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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 20:40

Arrêté à un feu rouge alors que je circulais en bicyclette dans les rues de Toulouse

mon oeil a été attiré par des autocollants aposés sur le pied du signal.
J'ai pu lire (je cite de mémoire): "Non au mariage Homo. La famille c'est un Homme

+ 1 Femme".

 

C'est peu dire que ça m'a agacé! Quand on voit les névroses monumentales que la

famille traditionnelle occasionne on devrait éviter de "la ramener".

Je me contrefiche du mariage gay et je trouve aberrant, au moment où nous avons tant

de problèmes urgents à résoudre que des personnes n'aient rien d'autre à faire que de

s'affronter pour ou contre le mariage des homosexuels.

 

Naturellement ils et elles devraient pouvoir se marier et adopter des enfants. Comment

peut-on encore s'opposer à de telles évidences?

 

la TOLERANCE, ce petit mot qui désigne de grandes choses devrait être invoquée qui

permettrait à tout le monde de vivre comme il l'entend.

En quoi la société serait lésée si ce mariage, qui concerne quelques milliers d'individus,

était légalisé?

Quel rapport avec la famille? la Religion? au nom de quoi la Religion se mêlerait-elle de

notre sexualité? tant de siècles d'hypocrisie, de refoulement, de terrorisme et d'ingérence

n'ont pas suffit? à l'heure où le renouvellement des prêtres ne se fait plus il faudrait

encore vivre selon des principes et des dogmes qui ont été rejetés?

 

Mariez-vous. Pacsez-vous, faites ce que vous voulez. Ce n'est pas à des conservateurs

intolérents et hystériques mais minoritaires de décider pour vous.

Je respecte ceux qui croient et ceux qui pratiquent, je leur dénie formellement le droit de

se mêler de ce qui se passe dans mon caleçon, dans la culotte de la voisine et dans

l'intimité de nos contemporains.
Ces gibiers de sacristie peuvent se flageller et s'interdire les plaisirs de la chair, c'est

leur problème. Mais, de grâce, qu'ils ne nous em..... pas avec leur Famille et leurs

valeurs.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 06:58

Contrairement à ce que l'on pense d'ordinaire, vieillir n'est pas une partie de plaisir!

Des tâches redoutables vous reviennent au fur et à mesure que vous grandissez.

Pour les obsèques des amis, par exemple, la place de choix vous revient de droit.
Pour Gérard j'ai dû, pour la première et je l'espère dernière fois de ma vie porter le

cercueil du corbillard à l'église et retour.
Jamais je n'oublierais ce moment d'effroi auquel je n'ai pas pu me soustraire.


Moins difficile mais tout aussi périlleux aujourd'hui, pour celui de Pierre m'incombe

le discours qui doit être drôle et émouvant.
Le laïus pendant lequel je me pince d'habitude en réfrénant moultes baillements

et en comptant les fautes de Français, les banalités et les facilités...

 

Nous savons tous qu'à peine nous avons basculé dans l'autre monde nos défauts

et nos faiblesses passent par pertes et profits et nous immaculent le profil.

Du jour au lendemain, parce qu'il a disparu, le défunt pénible devient un coeur pur

doté de presque toutes les qualités.

 

Je ne dis pas celà pour Pierre. Pierre était une authentique bonne personne.

Je dois écrire un portrait du disparu: je me surprend à n'en penser que du positif et

à polir mon texte pour le rendre le plus aimable (et ressemblant) possible.

 

Dieu! que cet exercice est compliqué: écrire un texte juste et le lire devant tous ceux

qui ont aimé et pleurent le défunt...

Il a de la chance si j'ose dire: il ne m'entendra pas.

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 09:13

J'ai, un peu par hasard, assisté à une réunion de famille chez une amie et

ai été presque soulagé de voir les lignes de fractures qui parcourent la mienne

se dessiner tout au long de la soirée.

 

Si les âges et les sexes des membres de cette famille correspondaient les

personnalités et les situations divergaient.
Ce n'était pas, comme chez moi, une "matriarche" qui fermait le ban des

générations mais un vieillard irrascible de 84 ans qui, tout au long de cette

soirée s'est appliqué à la torpiller.

