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13 septembre 2024 5 13 /09 /septembre /2024 07:00

Le monde des médias, de la télévision, du show-business fait parfois la part belle à des escrocs et n'aime rien tant qu'être bluffé par plus fort que lui. Des vedettes fabriquées, des provocateurs à la petite semaine, des zéros qui font illusion. La liste est infinie de ces fausses gloires qui peuvent, si elles sont intelligentes, durer une vie. Selon la formule devenue célèbre: "sur un malentendu ça peut marcher". Je citais Serge Gainsbourg récemment: il est un cas limite, ayant inventé le personnage qui l'a rendu célèbre après que son talent se soit éclipsé et qu'il ait cédé à toutes les facilités. * 

Chaque fois que je vois ou entend Philippe Katerine je me demande s'il se fout de nous ou si ce sont ceux qui l'interviewent qui nous prennent pour des jambons. L'homme est un composé chimique instable de provocations infantiles et de banalité. Il dit des choses évidentes ou idiotes, parfois les deux en même temps avec un air pénétré de minus habens et suscite un émoi visible chez celles et ceux qui le reçoivent comme on ne recevait pas Malraux ou Picasso. 

Il est mauvais comédien mais joue toutes les semaines dans presque deux films qui sortent sur trois , il "chante" lamentablement ("Mon Dieu, Mon Amour" avec Barbara Carlotti) et fait des duos et des disques à une cadence incroyable, ils publie ses propres chansons (qu'un enfant de CP n'oserait écrire) il publie des livres et fait, pour choquer le gogo, des happenings consternants comme sa version de Dionysos bleu lors de la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques de cet été. J'ai déjà perdu assez de temps en parlant de lui et m'arrête donc.

Le professeur Choron fut un de ses prédécesseurs. En plus salace. Le rôle de bouffon existe depuis des siècles et il n'y a pas lieu de s'en offusquer mais ne pas se laisser avoir par de faux amuseurs qui ne pensent qu'à remplir leurs comptes en banque à nos dépens. 

* Je vois déjà les réactions indignées. Je prétends pour ma part (et je persiste et signe) que Serge Gainsbourg n'a été un artiste talentueux que de 1966 à 1975. Presqu'exclusivement. L'épave de la fin effaçant presque l'auteur de Melody Nelson. 

 

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12 septembre 2024 4 12 /09 /septembre /2024 07:00

Françoise a été infirmière scolaire dans un collège "difficile" de Toulouse. Pour être clair l'établissement n'avait pas le potentiel d'élèves pouvant prétendre un jour à entrer en Khâgne ou a l'ENA. 

Au contraire le lycée G. accueillait, pas toujours de son plein gré, les cas sociaux, les cancres  et ceux qui s'imaginaient plus mener une carrière de voyou des rues, de cambrioleurs, de voleurs de vélos et de scooters. Peut-être même de dealers. 

Or il se trouve que, paradoxalement, ce collège était situé au beau milieu d'un des plus beaux quartiers de la ville, entouré de villas cossues et proche d'un des plus beaux jardins publics de la ville. 

Françoise y est restée une dizaine d'année et a planté toutes sortes de fleurs, de plantes, d'arbustes et de verdure. Elle accoutuma même des palmiers et un olivier. Toutes ces décorations végétales ont poussé et, à son départ, la cour et les abords étaient splendides. 

Grâce à un tour d'arrosage organisé avec des volontaires (surtout aux vacances d'été) et à un ingénieux système de "punition" organisé par les surveillants. Les élèves trop pénibles étaient envoyés "aider l'infirmière aux plantations" une demi-heure. 

Au début cela fonctionna mais les punis se battaient presque pour aller aider l'infirmière! de punition c'était devenu une sorte de gratification. Tant et si bien que cette retenue au jardin fut purement supprimée. 

Le rectorat, suite à une lettre de son ministère, a décidé de végétaliser les établissements scolaires. Inutile de dire que le collège G. part avec beaucoup d'avance! 
 

