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22 janvier 2024 1 22 /01 /janvier /2024 07:00

On entend tellement de conneries à la radio qu'on finit par être sceptique : ai je vraiment entendu ça? Le journaliste a t'il bien dit 4 milliards? on en arrive à douter de nous mêmes et de nos capacités cognitives. Ainsi, ce lundi matin,  sur France Inter (insupportable mais la moins pire des radios dites généralistes) l'imbécile chargé de l'humour maison, Daniel Morin, ricanait bêtement à propos des visites du week end du nouveau Premier Ministre qu'Emmanuel Macron a donné à la France et qu'il ne pourra sans doute pas s'empêcher de réduire en lambeaux. L'idiot (du service) public daubait connement sans penser ne fût-ce qu'une seconde que lui et ses semblables seront responsables lorsqu'en mai 2027 la figure épanouie de Marine Le Pen s'affichera sur l'écran de leur téléviseur à 20H00 précises. 

De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron ont été, tous sans exception,, détestés par le pays à un moment ou l'autre de leur mandat présidentiel. Certains plus que d'autres, je vous l'accorde, mais tous ont connu les huées, les crachats, les manifestations monstres et le désamour des sondages. Pour ne rien dire des analyses politiques toujours à charge et des commentaires des journalistes prompts à voir le mal où il n'est pas et le bien là où il est encore moins. On pourrait se dire: "c'est la France, une ex puissance devenue un canard boiteux, endettée, ingouvernable et atone".

Mais non! les commentateurs du monde entier jouent les bookmakers pour savoir si Donald Trump, l'un des plus grands dangers qui menace la fragile paix du monde, sera ou pas candidat cette année. Il me semble que l'exemple de Bolsonaro est lumineux: Un pays peut se débarrasser d'un dingo élu légalement. Ce que les urnes font les urnes peuvent le défaire.. A condition que l'opinion soit réellement informée et que les "rieurs" la ferment quand il y va de la démocratie voire de la paix dans le monde. 

C'est entendu, le petit hexagone et ses soixante sept millions de mauvais coucheurs veulent aller dans le mur et se préparent à le faire. Poutine n'aura même pas à activer ses réseaux. La racaille journalistique  se chargera de faire la promotion de celle qui est à la fois Berlusconi, Sarkozy et Jaïr Bolsonaro. 

Glousse Morin. Ricane, Morin. Tu feras moins le malin le lundi de mai 27 lorsque Marine Le Pen sera dans le command car en treillis sur les Champs Elysées. Tes sarcasmes payés à la pige te resteront dans la gorge lorsque les militaires en grande tenue lui présenteront les armes. Ce sera trop tard Morin. 

Et les possibilités d'empêcher le pire Président des Etats Unis de revenir me semblent quasiment inexistantes. La Cour Suprême étant plus ou moins à sa botte. 

Ah, il est beau l'avenir! 

 

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19 janvier 2024 5 19 /01 /janvier /2024 07:00

En Tunisie, à Tozeur je crois, il y a quelques années je voyageais en groupe avec six ou sept collègues méritants. Oui, j'étais aussi méritant. 

Bien entendu nous avions eu droit à la balade en dromadaire ou chameau, un animal immense, laid, puant, bavant des litres de salive jaunêtre. Celui qui m'était destiné, allez savoir pourquoi c'est toujours moi qui ai la scoumoune, était ombrageux  et attiré sexuellement par d'autres mâles. Il y a pour ça des signes qui ne trompent pas. 

La balade fut un enfer. Je crois qu'on ne peut pas être plus mal sur un animal que sur un dromadaire (NDLR: ou un chameau): l'équilibre est instable, l'animal n'obéit pas et sa colonne vertébrale devient vite un supplice pas vraiment raffiné. 

Au bout d'un temps très long je suis descendu de cet escabeau à larges pieds et me suis retenu de lui flanquer un coup de pied bien senti. 

