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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 08:28

Hier soir, après une très chaude journée, nous dînions sur la terrasse de

mon amie. Elle, une amie à elle et moi.
Ce n'était pas des agapes mais une salade et un verre de rosé de Corse

frais.
Il n'y avait qu'un très léger souffle de vent et les arbres semblaient pétrifiés

par la chaleur emmagasinée pendant la journée.

Un étrange coucher de soleil rose injectait le ciel toulousain.


L'amie de F*** apporta son I-pad et nous montra des photos de sa

maison en région parisienne (je fis les compliments d'usage mais mon

intérêt allait plus vers mon verre et le dessert).
Une fois ces photos vues elle nous fit regarder les photos de la classe de

maternelle dont elle s'était occupée l'année précédente en insistant sur

"l'air triste" des enfants.
Il n'en fallait pas plus pour que je me lève de mon transat et aille observer

les clichés.
La classe en question n'était pas une classe comme les autres: elle était

dans le "101ème" département Français, celui de Mayotte.
Effectivement ces enfants, garçons et filles, avaient un je ne sais quoi dans

le regard qui les rendait attachants. Une gravité sans doute. Le poids -déjà-

d'une vie difficile.
E*** avait fait des photos de groupe et des photos par 2 des enfants.
Tous tenaient une petite étiquette avec leur prénom.
Les couleurs et le mouvement empêchaient qu'on puisse penser à des

photos anthropométriques.

Sa mémoire toute fraîche lui faisait donner un détail, une anecdote sur

chacun des enfants et cela leur enlevait l'anonymat et les rendait soit

attachants soit intéressants.
Petites filles battues, garçons ne mangeant pas à leur faim, enfances

difficiles, départs douloureux dans la vie, intelligences limitées,

violences... Notre conférencière d'un soir nous apprit ainsi que Mayotte

est une poudrière et que les enfants -comme toujours- n'y sont point

épargnés.
Décalage? plus tard j'ai entendu à la radio un représentant de la droite

vitupérer contre la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million

d'euros.
On a vraiment les indignations qu'on mérite...

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 07:03

Rien ne m'agace plus (vous l'aurez constaté je suis beaucoup agacé ces

derniers temps!) que les formules toutes faites employées par la presse

pour parler de ceux qu'elle voyait monter très haut et qui sont restés à

l'entresol.
Alain Juppé, Michel Rocard, Dominique de Villepin,Laurent Fabius,

Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal sont les vibrants exemples

non d'un sort qui s'acharne mais de personnalités qui ont eu toutes leurs

chances (de "décrocher" l'Elysée) et qui n'y sont pas parvenues par leur

seule faute.

Il n'y a pas de sort injuste, de fatalité, de complot ou de malchance: juste

une personnalité qui, à tort ou à raison, a laissé penser un moment qu'elle

était taillée pour le rôle et a démontré que c'était une erreur.
Je lis ("L'Express" 3044 du 5/11/2009): "Alain Juppé a vu sa carrière brisée

par la décision d'un juge le 30 janvier 2004".
Non! il a vu sa carrière brisée parce qu'il a agit de telle sorte que la justice

était en droit de lui demander des comptes. Nuance!

Tous les jours les tribunaux condamnent et jamais on dit que les juges

brisent la carrière des justiciables. Ils le font peut-être mais c'est une

conséquence, pas une cause.
Comme Juppé, au point de lui ressembler physiquement, Fabius n'a jamais

réussi à séduire les Français. Cette ambition froide et de tous les instants,

ce carriérisme au couteau, ses revirements, sa "com" ridicule tellement elle

fut voyante font que sa cote est toujours restée dans les eaux basses.
A cet égard son humiliante défaite aux primaires socialistes de 2006 a été

tellement éclairante qu'il a enfin compris que le rejet par l'opinion de sa

personne était indépassable. Il lui aura fallu plus de 30 ans.
...Mais ça nous aura permis de nous réjouir de toutes les claques que nous

lui avons assénées à intervalles réguliers.

Ségolène Royal n'avait pas ce préjugé défavorable et, quoi qu'on en dise, la

presse a été son fidèle soutien, du moins en 2006.

Elle a longtemps bénéficié de l'indulgence des médias et de la classe

politique. Elle a tellement invectivé la terre entière, a été si péremptoire et si

floue qu'elle est passée, dans l'opinion, des 47% du second tour de la

Présidentielle 2007 au 7% de la primaire socialiste de 2011. le vertige.