 

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11 septembre 2024 3 11 /09 /septembre /2024 07:00

Je me souviens du jour où j'ai entendu pour la première fois "Je t'aime... moi non plus" chantée par Jane Birkin et parlée par Serge Gainsbourg. Un copain dont je me souviens du nom (Thierry M..) et qui habitait rue de Boulainvilliers dans le 16ème arrondissement nous avait parlé de la chanson comme d'une merveille en insistant sur son côté scandaleux. J'allais à cette époque au collège de la Place Hayem face à la Maison de la Radio. Je ne connaissais pas grand chose de la sexualité et avais été curieux de savoir de quoi il retournait. 

Thierry M.. était un bon élève mais assez dissipé. J'étais un mauvais élève mais discipliné. Nous débarquons donc chez lui, un autre camarade nous accompagnait mais je l'ai zappé au point de ne plus me souvenir ni de lui ni de son prénom. 

Sur un électrophone impressionnant (je n'en possédais pas et ai dû attendre encore longtemps avant d'en avoir un à moi) notre hôte mis le centreur et y déposa le 45 tours. C'était alors le 45t Philips qui fut ultérieurement remplacé par le Label Fontana en raison du scandale; je me souviens de ce détail parce que Philips éditait aussi les disques de mes parents). La musique était belle, Birkin était dérangeante et plaisante et Gainsbourg avait déjà le sens de la provocation. Je ne me souviens pas bien si j'ai compris le sens de la chanson mais "l'amour physique est sans issue" m'a marqué et je n'osais demander à quiconque ce que signifiaient le titre, les soupirs, et cette sentence bizarre. 

A l'époque (nous étions en 1969) cette chanson à la musique quasi-religieuse fit scandale et grimpa dans les hits-parades. 

Il me semble que mes deux acolytes en savaient plus que moi mais ils prirent un air entendu et me renvoyèrent à mes préoccupations enfantines en échangeant un regard de connivence. 

Plus longtemps après (au moment de la sortie de la sorte de "remake" de "Je t'aime ... moi non plus" intitulé cette fois "La Décadanse" par le même couple je n'eus pas besoin d'explication sur la signification de la chanson. 

L'histoire raconte que lorsque Serge Gainsbourg eut une rapide aventure avec Brigitte Bardot celle-ci lui demanda d'écrire la "plus belle chanson d'amour" qu'il pouvait. Il, écrivit "Je t'aime... moi non plus" mais Bardot, fraîchement mariée le supplia de ne pas sortir le 45tours. 

Conscient du potentiel de la chose Gainsbourg la fit chanter par sa nouvelle conquête, une très jeune anglaise nommée Jane Birkin. 

Actuellement on trouve les deux versions sur les plateformes de musiques et également la "Décadanse" qui montrait déjà que Gainsbourg s'autoplagiait facilement. Peu de chansons m'ont autant marqué.

 

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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 07:00

Allez savoir pourquoi sans que je ne demande rien j'ai constaté avoir accès à Figaro TV qui, comme son nom explicite l'indique est une chaîne de télévision animée par l'éditeur du Figaro, brulot d'extrème gauche bien connu. 

J'ai regardé un programme de cette chaîne spontanée consacré à Yves Montand. Je l'ai pris au moment où Yves Montand avait encore la foi en l'aube radieuse bien chevillée au corps. Je veux dire que le pas encore veuf Signoret (comme l'appelait Desproges avec un certain mépris) croyait encore au bonheur des peuples tel que pratiqué par Staline et ses affidés. 

A ma surprise le commentaire d'obédience figaresque restait assez bienveillant malgré cela. 

Le spectateur pas toujours aussi magnanime que je suis le trouvait un peu pathétique dans sa "foi" en un avenir meilleur parce que rouge. Le procès Slansky, en particulier, m'est resté en travers de la gorge. La défense de Montand résidait dans l'aveu des accusés des procès staliniens. Il est vrai qu'à part les nazis on n'avait jamais vu des accusés reconnaître des crimes absurdes et réclamer eux-mêmes un châtiment et certains même leur propre mort. 

