Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 octobre 2024 4 17 /10 /octobre /2024 07:00

Nous nous rapprochons, le monde se rapproche de ce rendez-vous capital que va être l'élection présidentielle aux Etats Unis. 

Donald Trump, qui fût un exécrable Président essaie de se faire réélire. Après que le Président Biden ait dû renoncer à sa candidature après des débuts de campagne calamiteux c'est la vice-présidente, Kamala Harris qui a été choisie par les démocrates pour être leur championne. 

Or il se trouve que si Mme Harris n'est pas nulle elle n'a pas encore prouvé (loin s'en faut!) qu'elle pourrait tenir tête à Poutine et aux Chinois ni qu'elle a un caractère suffisamment fort  pour diriger cet immense pays en proie au doute et qui n'est que conflits et désunion. 

Le Président (ou la Présidente) de ce vaste et puissant pays ne peut pas se permettre d'être faible ni d'avoir des doutes. La Présidence de Jimmy Carter de 1977 à 1981 l'a démontré: on ne gouverne pas avec des bons sentiments et toute faiblesse est exploitée par les innombrables ennemis des USA.

L'angélisme (je ne dis pas que Kamala Harris en fait preuve) et l'amateurisme seront immédiatement exploités par ceux qui ont des pions à faire avancer. Un Homme comme Poutine exploitera immédiatement toute position faible, toute erreur de jugement. 

En période de tensions exacerbées comme celle que nous vivons, Taïwan, l'Ukraine, la Palestine, Israël, le Liban, l'Afghanistan sont des poudrières qui peuvent exploser à tout moment. Ni Trump (qui en sait moins sur le monde qu'un enfant de CM2) ni Harris n'ont rassuré et démontré qu'ils avaient une politique prête à fonctionner s'ils étaient élus. 

En politique intérieure c'est peut-être pire encore: Biden n'a pas associé sa vice-présidente à sa politique et celle-ci n'est sans doute pas prête à tenir le premier rôle.
Trump a été Président pendant quatre années. La politique extérieure de son administration a été brouillon, naïve et irréfléchie. Poutine et ses amis ont avancé leurs pions pendant ces 4 années et espèrent sans doute qu'il se réinstallera à la maison blanche pour continuer à le faire. 

Dans une dizaine d'années Poutine ou son successeur pourra s'attaquer à l'OTAN... 

Alors que pouvons-nous faire? juste penser que la candidate démocrate sera, quoiqu'il arrive, meilleure Présidente que son adversaire dont la nocivité politique et la dangerosité comportementale ont été largement démontrées. Et espérer, oui, espérer que les Etats Unis ne feront pas la folie de redonner à Trump les clés de Washington. 

Notre impuissance face à ce danger pourrait être compensée par l'union de nos politiques sur des "grands principes". Nous ne sommes, malheureusement, pas capables de nous entendre ni sur une politique internationale ni sur ce qu'il convient de faire quand un boute-feu comme Trump peut déclencher des catastrophes. 

Alors nous subirons...

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2024 2 15 /10 /octobre /2024 07:00

Mon fils est toujours gentil et attentionné à mon égard. Il est venu, en coup de vent, passer 3 jours en France et est resté à Toulouse ce qui fait que nous avons pu nous le partager sa mère, sa sœur et moi. Outre des verres aux terrasses, des repas pris ensemble et une grande balade à vélo électrique de la ville nous sommes allés, tous les deux, la nuit tombée, boire un dernier verre place de l'Estrapade et avons discuté de choses et d'autres. 

Là, à un moment, je lui ai dit que je n'avais "plus de jus", que j'étais apathique et sans ressort. Il m'a dit que c'était à moi de me reprendre, de bouger, de me faire violence. 

"Nage, Rose, Nage" a t'il dit; faisant allusion à une scène du "Titanic" de James Cameron dans laquelle Leonardo di Caprio empêche sa dulcinée d'abandonner la lutte et d'être emportée dans les eaux. 