J'ai eu ma vengeance lorsque j'ai vu la tête sanguinolente d'un de ses congénères pendu à un croc dans une "boucherie" où les mouches étaient plus nombreuses que les clientes. 

Evidemment je me jurais que jamais plus, plus jamais je ne remettrais les fesses sur un animal aussi primitif et antipathique. 

Quelques années après, sur l'île de la Réunion, nos amis nous proposèrent une balade à dos d'âne. Immédiatement j'entrevis la galère, l'âne psychopathe qui cherche à me faire verser dans le volcan, qui prend le mors aux dents, qui me brise les reins et mille autres désagréments. Je refuse poliment à la consternation visible des présents. L'on s'enquiert de mes raisons de refuser. Je raconte l'équipée tunisienne sur le chameau homo et un immense éclat de rire accompagne mon récit encore énervé. 

Un peu vexé je boude un peu. On m'explique alors que dos d'âne est le nom d'une balade, d'un lieu dit. Rien à voir avec le quadrupède amateur de carottes. 

J'ai droit à cette histoire chaque fois que nous les voyons! Et elle a sa vie propre: Il paraît même qu'enrichie de détails inventés pour faire plus vrai mon refus de balade équestre a fait rire tout le ferry boat Toulon-Ajaccio. 

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18 janvier 2024 4 18 /01 /janvier /2024 07:00

Juste une anecdote en passant. (d'ailleurs ce n'est pas une anecdote et je ne passe pas!).  Je souhaite dire un mot sur les "lendemains de fêtes", l'après "magie de Noël" et plus particulièrement de ce qui se passe après les agapes liées au passage du Père Noël et de ses rennes. 

On voit, à l'aube blafarde, (l'aube est TOUJOURS  blafarde) des silhouettes emmitouflées portant d'étranges chaussures d'intérieur et portant un arbre de la variété des sapins et plus précisément des conifères à sève poisseuse, déposer avec des ruses de sioux (c'était le sioux ou le renard. Quand on emploie le mot ruses il ne s'acorde qu'avec ces deux mots) le squelette du leur en plein milieu du trottoir mais côté pair s'ils habitent le trottoir impair et le contraire s'ils vivent en face. Ce grand sapin déplumé attire presqu'immédiatement des frères à aiguilles et, bien que des enclos leurs soient réservées marcher le 26 décembre sur les trottoirs des grandes villes s'apparente à un gymkhana compliqué. Les arbres jetés comme des épaves font lever dessus les pattes des chiens qui, parfois, en profitent pour laisser autre chose. L'odeur du pin expirant les inspire dirait on. 

Une deuxième vague, tôt encore mais plus à la lumière blafarde, dépose près du sapin des sacs poubelles éventrés, des papiers-cadeaux et des boîtes de divers objets qui prennent de la place chez soi et dont on se sert une fois l'an. Je ne parle pas des jouets qui ne fonctionne qu'une journée, le temps pour les parents de hurler après le bruit et de remettre les enfants devant leur écran. 

La troisième vague, à la tombée de la nuit le 25 ou 26 décembre concerne les bouteilles. Elles s'accumulent devant les récup-verre et marcher dans du verre pilé ne remplace pas la givre ou la neige. 

Enfin, remarquons que le 13 janvier il y a encore des citadins qui descendent le sapin sur le trottoir. 

Sans doute des personnes déçues qui espèrent que le Père Noël repassera avec quelque chose de mieux que la "chaufferette de mains", le prix Goncourt des Lycéens, les mémoires d'Aurélie Filippetti ou le robot-mix de chez Lidl. 

Les naïfs!