Dans le couple c'était Simone Signoret qui pensait. Son mari s'occupait de ses spectacles au cordeau desquels la perfection scénique a terriblement vieillie. Chansons comme pas de danse, plus personne ne donne de tels récitals qui bannissent l'improvisation.

Ce ne sont pas les chansons (la moitié était plutôt bonne) c'est l'ensemble qui a vieilli. Considérablement vieilli.

Naturellement on a eu droit à l'épisode adultérin avec Marilyn Monroe  qui n'a pourtant pas duré un été. 

Tout ceci était fort convenu et Figaro ou pas une telle chaîne ne m'aura pas comme spectateur régulier! 

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9 septembre 2024 1 09 /09 /septembre /2024 07:00

Je ne reviendrai pas sur le côté hypnotique de le télévision. On est parfois scotché devant la télévision, à regarder l'esprit à moitié présent, quelque chose qui ne nous intéresse pas. Ainsi, depuis l'épidémie de Covid je me retrouve (trop) souvent devant "C'dans l'air" une émission d'actualité qui a un tropisme politique prononcé.

Les 4 ou 5 invités du plateau sont pratiquement toujours pris dans un échantillonnage de 10 à 15 et j'ai souvent l'impression que ceux-ci n'ont pas besoin d'être invités: ils doivent habiter le studio! ce sont toujours les mêmes, et ils répètent les mêmes choses en boucle. 

C'était flagrant ces derniers jours alors que la nomination d'un premier ministre jouait les prolongations. D'un jour à l'autre les mêmes spécialistes égrenaient les mêmes chiffres,  répétaient les mêmes raisonnements et appuyaient leurs commentaires et pronostics sur les mêmes erreurs. 

Toujours les mêmes invités qui disaient les mêmes choses. C'était le "jour sans fin"  en continu. Tous le jours celui de la marmotte! Avec Caroline Roux comme spécialiste des marmottes. 

Et moi je regarde cela comme si le nom du nouveau premier ministre avait la moindre incidence sur ma vie et comme si je n'étais pas capable d'arriver au mêmes noms par les mêmes raisonnements...

Ils se sont trompés puisque le "vainqueur" du César de nouveau premier ministre est Michel Barnier un homme dont prononcer le nom et les états de service est déjà mortellement ennuyeux. 

D'ailleurs on a sorti Raffarin de son placard chinois pour en dire du bien! 

La Présidence Macron a commencé comme le Consulat et se terminera comme la monarchie de juillet: pas besoin de révolution ni de révolte, un coup de balai, j'en ai peur, suffira. 

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6 septembre 2024 5 06 /09 /septembre /2024 08:48

J'ai une pensée pour toi, Bertrand, qui es mort hier jeudi 5 septembre 2024. Tu étais le frère de ma grande Amie Marie-Eve et, comme elle, tu étais un savant mélange d'intelligence, d'humour et de cynisme drôle. Passer du temps avec vous était la garantie de fou-rires et de plaisir. 

Je te revois, Parisien en vacances, chic-décontracté à Astaffort où tu venais avec ton fils. 

Tu étais de ces personnes que la vie dote d'une personnalité forte. Je te revois tirant sur un gros pétard au mariage de ta nièce*. Pas pour choquer, parce que tu en avais eu envie.  Les regards désapprobateurs de l'assemblée devaient t'apporter plus de volupté que la résine contenue dans ce que tu fumais alors. 

J'étais et tu étais le premier à me souhaiter ton/mon anniversaire tous les ans: on retenait facilement la date puisqu'à quelques années d'intervalle nous étions né le même jour, le 27 septembre. (J'étais plus vieux que toi). Dans 21 jours je penserai plus fort à toi. 

Je sais que tes deux ou trois dernières années ont été bonnes et que tu étais fier de la magnifique maison d'hôtes que tu avais achetée et aménagée. Tu auras eu ces moments de paix qui t'avaient manqués. 

Adieu Bertrand. 

