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2 septembre 2024 1 02 /09 /septembre /2024 07:00

Nous connaissons tous cette "anecdote" qui dit que beaucoup d'enfant croient que les poissons sont carrés en référence aux "poissons panés" que l'industrie alimentaire propose. 

J'apprends, par mon petit-fils de 13 ans, que certains enfants de son âge ne savaient pas que les steaks hachés (les fameux Hamburgers américains) étaient de la chair animale et le jus du sang. 

Ils croyaient, ces chers petits, que c'était végétal ou ils ne s'étaient tout simplement pas posé la question. 

Ce n'est pas à "Koh Lanta" qu'ils s'informeront! 

 

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 07:00

Terminons la semaine avec une de ces émissions de télévision archi-réfléchie pour fédérer un public qui va de très jeune à jeune, qui permet à la chaîne qui le diffuse (l'horrible TF1)  de gagner beaucoup d'argent (beaucoup de coupures publicitaires, les publicités aux tarifs les plus chers car s'adressant aux jeunes, des suspens amenés avec des gros sabots, des animosités entre concurrents trop belles pour ne pas être scénarisées, des combats, jeux et épreuves grandiloquents mais imbéciles (rester debout sur un plot le plus longtemps possible!), un animateur bateleur d'estrades et, reconnaissons le, des paysages agréables. 

Les concurrents, cela se voit, sont choisis pour que des affrontements, des conflits et des jalousies se développent sur une "saison". Pour que les spectateurs s'identifient à l'un ou à l'une d'entre eux ou, a minima, à une équipe. Les candidats sont tous âgés de 25 à 55 ans maximum et sont tous -ou presque- tous tatoués et représentatifs des publics des jeux télévisés (télé-crochet, télé-réalité etc.)

Le vocabulaire des uns et des autres est consternant: c'est le plus petit dénominateur commun: on kiffe grave, on a les boules etc. Les filles sont fortes mais fragiles émotionnellement et les hommes de vrais baroudeurs élevés en batteries et aguerris en 4X4 Dacia.  Ils savent faire du feu et trouver de quoi "survivre" dans la nature. Car on ne les nourrit pas. Le spectacle c'est de les voir perdre leur vernis civilisé et redevenir des humains affamés et à bout. On compte sur les moustiques, les serpents et les autres candidats pour les faire craquer. On devine, au bout de 2 jours* qu'ils vendraient père et mère pour un Hamburger ou une pizza. 

Quand ils gagnent une "épreuve" (des jeux de colonies de vacances) on dirait qu'ils viennent de découvrir le décryptage d'Enigma. Un parcours du combattant d'un bataillon de Vierzon est plus difficile que leurs petites épreuves qui cassent les ongles des demoiselles et le complexe Schwarzenegger des petits messieurs. L'animateur vendrait des fait-tout à la foire de Paris sans perdre sa crédibilité. L'émission, qui plaît aux enfants, est littéralement hachée par des publicités et, c'est malin, par des super-publicités pour ses sponsors. 

Des jeux où l'on peut gagner "un million cinq cent mille euros" en répondant à une question de CE1 mais par téléphone surtaxé interrompent "Koh Lanta". On sent que les parents vont vouloir coucher leurs enfants, on redouble de publicités pour cette cible sensible aux spots dans lesquels on voit des génies humoristiques comme Eric et Ramzy (0,20 de Q.I à eux deux).

Et c'est reparti. Les candidats échevelés, barbus, amaigris mais toujours aussi pauvres intellectuellement virent l'un ou l'une des leurs ou de l'équipe adverse qui crache sa haine avec des mots choisis chez Chateaubriand. C'est irrévocable mais elle reviendra, son potentiel de vendeuse de tatouages, d'ongles plastiques ou de décolorant à cheveux violine ayant une certaine importance pour la production. 

A un moment même l'adolescent plus mou se lève de votre canapé et dit qu'il va se coucher. On soupire d'aise sans savoir si Lania, Benson, Goldwin ou Sabrina va remporter l'épreuve de confort. 

... peut-être que le Président Macron devrait choisir son premier ministre au "conseil de Koh Lanta"? 