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17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 07:00

J'ai accordé hier trop d'intérêt à ce zéro intellectuel qu'est Gérard Miller pour ne pas y revenir. Néanmoins il fait partie de ces indigents de la pensée que les médias se croient obligés d'interroger quand le Pape a un accident de vélo ou Meryl Streep un Oscar: c'est à dire tout le temps et pour un oui ou un non. Car la presse, la radio, la télévision et même ces fameux "réseaux sociaux" que les trois institutions en perte de vitesse citée précédemment détestent parce qu'elles font en pire ce à quoi ils ont ouvert le chemin fait appel aux mêmes personnes "compétentes" (et le suffixe com, même avec un "m" est absolument à sa place) pour gloser à l'infini sur des sujets ne présentant aucun intérêt. On ne perdra pas notre temps à citer ces invités perpétuels qui ont toujours une actualité à vendre (un livre, un disque -même s'ils n'existent quasiment plus), une pièce ou un film voir un cancer (et le livre qui raconte leur combat contre lui): tous le monde les connait. Certains sont tellement souvent invités que je les soupçonne de dormir dans un studio désaffecté pour être là dans la seconde. Comme sous l'ancien régime ils sont souvent de la même famille (Duhamel, St Cricq etc.) et se transmettent charge et savoir de père en fils et en fille, ne respectant même pas la loi salique de notre ancienne monarchie. 

S'ils ne sont pas de la même lignée ils viennent des mêmes couveuses: Philippe Bouvard (1879-?), Laurent Ruquier et quelques autres. 

s'ils ne font pas profession de faire rire ils font "expert". 

Et c'est là que je voulais en venir. A la manie qu'ont toutes les télés de faire venir des coulisses (filmées) en marchant les "invités" qui saluent respectueusement la puissance invitante et leur demander de livrer leur oracle qu'ils ont détaillés en long, en large et en travers sur tous les supports concurrents. 

On a alors droit au même discours, aux mêmes exemples et aux mêmes plaisanteries déjà usées. 

Je soupçonne "C' dans l'air" de maintenir son indigente rubrique culinaire juste pour que les invités continuent à venir. 

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16 janvier 2024 2 16 /01 /janvier /2024 07:00

Le Con de la télé était une "chronique ordinaire" de Pierre Desproges qui a connu et connaît toujours une gloire post-mortem très supérieure à celle qui fut la sienne de son vivant. Il racontait drôlement comment un couple de "vieux glaiseux" (sic) l'avait reconnu dans la rue sans se remémorer qui il était. Finalement l'homme et la femme avaient fini par conclure que c' était "le con de la télé" puisque sa notoriété s'était agrandie en même temps qu'il était passé de la radio à la télévision. 

Des "cons de la télé", des vrais, il en est tant que les recenser prendrait des années. Les pires d'entre eux sont justement ceux qui croient briller en citant Desproges dans le "Tribunal des Flagrants Délires" de Claude Villers (France Inter) expliquant qu'on pouvait rire de tout mais pas avec n'importe qui. Je les sens venir ces rappeurs malins et ces slameurs cauteleux...

Mais c'était bien dit. Le con (et son double féminin) pullulent sur l'écran moyen (on ne peut décemment plus parler de "petit écran" devant ces postes de télévision plus grands que ceux de certaines salles de cinéma) de la télé est une espèce non-menacée par la sixième extinction.  Je ne les connais heureusement pas tous et, par exemple, j'ignore les chaînes Bouygues, Bolloré et autres tubes à pub. 

Mais Simone Signoret doit se retourner dans son caveau du Père Lachaise, pas parce que Montand ronfle, mais à cause de son petit-fils le crétin qui répond au nom de Benjamin Castaldi. Celui-là, comme le faisait dire Audiard à Gabin: "Si la connerie se mesurait il serait au Pavillon de Breteuil, à Sèvres". 

L'émission dans laquelle il sévit est d'ailleurs un vivier inépuisable et sur de miteux minables. Leur gourou étant une synthèse. (là je renvoie encore à Audiard mais c'est Birkin qui parle ("Comment réussir dans la vie quand on est con et pleurnichard"). 