* Marie-Amélie qui voit encore un membre de sa famille lui fausser compagnie. 

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5 septembre 2024 4 05 /09 /septembre /2024 09:16

La crise politique est un théâtre d'ombres. De plus en plus les vrais enjeux apparaissent.  Pendant que l'on spécule sur la possibilité de X ou Y de devenir premier ministre on s'agite en coulisses et l'on prépare tout doucement l'opinion à accepter des coups de rabot sur ses finances personnelles. Les invités médiatiques -toujours les mêmes- défilent de plateaux en studios pour remplir l'espace. 

Mais tout doucement "on" commence à dire que les déficits sont abyssaux et qu'il va falloir les combler. Pas question, naturellement, d'augmenter les impôts des sociétés. Ces pauvres malheureuses font déjà face à "une vague de faillites sans précédent". Et l'attractivité économique de la France; vous y pensez? Pas question non plus de rétablir un impôt sur la fortune. MM Pinault et Arnault ne sauraient l'admettre. Pas plus que ceux qui excellent aussi dans l'économie du luxe d'ailleurs. Donc le nouveau gouvernement  devra trouver ailleurs ces milliards d'€ qui font "dégrader la note de la France" et entament sa crédibilité financière. 

Vous voyez où on veut en venir? les retraites. Les vieux gagnent trop, plus que les actifs et vivent avec plus que les travailleurs. Honte aux vieux! Les Français ont mis de côté des sommes considérables: leur épargne insolente ne va pas rester ainsi alors que le pays croûle sous la dette; sous les dettes. 

On commence à penser que l'épargne pourrait temporairement refroidir la dette du pays. 

Une purge à la Grecque est-elle dans les tiroirs? il semble bien que ceux qui ont dépensé comme des fous "un pognon de dingue" aient des idées quant à nos retraites, nos salaires, nos économies: les raboter pour rassurer les marchés financiers.

D'un côté un discours alarmiste de l'autre des politiques qui ne pensent qu'à l'élection présidentielle de 2027. Cherchez l'erreur. 

On est "vieux" à 45 ans, le travail est rémunéré au lance-pierre, l'inflation galope et le pouvoir d'achat dégringole mais Edouard Philippe pense à 2027. 

Les extrêmes sont en embuscade. Elles ramasseront le pouvoir comme on ramasse un fruit mur. Cette cinquième république et les partis politiques Français sont au bout du rouleau. 

 

 

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4 septembre 2024 3 04 /09 /septembre /2024 07:00

J'avais conservé un excellent souvenir du film de René Clément "Plein Soleil" (1960) qui a été diffusé sur Arte à l'occasion du décès d'Alain Delon. 

J'ai été un peu déçu par un scénario trop touffu et contenant trop de choses peu crédibles. Si les personnages de Greenleaf (Maurice Ronet) et de Ripley (Delon) sont exempts de toute critique tant ils sont bons les autres comédiens sont loin de leurs prestations: la jeune Marie Laforêt y a un rôle qui  ne me semble pas adapté à sa personnalité et elle est agaçante tout au long du film. Elvire Popesco est amusante ("Spaghettis per tutti") et Billy Kearns, le massif ami du défunt se laisse tuer bien facilement. 

Adapté d'un roman de Patricia Highsmith (Mr Ripley - 1955) le film met en valeur un Alain Delon tout jeune et déjà excellent comédien. Son personnage est peu crédible mais pas de son fait. Les invraisemblances du scénario n'empêchent pas Delon de donner une "épaisseur" à la petite frappe qu'il interprète. Il tue cependant deux personnes le temps du film dont un colosse américain bien imprudent. Les policiers Italiens sont bien nuls qui mettent plus de deux heures de film à le coincer! 

Même la dernière scène dans le petit port Italien où l'on met le voilier en cale sèche, une fois vue, ne peut renouveler la surprise scénaristique. 

Il faut reconnaître que Delon fait un sans-faute dans ce film et qu'il est bien dirigé. 

