La bourde monumentale et indécente de la toute nouvelle Ministre de l'Education Nationale a eu l'effet prévu: la poudrière infernale, tel un volcan, s'est réveillée. Les professeurs, souvent des planqués politisés et haineux se sont secoués et reprennent le chemin des manifs derrière les banderoles des syndicats ultra politisés. Pourquoi l'Education Nationale est-elle peuplée d'une majorité agissante de frustrés jamais contents? réduire cette insatisfaction structurelle à des difficultés économiques ou à une non-reconnaissance est réducteur. Les professeurs mécontents gagneraient ils le double qu'ils continueraient à répéter sans imagination des cours qu'ils ont préparés une bonne fois pour toutes.
Assurés d'être soutenus par les sondages censés donner l'état de l'opinion ils se mettent en grève et répètent en boucle des slogans qu'on entend depuis mai 68. Les parents, qui doivent s'organiser dans l'urgence soutiennent ceux qui leur gâchent la vie. Le Ministre du moment tangue et vire au remaniement suivant. Un autre est nommé, l'état de grâce dure quelques semaines et une étincelle remet le feu aux poudres. Cette fois, comme avec le mammouth de Claude Allègre, la dame Oudéa-Castéra y est allée avec ses gros sabots (Offerts par la FNSEA?).
L'école est un sujet touchy dans notre pays. On sait que ses résultats sont mauvais, qu'elle est mal organisée, qu'elle coûte les yeux de la tête, que sa politisation l'enchaîne, que les réformes s'empilent sans la changer et que le remède est inapplicable faute de majorité pour la voter. Alors on s'agite et on noie le poisson. L'école "libre", l'école privée, l'autre école est le chiffon rouge idéologique qui fait foncer le taureau de l'école publique. Elle est loin d'être parfaite, elle a des gris gris paralysants (le rapport avec des Religions intolérantes) et elle coûtent de l'argent à ceux qui ne peuvent y inscrire leurs enfants.
Pour ne rien dire sur ses obsessions idéologiques contraires à celles de l'école publique mais aussi prégnantes. L'avortement, l'homosexualité, le genre, l'éducation sexuelle et tous ces chiffons rouges la font hurler.
Et l'on assiste, navrés, à ces joutes récurrentes qui ne s'achèvent jamais.
Si j'ai bien compris; la ministre de l'Education, soutenue par le Président de la République, a dit que l'absentéisme des professeurs de l'école publique était important, trop important, que ceux ci n'étaient pas remplacés nonobstant des absences longues et répétées et qu'elle même avait mis ses enfants dans le privé.
Le Premier Ministre, ex-Ministre de l'Education aurait été partisan de renvoyer Madame Oudéa-Castérac d'où elle venait.
Je dis bravo. Oui Bravo! les agriculteurs, les bons mais surtout les mauvais font leur baroud d'avant salon de l'agriculture, l'école est en ébullition: remaniement mort-né.
Madame Le Pen peut faire l'extra-terreste (comme au débat de 2017) elle a une voie royale qui la conduit à l'Elysée. A croire que c'est ce que veulent les journalistes qui envoient en permanence des bombes sur le gouvernement et les politiques des autres partis qui la laissent en paix, préférant s'écharper entre eux.
Le réveil post présidentielles de 2027 risque d'être douloureux.
