Je n'aimais pas trop la comédienne Anouk Aimé décédée récemment. Je la trouvais triste et ennuyeuse. snob également. Elle restait cette femme hiératique faisant la gueule dans "un soir, un train" d'André Delvaux (1968) et surtout l'interprète de "Un homme et une femme" (1966) de Lelouch, palme d'or à Cannes gna gna. C'est d'ailleurs une erreur, la vedette de ce navet était plutôt la Ford Mustang que pilotait Trintignant.
J'ai changé d'avis en voyant par hasard un bout du film "la petite prairie aux bouleaux" (2003) de Marceline Loridan-Ivens d'après son récit autobiographique. Anouk Aimée y était magistrale.
La difficulté avec la célébrité c'est qu'elle fonctionne sur des critères qui ne sont pas toujours valables.
Pour rester dans le cinéma mais plus contemporain j'ai vu le film "La petite vadrouille" film de la fratrie Podalydès avec Daniel Auteuil et Sandrine Kiberlain. C'est une comédie légère comme une bulle de champagne mais de bonne cuvée. Au départ le rythme est parfait, les gags excellents et originaux et le jeu des acteurs impeccables.
A mi-film le rythme devient moins soutenu et traine en langueur. En longueur. Sandrine Kiberlain, comme d'habitude, est excellente de bout en bout et totalement crédible dans ce personnage gai et sympathique. Denis Podalydès est à l'aise dans ce rôle de mari jaloux qu'il a déjà interprété ailleurs. La bande de bras cassés qui les accompagne est à la fois drôle et juste. Auteuil, enfin, s'amuse et prend du plaisir à jouer un patron amoureux moins dupe qu'il n'y paraît.
C'est une comédie dont malheureusement le rythme faiblit un peu en cours de film mais qui reste très originale et très "cinéma Français". Les paysages sont beaux et le tout est bien filmé.
Le passage où la chanson d'Alain Barrière "Elle était si jolie" est chantée fait penser au film de Resnais "on connaît la chanson".