Réflexions blessantes, remarques désobligeantes, mauvaise humeur

constante et refus d'accepter les règles ont été sa marque. Chacun

réagissait selon un code ancien qui m'échappait. Les 2 filles avec douceur

et psychologie les 2 fils l'un en ironisant l'autre en ignorant la situation et

les attaques.
J'ai su, au bout d'un moment, qu'un lourd contentieux (dont j'ignore la

teneur) opposait le vieux père à son fils aîné.
Ce dernier était un brin provocateur. Il était venu avec une jolie femme très

jeune (25 ans à tout casser) tandis que lui devait avoir atteint les 60. Il lui

caressait ostensiblement les cuisses qu'elle avait très découvertes.

Les deux filles de la maison essayaient en permanence de calmer

l'atmosphère mais le vieux monsieur semblait décidé à être odieux.
Rien ne trouvait grâce à ses yeux. Veuf de très fraîche date il ne supportait

pas qu'on lui rappelle sa femme (clash avec un petit fils maladroit) ni

qu'il fallait qu'il accepte sa solitude (re-clash avec la petite fille cette fois).
Un des frères, celui à la compagne toute jeune qui semblait elle ne rien

comprendre,"frimait" en étalant (sans en avoir l'air) sa réussite sociale et

financière tandis qu'une des filles jouait elle les mères de famille

exemplaires jusqu'à la caricature.
Mon amie, elle, semblait en totale zénitude et regardait ce désastre sans

doute habituel avec un détachement que je lui enviais.

Le dîner était une merveille: tout était exquis et original. Les plats étaient

bons et bien présentés. Il y avait de tout en quantité.
Un excellent Madiran de 1988 coulait dans les verres.Tout ceci en pure perte

puisque tout allait de mal en pis.
Le point d'orgue serait la photo des 4 "enfants" et de leur grincheux géniteur.
Photo qui ne réussit jamais à se faire, les éléments masculins se dérobant

à tour de rôle, la palme allant à l'octogénaire gâte-sauce.

Au dessert les frères et soeurs se sont affrontés à fleurets mouchetés et

je suis parti en me disant que jamais plus je n'essaierais de jouer à "la

petite souris qui voit tout" qu'on évoque parfois.
J'ai vécu aussi tant de ces réunions de famille qui tournent à l'aigre et

dont on revient en maugréant que jamais plus.....

 

PS: Sartre me pardonnera, d'où il est, l'exécrable jeu de mot de mon titre!

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 07:17

Moi j'ai entendu, à la radio dans ma voiture, les 6 ou 7 minutes du "combat" de

judo de Teddy Riner.
Il est bien ce Teddy Riner. Je le trouve formidable ce Teddy Riner.

Les mensurations de Teddy Riner? 23 ans, 2,03m et 130 kg. Un bel athlète

judoka Teddy Riner.


En plus il y avait, à Londres, dans le public le père et la mère de Teddy Riner.
J'ai aussi entendu que les grands parents du Guadeloupéen Teddy Riner avaient

fait le déplacement.
Il visait la médaille d'or Teddy Riner. Pas celle en bronze qu'il avait eue Teddy Riner

aux jeux de Pekin. L'or Teddy Riner la méritait et il l'aurait.

Ses adversaires Teddy Riner les a ridiculisés. Si! des pénalités comme s'il en

pleuvait. L'arbitre était avec Teddy Riner hier.
Le public aussi puisque nombre de Français avait traversé le Channel pour soutenir

Teddy Riner. Ah, les tricolores y croyaient.

La médaille ne pouvait échapper à Teddy Riner d'ailleurs il l'a eue.
Teddy Riner, le Guadeloupéen est médaille d'or de judo.