Bon! venons en au con total, au con parfait, à l'épure: Gérard Miller. Qui ne l'a pas entendu récemment se qualifier lui même de "ultra révolutionnaire" ne sait pas ce qu'est la bêtise collante et grasse. Ce psychanalyste mondain* a fréquenté la bande de Ruquier pendant 5 siècles et ri à leurs plaisanteries de garçons de bains pendant autant de temps. Crétin pontifiant il a trouvé un os à ronger avec le "me too" lui qui est plus démodé et concerné que le marchand de légumes en bas de chez moi. 

Tout est exaspérant chez cet enflé du bulbe: sa sottise, sa prétention, ses idées, l'idée qu'il se fait de lui même, son absence totale de recul, sa voix, son discours et même son regard de taupe vicieuse!!!!

Plus que quiconque il mériterait le césar du tocard infatué de lui-même. Pourtant, reconnaissez-le, la concurrence est sérieuse et il y a pléthore de concurrents. 

* et âgé de 75 ans au moins. 

 

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15 janvier 2024 1 15 /01 /janvier /2024 07:00

Ce samedi, tôt le matin, j'ai entendu une chronique sur les animaux domestiques en France et le budget pharamineux qui leur était consacré. Il ne s'agit pas seulement des "croquettes" pour chats et chiens mais de fringues (?), de services (garde, psy, toilette, dentifrice????) que leurs maîtres leur paient sans sourciller. Notre beau pays et ses si sympathiques habitants consacrent des sommes folles à leur caniche ou chow-chow mais passent sans abaisser le regard sur un réfugié sale et mal nourri. Bientôt il faudra une ancienne comédienne fatiguée pour défendre les pauvres humains battus ou mal nourris. 

J'exagère, bien entendu, car j'aime aussi les animaux et je me fais beaucoup de soucis sur la sixième extinction annoncée. Je comprends le besoin de donner et de recevoir et l'affection sincère d'un humain pour son animal (chat, cheval, furet, lapin, chien, dromadaire). 

C'est l'excès qui m'indispose: quand je croise une personne apparemment saine d'esprit qui s'adresse à son Husky en lui demandant: "Il te reste des croquettes ou pas? si j'en prends je prends celle au boeuf ou au porc?" en attendant que le renifleur de portes cochères lui réponde.  Car nous en faisons trop pour eux. Entre la maltraitance et l'excès de sollicitude il y a un gap que trop de gens franchissent. Des lunettes de soleil pour chien? des garderies pour les "socialiser"? des vidéos tous les jours sur le lieu de vacances des maîtres pour les rassurer? 

On n'en fait pas tant -excusez moi- pour les enfants de réfugiés qui se noient en essayant de gagner la terre d'un pays d'accueil, on ne fait pas la moitié du quart de ce que l'on fait pour Mirabelle ou pour les gamins qui dorment dans des bidonvilles sur les talus du périphérique parisien*, pour les Palestiniens pris dans la souricière de Gaza ou pour les habitants des villes ukrainiennes bombardées par le nouveau Tsar. 

Même les prisons du pays autoproclamé "des Droits de l'Homme" sont moins soignées, moins accueillantes que les chenils trois étoiles où le petit Grégoire viendra chercher Ibiscus, son lapin nain promis par le père Noël. 

Le reportage ou plutôt le bout de reportage que j'ai entendu n'abordait pas le prix incroyable et scandaleux de la consultation d'un vétérinaire, les légumes (!!!) constituant la majeure partie des croquettes pour félins, la dangerosité de certains chiens redevenus sauvages et errant dans la campagne (j'en ai vu) et les animaux sales, malades et pas vaccinés qu'on nous fait côtoyer à notre corps défendant. 

J'aime les chats mais j'ai de la peine pour ceux qui vivent une vie de tôlards. J'aime les chiens mais pas ceux dont on fait des armes par destination. 

J'aime les humains mais pas ceux qui refusent de manger leurs croquettes et qui tiennent un fusil mitrailleur en attendant que la troisième soit déclenchée. 

 

* A mon incrédulité je dois reconnaître que j'ai vu des baraques en tôles, planches, cageots, ficelles et bâches habitées par des êtres humains et installées sur les talus du boulevard périphérique de Paris, ville "lumière". Je suis pour que l'on bannisse l'incapable maire de la ville qui détruit tout ce qu'elle touche et crée des situations ubuesques par son incompétence prétentieuse. 