Contrairement à Fabius, elle n'a pas encore compris que son image est

grillée de manière définitive.
Sauf dans le Poitou où il semble qu'on accepte ses diktats et son caractère.

Par humanité on n'épiloguera pas sur DSK sauf à constater que, lorsque

les électeurs socialistes ont eu leur mot à dire (aux primaires de 2006) il

n'a recueilli que 20,69% des votes.
Pour un activiste sexuel comme lui n'avoir été qu'un fantasme électoral doit

être difficile!

Michel Rocard est sans doute un homme brillant et plein de talents. Comme

Jacques Chaban Delmas et tant d'autres s'il avait la volonté il n'avait pas le 

sens ni les moyens de son ambition.
Villepin, lui, aurait fait bien dans les photos officielles et représenté dignement

la fonction. Mais la Présidentielle n'est pas un concours d'élégance.....

François Bayrou est à part. Il est le seul à avoir jamais cru qu'il pourrait un jour

être élu président.

Mitterrand, Chirac, Sarkozy et même Hollande n'étaient pas "aimés" des médias.
(à nuancer selon les époques) Il faut croire que c'ela les a servis!

A cet égard, et je terminerai par là, rappelez vous la "Balladur-mania" de 1995

et sa conclusion électorale...

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 07:21

Je suis content de moi. Des 3 semaines du Tour de France je n'ai dû voir que

45 secondes furtives chez quelqu'un et entendu un commentaire plus court

encore à la radio.

J'ai donc évité ces reportages navrants sur la "grande boucle" et autres

fadaises à propos des "forçats de la route".
Incroyable ce que cette épreuve suscite comme banalités et lieux communs.

Si je ne m'abuse Roland Garros et Wimbledon achevés, le foot terminé et

le Tour évacué le sport va nous ficher la paix. Une paix méritée et......................

 

Enfer et damnation. Les Jeux Olympiques. J'avais oublié les jeux olympiques.

 

A propos de cyclisme, de bécane, de vélo, de petite reine et de biclou je suis

stupéfait par la contagion d'accoutrements hideux que portent les pratiquants

de ce sport.
Je vais régulièrement le long des canaux de la région et je m'accroche à mon

guidon lorsque je croise des mémères sexagénaires avec "cycliste" moulant,

casque de mutante et chemise fluo pleine de marques. Elles se voient les

Longo? et leurs Jules? jambes rasées, casque qui rendraient ridicule Johnny

Depp soi-même et vêtements si laids que je ne perdrais pas le temps de les

décrire. Couleurs et formes à gerber en tous cas.
Jeunes, vieux, vieilles tous sont habillés, de pied en cap comme les guignols

du Tour.
Sauf que les guignols en questions roulent à 50 km/h et font des étapes de

plus de cent trente kilomètres avec des cols...
Rien à voir avec le dénivelé du Canal du Midi! d'ailleurs la piste cyclable atteint

péniblement les 50 kilomètres.

J'ai envie de poser des miroirs aux endroits stratégiques pour que les cyclistes

amateurs puissent voir l'image qu'ils renvoient.
Qu'ils sont laids!

Qu'ils sont ridicules!

Ce n'est pas parce que Jean-Edern Hallier s'est tué en vélo que ces accidents

sont nombreux. Ce ludion médiatique totalement oublié était pourtant l'équivalent

d'un BHL d'aujourd'hui. Je doute cependant que c'est en hommage à cet histrion

que les cyclistes que je croise s'attifent ainsi.

Il faudra un jour juger M Décathlon comme responsable de la hideuseté des

sportifs amateurs Français!

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:05

Pour une amie qui organise des évènements et dont le goût très sur est la plus

belle des cartes de visites j'ai mis en place, un dimanche de juin, la décoration

qu'elle avait imaginée pour une cérémonie de mariage juif en plein air.

Le cadre était beau mais j'en ai vu de bien plus beaux dans ma vie. Un château

du Lauragais (inutilisable et inutilisé) servait de prétexte à des bâtiments plus

fonctionnels.
La partie qu'il incombait à mon amie d'organiser devait se tenir sous une allée

de pins parasols centenaires.