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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 07:00

Il est malheureusement souvent vérifié que les conséquences des "idées politiques" de certains leaders, élus régulièrement ou qui se sont imposés par des dictatures ne leur sont pas toujours attribuées. 

Lénine est rarement décrit comme l'initiateur de la dictature Bolchevique puis du parti communiste de l'URSS. Même Staline qui l'a augmentée et poussée dans ses extrémités est parfois exonéré de la part des crimes que son absolutisme dictatorial a causé. On accuse le "système" voire la fatalité quand ce ne serait pas la mentalité russe auto responsable de son propre malheur. 

On ne voit pas, dans les rues ou sur les plages, des touristes adolescents arborant un tee-shirt avec un portrait de Mao, de Dzerjinski, de Ceausescu, de Pol Pot, de Trotsky ou de Himmler. Par contre en 8 jours j'ai vu deux minus de moins de vingt arborant sous leur figure aux yeux bêtes le portrait de Che Guevara qui appartient bel et bien à la liste précédente. S'il affiche moins de morts au compteur qu'eux c'est tout simplement parce qu'il est mort avant de pouvoir lui aussi jouer les Castro ou les Honecker. (mais il avait toutes les caractéristiques des pourvoyeurs de fosses communes: l'idée fixe, le refus d'accepter qu'on puisse penser différemment que lui, la certitude d'être dans le vrai et il partageait l'idée que: "pour nos opposant trois murs sont de trop" (comprendre: il suffit d'un seul mur pour les fusiller). 

Devant le tee-shirt pseudo-romantique de Guevara photographié par Alberto Korda et devenu à l'égal de Marilyn Monroe ou James Dean, un support publicitaire multi-usages, je sens ma colère monter. Je brûle d'envie de leur dire de se renseigner sur leur révolutionnaire martyr... de lire, de s'informer. 

Et puis nous n'y pouvons rien. Les industriels du vêtement, les hypocrites de la publicité et les tartuffe des médias donnent raison à Lénine quand il disait**: "les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons". 

 

* attribué à Félix Dzerjinski (fondateur de la Tchéka, devenu Guépéou puis KGB) par de nombreux historiens. 

** attribué à Lénine mais sans preuve écrite. 

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28 août 2024 3 28 /08 /août /2024 07:00

On raconte que Napoléon avait donné un commandement à un général de sa grande armée. Emu et heureux ce dernier aurait dit au souverain : "Merci majesté, je n'avais pas eu de chance jusqu'ici et je vais me montrer digne de l'honneur que me fait votre majesté". (dialogue reconstitué, je n'y étais pas).  

Sur quoi la majesté en question lui aurait rétorqué: "Général, Je me vois contraint de me dédire, je ne puis confier une armée à quelqu'un boudé par la chance" (dialogue véritable, j'y étais). 

Cette passionnante introduction historique pour me plaindre d'une certaine malchance qui me suit fidèlement. J'ai été opéré des genoux. Une O.T.V ça s'appelle. L'une en 2018 l'autre en 2020.  L'une a réussi l'autre pas. Mes jambes formaient un "O" elles forment un "D". 

Les points d'appui modifiés, la douleur et l'esthétique simple font qu'il faut y revenir. J'ai changé de médecin, le premier était plus préoccupé de ses comptes en actions que de ses patients. J'ai choisi d'éviter de retourner à la clinique privée où ce Diafoirus exerçait sa science pour le CHU où le chirurgien des genoux ("que veux-tu faire plus tard? chirurgien des genoux!") est positivement connu dans le Gault et Millau des spécialistes du genoux. 

On fait une radio de cette partie de mon anatomie qui m'aura fait souffrir près de 10 ans sans discontinuer. 

Je remonte de la radio au cabinet du chirurgien et là je l'entends dire à la cantonnade: "les vis ne sont pas les mêmes sur les 2 plaques. il va falloir obtenir les références de celles qui ont été utilisées à Droite". 

Texto. J'ai quelques ne similitude avec le général d'empire!  

 

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27 août 2024 2 27 /08 /août /2024 07:00

J'ai toujours et aussi loin qu'il m'en souvienne perdu puis retrouvé qui mon portefeuille, qui mes clés, qui ma carte de réduction, qui ma carte de crédit. Passons sous silence le téléphone que je passe mon existence à rechercher.

