Nous nous rapprochons, le monde se rapproche de ce rendez-vous capital que va être l'élection présidentielle aux Etats Unis.
Donald Trump, qui fût un exécrable Président essaie de se faire réélire. Après que le Président Biden ait dû renoncer à sa candidature après des débuts de campagne calamiteux c'est la vice-présidente, Kamala Harris qui a été choisie par les démocrates pour être leur championne.
Or il se trouve que si Mme Harris n'est pas nulle elle n'a pas encore prouvé (loin s'en faut!) qu'elle pourrait tenir tête à Poutine et aux Chinois ni qu'elle a un caractère suffisamment fort pour diriger cet immense pays en proie au doute et qui n'est que conflits et désunion.
Le Président (ou la Présidente) de ce vaste et puissant pays ne peut pas se permettre d'être faible ni d'avoir des doutes. La Présidence de Jimmy Carter de 1977 à 1981 l'a démontré: on ne gouverne pas avec des bons sentiments et toute faiblesse est exploitée par les innombrables ennemis des USA.
L'angélisme (je ne dis pas que Kamala Harris en fait preuve) et l'amateurisme seront immédiatement exploités par ceux qui ont des pions à faire avancer. Un Homme comme Poutine exploitera immédiatement toute position faible, toute erreur de jugement.
En période de tensions exacerbées comme celle que nous vivons, Taïwan, l'Ukraine, la Palestine, Israël, le Liban, l'Afghanistan sont des poudrières qui peuvent exploser à tout moment. Ni Trump (qui en sait moins sur le monde qu'un enfant de CM2) ni Harris n'ont rassuré et démontré qu'ils avaient une politique prête à fonctionner s'ils étaient élus.
En politique intérieure c'est peut-être pire encore: Biden n'a pas associé sa vice-présidente à sa politique et celle-ci n'est sans doute pas prête à tenir le premier rôle.
Trump a été Président pendant quatre années. La politique extérieure de son administration a été brouillon, naïve et irréfléchie. Poutine et ses amis ont avancé leurs pions pendant ces 4 années et espèrent sans doute qu'il se réinstallera à la maison blanche pour continuer à le faire.
Dans une dizaine d'années Poutine ou son successeur pourra s'attaquer à l'OTAN...
Alors que pouvons-nous faire? juste penser que la candidate démocrate sera, quoiqu'il arrive, meilleure Présidente que son adversaire dont la nocivité politique et la dangerosité comportementale ont été largement démontrées. Et espérer, oui, espérer que les Etats Unis ne feront pas la folie de redonner à Trump les clés de Washington.
Notre impuissance face à ce danger pourrait être compensée par l'union de nos politiques sur des "grands principes". Nous ne sommes, malheureusement, pas capables de nous entendre ni sur une politique internationale ni sur ce qu'il convient de faire quand un boute-feu comme Trump peut déclencher des catastrophes.
Alors nous subirons...

/image%2F1564652%2F20241005%2Fob_1ddc37_coluche.jpeg)