Prévue aux alentours de 17 Heures la cérémonie impliquait qu'on disposât

trois-cent chaises blanches en bois, une moquette, une estrade, un barnum

(une sorte de tente blanche sous laquelle les mariés et leurs parents ainsi que

le rabin se tiennent pendant le mariage), des compositions florales aussi

originales qu'élégantes (de grands vases en verre transparent, contenant des

cailloux blancs et des tiges en osier, surmontés par de grandes orchidées

blanches elles aussi et disposées au bout des rangées, côtés allée centrale

tous les 2 rangs).

Après quatre heures de préparation (chaque chaise était sous housse et

devait être sortie d'un portant métallique, dépliée, dépoussiérée et disposée

au nombre de 5 de part et d'autre de l'allée moquetée) l'ensemble avait

très belle allure et tout le blanc  lui donnait un aspect de grande classe.

Le blanc du dai, des rubans rituels reliant les chaises, des orchidées mais

aussi des voiles qui entouraient les pots il ressortait une sensation de luxe

discret.

A mille lieux des cérémonies de célébrités ou des feuilletons américains!

 

Tout semblait idéalement prévu sauf que le vent, habituel ingrédient de la région,

se mit à souffler. D'abord un petit zéphyr anodin qui gonflait joliment l'autel de

drap blanc puis un vent nettement plus fort qui commença à déranger l'ordre

si consciencieusement obtenu. Les drapés ne ressemblaient plus à rien, les

caisses blanches contenant du lest et les bambous gigantesques soutenant

le drap bougeaient et menaçaient de tomber de l'estrade.

Il y en eut même un qui se fendit en 2 et nous dûmes les descendre rapidement

en priant pour que ni le rabin ni la mariée ne dépassent les 2m de haut!

A 5 minutes de notre départ et de l'arrivée de la noce le vent soufflait dru et

semblait s'acharner à déranger le décor: aiguilles de pin et autres saletés sur le

tapis blanc, drapé n'ayant plus aucune allure et orchidées rompant l'harmonie

pour plier chacune dans son coin...

Pour un peu mon amie grimpait dans un des pins parasols et demandait le

report de la cérémonie à un jour non-venteux.

Ca a tenu, les photos étaient magnifiques et le mariage s'est bien passé.
Cette journée de travail minutieux et détendu restera un bon souvenir pour moi

Quel plaisir de voir l'idée prendre forme, les choses s'harmoniser et le timing

montrer l'étendue du savoir-faire de cette amie qui, professionnellement, a

toujours été un exemple pour moi.

J'attends qu'elle me propose un mariage orthodoxe....

 

 

 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 11:20

Un article de "Marianne", l'hebdomadaire du temps, raconte en quelques tableaux

le grotesque de cette époque de frime et aussi sa douleur.
En donnant à voir ce qu'est Saint-Tropez en 2012 on a un saisissant raccourci de

ce qu'est devenu notre pays, notre environnement et nos possibilités.
Soit évoluer dans l'atmosphère (à mon goût inintéressante et factice) du "grand

luxe" des marques et des signes extérieurs de richesse (Yachts, autos, bijoux,

femmes...) soit dans celle des loosers (en gros qui mangent mal, s'habillent mal,

vivent mal et regardent les nantis avec envie).

Inutile de dire que ni l'un ni l'autre des standards de vie évoqués ici n'est fait pour

des personnes ayant 3 sous de jugement.
Vouloir paraître peut être un besoin chez une très jeune fille ou chez une femme à

la limite du 3ème âge. Certainement pas un besoin chez une personne épanouie

et heureuse.
Etaler son fric, exhiber sa fortune est l'apanage des jeunes maquereaux ou des

papys prostatiques...Certainement pas une préoccupation de personne qui, en

son for intérieur, sait qui il est et ce qu'il vaut.

Si j'avais les moyens financiers de m'acheter un beau bateau (et même un vilain!)

J'irais en mer et à la recherche d'endroits déserts, pas m'amarrer à St Tropez.
Pas vous?

Si j'avais des moyens importants je m'achèterais des livres rares, des peintures

des lithographies, des manuscrits... pas des sacs Vuitton ou des montres

d'oligarque russe ou d'animateurs télé.

Pas vous?

Si je roulais sur l'or j'irais au Botswana, au Laos, sur l'île de Pâques même. Pas

à Ibiza, Mégève, Gstaad ou St Tropez.