Avec le temps ça a empiré: je ne retrouve rien. Pour contenir ces éléments la plupart du temps inutiles j'ai un sac à dos qui, ironie, est devenu lui-aussi un objet derrière lequel je cours sans arrêt. 

clés de vélo, clé de voiture, "papiers" de la voiture, passeport, carte d'identité, carte du tramway, porte-monnaie, montre me mènent la vie dure. Combien de temps passai-je à remuer ciel et terre pour les retrouver? je ne saurai le dire mais ce temps empire et est augmenté par celui que je passe désormais à aider ma femme à chercher ses affaires qu'elle égare avec le même génie que moi.

C'est au ballet en lequel nous évoluons l'un et l'autre à la recherche de je ne sais quoi que je fais allusion dans letitre de ce post.

Car il en faut  du génie pour mettre la main sur ce que nous recherchons au moment où nous le recherchons. Cela génére même des dialogues imbéciles: "quelle couleur il a? c'est l'agenda noir ou le gris? quand t'en es tu servi la dernière fois?" ces demandes n'aidant en aucun cas à la redécouverte de l'objet perdu. 

Parfois ce que nous recherchons dans une fièvreuse chorégraphie se trouve en évidence sous nos yeux. 

Il arrive que certaines choses disparaissent vraiment. Entendez par là que pendant un temps vous espérez "tomber dessus" et que vous finissez par en faire fabriquer un duplicata (clé du jardin, clé des vélos, carte d'identité): c'est une fois en possession de ce sésame pas précieux que vous tombez par inadvertance sur l'original qui, hasard, était presque en évidence dans un endroit inadéquat. Lunettes sur un livre sur une étagère, carte vitale dans la réserve de savons de la salle de bain etc. 

Avec le temps et malgré les résolutions je perds plus d'objets et finis par croire qu'on ("on" indéfini) cherche à me nuire et à me rendre fou. J'ai perdu, oui, perdu une boîte de médicaments que la pharmacie venait de me délivrer. Médicament cher et contingenté. J'ai dû retourner l'appartement (heureusement je n'habite pas la Malmaison) sans le retrouver. Il a fallu refaire une consultation, une autre ordonnance et aller 4 fois à la pharmacie qui -c'est un fait- est la plus mal organisée de toute l'Occitanie. A ce jour je n'ai pas retrouvé l'original et guette le moment de sa réapparition miraculeuse. 

Il y a les perte d'objets qui sont contrariantes mais aussi les oublis qui ne le sont pas moins. C'est au deuxième sous-sol que je me souviens que j'ai oublié de prendre la batterie du vélo électrique. Entre temps quelqu'un a appelé l'ascenseur et il paraît scotché au 4ème. 

Passerai-je sous silence ces courses qui me font descendre, tout équipé (clé, portefeuille, porte monnaie, sac) et là... le trou noir. Qu'allais-je chercher? mystère. 

Je terminerai par ce phénomène étrange et inquiétant: certaines choses disparaissent VRAIMENT chez soi. La chaussette qui laisse une veuve inconsolable, le couteau à huîtres, le tire-bouchon, le double des clés du tiroir du bureau... 

Lorsque je tenais ma tête entre mes mains, mon père, jamais avare d'un mot doux me disait: "ne tiens pas ta tête, il n'y a rien dedans". Force est de constater qu'il avait (pour partie!) raison. 

 

 

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26 août 2024 1 26 /08 /août /2024 07:00

J'ai regardé jeudi soir, en différé (je ne sais pas si elle est encore disponible en replay) une émission diffusée par la chaîne de télévision parlementaire LCP et consacrée aux services de Réanimation en général et de celui d'un Hôpital de Seine St Denis en particulier. Pas de bla-bla ni de leçons de morale, juste des aides-soignantes aux professeurs de médecine des hommes, des femmes (beaucoup plus de femmes) confrontés tous les jours à des détresses respiratoires, à des pronostics vitaux et à la mort. 

