Chroniqué sans imagination par quelques journaux le livre de Laurent Binet
"Rien ne se passe comme prévu" et consacré à la campagne présidentielle
victorieuse de François Hollande (de la primaire socialiste au 6 mai 2012)
aurait mérité mieux que ces quelques lignes.
A croire que les critiques, toutes semblables, démontrent sans équivoque
que les journalistes qui en rendait compte en ont lu distraitement les pages
qu'ils évoquaient.
J'ai retrouvé les mêmes extraits et les mêmes commentaires sur l'ensemble
des critiques.
En substance le point le plus important concernait Martine Aubry qui serait
méchante et a la critique facile et l'insulte méprisante à la bouche.
L'autre commentaire concernait le livre que Yasmina Reza a consacré, en
2007 à la présidentielle qui consacra Sarkozy.
Comparaison n'est pas raison et, il faut le dire, on se fiche de ce bouquin
et on s'intéresse à celui de Binet.
Les relations qui ont été faites de ce livre portaient sur un ou deux aspects,
une ou deux anecdotes mais jamais sur le fond.
Du livre, du ton, des réflexions que fait l'auteur sur notre monde politique et
sur l'équipe qui entourait Hollande rien ou presque.
Pourtant ce livre est intéressant et nous en dit plus sur l'état de la France,
sur la politique, sur les rapports gauche/droite, sur le front de gauche, sur
le PS, sur Hollande et même sur sa compagne que tous les articles pondus
depuis disons 5 ou 6 mois.
Certaines réflexions de Laurent Binet (entre autres celle concernant le
panurgisme des journalistes et leur manie de penser la même chose sur
tous les sujets en s'alignant sur les dominants) auraient mérité sinon
une enquète au moins quelques développements et dénégations.
Il n'en a rien été et le livre a été chroniqué du bout des claviers, comme
s'il s'agissait d'un ouvrage négligeable.
Rien à voir avec les jappements d'admiration entourant les derniers carnets
politiques de Franz-Olivier Giesbert pourtant nullissimes et plus creux que
le cerveau de Guillaume Peltier.
Rien à voir non plus avec le pavé laudatif que Catherine Nay a consacré à
l'ex-président et pour lequel elle a reçu les félicitations et compliments
sucrés de l'ensemble de la critique (son livre "l'Impétueux" méritait à peine
un 3/20 tant il était creux et partial)
Deux poids deux mesures: la presse s'étonne d'être mal aimée! il ne suffit
pas de porter (même pendant la canicule) une écharpe rouge pour être
intéressant!