 

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12 janvier 2024 5 12 /01 /janvier /2024 07:00

 

Je suis arrivé par le premier avion "Easy Jet" lundi 1er janvier. Paris était ville morte. Pratiquement personne dans les rues, aucune boutique ouverte et un circulation qui a dû faire fantasmer Anne Hidalgo, l'édile débile.

Hier mardi 2 janvier 2024 je marchais dans mon ex-quartier parisien en attendant l'heure décente de pouvoir aller chez qui m'attendait après 10 heures. J'aime cette imprécision typiquement parisienne et un rien désinvolte. "Venez quand vous voulez", "On s'appelle en fin  de semaine", "Venez mardi après 10H00". C'est à vous d'interpréter ces invitations qui n'en sont pas vraiment. 

Je reviens à Paris. J'étais au Pont Mirabeau (oui, (dessous) coule la Seine et mes amours), du mauvais côté c'est à dire cette pâle imitation d'un Manhattan pour nains. (Chers lecteurs et lectrices, autrefois on appelait "nain" une personne de petite taille doté d'une grosse tête et de toutes petites jambes. Aujourd'hui on les appelle "personne de petite taille"). Ce quartier; Beaugrenelle ça s'appelle. 

Passons. 

J'ai donc pris le Quai Louis Blériot -sous une pluie battante et un vent mauvais qui retournait mon parapluie- longé la "Maison de la Radio" remonté la rue Raynouard, je suis passé devant la maison de Balzac et j'ai bifurqué par la rue de l'annonciation et suis arrivé place de Passy. là j'ai constaté que j'avais 45 minutes d'avance et ai décidé d'aller voir "la petite gare" et le Ranelagh. Encombré par mon sac (un sac "cabine" Easy Jet" qui peut contenir une pomme, ou un livre (de poche) ou une paire de gants!)  et le parapluie qui gouttait dans mon cou je suis allé jusqu'au théâtre de marionettes et ce qu'enfants nous appelions la "piste", une allée goudronnée réservée autrefois aux vélos, tricycles et "patins à roulettes". 

Trop engoncé, le froid, l'eau qui s'infiltrait, la grisaille, les très nombreux chiens qui déféquaient partout et le bruit des voitures m'ont fait faire demi-tour. J'ai pris un café au Tabac de la Muette et suis allé -en avance- là où l'on m'attendait. 

Cette fois là pas de souvenirs d'enfance ni de langueur due à la traversée du quartier où je vivais étant enfant. Ca n'a guère changé pourtant mais c'est moi qui n'était pas connecté. 

Ma vraie vie c'est Toulouse; je le sens au plaisir que je ressens en entendant le pilote de l'avion annoncer: "Nous commençons notre descente vers Toulouse..."   Passy, le Bois de Boulogne, les lacs, la Muette, le Trocadéro... c'est déjà une autre vie. Lointaine. 

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11 janvier 2024 4 11 /01 /janvier /2024 07:00

Je sais, écouter ou même simplement apprécier Compay Segundo ou Césària Evora c'est risquer d'être classé dans les bobos indécrottables comme ceux qui trouvaient des qualités à Amàlia Rodrigues ou à Oum Khalthoum. Pour ne rien dire de ceux qui avaient eu des faiblesses pour Manu Chao. La "world Music" n'a plus la cote. Aujourd'hui, métisser sa musique n'est plus synomyme de reconnaissance et de ventes de CD et de places de spectacles. Au contraire. On assisterait presque à un repli sur soi-même, sur une musique nationale protégée par des frontières matérialisées par la lange, les accords, les instruments de musique utilisés et l'origine des textes. 

Pire même "nationale" la musique se radicalise derrière ses éléments fondateurs. Il ne viendrait plus à l'Italie, par exemple, "d'exporter" un Paolo Conte et à la Grèce une Irene Papas. 