Elles sont débordées de travail ces infirmières. Ils ont des décisions immenses à prendre ces hommes. Elles ont du travail qui ne leur laisse quasiment aucun répit ces équipes... Filmées dans l'intimité ces malades qui meurent devant l'oeil de la caméra sont universels. Nous voyons ce que beaucoup d'entre elles pensent: elles ont choisi de pratiquer ce métier, la plupart en connaissance de cause, mais elles savent toutes qu'au bout d'un certain temps (une dizaine d'années?) elles quitteront l'hôpital pour faire autre chose. Le manque de matériel, l'insuffisance des personnels, la fatigue physique,  l'investissement moral et surtout la faiblesse des salaires les conduiront à quitter le milieu médical. Toutes disent leur attachement aux malades, leur amour du métier mais aussi l'investissement personnel beaucoup trop important qui leur est demandé. Elles restent pudiques sur leur fatigue et sur la force morale qui leur est nécessaire pour mener de front leurs vies professionnelle et personnelle. 

Nous assistons à des réunions de toute l'équipe autour d'un cas. En l'occurrence celuid'un cheminot de 60 ans en grande détresse respiratoire, sans famille proche (on apprend que sa fille unique vit en Corrèze et ne peut pas facilement se rendre en région parisienne). Il est décidé de ne pas s'acharner et d'ailleurs ce malade épuisé décédera pendant le reportage.

Le nettoyage d'une chambre après un décès donne droit à des images radieuses des soignantes nettoyant la chambre en dansant.

On a encore l'impression très nette que le personnel le plus proche des malades en détresse est constitué d'infirmières noires ou originaires d'Afrique du Nord. Il saute aux yeux que les médecins sont tous des hommes et, si les soigantes sont consultées et écoutées elles sont rarement à la tête des équipes, là où se prennent les décisions. 

La question du don d'organes se trouve posée et il est difficile d'avoir une décision arrêtée. 

La dernière iage du film est absolument sublime de ce grand prématuré qui fait un splendide sourire à sa maman qui a failli mourir sous nos yeux. 

Pendant la première vague du COVID 19 et le confinement nous avions pris l'habitude (vite acquise et vite perdue) d'applaudir le personnel médical et hospitalier pour son travail en première ligne. Puis tout est revenu dans l'ordre... 
Peut-être y a t'il eu des primes exceptionnelles et une reconnaissance bienvenue du dévouement de ces personnels indispensables. On aimerait croire que tout n'est pas retombé avec la fin de l'alerte. 

 

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23 août 2024 5 23 /08 /août /2024 07:00

Je n'avais pas emporté de livre pour le grand week end du 15 août que nous avons passé chez des amis près des Chateaux de Valençay et de Chambord. Je me suis rabattu sur une biographie "à l'ancienne" de Louis XVIII écrite par Evelyne Lever, spécialiste des Bourbons. 

Incroyable histoire que celle de ce frère de Louis XVI qui, très tôt, s'est plus senti taillé pour le rôle que son aîné de quelques années. 

Longtemps "Dauphin" (prétendant au trône en cas de vacance du pouvoir royal) Monsieur comme on l'appelait alors menait une vie de cour stérile tout en échafaudant de vagues projets d'accession au pouvoir à la place de celui qui lui-même ne se jugeait pas à la hauteur de la charge qui lui incombait. 

Monsieur, titré Comte de Provence , sentit l'orage arriver avec la convocation des Etats Généraux puis la Constituante et enfin la Révolution. Il se mit à l'abri à l'étranger et partagea un exil avec la femme qui lui avait été choisie dans la famille low-cost de Savoie (une souillon hystérique et ridicule) et un embryon de cour. cet exil à épisodes dura plus de 20 ans. C'est à la mort annoncée de son neveu, l'enfant du Temple, Louis XVII que l'exilé devint Louis XVIII pour les royalistes exilés ou pas. 

Le prétendant attendra que la Révolution accouche d'un Empereur (Napoléon 1er) et que celui-ci abdique en 1814 pour qu'enfin il rentre en France et aux Tuileries. 

L'homme était loin d'être sot mais il ramenait dans ses malles toute l'aigreur de ses fidèles, toutes les prétentions des siens et un esprit de revanche compréhensible mais fatal. Il régna 10 ans (1814-1824) avec l'intermède des "Cent Jours". Son règne fut assez agité et il eut bien du mal à faire coexister Cour royale et anciens bonapartistes, partisans des acquis de la Révolution et ennemis déclarés de tout ce qui était postérieur à 1789. 