Pas vous?

Quitte à m'offrir des repas fins j'essaierais de découvrir des tables rares et

authentiques, pas des gargottes m'as-tu-vu.

Pas vous?

Enfin, si j'avais de l'argent bien gagné et à profusion je fuirais mes semblables!

retrouver des personnes qui parlent de CAC 40, de cigares, de vins, de Yachts

de St Tropez, Gstaad, Mégève ou Ibiza m'ennuirait profondément.
Pas vous?

En un mot cet article bien fait est cependant aussi inintéressant que la réalité

qu'il décrit. Je regrette d'avoir perdu 4:47 à le lire.
Pas vous?

 

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 10:09

Une récente biographie consacrée à Patrick Dewaere et que j'ai réussi à lire en son entier chez Joseph Gibert à Toulouse* m'a remis en mémoire les rôles de cet excellent et irremplaçable acteur .
Evidemment on n'apprend rien dans ce livre écrit gros qui reprend des faits connus de tous et des citations qu'on a lues cent fois ailleurs.

J'en déduis que ce "bouquin" s'adresse à la génération actuelle qui voue un certain culte au comédien.
Pas sûr qu'elle les touche: c'est bien connu les jeunes ne lisent pas beaucoup et encore moins des biographies.

L'éclat de sa mort, son mal-être, ses problèmes de drogue, sa "brutalité", sa rivalité amicale avec le gros Depardieu, la trahison de (Saint) Coluche, ses divorces douloureux, le fait qu'il soit systématiquement nommé aux "Cesars" et jamais distingué et ses rôles de loosers sont bien connus.

A celà, et bien dans notre époque, l'auteur ajoute un viol alors que le futur comédien était enfant. Zola ou Freud ne sont jamais bien loin.

 

Quand on a dit qu'il était exceptionnel dans "Beau Père" de Blier et hors concours pour "Série Noire" de Corneau on a tout dit.
En fait il n'était jamais insignifiant, même dans des films contestables. Sa filmographie n'est pas extraordinaire si ses interprétations le sont, presque systématiquement.

Même dans des films comme "Coup de tête" de Jean-Jacques Annaud il réussit à sublimer son personnage et à le dewaeriser.

Je l'ai dit plus haut, ceux qui ont vu le film le disent aussi, jamais il n'a été aussi bon que dans le 3ème film qu'il fit avec Bertrand Blier, "Beau Père". Les superlatifs manquent pour exprimer le génie de l'acteur qui, dans ce rôle, rejoint les 4 ou 5 meilleurs mondiaux.

D'autres interprètes, depuis, ont rappelé parfois le jeu sensible et brutal, fin et agressif, ironique et mordant de Dewaere: Giraudeau, Lanvin, Duris...

 

Quel dommage que des panouilles comme "Mille milliards de dollars", "Psy", "Paradis pour tous", "Paco l'infaillible" referment une carrière qui méritait tellement mieux.

Je suis perplexe et comprend presque son suicide quand je pense qu'il avait signé pour tourner avec Lelouch.
Dewaere chez Lelouch c'était donner les pôles aux pétroliers...
J'en suis convaincu: Patrick Dewaere ne pouvait se contenter du cinéma hexagonal, trop réduit pour l'immensité des émotions qu'il pouvait ressenti et donner à voir.
Techiné ou Sautet et leurs drames bourgeois Français étaient cent coudées au dessous du talent de cet acteur.

Quand on le revoit on est frappé par la palette des émotions qu'il avait à sa disposition. Trop sans doute et aussi trop personnelles. Comme Natalie Wood dans "La fièvre dans le sang" on sent aussi que l'acteur ne joue plus mais est son personnage et que ce rôle, après les autres, le consume.

 

 

* Ce n'est pas un exploit: 1H de déjeuner suffit. La vendeuse du rayon  Cinéma/photo a commencé à ranger frénétiquement les livres autour de moi alors que j'arrivais à la fin de la bio. Je devais gêner.

Elle avait une pile de livres sur Justin Bieber à mettre en rayons!!!!