Nous avons bien ri de sa trouvaille qui définit admirablement son côté positif et son sens de la dérision. 

En m'endormant je souriais encore de cette trouvaille. Oui! "nage Rose, nage" était du Nicolas à son meilleur niveau.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2024 1 14 /10 /octobre /2024 07:00

Je n'ai jamais été proche de mon père.  Nos personnalités  étaient à l'opposé et je pense qu'il s'en est aperçu très tôt. Je pense qu'il m'aimait bien mais qu'il a très vite compris que nous n'étions pas intéressés par les mêmes choses  et que beaucoup nous séparait. 

Je ne veux pas parler pour mon frère, mais entre lui et père commun le courant ne passait pas très bien non plus. Et sa relation avec notre père, pour ce que j'en connais, n'a guère été meilleure que la mienne, et ce bien que nous soyons très différents lui et moi. 

Mon père préférait ses filles avec qui il a créée, lui dont ce n'était pas le point fort, une forme de complicité. Il faisait partie de ces hommes qui ne riaient guère et qui semblait toujours écrasé par les responsabilités et préoccupé par les soucis. 

Mon frère m'a donné des exemples de moments pendant lesquels notre père se lâchait un peu. Ils ne forment pas la majorité, ils se situent alors qu'il était lui-même encore jeune et souvent lors de vacances. 

Pas plus à l'adolescence qu'ensuite je n'ai réussi à me rapprocher de mon père. Quand j'entends des écrivains, des historiens et d'autres hommes parler de leur relation forte avec leur père j'ai un regret de ne pas avoir connu cela. Je vois la tendresse que certains ont pour leur père âgé et le temps et l'attention qu'ils lui consacrent et je me dis que je n'ai jamais vraiment connu ça.

Quand un geste de tendresse ou une réflexion agréable lui échappaient j'en étais tellement surpris que j'en minimisais intérieurement la portée. 

Malade, sur sa fin, mon père ne baissait pas la garde et offrait toujours ce profil rugueux et agacé qui a toujours été le sien. 

Dans les dernières années il me disait que j'avais été "pénible" et donc que je portais la responsabilité de nos rapports distanciés. 

J'ai essayé de me différencier de ce "modèle paternel" et pense y être parvenu. Mon fils ayant en commun avec moi mes nombreuses qualités et mes quelques défauts. Je pense (et j'espère) lui avoir montré toute mon affection même si j'en réinventais les codes faute de les avoir bien connus. 

Et la dernière génération, en la personne des deux petits Québécois est enfin pourvue d'un père à l'écoute et généreux de son temps et de son affection.  

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2024 4 10 /10 /octobre /2024 07:00

Nicolas a inventé le peer to peer dédié. Il a mis à la disposition de ses amis et de sa famille ce qu'il connaît de leurs goûts en matière de disques, de livres, de films, de clips et j'en passe. 

Moi je me crois favorisé parce que j'ai vraiment beaucoup de choix et que je dois être le seul sur cette planète à regarder en 2024 le "Concert for the Bangla-Desh" de 1971. 

Je n'ai pas boudé mon plaisir: en effet je n'en avais vu que quelques extraits et la captation du concert est là, d'une bonne qualité sonore et virtuelle.

Dans la foulée j'ai regardé quelques passages, au hasard, du doc "Living in the material world". 

J'ai parfois honte de m'être endormi il y a si longtemps sur des artistes certes talentueux mais aujourd'hui complètement dépassés. 

Eric Clapton, Billy Preston, George Harrison... quel trio. 

Il y a, dans la musique populaire, fatalement un moment où elle nous accompagne suivi d'un autre pendant lequel on la laisse passer. 

Et l'on se retrouve un soir d'octobre, devant son ordinateur, à baisser le son de crainte que ce que l'on écoute attire les sarcasmes des voisins immédiats. 

C'est ce que disait, de manière plus imagée, Laurent Voulzy lorsqu'il chantait: "on a tous des parents en maillot/qui dansaient sur Luis Mariano". 

