieuse et apaisée. Chacun des 12 morceaux de l'album est enregistré en deux versions (Bright et dark). "Live and Let Live (Bright) est une de ces chansons que seul Gabriel sait écrire et enregistrer (un peu à la manière de "Biko", "Games without frontiers", "Blood of  Eden"). 

Et Phil Collins, remplacé à la batterie par son fils Nic est un vieux monsieur malade un peu pathétique. 

J'aurais tout faux si j'oubliais de citer le groupe fondé par Mike Rutherford, Mike and the Mechanics et son tube mondial "over my shoulder" (1995).

 

* FM ou modulation de fréquence. Radios à la sonorité musicale de qualité. Visaient unpublic jeune. 

** Clips: pratiquement disparus aujourd'hui, des films parfois très originaux qui soulignaient et accompagnaient des chansons. Michael Jackson fut l'un des tous premiers (et l'un des meilleurs) dans le choix des vidéos qu'il faisait réaliser pour illustrer ses plus fameux tubes. 

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25 janvier 2024 4 25 /01 /janvier /2024 07:00

Coup sur coup j'ai visionné deux films récents (-8 ans) l'un sur "Netflix" avec une Juliette Binoche cinglée et Camille Cottin et Lambert Wilson en roue libre. L'autre est signé d'un certain Quentin Dupieux et réunit Alain Chabat, Benoît Magimel et Léa Drucker. Je ne m'avancerais pas à les résumer ni à les juger: c'est impossible. Ce sont des objets filmiques non identifiés. Qu'on travaille des mois sur de tels scénarios, qu'on mobilise une équipe de tournage, qu'on trouve des financements pour tourner ces trucs là me laisse avec plus que de la consternation, le sentiment d'être passé avec ce qui me reste de cellules neuronales chez les fous. 

J'ai quand même voulu en savoir plus. Quentin Dupieux ne s'appelle pas Quentin Dupieux. Il s'appelle -selon Wikipedia- Mr Oizo et est scénariste (ah bon?) et réalisateur (pardon? ). Il compose aussi de la musique électronique ai-je cru comprendre. Son film -celui que j'ai regardé comme sous acide- s'appelle "incroyable mais vrai". Ca commence comme une fiction France 2 avec un couple rasoir qui achète une villa en banlieue. La maison n'est pas hantée mais elle fait rajeunir de 12 heures ceux qui empruntent un escalier dans la cave qui ramène automatiquement à l'étage qu'on vient de quitter. la femme du couple est obsédée par son apparence et veut utiliser le système pour rajeunir. Elle rajeunit mais, comme les pommes sur qui elle a expérimenté le passage elle est envahie intérieurement pas des fourmis. Chabat et Léa Drucker ont un ami qui est aussi le patron de Chabat. Lui s'est fait greffer un sexe électronique qui remplit (si j'ose dire) toutes les fonctions possibles et imaginables.. (on le constatera lorsque, tombé en rade son propriétaire en perdra le contrôle alors qu'il faisait réparer  son sexe  bionique au Japon.

J'arrête là. L'exploit c'est d'avoir, en tant que spectateur, réussit à regarder le film en son intégralité. Il y a des médailles du mérite  décernées pour moins que ça. 

L'autre nav.... film, s'appelle "Telle mère, telle fille" et date de 2017. C'est une comédie bébête qui semble dater des années 70. Ca n'a ni queue ni tête, les types sont tous grotesques et les filles hystériques. Un cinéma tellement ringardisé que l'on se demande comment il peut exister. J'ai noté que quand une actrice "sérieuse" veut jouer la comédie elle devient blonde: Huppert ("Sac de nœuds") avait ouvert le chemin. 

Rien d'autre à dire de ce long métrage effectivement long. 

Mais quand même.... j'ai voulu en savoir un peu plus sur ce Quentin Dupieux qui bénéficie d'une véritable aura sur des gens qui, d'ordinaire, m'intéressent. Il y a là une question d'hulour au second voire troisième degré. J'ai voulu en avoir le cœur net et ai regardé "Au poste!" un autre long métrage réalisé par ce martien. Meilleur (enfin...) que "Incroyable mais vrai" le film se fout littéralement du spectateur. Soit il marche et c'est drôle soit il n'adhère pas et il est consterné. Benoît Poelvoorde est l'interprète principal et c'est peu de dire qu'il y croit. L'histoire est absurde. C'est joué n'importe comment et ça ne veut rien dire. 

Mais le cinéma est si sérieux ou si creux que cette pochade est bienvenue. 