Personnellement je m'en contrefous et j'ai trouvé que le journalisme sportif était

encore plus navrant que le journalisme politique. 5 minutes de diarrhée verbale

dont ce qui précéde n'est pas une parodie mais une simple illustration.
C'était sur France Inter... Je frémis en pensant à ce que ça devait être sur RMC

ou sur TF1.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 07:29

Sans doute brimé par sa qualité de magazine de la droite chic et de soutien

au Sarkozysme triomphant "Le Point" se rattrape depuis l'élection du 6 mai

en publiant en une des photos un peu dérisoires de François Hollande

assorties de commentaires lapidaires.
Paraphrasant le Duc d'Orléans, futur Louis Philippe, disant à son cousin

Charles X, quelques mois avant la révolution qui allait l'emporter et lui

permettre (par un habile tour de passe-passe) de s'asseoir sur son trône:

"nous dansons sur un volcan" le magazine de François Pinaut dirigé par 

Giesbert et ayant Imbert comme responsable de la ligne éditoriale persiste

cette semaine et, sur une nouvelle photo du nouveau Président reprend la

formule en l'alourdissant: cette fois ce n'est pas le régime qui danse sur

un volcan mais la France.

Tant que ça? 42% des Français ne partent pas en vacances cette année,

Ils sont plus de 8 millions à être au chômage ou dans le sous-emploi,

l'immobilier et la nourriture avalent le plus clair des budgets et les

prélèvements obligatoires représentent la moitié de ce que les Français

gagnent...
Peut-on alors dire qu'insouciants les Français "dansent"?

C'est un peu les insulter que le soutenir.
Que le petit monde des médias, des faiseurs d'opinion et des artistes

ait un peu perdu le sens des réalités nul n'en disconvient mais accuser le

pays entier, meurtri par 5 années de présidence brutale et sans nuances,

ruiné par les marchés financiers qui jouent contre lui et veulent en plus

lui faire payer leurs erreurs est plus qu'une faute: c'est un crime. (là c'est

Talleyrand que je cite!!).

Alors le volcan, la danse et les commentaires oiseux du "Point" je les lui

laisse en constatant que l'opposition est une bonne chose puisqu'elle

permet de dire n'importe quoi sans risquer d'être contredit.
Visiblement le "Point" avait besoin de cette cure de jeunesse pour aborder

une période qu'elle n'a pas voulu ni su anticiper.
Mougeotte est libre depuis qu'il a été viré du "Figaro". Au "Point" on pourrait

lui faire une petite place il me semble.

Quant à charger ceux qui ont mis le pays et les finances dans l'ornière où

ils se trouvent de les relever j'espère qu'il ne faut pas y compter.
Demande t'on à son assassin de faire les gestes d'urgence pour vous sauver?

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 07:16

Il serait absurde et vain de contester à Madonna un certain talent. Certains

talents même.
On ne "dure" pas depuis tant d'années sans avoir sinon du génie du moins

le secret de toucher, conserver et de remplacer son public.
depuis 1984 elle a, en effet, dans à peu près tous les styles de musiques

réussi à demeurer une valeur sûre, à enfiler les tubes et à rester une "star"

malgré d'évidentes baisses de régime et une notoriété finalement plus dûe

à ses scandales médiatiques qu'à son oeuvre proprement dite.

Elle aurait vendu 340 millions de disques et serait la chanteuse la plus riche

du monde. (source: Wikipedia)

Photographe, danseuse, actrice, metteur en scène, chanteuse peu de

disciplines artistiques qu'elle n'ait essayées. Avec plus ou moins de bonheur

il faut le reconnaître.
On peut d'ailleurs dire qu'à part dans la comédie musicale "Evita" adaptée par

Alan Parker elle a surtout brillé au cinéma par son manque de charisme et

l'impossibilité qu'elle a rencontrée de faire autre chose que du Madonna.
Producteur de "Shanghaï Surprise" George Harrison avait constaté: "On tournait

une comédie et Madonna n'a aucun humour"... Etonnez vous que le film ait été

un four!

Autre exemple de la personnalité de la dame: elle a intrigué pendant des mois

pour faire la chanson du générique d'un "James Bond". Elle a fini par l'obtenir

et a livré le générique le moins adapté au contexte de toute la série!