Il y a toujours un moment où ce qu'on aimait prend les teintes criardes de la vieillerie démodée..

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2024 3 09 /10 /octobre /2024 07:00

Oui, mesdames et Messieurs les "stars" actuelles de notre si jolie époque sont les "influenceurs". C'est à dire des gens sans formation ni diplômes, sans talent ni génie mais qui aident l'industrie à vendre au public fauché des choses dont il n'a pas besoin. 

Dans ce domaine on croyait, je croyais que la vacuité absolue était atteinte avec les publicités: j'avais tort. Plus vains que les "créatifs", ainsi que s'appellent entre eux les pubeux, il y a désormais les influenceuses qui font la retape sur leur site et dont le nombre de  "followers" dit la puissance et donc la richesse. 

Ils et elles vous font acheter des produits inutiles et sans intérêt et leur public leur fait un triomphe en se ruant dans les magasins pour acheter les produits qu'ils préconisent, certainement sans être récompensés

Des milliers de jeunes filles, mais pas qu'elles, suivent les conseils de ces influenceuses et dépensent des fortunes pour acheter du superflu qu'elles trouveraient toutes seules. 

Les carrières durent deux ou trois saisons et les oracles sont jetables après usage. Une autre, plus décolorée ou aux cils plus longs remplacera la précédente et ainsi de suite. 

Les industriels doivent se tordre de rire: après la folie des marques (qui ne s'arrêtera pas) voilà que les clients eux-mêmes font leur travail: trouver des débouchés à leurs marchandises. 

La folie liée à cette hystérie commerciale n'est pas prête de s'éteindre: chaque jour un record de followers est battu et un concours mondial semble en être sorti. Qui sera le plus vu et fera le plus vendre. 

Il n'est plus question ici de talent ou de son mais simplement de se faire voir. 

Je ne suis pas certain que les influenceuses nous préparent à affronter ceux qui souhaitent nous faire subir le sort de l'Ukraine...

 

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 07:00
Le comique triste

A chaque fois nous avons droit au couplet du clown qui sous une très grande sensibilité cache une âme de tragédien... Michel Blanc était donc un peu Jean-Claude Dusse et beaucoup Richard III. 

Admettons. 

C'est une constante; lorsqu'un comédien ou une comédienne dont la nécrologie n'était pas encore prête chez "Paris-Match" décède: il ou elle se trouve soudain paré(e) de toutes les vertus.  Certain(e)s se retrouvent même avec une auréole prophane au-dessus de la tête: Saint Coluche des déshérités et l'abbé Pierre héritier de Saint Vincent de Paul en sont deux exemples archétypaux. 

Qu'importe si, deux ou trois décennies plus tard on apprend qu'ils ont été humains et très humains. Lorsqu'ils passent et trépassent* (private joke) on les pleure comme on pleurait jadis les saints dont il était difficile de connaître les éventuelles turpitudes.

Je ne m'étendrais pas sur ce sujet tout le monde l'ayant constaté et ce depuis le néolithique. 

Par contre cette sotte volonté des proches d'un comique défunt à nous le dépeindre en flagellant est plus étonnante. C'est honteux d'être drôle? de rire? de voir le bon côté des choses et d'apprécier la vie? Je me souviens que, peu avant sa mort Bourvil s'est vu remettre son prénom: André Bourvil. Par ce détail on savait que l'auteur de "l'eau ferrugineuse" devenait sérieux. Coluche est resté Coluche mais on a plus insisté sur l'homme des "restau du cœur" que sur le hâbleur paillard avec une plume dans le cul. L'ami de Jacques Attali (!) n'était ni une ordure ni un saint homme. Evidemment. 

Mais apparemment on préfère gommer les aspérités lorsqu'une célébrité disparaît. Ce sera plus difficile désormais puisque le net conserve tout. Miche blanc se cachant derrière des algues et Coluche nu avec plume sont accessibles sur un simple clic. 

A propos... on n'a pas encore de photo compromettante de l'abbé Pierre mais déjà quelques extraits de sa correspondance qui ne laissent aucun doute sur la double vie du préféré des Français pendant des années. 