Si l'acteur s'en sort très bien (ce qui est aussi le cas de Maurice Ronet qui était lui aussi un très bon acteur) le film a vieilli, est trop lent et, au risque de me répéter, comporte trop de "facilités" de scénario pour être mieux qu'un bon film de cinéma Français des années 60. 

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3 septembre 2024 2 03 /09 /septembre /2024 07:00

Les 20-35 ans sont de grands enfants. Leurs vacances semblent être constituées de loisirs que leur tranche d'âge, si concernée par la dégradation de l'environnement si l'on en croit ses discours, devrait leur faire repousser avec dégoût et colère.

Sur les plages, cet été, je les ai vus prendre place sur des rotondes gonflables traînées à toute allure par un hors-bord faisant des virages à 180°. Le bateau diffusant une musique assourdissante. 

Bien sur, cette année encore des millions de litres du précieux pétrole a été brûlé pour permettre à des vacanciers de foncer comme des fous sur une bande de mer au bout des plages. Dire qu'il a fallu tant de temps à la nature pour fabriquer cette ressource et qu'elle sert à des débiles de foncer en faisant du bruit! La planète a mis des siècles pour fabriquer cet or noir et nous persistons à le gâcher. 

Mais rien je dis bien rien, ne remplace le téléphone qui touche non seulement les jeunes mais les vieux et finalement tout le monde. Cet été certains se baignaient avec: ensaché hermétiquement ou n'utilisant que l'appareil photo inclus dedans. 

Ils mitraillent tout et font des photos de cailloux et peut-être même de mégots! Ils passent des coups de fil: "Tu m'entends?", "tu entends la vague?" s'inquiètent-ils. 

C'est la génération des tatoués. Et des gros. Ils sont en effet tatoués partout et tous et passent leur temps à manger des produits indigestes. 

Et je ne les observés que fin-août, c'est à dire quand ils ont repris leurs activités professionnelles! 

Poutine, Xi Jinping et leurs amis doivent se féliciter de notre impréparation à ce qu'ils mijotent...

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3 septembre 2024 2 03 /09 /septembre /2024 07:00
Aller en Andorre

Andorre est un petit pays situé dans les Pyrénées entre la France et l'Espagne. A la manière de Monaco c'est une principauté ce qui signifie pas grand chose: c'est petit et les habitants sont fiscalement épargnés. C'estdu moins ce que l'on dit. Ce serait exagéré de qualifier de jolie la principauté : c'est très encaissé et assez froid. La capitale, Andorre la Vieille est même assez laide. La montagne et la campagne sont, elles, plutôt jolies. 

L'attrait principal de cette destination est, pour les habitants des régions limitrophes (départements Français d'Occitanie) de leur permettre d'acheter des produits lourdement taxés ailleurs à des prix vraiment intéressants.

Les Toulousains y viennent remplir leur coffre de pastis, de jambons entiers, de cartouches de cigarettes et de chocolats. La parfumerie aussi y est à coût bas. 

Nous n'y allons pas souvent parce que la route n'est pas agréable et que l'économie qu'on y fait est presque toute absorbée par les péages (autoroute et tunnel), les difficulté de stationnement, les problèmes de douanes et le fait que, n'étant pas administrativement en Europe il faut au visiteur passeports et autorisation de sortie du territoire pour les mineurs non accompagnés de leurs parents. 

Tabac et alcools sont bon marché mais attention à ceux qui en achètent plus qu'autorisé: en cas de contrôle surprise des douanes les amendes sont garanties. 

Les denrées alimentaires exceptées il y a le ski (un bon domaine skiable), les bassins de Caldéa (un parc aquatique très réussi mais aux tarifs prohibitifs) et le "pont Tibétain de plus de 600 m à une hauteur de 1875m qui relie deux sommets en passant longuement au-dessus du vide (photos). C'est très impressionnant surtout lorsque le vent souffle un peu fort. La vue panoramique est superbe et la promenade fertile en émotions. (Pont Tibétain de Canillo, entre le Pas de la Case et Andorre la veille.)

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