En fait, et c'est là que je veux en venir, Madonna représente l'archétype du vide

de notre époque: dotée d'une voix des plus banales, incapable d'avoir un style

mais se coulant dans tous les styles, ne chantant ni bien ni mal elle a surtout

un culot phénoménal et un sens de la manipulation médiatique qu'elle maîtrise

à la perfection.
Aux Etats Unis tout ce qui est plus ou moins sexuel sent le soufre et Madonna

use et abuse de ce côté "vamp sexuelle" à 2 balles qui plaît et rebute là-bas.
Lesbiannisme de pacotille, strip-teases sans âme tout est bon pour choquer

le plouc de l'Arkansas et faire parler d'elle.

Elle a plus de mal à choquer en Europe et est donc obligée d'en rajouter: ici

elle joue les femmes concernées, les leaders d'opinion et il y a quelques

gogos pour se laisser convaincre.
Ils paient plus de 200€  pour voir un show calibré de 45minutes (pas une de

plus) et vont jusqu'à camper devant la salle où la Sheila américaine liftée et

body-buildée se produit.

Les journaux disent qu'ils sont déçus par la prestation et exigent d'être

remboursés... Ils n'avaient pas payé pour voir Carly Simon, Tina Turner,

Patti Smith ou Chrissie Hynde que je sache!

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 07:18

Qui ignore l'histoire est appelé à la revivre.

Inculture et bêtise, ignorance et mépris; je ne sais quelles sont les causes qui ont inspiré le tagueur mais je sais qu'il a pris comme support ce qu'il n'aurait jamais dû: le wagon de chemin de fer posé sur un rail près de la petite gare du Vernet d'Ariège.
Un wagon identique à celui qui servit, entre autres, le 1er septembre 1942 à déporter des juifs dont des enfants. La liste de 40 d'entre eux est d'ailleurs apposée à l'intérieur de ce wagon à la fois si simple, si modeste même et si terrible.

Ce camp du Vernet, dont il ne reste rien, a été le théâtre de tant d'injustices, de tant de douleurs et de tant de drames que mon cœur se serre chaque fois que je passe devant la plaque commémorative.

Je me souviens que le très grand et malheureusement oublié Arthur Koestler en parlait longuement dans son livre "la lie de la terre", un livre qui, plus encore que la rafle du Vel d'Hiv dont on parle tant montrait à quel point les "réprouvés" de l'époque furent maltraités.

Républicains espagnols, communistes, juifs, opposants, apatrides.... il ne faisait pas bon, en ces temps redoutables, s'écarter de la norme ou faire partie de ceux que l'arbitraire désignait.

Sans rabâcher il y a un minimum de respect dû à tant de souffrance et ce minimum inclut la connaissance de ce qui s'est passé et l'attention aux traces de ce passé.
Le crétin borné qui a laissé ses grotesques tags sur le wagon, comme un chien qui lèverait la patte sur un monument mérite plus que notre mépris.
Il est à l'image de ce groupe d'Italiens que j'ai vu en photo sur la rampe d'Auschwitz posant comme s'ils étaient à la foire du trône ou devant une salle programmant Batman 4: consternant.

L'article du "Monde" qui la publiait faisait état du désordre mental des visiteurs du camp d'extermination qui le visitaient comme on visite un parc d'attraction ou une curiosité touristique.
Je pense que les lieux qui ont servi de décor à tant de douleurs et de morts devraient à jamais être protégés de la bêtise et de la violation.

Ce qui reste du camp du Vernet d'Ariège et cette petite gare d'où partirent vers la mort tant de malheureux sont -si on y fait attention sur place- des endroits où on peut communiquer avec le passé.


Imaginer l'abruti secouant ses bombes de couleur pour souiller ce silence m'est insupportable.