Il mourut en une longue et horrible agonie et laissa le trône à son frère, Charles X qui tint 6 ans avant d'être chassé en 1830 ("Les trois Glorieuses"). C'en était fini de la branche aînée des Bourbons. 

Un homme plus intéressant qu'il y paraît et qui fut en quelque sorte caché par l'empreinte géante du Corse Bonaparte. 

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22 août 2024 4 22 /08 /août /2024 11:38

J'ai lu des passages du livre de Salman Rushdie* concernant l'attentat dont il a été victime le 12 août 2022 alors qu'il s'apprêtait à donner une conférence publique à Chatauqua (New-York) aux USA. Frappé avec une grande violence au visage l'écrivain à perdu un oeil et l'usage d'une main. 
Son agresseur, un homme de 24 ans nommé Hadi Matar (clin d'oeil de l'histoire "matar" signifie "tuer" en Espagnol). Il a tenté d'assassiner l'écrivain en application de la "Fatwa" de 1989 lancée par l'Ayatollah Khomeini suite à la publication de son livre "Les  versets Sataniques". 

L'écrivain a été proche de la mort mais est désormais hors de danger quoi qu'affaibli. Il écrit presque "cliniquement" ce qu'il a ressenti au moment de l'attaque  et jusqu'à la sensation du couteau sectionnant son nerf optique. Il se reproche son manque de réaction qu'il compare à celle d'un lapin dans les phares. Mais il a tort. Son âge (75 ans le jour de l'agression) et la force de son assaillant étaient des difficultés insurpassables. De plus au bout de 40 ans de traque il avait un peu "baissé la garde" et ne se croyait plus autant menacé. On peut concevoir qu'il ait eu envie de moins prendre en compte le contrat qui avait été mis sur sa tête. 

Il n'a jamais compris la haine qu'il suscitait ni encore moins qu'on veuille le tuer pour avoir réfléchi et écrit sans agresser quiconque. Il se fait la réflexion que si les réseaux sociaux avaient existé à l'époque il eut été assassiné rapidement après la controverse sur son livre. Livre qu'il ne renie pas. 

Salman Rushdie est un intellectuel, un penseur qui réfléchit et un écrivain qui essaie de dépasser les frontières de la pensée dans tous les domaines de la réflexion, religions incluses.

Comme à chaque manifestation de la brutalité la plus violente suscitée par des mots d'ordre politiques ou religieux et insensible à l'altérité et à la liberté individuelle on est stupéfait par cette pulsion de mort qui ne tient compte ni du Droit ni de l'époque dans laquelle nous nous trouvons. 

Tuer un écrivain parce qu'on interprète ce qu'il écrit comme étant impie est tout simplement impensable. 

L'agresseur avait 24 ans et appliquait des ordres donnés avant sa naissance dans un contexte différent. Il était bien incapable de comprendre la pensée de l'écrivain et encore moins pourquoi ces écrits méritaient, selon lui et ceux qui l'avaient "programmé" la peine capitale.  

*"Le couteau" Salman Rushdie (Gallimard)

 

 

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20 août 2024 2 20 /08 /août /2024 07:00

La situation politique est assez simple à appréhender. Réélu, le président de la République l'a été  pour 5 ans en 2022. Il n'a pas obtenu des Français, dans la foulée, une majorité comme lui même en 2017 et ses 2 prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande y étaient parvenus respectivement en 2007 et 2012. 

Jacques Chirac, Lionel Jospin et Valéry Giscard d'Estaing, en faisant suivre l'élection législative à la Présidentielle croyaient empêcher ou du moins rendre peu probable la "cohabitation" qui ne leur convenait pas. Que ces trois là aient trouvé un accord indique clairement que les auspices n'étaient pas des plus clairs. 

La dissolution de l'Assemblée Nationale en juin 2024 par Emmanuel Macron a non seulement privé le président réélu d'une "vraie" majorité mais a fait passer sa formation et ses alliés en 2 ème position derrière le "Nouveau Front Populaire" et devant le Rassemblement National. Les 3  groupes et unions sont à une centaine de députés pour avoir une majorité absolue (289 sièges). 