* F.D se reconnaîtra 

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2024 1 07 /10 /octobre /2024 07:00

Par peur de passer pour de sales phallocrates, nous nous abstenons d'émettre des jugements liés non à leur sexe mais à leur personne lorsqu'il s'agit de femmes. J'en veux pour preuve la retenue qui ressemble à de la mansuétude dont bénéficie la Maire de Paris, l'insupportable Anne Hidalgo.  Je ne vous rappellerais pas son parcours, qu'elle doit à quelques protecteurs et à l'épuisement de l'ex majorité chiraquienne plus qu'à ses talents. Je n'aurais pas la cruauté de rappeler ses exploits électoraux qui sont accablants. Elle a une personnalité cassante et ne reconnait jamais ses torts. Quoi qu'elle dise ou fasse c'est toujours la faute des autres si elle se plante. Il y aurait à redire quant à son sens de la démocratie. 

Dans un autre genre Ségolène Royal, qui fut ne l'oublions pas, finaliste de la Présidentielle de 2007 et obtint un score non négligeable, elle ne parvient pas à comprendre que sa carrière est loin derrière elle et que personne n'a oublié ses apparitions surprises  et sa capacité à s'imposer encore et encore malgré des résultats ... rien moins qu'évidents. La bienveillance de François Mitterrand à son égard lui a servi de rampe de lancement. Depuis, elle se croit légitime pour tout emploi richement doté et ne nécessitant pas de réel talent, connaissances et travail. 

Quoi de plus pathétique que ces pasionarias qui s'accrochent aux lambeaux de leur pouvoir et qui se damneraient pour une sinécure aux pôles ou pour rester à l'hôtel de ville? leur hantise est de ne plus fouler les plateaux de télévision. Elles iraient faire "pouet-pouet" chez Hanouna plutôt que ne pas être invitées. 

Comme elles sont moins nombreuses que leurs collègues masculins (et que la parité n'est encore qu'un voeu pieux) certaines femmes politiques durent longtemps malgré des carrières peu engageantes.

Valérie Pécresse ne devait pas se remettre de sa grotesque campagne présidentielle. Elle est toujours là et donne des leçons!

Rachida Dati et d'autres grenouillent dans les lieux du pouvoir mais ne sont pas -à l'heure actuelle- en mesure d'atteindre la première place. 

Finalement ce qu'on leur reproche c'est d'être de pâles copies des hommes et de ne rien apporter de plus à la politique. 

 

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2024 5 04 /10 /octobre /2024 07:00

Il suffit de franchir les portes coulissantes d'une clinique ou d'un hôpital pour se sentir très malade, ça s'aggrave dans l'ascenseur où une voix difficile à qualifier nous avertit que la cabine est en "sens montée" et qu'après le 3ème étage vient le quatrième. Votre état général frôle le collapsus lorsque vous voyez le nombre de personnes attendant leur tour et qui, fatalement, sont avant vous. 

Vous devez déposer votre carte Vitale dans une boîte à carte Vitale transparente et bien pleine et, après avoir réceptionné un ticket numéroté attendre que le numéro dudit ticket soit appelé. En général vous avez 3 numéros devant vous et vous imaginez que dans 15 minutes vous serez appelé. 

Naïf! avant que votre nom soit appelé vous pourriez lire la moitié de "L'Ulysse" de Joyce. 

Moins ambitieux vous vous rabattez sur un numéro éparpillé de "Parents" dont le dossier du mois ("a quel âge ranger le Doudou?") date de l'époque Françoise Dolto. 

Notez qu'il y a aussi un guide des festivités du 14 juillet alléchant mais nous sommes en septembre. 

Enfin votre numéro s'affiche. Vous vous levez, presque incrédule. 34 minutes? on voit qu'on est en année olympique. Une médaille oubliée! Là on vous demande 46 informations allant de la date de naissance de votre père (décédé en 2008) à ce que l'on doit faire de vos organes au cas où l'opération tournerait mal. Vous aurait-on caché quelque chose sur la gravité de votre entorse du poignet. 