 

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 20:30

Les a t'on moqués ces princes du bab. Les a t'on ridiculisés ces "pauvres" Roger Waters dépeint, non sans raison, comme un caractère difficile et un paranoïaque presque parfait, David Gilmour en génie de la guitare et play-boy chevelu, Rick Wright en Mr Terne (tellement terne que peu se sont aperçus qu'il est mort en 2008) et Nick Mason en batteur limité mais collectionneur illimité de vieilles et belles voitures et, incidemment, en bibliothécaire et biographe de son groupe...

Pourtant, si l'on exclut les radios pour qui Pink Floyd n'a produit, de 1967 à 2000 et quelques que "Money" et "Another brick in the wall", le groupe connaît une surprenante mais réelle vogue chez les pas-trente ans qui ne manque pas de me surprendre.
Certes le jeu de guitares de David Gilmour a de quoi satisfaire n'importe quel amoureux des guitares électriques, certes les claviers de Wright sont à la fois mélodieux et personnels, certes les compositions de Waters restent de belles choses mais, comment dire, le groupe a vécu de tels hauts et de tels bas, de la gloire ("The Dark side of the Moon", 1973) au relatif anonymat ("The Final Cut", 1979), des déchirements publics aux réconciliations éphémères que je pensais qu'il avait rejoint le cimetière des groupes morts et enterrés depuis belle lurette.


Personnellement je restais amateur de 2 ou 3 titres de "More", d'un ou deux de "Atom Heart Mother" ou "Obscured by Clouds", de plus que ça de "Meddle" ou de "Wish You were here" sans oublier un peu de "Animals", de "The Wall" de "Ummagumma"  et même des maudits "Momentary lapse of reason" et "The Division Bells".


Mais je n'en menais pas large en les écoutant parfois, craignant que cette écoute un peu honteuse ne me fasse immédiatement repérer comme vieux kroumir à dégager.

Pour un peu je les aurais parés d'un faux nom sur mon I-pod, des fois qu'un moins de trente ans découvre ma liste de favoris... (je n'oublierais pas de sitôt la moue presque dégoûtée du fils d'un ami qui, sale petit morveux, était tombé sur mon précédent MP3 et avait lu les titres qu'il contenait et m'avait demandé qui était Paul McCartney....)

Bref je suis agréablement surpris de voir que la génération RFM, Fun radio, Virgin et autres casse-tympans puisse prendre du plaisir à l'écoute des merveilleux "Granchester Meadows", "Summer of 68", "Have a cigar" ou "Hey you" sans avoir cet air écoeuré que tout ce qui date de plus de 6 mois semble faire naître sur leur figure.

Waters fait "The Wall" depuis trente ans, Gilmour n'a plus un cheveu sur le crâne, Mason est un gentleman qui ne raterait pour rien le Derby d'Epsom et Wright un mort tout à fait convenable et discret. Pink Floyd reste une valeur sûre et c'est tant mieux.

 

 

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 08:45

Je n'ai jamais été très nuancé et celà m'a beaucoup nui dans la vie, aussi

bien personnelle que professionnelle.
Dans cette dernière particulièrement puisqu'un des fondamentaux est qu'on

s'entend bien avec tout le monde et que jamais on ne montre ses inimitiés

ou ses répulsions.
Car, en ce qui me concerne,je peux ressentir pour certain(e)s collègues des

rejets qui vont du manque d'intérêt a la répulsion.
J'imagine sans mal d'ailleurs, que je peux inspirer aussi une gamme

d'impressions ayant les mêmes nuances.
L'intelligence et le fait de vivre en société nous obligent, lorsque le cas se

présente, à essayer de masquer ce rejet et à composer avec la personne qui

l'inspire.

C'est difficile mais pas impossible.

 

Dans la vie privée c'est beaucoup plus compliqué: famille ou entourage si une

personne ne me plaît pas je l'évite tout d'abord, je l'ignore sinon et, enfin, je

suis capable de montrer l'étendue de mon inimitié si cette personne reste

trop longtemps dans ma ligne de regard.