 

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 07:53

 

Ce n'est finalement pas plus commode de soutenir un Président ou une majorité

que d'être dans son opposition.
Cette remarque est valable pour l'électeur mais aussi et surtout pour la presse,

dès lors qu'elle n'est pas caricaturale comme l'est le "Figaro" depuis au moins

la période giscardienne (74-81) avec un prurit-démangeaisons pendant l'autre

mandat présidentiel non renouvelé, celui de Nicolas Sarkozy.

Si je prends le "Canard enchaîné", hebdomadaire satirique revendiqué, je dois

constater sans fard qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même depuis que le mari

de Carla Bruni bronze à temps plein au Cap Nègre et que celui de Valérie

Triewieller occupe l'Elysée.

Il a perdu toute substance et seuls, quelques dessins, maintiennent encore

l'illusion.
Il n'a pas sombré dans la flatterie et la dévotion mais, pire, on le sent qui retient

ses coups. Les articles sont ternes et il n'est pas difficile de sentir que les

journalistes retiennent leur plume.
Mais, au fond, qu'est-ce qu'un journal satirique qui ne critique plus avec

véhémence?

 

A contrario, en passant dans l'opposition, le vénérable "Point" s'amuse avec

ses photos de couvertures plus insolentes les unes que les autres.
Ce n'est pas avec "l'ami Sarko" que FOG aurait ainsi plaisanté!

 

Les autres médias, souvent farouchement opposés à la Droite sarkozienne,

sont dans l'entre-deux. Plus vraiment critiques, pas complètement soutiens

ils semblent patauger dans l'eau tiède.

Sur France Inter le défilé des ministres de gauche a succédé à celui des

éminences de droite. (Je ne peux décidemment pas en vouloir à une radio

qui s'est enfin débarrassée de la bécasse Giordano!)

 

Et moi? pas vraiment concerné maintenant que mon but est obtenu (que

l'hyperactif hystérique de Neuilly soit éjecté) je n'ai pas de préjugé concernant

l'équipe mise en place.
Il n'y a qu'une chose qui me fait sortir de mes gonds: qu'on évoque en

permanence le fait que "j'ai vécu au-dessus de mes moyens en tirant des

traites sur l'avenir en endettant mes enfants pour trois générations".
Franchement je n'en ai pas l'impression ni le souvenir.

 

Enfin, et après la vague de défaites de têtes à claques de juin, le renvoi

de Etienne Mougeotte du torchon qu'il a contribué à ringardiser me comble.

Ce licenciement à comparer à un congédiement de domestique m'enchante.

La vieille baderne libérale pourrait (si son grand âge ne la contraignait à la

retraite forcée) connaître les joies du chômage et de l'assistanat qu'il a tant

critiquées. Un juste retour des choses.

J'aimerais être l'agent de Pôle-emploi chargé de l'accueillir! J'adopterais le

ton martial-méprisant qu'il pratique depuis si longtemps. Mougeotte.jpg

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 07:50

Mettre un chapeau je ne sais plus où, ouvrir un parapluie dans une maison,

faire tomber du sel sur un chat noir planqué sous une échelle.... la liste de

ces superstitions un peu bizarres est longue et infinie.

Comme l'éternité dont on dit qu'elle est longue, surtout vers la fin...

J'en ai appris une autre récemment.

Une qui, à n'en pas douter, va révolutionner les mentalités et causer la mort

du petit mais méritant commerce de souvenirs du littoral breton au littoral

méditerranéen: posséder un (ou des) coquillages chez soi apporterait sinon

le malheur du moins des tuiles estampillées.

Comme tout le monde j'ai glané, ici ou là, de pauvres coquilles vides de

bulot ou bigorneaux améliorées et les ai remisées je ne sais où, chez moi,

où les Bernard-lhermittes qui les avaient colonisées achèvent de retourner

à la poussière.
Enfer et damnation!  à cause de ces innocents (et souvent laids) vestiges de

crustacés (si bien chantés naguère par la plus belle femme de la Vème

République*) le malheur s'est abattu sur moi.
Mes impôts qui ont dépassé le niveau d'indécence? les coquillages.

Mon chat qui se déplume plus vite encore que moi? encore eux!

Mon lait qui a tourné et rendu mon thé aussi infecte qu'une "Pietra" ** corse?

vous l'avez compris, les coquillages sont responsables.
Dans la foulée je les ai jetés par dessus le balcon chez mon voisin d'en bas.
(il croira à une marée d'équinoxe un peu forte). Si seulement les mauvaises

vibrations de ces créatures de l'enfer pouvaient ruiner sa perceuse, faire taire

sa ponceuse, cesser d'aboyer sa copine et de rire son chien (ou le contraire)

je crois illico à la superstition.