La visite médicale elle-même dure ce qu'elle doit durer et ensuite il faut payer et surtout ne pas essayer de comprendre à quoi correspondent les dépassements d'honoraires et autres bizarreries administratives de notre médecine "que le monde entier nous envie". 

Toutes les personnes en blouse influencent votre sentiment d'être passé de l'autre côté: celui des pas bien portants. Ces longs couloirs bicolores, les lumières flashy et le regard perdu des personnes venues consulter confirment qu'on est bien dans ces cliniques appartenant à des groupes financiers pour lesquels la rentabilité est au moins aussi importante que l'état de santé des malades lorsqu'ils en repartent. 

L'ambulatoire s'est -progrès oblige- généralisé et des soins qui vous valaient une semaine de lit il y a vingt ou trente ans sont pris en charge en une journée. Le "visiteur" n'a plus lieu d'être ou presque. S'il y en a c'est que certaines pathologies résistent encore et que certains malade ne mettent pas suffisamment du leur pour être sur pied de manière à ce que leur lit soit rapidement réaffecté.

C'est entendu: on est bien soigné.  Des diagnostics autrefois inquiétants se soignent bien et on est pris en charge humainement. On a tort d'opposer le privé (cliniques) et les hôpitaux publics. Les deux, avec leurs organisations propres et leur personnel si attachant et consciencieux (on l'a vu pendant l'épidémie de COVID 19) ne sont pas exempts de critiques mais méritent notre soutien. 

Quand on devient soi-même un de ces "patient" (le terme est parfait!) on redécouvre ce monde parallèle assez discret en comparaison d'autres milieux moins utiles et plus remuants. 

 

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 07:00

Nous sommes un peuple à la fois irrésistible à la fois exaspérant. Au retour d'Heraklion l'avion de la compagnie AEGEAN, compagnie Grecque, était plein jusqu'au moindre coffre à bagage de Français de retour vers leur "cher" pays. A l'embarquement déjà l'affaire se présentait mal: queues d'attente informes, bousculades, non respect des appels (quand on dit rang 1 à 3 ça signifie personnes ayant une place attribuée dans les rangs 1, 2 et 3. Ca ne paraît pas évident à nos compatriotes qui essayaient de passer quand même. Un bagage cabine c'est un bagage cabine. Pas une armoire normande sur roues: il y en a encore qui confondent.  Si on vous demande de retirer montre, ceinture et tablette ou ordinateur portable il faut s'éxécuter, pas discutailler dans une langue inconnue faite de mots empruntés à plusieurs langues...

Car les Français se comportent encore comme s'ils étaient membres d'un empire si vaste qu'on ne voit pas le soleil se coucher! présenter un passeport côté photo c'est trop leur demander. Enlever un instant la casquette de rappeur également. Il y en a toujours un qui n'a pas compris que la trousse de toilette avec le maxi-shampoing Dop c'est niet. Un autre qui refuse d'admettre que ce sont bien ses chaussures qui font sonner le portique. 

Les mêmes, au restaurant, ne comprennent pas que la carte soit rédigée dans la langue du pays. Ils comprennent "Hamburger" et "French Fries" mais peu d'autres propositions culinaires. J'ai entendu quelqu'un dire que les locaux ne faisaient pas d'effort pour parler notre langue! le monde à l'envers. 

Parallèlement à cette attitude pénible nous nous extasions sur les beautés des pays que nous visitons et nous sommes toujours partants pour la découverte de sites archéologiques et de musées. Nous essayons -encore un peu superficiellement- de comprendre les différences entre nos habitudes et celles des autres et les voyages nous font un double effet: aimer les autres pays et retrouver des qualités au nôtre. 