C'est dans ce contexte de repli musical sur soi-même qu'est sorti sur les écrans de cinéma un film* sur Césària Evora qui n'a rien d'une hagiographie ni d'un "biopic". C'est un portrait peint par touches successives qui finissent par faire apparaître, en lieu et place d'un conte de fées modernes une femme qui a connu un immense succès international à la cinquantaine. Césarià Evora était aussi une vieille capverdienne atrabilaire et bipolaire chantant des chansons au rythme agréable mais souvent graves. Son succès l'a surprise et elle l'a géré comme elle a pu, dépensant la majeure partie de ses cachets à aider des pauvres, des excluus, des prostituées et une famille aux limites indéfinies. 

Comme un rocker quelconque elle buvait énormément et ne fumait pas moins. Elle a connu 10 années de dépression nerveuse avant d'être reconnue (les deux faits n'ayant pas de rapport)  puis 4 autres avant sa mort. 

le film est majoritairement illustré de musiques enregistrées en public (sans être retravaillées en studio, c'est à dire sans être mixées) et est plus "brut" que ce que l'on est habitué ) à entendre venant d'elle. Voix plus grave que les instruments de musique Live aggrave. Dès qu'elle chantait cette femme devenait belle. 

Certaines séquences du film sont très amusantes: en particulier l'enregistrement d'un titre entre elle et Compay Segundo, le Cubain n'arrivant pas à se caler sur ses départs et la prenant pour du menu fretin. Elle se le met dans la poche en lui posant avec sérieux des questions stupéfiantes qui le font éclater de rire et perdre toutes ses préventions. Soyons fiers que ce soit la France qui l'ait révélée en 1991. 

En toile de fond nous voyons l'extrême pauvreté du Cap-Vert qui, paraît-il, commence à s'ouvrir au tourisme. Un tourisme qui risquera fort d'accentuer le contraste entre ceux qui viennent dépenser leurs devises et ceux qui survivent dans la misère chez eux, un Haïti/République Dominicaine dans un sel pays. 

Cesarià Evora a beaucoup fait pour que le Cap Vert soit connu.  

Le film met en parallèle la vie de la chanteuse avant et après l'arrivée du succès . Photos, concerts, interviews, émissions internationales, concerts, coulisses et témoignages permettent de saisir l'essence de cette femme à la voix unique. 

 

*"Cesarià Evora, La diva aux pieds nus" de Ana Sofia Fonseca

 

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10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 07:00

Je ne comprends strictement rien au "Cloud" si ce n'est que je dois payer un étranger pour stocker MES photos. Je ne m'explique pas par quelle aberration mon téléphone privé m'abreuve de publicités moi qui suis un publiphobe enragé, pas plus pourquoi mon ordinateur est partagé avec Google et d'autres que j'ignore. 

Je suis furieux que mon matériel privé soit un trottoir public sur lequel des escrocs tentent à longueur d'année de me piéger et me piquer des thunes. Je n'accepte pas plus que l'on retouche mes photos, qu'on les recadre ou qu'on en modifie le contraste. C'est inconcevable que mon ordinateur personnel soit à ce point partagé sans mon accord par des voleurs ayant pignon sur rue. Plus de la moitié du papier et de l'encre consommés par MON imprimante le sont pour des affaires que je n'ai pas choisies: je ne compte plus les fâcheux qui partent du principe que j'ai forcément un ordinateur et une imprimante, un téléphone et des clés USB et qui m'obligent à les mettre à leur service. 

Mais revenons sur les photos. En passant de l'argentique au numérique nous avons cru à un progrès considérable: finies les photos floues, mal cadrées ou tout simplement moches. Finie l'attente du développement et le vieillissement des photos. Plus de carton ou de caisse contenant des photos mélangées, des négatifs sans rapport avec la pochette de photos les contenant et la perte de clichés ou la difficulté de retrouver une photo au moment où on le voulait. 