 

* non ce n'est pas Rika Zaraï

** une bière brassée là-bas et dont la seule comparaison possible est l'eau de

mer qu'on boit, là-bas aussi.

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 14:16

C'est quand on fait extrèmement attention à un objet précieux qu'on le met le plus en

danger.
J'ai oublié, l'espace d'un été cette profonde vérité toujours vérifiée et je me retrouve, à

l'heure du tout jetable avec un appareil photo à acheter et un à jeter.

Ne possédant moi-même qu'un appareil gros comme un paquet de cigarettes et

réalisant des clichés de qualité très moyennes j'ai accepté l'offre qui m'était faite de

prendre, le temps des vacances en Corse, l'appareil nettement plus perfectionné que

le mien que l'on me proposait (avec insistance et gentillesse) afin de réaliser ces

photos qui encombrent la mémoire de mon ordinateur et de 4 ou 5 clés USB sans

compter des disques durs externes...

Si l'appareil photo prêté est -en théorie- infiniment plus apte à magnifier les paysages

et situations vus sur l'île, le photographe est resté le même, avec ses imperfections et

ses défauts.


Que dis-je ses défauts? sa maladresse proverbiale.

 

Doté d'un appareil plus lourd, plus encombrant et plus "technique" je suis devenu deux

à trois fois plus dangereux.
Sortir l'appareil, le régler, prendre la photo sur le bon mode (non! pas panoramique ni

macro!) est devenu une difficulté réelle et, en Corse, c'est souvent l'eau qu'il s'agit

d'immortaliser.
Je vous la fais court: à dix-sept mille cinq cent soixante quatre reprises j'ai failli envoyer

le bel appareil au fond de l'eau, du ravin, du maquis, du macadam.....

Pour, finalement, le faire rebondir sur le macadam justement.
A la mi-temps des jours sur l'île. (c'est à dire que je n'ai pas pris le trajet en train, les
plages du Sud, Bonifacio, les ciels de fous, les paysages à couper le souffle etc). 

Evidemment le splendide appareil noir a fait un AVC carabiné et ses fonctions, déjà

complexes, sont toutes chamboulées.
Il fera joli sur une étagère, servira de presse-papiers élégant ou de test-poussière mais

quant à prendre des photos il vaudrait mieux ne plus y penser.
Même ces stupides téléphones, qui imitent à la perfection le bruit des anciens "Reflex"

prenant un cliché mais réalisent des photos qui ne ressemblent à rien feraient mieux

désormais que cette pauvre chose cabossée et avilie.

J'avais cru bon de rajouter une dragonne (fil noir relié à l'appareil) le jour où on me l'a

confié. C'est ce cordon qui est cause de sa chute: il s'est enroulé sur le doigt de F***

et est tombé à ce moment.
Sans cette stupide (pour rester poli) initiative j'économisais......

Combien?

 

 

PS du soir: appareil tombu, appareil foutu. En d'autres termes "pas réparable". sympa.

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:26

Il est un "plaisir" parfaitement grotesque mais autorisé. Il consiste à

chevaucher un jet-ski et à l'utiliser pendant des heures sur la mer.

Pendant des siècles la terre a transformé des débris végétaux en

pétrole pour que des gougnaffiers viennent le cramer en faisant

vroom-vroom inutilement sur les fronts de mer.

Ils vont et viennent dans un petit chenal et polluent l'air avec leur

échappement et avec leur bruit.
Inutile de dire que ces engins puissants et bruyants doivent sans

doute perturber les poissons.
Pas plus que ces derniers, les nageurs, les vacanciers ou les

estivants n'ont droit au repos: du lever du soleil à son coucher des

abrutis circulent sur leur jet-ski.

Quand ils reviennent sur la terre ferme ils prennent leur quad et

vont effaroucher les biches et les promeneurs.

Se promener, découvrir, visiter, LIRE, sont des occupations bien

trop "nulles" pour ces modernes chevaliers.
Faire un bruit d'enfer et avoir un air de con sur un engin inutile et

obscène, voilà bien un loisir d'imbécile heureux!

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