Pour les personnes de passage j'essaie toujours de les fuir mais, quelquefois

je suis contraint de les supporter.
Je m'en sors par l'ironie et, si nécessaire, par l'alliance avec d'autres en qui j'ai

vu les mêmes dispositions pour écarter l'importun(e) de ma proximité.
Tout récemment dans un groupe homogène et très agréable une intruse s'est

glissée qui m'a déplu progressivement.
Allure, comportement et propos la dame, était -à mes yeux- de celles qu'il faut

éviter. Tout en elle me rebutait.

Comme les chats qui viennent se frotter à la personne qui les déteste cette

vilaine pas belle n'a pas compris que tout, chez elle, m'agressait et qu'il lui

fallait croiser loin de moi.
J'ai réussi, parce que c'était un superbe week end à la tenir au large mais j'ai

physiquement vécu l'expression: "ne pas sentir quelqu'un".

J'adore les autres expressions qu'on emploie dans ces cas là: "je ne peux pas

l'encadrer, la supporter, la blairer...".

Ce qui est diabolique, dans ces cas heureusement rares, c'est que la personne

qu'on rejette est souvent placée à côté de vous à table ou autre horreur de ce

genre.

A la fin du week end, après l'avoir ignorée et surtout essayé de ne pas écouter

ses discours pontifiants j'ai évité de lui dire au revoir en m'esquivant et je me 

suis félicité que ces 2 jours étaient les seuls de ma vie qui m'imposeraient sa

présence.
Elle n'a évidemment et heureusement pas réussi à assombrir un week end par

ailleurs excellent. Il m'a semblé qu'elle suscitait soit l'indifférence soit un rejet

similaire chez les autres. C'est curieux comme on est là dans la "chimie", voire

la spiritualité plutôt que les simples rapports sociaux.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 07:45

Autrefois nous revendions aux Africains nos vieilles voitures qu'ils conservaient

en état de fonctionnement pendant des lustres.
Tractions Avant et Peugeot 404 triplaient ou quadruplaient ainsi leur durée de vie.

Quiconque a, enfant, été contraint de porter les chemises du grand frère ou les

vieilles jupes de la soeur sait que ce n'est guère agréable de récupérer ainsi des

objets ou des vêtements anciens.

On comprend donc parfaitement que les Marocains, les Chinois ou les Laotiens

(sans oublier les Sénégalais) veulent à leur tour la Toyota neuve qui va bien ou

le "Pick Up" Chevrolet.

Le problème est que, pour fabriquer ce rêve à 4 roues, il faut toujours plus de

matières premières et que celles-ci, brutes ou transformées, ne sont pas

inépuisables.

On nous parle de croissance et ce concept signifie, en réalité, continuer sur notre

lancée et fabriquer des modèles superflus tout en épuisant la terre.
Naturellement il ne viendrait à personne l'idée de contester que la sécurité des

voitures a été grandement améliorée, que les matériaux utilisés le sont avec le

plus grand esprit d'économie et que leurs effets sur l'environnement n'a pas été

pris en compte.
Mais ces renouvellements de gamme tous les 3 ans, ces modèles à la mode

qui consomment beaucoup d'essence et polluent plus que les autres sont-ils

indispensables? le "tout-automobile" n'est-il pas suicidaire alors que le signal

d'alarme concernant la couche d'ozone a été tiré il y a bien longtemps?

Les pays en développement, essentiellement la Chine et l'Inde ne veulent pas

autre chose que notre mode (ahurissant) de vie.
Pour la voiture ils veulent aussi des modèles personnalisés et individuels.

Quand, l'espace d'un instant, on prend conscience de la folie que représentent

ces embouteillages inextricables, le bruit, la pollution et surtout les

comportements déviants que génèrent souvent la circulation on ne peut s'empêcher

de penser qu'il est indispensable de réfléchir à son avenir.
Ne penser que moteurs hybrides ou moteurs à l'électricité c'est se voiler la face.
Les modèles fonctionnant ainsi ne modifieront les problèmes qu'à la marge.

Cela dit, pour avoir passé quelque temps avec nos contemporains sur la rampe

d'accès au Ferry je sais que la solution n'est pas pour demain: que d'amour

nous portons à ce véhicule et que d'affect nous lui accordons.

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