 

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24 janvier 2024 3 24 /01 /janvier /2024 07:00

Comme "on" a préparé le terrain pour la pose de 4 implants dentaires dans ma bouche j'ai à nouveau des insomnies liées à a douleur et à l'inconfort. Je n'arrive pas à fixer mon attention sur les livres et même les journaux. Je regarde des films en "replay" sans y regarder de trop près. Netflix est le relais des chaînes de télévision qui comblent ces heures nocturnes pendant lesquelles le sommeil m'a quitté pour ne pas revenir. Récemment j'ai regardé un ..... film....... de Jean-Pierre Mocky, cinéaste que je fuyais comme la peste après n'avoir vu qu'une partie de sa triste filmo dont un demi-navet se passant à Lourdes ("Le miraculé") et un vieux nanar en noir et blanc avec Bourvil en pilleur de troncs. 

Il semble qu'Arte ait consacré un cycle à cet olibrius au cinéma brouillon et au Propos outrancier. J'ai donc vu plus que regardé une quarantaine de minutes d'un de ses films "Y a t'il un Français dans la salle?". La distribution est dans la tradition Mocky: Dominique Lavanant, Jean-François Stevenin, Jacqueline Maillan, Cavanna, Jacques Dutronc, Michel Galabru, Victor Lannoux, Andrea Ferreol, Jacques Dufilho... Il s'agit d'une adaptation d'un roman de Frédéric Dard (San Antonio) dont je n'ai jamais comprisqu'il soit l'objet d'une véritable admiration de la part de gens que je trouve estimables. 

Si j'en juge par le bout de film en question c'est lourdingue, vulgaire, peu crédible, sale, veule et triste. Les gens y sont animés par des passions moches; ils ne pensent qu'au sexe, la politique y est hideuse et il n'y a personne pour sauver l'honneur. 

un cinéma moche qui s'est éteint avec lui. Je me souviens que Mocky lui-même avait du coffre et n'était pas du genre à économiser les coups. Votre tête lui revenait, c'était banco, dans la cas contraire vous en preniez plein la poire. 

Il filmait au rabais, avec des bouts de films, des chutes de trucs et des morceaux de machin. Il devait être persuasif parce que des acteurs comme Deneuve ont accepté un temps d'être dirigés par cet homme qui passait d'un coup de l'état solide à l'état gazeux. 

Il a écrit des mémoires, s'est un peu adouci sur la fin, pas dupe des essais de récupéreration d'un milieu qui le rejetait et que lui semblait mépriser. Des gens comme Bourvil, Poiret, Serrault, Maillan etc. lui témoignaient un certain respect. 
Ce n'est pas le film que j'ai entr'aperçu qui me fera changer d'avis! ni le titre d'un de ses innombrables films dont je trouvais le titre joli "Un linceul n'a pas de poches". 

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23 janvier 2024 2 23 /01 /janvier /2024 07:00

Je suis à la retraite. Concrètement cela signifie que je suis payé à ne rien faire. J'ai gagné un peu d'argent pendant un peu plus d'une vingtaine d'année et cela a suffit pour que ma pension de retraite soit sinon large du moins très acceptable. Comme je ne joue pas, que je n'ai pas de passion dévorante, que je ne collectionne pas les enclumes en or massif, que je n'ai pas dix femmes exigeantes qui me donnent rendez-vous place Vendôme pour que je leur témoigne ma reconnaissance de leur intérêt pour le croûton que je suis devenu, comme je me fiche des voitures et des éditions pour bibliophiles et que je reste raisonnable en voyages et plaisirs chers je vis comme j'aime. Sans compter mais sans excès. Mes enfants se débrouillent bien tous seuls et ne me demandent rien et mes petits enfants ont des désirs faciles à satisfaire. 

Etre retraité c'est avoir 24 heures sur 24 libres. Totalement libre. Tellement libres que je me suis imposé des obligations qui finissent par devenir des contraintes. A moins que ce ne soit des contraintes qui soient devenues des obligations. 

J'ai une activité bénévole (une demi-journée par semaine), je me suis inscrit à un stage d'un an au syndicat des apiculteurs d'Occitanie et je joue au ping-pong un après midi par semaine. Hors la période de repos de la terre j'ai des activités horticoles (je suis devenu jardin compatible), je cours les expositions (dernièrement Alberto Giacometti à Toulouse et visite les musées (récemment le merveilleux musée d'art sacré de Pont Saint Esprit dans le Gard), je regarde des DVD que je prends à la Médiathèque José Cabanis de Toulouse qui est formidable par les choix qu'elle offre et je fais des balades à vélo le long des deux canaux toulousains (celui du Midi et celui qui est latéral à la Garonne), je m'occupe (un peu) des abeilles de Françoise et enfin je retourne au cinéma puisqu'il semble qu'on puisse enfin y retourner et voir des longs métrages de qualité. 

Toutes ces occupations valent bien un travail et, si j'avais su, j'aurais plutôt choisi ces activités plutôt que le travail. Je devais avoir les qualités d'un rentier plus que celles d'un salarié.

 

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