Les Jeux Olympiques se déroulant à Paris, le Président n'a pas souhaité traiter "à chaud" la nomination d'un(e) premier(e) ministre. 

Les oppositions et parmi elles le groupe des Insoumis s'impatientent et menacent le Président de déclencher son éviction de la présidence. 

C'est une forfaiture. Le Président a reçu un mandat clair lors de sa réélection en 2022: les électeurs lui ont donné 5 ans supplémentaires mais pas de majorité. Et un groupe minoritaire n'a pas les moyens légaux de démettre le garant des Institutions. Soit le président essaie de trouver des majorités de circonstances, soit il démissionne. 

Le programme politique des Insoumis n'a pas, que je sache; été plébiscité au point de voir "tout" son programme appliqué. les autres opposants et ceux qui soutiennent le Président de la République non plus. 

Il faut donc essayer de composer un gouvernent susceptible d'obtenir un soutien au "coup par coup" et de composer un gouvernement fragile et à la merci d'une motion de censure. Or l'absence de majorité et l'antagonisme des partis à laquelle s'ajoutent les pensées présidentielles de bien des leaders fait que l'article 49-3 sera fatalement utilisé et que des motions de censure s'ensuivront. 

Que le Président prenne son temps et refuse les diktats d'enragés d'extrême gauche n'a rien de surprenant. Mélenchon, leur bouillonnant chef, croit vivre à l'époque de la Révolution ou à celle de la Commune de Paris. Comme Gambetta à  Mac Mahon il demande à Emmanuel Macron de "se soumettre ou se démettre". 

C'est une absurdité car la chambre élue en juillet ne pourra être dissoute qu'en Juillet 2025. D'ici là, Macron ou pas, il faudra agir avec les députés choisis en juillet dernier. Un autre pésident se retrouverait devant les mêmes difficultés, pour 11 mois au moins. 

Tout coup de force serait inadmissible et dangereux. 

 

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19 août 2024 1 19 /08 /août /2024 07:00

Une semaine dans le centre de la France ça vous remet les idées en place. D'abord avec le calme. Seuls les oiseaux dans les arbres ou volant au-dessus de nous et seul le frémissement de l'air et du vent se font entendre. Et aussi un drôle de train, le "Blanc-argent" qui fait gronder à l'aller et au retour les ponts métalliques qu'il traverse sur sa voie unique et métrique. Il ressemble à un jouet. 

Nous étions invités chez des ami-e-s qui n'étaient pas revenues chez eux, dans le Loir et Cher, depuis l'hiver. En conséquence le grand et beau jardin fleurait l'abandon et nécessitait une sérieuse reprise en main(s). Heureusement il y avait profusion d'outils de jardins (et d'outils tout court d'ailleurs). 

Après un round d'observation nous l'avons attaqué par surprise et désherbé les plates-bandes, taillé ce qui devait l'être (huit mains n'étaient pas de trop!), coupé l'herbe (trop haute pour être tondue), taillé les lauriers (j'ai réalisé un donut végétal du plus bel effet), élagué, ratissé et rendu civilisé ce grand jardin aux arbres gigantesques. 

Noua avons quand même pu organiser des apéritifs au soleil, des dîners au soleil couchant, des petits déjeuners au soleil levant (enfin... récemment levé). Je sais maintenant quand mon corps me prévient que je ne vais pas tarder à ressentir des douleurs et les autres jardinier-èr-s également. Nous sommes allés visiter le Château de Chambord avant les foules vacancières. Magnifique, évidemment. 

A un moment nous avons cru avoir perdu les clés de la voiture. Dix minutes intenses de peur inutile. On s'occupe comme on peut. 

Hier, samedi, comme annoncé, la pluie est tombée toute la journée. Une pluie tropicale en rideau.

Nous avons entendu un bruit fracassant: un marronnier centenaire, trônant chez le voisin venait de se séparer de sa branche la plus lourde qui a atterri dans la haie mitoyenne. (elle avait manqué de peu les deux voitures). 

Tout ceci présente un intérêt assez difficile à déceler, j'en conviens.  Mais si ce blog n'est pas régulièrement enrichi (...) il s'éteindra. Et je ne suis pas encore prêt pour cela. 

 

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