On pouvait "rater" des photos ça ne coutait rien et même des photos loupées pouvaient avoir un certain charme voire un effet original inopiné. 

Mais, en corollaire, nous croulons sous les photographies car nous avons tendance à les conserver toutes. Si une des personnes peut bien faire une tête pas possible sur une photo, une autre prise en même temps sur la même nous plaira. Pourquoi la jeter? 

Là intervient le premier fake: dater des photos peut être utile mais n'est pas suffisant. Attribuer un nom ("St Malo Oct.20") est mieux pas encore insuffisant. Avec qui, pourquoi, quelle photo peut-on retrouver de ce séjour (l'oncle Truc ou la tante Machin). 

Second fake: des erreurs techniques de classement font que des photos vont migrer dans d'autres dossiers. 

troisième fake: des dates disparaissent ou sont remplacées par d'autres rendant plus qu'aléatoires les possibilités de retrouver celles que l'on veut visionner au moment où l'on veut les voir. 

Je vous laisse ajouter les autres fake. J'ai effacé d'un clic une ou deux années de prises de vues. Et un ou deux voyages n'existent plus que dans mon "tiroir à mémoire". 

Les films originaux, enregistrés en super 8 puis transférés en vidéo puis sur des clés USB sont à peine regardables: couleurs passées, son défaillant et images "pixellisant". 

J'étais prêt à acheter le matériel pour sauvegarder ce qui reste de films et photos: La Fnac, Darty, Boulanger et d'autres m'ont dit la même chose: mettez tout sur un disque dur externe. Problème eux aussi ont une vie courte et eux aussi buggent. 

 

 

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9 janvier 2024 2 09 /01 /janvier /2024 07:00

 

Vous avez chez vous une vieille voiture que vous gardez par sentimentalisme et aussi parce qu'on ne sait jamais, elle pourrait prendre de la valeur! Je ne voudrais pas être défaitiste mais votre Polo II VW risque de s'enfoncer dans le sol avant d'intéresser quelqu'un. 
A moins que...

Il y a un programme télévisé sur une chaîne improbable parmi les centaines auxquelles on a droit et qui semblent encore et toujours n'exister que pour diffuser des spots publicitaires, programme* que je regarde avec plaisir. La recette n'a rien de bouleversant mais il a fallu y penser.

Un animateur-acteur (on ne voit que lui) achète une voiture ou un autre véhicule roulant en piteux état et propose à des mécaniciens et carrossiers concurrents mais amis de lui proposer un tarif au plus juste afin de rendre sa jeunesse à ce véhicule. 

Ce qui corse le challenge est le budget (serré, le budget) et le montant de la revente qui doit rapporter au meneur de jeu. Le délai est important et toute 'émission joue sur l'urgence et le respect du délai. 

Je ne suis pas clair? prenons un exemple, l'animateur achète une "Twingo" Renault 1000€ dans un état  passablement fatigué. Il est, dans le cas de cette voiture là, contraint d'en acheter une seconde pour les pièces. Son concurrent a une voiture en meilleur état. Du moins il me semble. Il y a une compétition entre réparateurs mais je ne me souviens plus exactement sur quoi elle porte: réparer concomittament un même modèle de voiture dans un état similaire ou emporter le marché de la réparation sur une proposition de meilleur coût? ça doit être un détail car ça m'échappe!

Une fois le moteur révisé et remis en ordre (en insistant sur la sécurité) le garagiste choisi s'attelle à la présentation de la voiture. Polish, vernis, brosse , peinture des jantes, rajeunissement des matières plastiques etc. Il décide, pour favoriser la vente et le bénéfice à en tirer, de lui faire un toit ouvrant, équipement n'existant sur aucune des Twingo sortie d'usine. 

Le véhicule terminé les deux concurrents comparent leur travail et un jury désigne la voiture la mieux restaurée. 

C'est tout bête mais c'est efficace. Se passionner pour un changement de cylindres sur une Lancia.... je n'aurais jamais cru y parvenir. 

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