Une chose devrait nous faire réfléchir: l'obéissance aux règles du  droit quotidien. Il ne s'agit pas seulement de traverser quand c'est vert pour les piétons mais aussi de respecter le code de la route, les lois sur le tabac ou l'alcool, de ne pas jouer avec les règles liées à la préservation de la nature (ne pas emmener de sable, de pierres, de cailloux, de plantes, d'animaux (tortues...) et autres végétaux. On se considère encore comme étant peu ou pas concernés par ces interdits qui sont pourtant fondamentaux. 

Si nous étions plus disciplinés, moins "ramenards", plus tolérants et plus à l'écoute des autres la sympathie qui nous est souvent témoignée à l'étranger serait sans doute encore plus forte. A la réception des hôtels, dans les lieux touristiques, au restaurant nous sommes jaugés et... jugés. 

Nous autres, Français, avons trop longtemps vécu avec l'idée que nous étions à part. Le paquebot "France", la Tour Eiffel et le Concorde sont oubliés depuis pas mal de temps. Les Jeux Olympiques de cette année ne nous ont pas apporté de surcroît de sympathie et d'admiration à l'extérieur. On ne vit ni sur le passé ni sur l'éphémère. 

Si nous voulons améliorer l'image de notre pays et de son peuple nous devons tous balayer devant notre porte et être plus à l'écoute et moins "chauvins". Encore un petit effort...

 

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2024 3 02 /10 /octobre /2024 07:00

A quelques minutes du début du "discours de politique générale" de Michel Barnier, le premier ministre d'opposition à lui-même que la France a mis plus de deux mois à trouver alors qu'il est entré en politique en 1973, les radios et autres médias vintages nous apprennent que la question des impôts divise la "majorité très relative" voire "supposée" qui dit le soutenir. 

Il faut en convenir; notre pays est champion du monde ou fait partie des meilleurs des pays question "prélèvements obligatoires". Il n'existe sans doute aucune taxe qui n'ait été essayée ici. Telle la vignette auto certains impôts ont disparu (ils se comptent sur les doigts d'une main) mais pour réapparaître sous un autre nom ou reprendre ailleurs ce qu'elle avait feint de rendre aux contribuables.

L'impôt est un marqueur de gauche dit-on: en effet l'électeur de cette obédience trouve toujours qu'il y a d'autres Français à taxer et sur d'autres critères. Son credo est que taxer les riches rendra les pauvres moins pauvres.

A contrario la baisse (toute relative) de l'impôt est une exigence de la droite qu'elle justifie par des fariboles aussi incongrues que "le ruissellement". 

Le peuple, lui, avec son bon sens et une solide expérience vécue sait que les uns comme les autres ponctionnent la classe moyenne qui se laisse faire sans trop de difficultés. 

Le discours de politique générale du nouveau premier ministre est comme le discours de Clermont Ferrand de Michel Serrault dans "la gueule de l'autre" (Pierre Tchernia, 1979) il pourrait être enregistré une fois pour toutes et être diffusé à chaque arrivée d'une nouvelle équipe ministérielle. Je plains les journalistes politiques d'être contraints de faire l'exégèse d'un tissus de platitudes, de promesses absurdes ou mensongères et de lieux communs. 

Y a t'il un seul de ces discours convenus qui soit resté dans les mémoires pour son originalité ou son élévation de pensée? qui a dit celui de Jean-Marc Ayrault?

Nous nous imposons (enfin... pas nous) comme ça des corvées qui ne servent à rien et qui ennuient tout le monde. Quand j'étais ado le "Cours de la Bourse", à la fin du journal télévisé était pour moi le comble de l'ennui. Je doute que les 12-15 ans et suivants jusqu'à 50 et + soient réellement intéressés par le discours de politique générale. Ils suggèreraient sans doute de le remplacer par une partie de Mario contre Luigi. Personnellement je préférerais le discours, je suis un peu pervers. 

Ce moment de félicité par lequel passent ces messieurs (et deux dames) est sans doute le but de toute une vie. Si, en plus, le premier ministre devient président de la République tels Pompidou, Chirac, Fabius (attention, il y a un piège!), l'impétrant a dû connaître le Nirvana.

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages