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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 07:14

Et si, en boycottant la télévision et la radio, je me privais d'un important

vecteur d'exaspération?
En n'écoutant pas Pascale Clark, en ne prêtant aucune oreille, même

distraite, à des robinets à publicités que sont les radios commerciales,

en ne regardant pas, même avec l'alibi du "c'est pour savoir de quoi je

parle", Denisot, Ardisson et tant d'autres je me prive peut-être de la

source de tant d'agacements.

Je me rassure en me disant que, question énervements les possibilités

sont tellement nombreuses qu'il n'y a heureusement pas obligation de

voir les Fogiel ou autres Ruquier.

S'il existait, à l'instar de celle de Richter pour la magnitude des

tremblements de terre, une échelle des causes d'exaspération la

nécessité de se frotter à l'administration serait sur les échelles

supérieures.
Un double de permis de conduire, par exemple, s'obtient à la Préfecture

et, à Toulouse, celle-ci ferme à 15H30. Pourquoi 15H30? sans doute

pour illustrer le livre de Zoé Shepard (voir mon post d'hier) qui dit que

les fonctionnaires font bien 35H mais... par mois.

Une nouvelle carte d'identité vous condamne à un parcours au trésor!

il faut une preuve que vous habitez chez vous (mais pas la facture de

téléphone!) des photos de vous en bagnard, un timbre fiscal et on vous

demande -sans rire- l'ancienne carte.
Ubu est à la mairie: si on avait l'ancienne carte on n'en ferait pas refaire

une! (sauf ceux qui réussissent à la garder 10 ans sans la perdre).

Il y a les conducteurs du dimanche pour se mettre en condition. Ils

sortent la Clio rutilante de sa boîte et vous font avoir tous les feux au

rouge tout en ignorant superbement le clignotant.

Vous n'êtes pas tombé sur eux? qu'à celà ne tienne: le camion des

poubelles qui, en plein après midi de chaleur quasi estivale vous

impose les effluves du contenu de sa benne pendant 1 rue étroite

entière. Ca vous avez connu.
Non? le passage à niveau alors. Incroyable ce que ça peut être bizarre:

soit les barrières sont à peine refermées et le train passe soit au

contraire il sort de la gare et met des heures à arriver.
Au final un suppositoire plus court qu'un bus qui vous a fait perdre

un temps irratrappable. Et les conducteurs devant qui mettent cent

ans à repartir...

Le camion frigorifique qui stoppe net devant vous et met ses warning,

le postier qui renvoie à l'expéditeur la lettre que vous attendiez parce

que ne figure pas sur l'adresse un détail dont tout le monde se fout,

la personne qui, sous votre nez, emporte les derniers "marron'suiss"

à l'épicerie, les tomates plus dures qu'une boule de pétanque,

le journal qui titre sur "le prix de l'immobilier quartier par quartier"

alors que vous espériez un spécial cul, etc etc.

C'est bien simple, se lever chaque matin, c'est aller au devant de

contrariétés.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 07:13

En lisant un petit article en rendant compte j'ai lu un livre* absolument passionnant

sur les malades "psychologiques" de la guerre de 14-18.

En gros ceux qui, au lieu de se faire arracher un bras, une jambe, la figure ou les

3 à la fois se trouvaient courbés en deux ou tremblants de la tête aux pieds,

choqués, sourds, muets ou inertes.
A cette (merveilleuse) époque la France et ses médecins avaient à coeur de

remettre le plus vite possible sur pieds ses poilus afin qu'ils concourent au salut

du pays.
Pour les médecins militaires et l'opinion les malades psychologiques étaient soit

des personnes que des chocs électriques remettraient d'aplomb et qui iraient

rapidement retrouver le front soit des simulateurs qu'on devait traiter avec la rigueur

qu'on imagine (conseil de guerre et peloton d'exécution).
Certains médecins militaires ont vite privilégié la partie militaire de leur casquette

(galonnée) et ont entrepris de "torpiller" (c'est le nom officile de la méthode à

l'époque), y compris contre leur gré, ces pauvres bougres que la vision dantesque

des tranchées ou le bruit assourdissant du feu avait gravement perturbés.
Un procès retentissant à l'époque montre l'âpreté de ces querelles.
Ce livre a eu un autre intérêt pour moi: montrer que nous donnons des noms de rues

ou de bâtiment à des personnes qui ne le méritent guère, du moins une fois que le

temps permet de mieux juger leurs actes et pensées.
Ainsi l'Institut Gustave Roussy de Villejuif porte le nom d'un de ces tortionnaires

électriques pour qui les soldats qui n'étaient pas blessés physiquement étaient

des "boches de l'intérieur". Rien que ça!

Etonnez vous qu'à ces mauvais soldats on administre des chocs électriques quand

on ne les rendait pas à l'armée qui les expédiait ad patrès avec 12 balles dans la

peau.
Il paraît qu'après la guerre ce Gustave Roussy a eu des  "actions et pensées

humanistes"... Encore heureux!

 

 

* Les soldats de la honte de Jean Yves le Naour (Perrin)

 

 

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:10

Ah là là.... Comme j'aimerais pouvoir exprimer mon ennui devant ces autels improvisés

sur les lieux de drames. Ces bouquets de fleurs de supermarché, ces nounours ou

poupées laids et ridicules et ces "messages" dont l'indigence le dispute aux fautes

d'orthographe.
"Mourad, on toublira pas", "plus jamais sa"....

Et ces "marches blanches"! en a t'on vu de ces mines compassées récupérées par la

presse qui les susciterait presque.
Un rodéo qui tourne mal, une bagarre entre cités et hop, c'est reparti.

On a droit aux émeutes, à l'indignation du quartier et les interviews de gens concernés

tellement caricaturaux qu'on les croirait issus d'un casting.
Les voisins éprouvés, les copains "de galère".

Je ne sais pas qui enseigne dans les écoles de journalisme mais ils ne doivent pas être

très frais!

Qui sait? peut être Etienne Mougeotte donne t'il encore des cours? cette vieille carne en

est bien capable!

Vous me direz que l'information se donnant principalement dans les journaux gratuits et

la télévision il n'y a pas besoin de journalistes. Ce qui n'est pas faux.

C'était pourtant une profession respectable...autrefois.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 08:53

Tellement caricaturale qu'elle en est à la fois pathétique et grotesque la Présidente

du MEDEF ou représentante élue du patronat Français* est inaudible tant ses prises

de position sont prévisibles et sans nuances.

Celà pourrait être domageable pour cette institution si elle ne nous avait habitués à

choisir en son sein celui ou celle qui serait le plus mauvais choix.
Nul n'a oublié le Baron Ernest-Antoine Seillières et sa faconde du XIXème siècle.

Non, Florence Parisot, tant physiquement qu'intellectuellement n'est pas défendable!

(sauf à son fan-club qui est situé dans les locaux du "Figaro" avec annexe aux "Echos")

 

Heureusement pour cette assemblée d'hommes et de femmes qui poussent l'amour

des autres et l'altruisme à des niveaux insoupçonnés, ce sont souvent des personnes

extérieures à leur cénacle  (du moins officiellement)  qui les représentent le mieux.

Et parmi elles et eux une pasionaria du cash flow, une diva du CAC40, une groupie

du bénéfice, une folle de la délocalisation j'ai nommée Sophie de Menton qui se

vautre sur toutes les antennes où l'on veut bien de ses divagations obsessionnelles.

Dotée d'une voix qu'on n'entend en général qu'à Chartres à la kermesse du patronage

de la Cathédrale, Mme Menthon est de ces femmes qui me feraient dire oui au

mariage gay!

Une virago libérale qui considère que 5% de la population du pays méritent de s'en

partager 100% des revenus. Une frappée sévère qui voit en tout salarié la bête immonde

qui ne pense qu'à ses loisirs et qui revendiquerait pour tout si on lui en laissait la

possibilité.
Si elle est coincée extérieurement Madame de Menthon possède une doctrine qui est

tout le contraire: on pourrait même parler d'hirsutisme.

Je ne vais pas refaire mon couplet sur les médias mais je m'interroge pour savoir

en vertu de quoi cette Menthon-là est invitée partout pour réciter ses couplets

religieux.

Au nom du pèze, du fisc et du bénéfice qu'on la laisse à la porte des studios!

 

(*C'est sa récente déclaration sur le "racisme anti-entreprises" qui m'a fait bondir de

ma chaise à clous).

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:58

Mon ami Eric m'a fait découvrir, il y a de cela bien longtemps un des films

qui fait partie de mon panthéon personnel.

Tourné dans les années 60 par Blake Edwards avec le génial (mais fou)

Peter Sellers "The Party" (même titre en Français) est un film inclassable

mais très drôle.
C'est presque un film muet mais... avec des dialogues.
L'argument du film est simple mais irrésistible: un détestable acteur

originaire de l'Inde perturbe une soirée donnée par un magnat du cinéma

dans sa résidence privée.
Il ne devait pas être là mais un malheureux (mais amusant) concours de

circonstances l'y a conduit. Personne ne le connaît et chacun s'interroge

sur les raisons de sa présence.

Présence pour le moins envahissante.

Le décalage entre la maladresse de l'homme que joue Peter Sellers et

le manque absolu d'humour et d'originalité du producteur de Beverly Hills

et de la plupart de ses invités est le ressort comique du film.
...Avec aussi, il faut le souligner, les folies high-tech de la résidence très

robotisée et décorée de manière plus qu'originale par la femme du

mogul Hollywoodien.

Plus que Peter Sellers même, un second rôle dynamite le film: c'est le

serveur privé qui boit les verres qu'il est censé offrir (l'Hindou ne boit pas

d'alcool) et qui termine la soirée dans un état indescriptible mais digne.

Sans doute le plus beau rôle de personne ivre jamais vu au cinéma.


Les invités, eux, sont rarement dignes et ont des préoccupations assez

mesquines que Sellers fait affleurer. Plus la soirée avance et plus le

désastre s'installe. Ils deviennent tantôt hystériques tantôt insupportables.

Comme c'est un film d'avant les clips, le tempo est lent et parfois certains

gags tombent à l'eau (c'est le cas de le dire!).

Certains passages sont totalement dépassés et pas très amusants (entre

autre l'arrivée des hippies, le lavage de l'éléphant, une partie du dîner.)

Mais le film, si longtemps après sa sortie reste exceptionnel: de son

prologue fou à sa chute frappée chaque vision apporte son lot de

surprises et sa quantité invariable de plaisir.

Je viens de le regarder: cette fois c'est l'amie pincée et méprisante de la

maîtresse de maison qui m'a enchanté. Quel personnage!


Je donnerai n'importe quoi pour être invité à une telle "party".

 

(* C'est devenu le nom d'un groupe de DJs mais avant tout de la nourriture

pour perroquet que Peter Sellers a une façon particulière de donner à

l'oiseau)

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 07:48

Je suis troublé. Dans des films américains très grand public on voit parfois des choses qui semblent impossibles sous nos cieux mais banales sous les leurs.
Dans le film  "Un fauteuil pour deux" (John Landis 1983) par exemple  les employeurs d'un cadre supérieur sont propriétaires de ses meubles et bibelots (le fameux vase) et salarient par la même occasion son chauffeur homme à tout faire.
Quand le cadre en question perd son job il perd tout. (le vase, mais aussi l'appartement, la voiture et le valet  qui deviennent ceux de son successeur!)

 

Mélanie Griffith dans "Working girl", Frank Whaley dans "Swimming with Sharks" et Anne Hathaway dans "Le diable s'habille en Prada" sont malmenés par leur boss qui non content d'être tyrannique les insulte, phagocyte leur vie privée, les exploite et en fin de compte les rejette.
Sigourney Weaver, Kevin Spacey et Meryl Streep sont les acteurs qui tiennent ces rôles de patrons-persécuteurs. Que des personnes puissent, en entreprise, se conduire ainsi sans que ça paraisse inadmissible ou incroyable est pour le moins surprenant.
Chez nous, en Europe, le comportement de Meryl Streep serait passible de poursuites judiciaires et elle serait certainement convaincue de "Harcèlement" voire de "tortures morales". Pourtant, dans le film, tout le monde trouve "normal" qu'elle jette son manteau sur le bureau de son assistante.

Pendant tout le film elle est hautaine, grossière, méprisante et glaciale.

Le Kevin Spacey de "Swimming with sharks" n'est sans doute pas -du moins je l'espère- envisageable de ce côté de l'Atlantique: il exige de son subordonné qu'il s'occupe de ses affaires personnelles (ses maîtresses, ses problèmes capillaires), il attend de lui une disponibilité de tous les instants (nuits, week-ends...), le prive même de la possibilité d'uriner quand il en a besoin (cette scène ne m'a pas fait sourire mais m'a énervé... Comment peut-on accepter de telles humiliations?) Il agonit d'injures son assistant parce qu'il a apporté de la saccharose au lieu de l'aspartame: Son assistant s'excuse et se voit répondre: "Ne t'excuse pas, c'est un signe de faiblesse". Brrrrrrrrrrr!

Donc il lui aboie dessus en permanence et en public, se mêle de sa vie privée et,en fin de compte, est prêt à le licencier sans barguigner quand il fait mine de se rebeller.
Autre sujet d'inquiétude: les femmes en situation de diriger une entreprise ou un département sont encore plus monstrueuses que les hommes.Sigourney Weaver est absolument odieuse dans "Working girl": manipulatrice, menteuse, minaudeuse, agressive et cruelle. C'est une patronne impitoyable et imbue d'elle même.

Que de telles situations professionnelles puissent paraître normales à des cinéastes, des producteurs, le public américain et les critiques me laisse inquiet.


Y aurait-il d'autres Guantanamo dans l'Amérique d'Obama?

 

 

"Un fauteuil pour deux"  (Trading places) de John Landis (1983) avec Dan Acroyd,                                       Jamie Lee Curtis et Eddie Murphy.

 

"Working Girl" de Mike Nichols (1988) avec Sigourney Weaver, Melanie Griffith et                                            Harrison Ford

"Swimming with Sharks" de George Huang (1995) avec Kevin Spacey, Frank                                              Whaley, Benicio del Toro et Michelle Forbes*

"The devil wears Prada" de David Frankel (2006) avec Meryl Streep, Anne Hathaway,                                               Emily Blunt.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:59

Cette affaire de paris truqués à Montpellier.... Mais comment diable celà peut-il

intéresser quelqu'un?

Déjà le handball. Rien que le handball!

Et cette vedette, ce Nikola Karabatic? mais qui peut ne serait ce que consacrer

quelques secondes d'attention à ça?
Mystères insondables de "l'information" telle que notre société l'envisage.

Sincèrement les bras m'en tombent quand je vois qu'on fait des titres et des

dépêches là-dessus.


Borloo, le pusillanime centriste (pléonasme) qui a illustré mieux que personne

la blague "Retenez moi ou je fais un malheur" aux dernières présidentielles

(avant d'aller à la soupe et faire voter pour le sortant dont il avait dit pis que

pendre) se rapprocherait du grand brûlé du suffrage universel, le Béarnais

neu-neu, François Bayrou.
C'est une nouvelle capitale! si Méhaignerie et Leroy signent l'accord ils pourront

de nouveau faire des congrès dans des cabines téléphoniques (même si elles

ont tendance à disparaître du paysage il suffira d'une seule) et concocter des

programmes politiques ni de droite ni de gauche.
Les deux "fauves" (défense de rire) pourront ensuite passer aux choses sérieuses

à savoir se battre pour le leadership du centrisme.
Combat titanesque s'il en est.

 

A Toulouse comme ailleurs les élections municipales c'est dans presque 2 ans.
La ville n'est plus qu'un trou et le plan de circulation semble avoir été conçu pour

rendre chèvres bus, vélos, autos et même piétons.
Ca ne décourage pas les états majors politiques!!!! Cohen le maire actuel compte

se représenter (Avec son bilan, à sa place, je me déguiserais et fuierais la région

en pleine nuit tout en demandant l'asile politique au Guatemala) et son

prédécesseur, Moudenc itou. C'est pourtant un homme dont l'action politique

mériterait la palme d'or de la stupidité et de la malhonnèteté.
...Naturellement Moudenc est fâché avec la partie de la droite qui l'avait fait maire

et Cohen n'aura pas le soutien (mais la concurrence) des verts.
Pauvre ville! être courtisée par de tels soupirants!

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 07:40

Les religions, dans leur ensemble, voudraient qu'on oublie un peu vite de quoi l'homme, censé "être à l'image de Dieu" a été capable de faire à ses frères au siècle dernier. C'est vrai, c'est moins en leur nom qu'auparavant qu'on a tué,

Mais elles n'ont guère empêché les massacres. Je m'arrête au siècle dernier parce qu'avant on en était encore au stade artisanal.
Certes Napoléon 1er, au soir d'une victoire prise sur des milliers de morts hochait la tête sur le champ de bataille et constatait: "Une nuit de Paris comblera ceci". Il avait la fibre compassionnelle limitée l'empereur...
Bref. Ce joli XXème avait commencé en beauté avec la plus abominable guerre de tous les temps: la première mondiale. Une boucherie comme l'humanité n'en a jamais connue et, espérons le, n'en connaîtra plus. Des millions de morts, de mutilés, de bousillés pour rien. 4 années d'horreur dont on a plus idée (premiers essais de gaz sur l'ennemi et lance-flammes pour dégager les tranchées adverses par exemple), des hommes de 20 ans jetés dans les poubelles de l'histoire pour un Kaiser demi-fou, un Archiduc dont on n'avait que faire et une Alsace et une Lorraine somme toute oubliables.

L'Europe s'est suicidée une première fois et y est presque parvenue. Bravo!

Profitant de notre folie européenne les Turcs, en loucedé, massacraient allègrement 1 million d'Arméniens, hommes femmes et enfants, hop. De vie à trépas.


La "grande lueur à l'Est" permettait aux fourriers de l'Enfer, Vladimir Oulianov Lénine et son aimable successeur Staline de pulvériser les scores et de massacrer dans l'allégresse des millions d'ennemis de classe, de koulaks, d'impérialistes, d'agents de la CIA, de déviationnistes, d'accapareurs, de bourgeois etc.  Une fois lancée, la machine de mort soviétique tournait à plein rendement et avait ses propres servants en ultimes victimes potentielles.


En Allemagne vaincue un caporal autrichien se préparait à essayer de faire mieux. Il s'en prit d'abord aux opposants politiques puis aux fous, déments, malades mentaux, dépressifs, handicapés et enfin à ses "ennemis intimes" les juifs.

On atteint là un pallier. débuté dans l'improvisation le génocide s'interrompra à cause de la défaite mais il avait atteint un rythme et une organisation industrielle. Une chaîne tayloriste dont le but était la mort d'êtres humains. Dans le même temps la seconde mondiale marchait sur les traces de sa devancière.

Parangons de la cruauté les Japonais profitaient de cette période pour essayer d'obtenir le titre de "nazi asiatiques". A l'époque ils l'obtinrent par acclamation du jury au vu du nombre de leurs victimes dans les pays qu'ils occupaient.

Mais l'Europe s'est déconsidérée à jamais et le crime absolu et indépassable a été commis sur ses territoires. Plus qu'un crime ou un suicide: l'abomination.

Re-Bravo!

 

La Chine, instruite de tout ce qui précède et dirigée par le divin Mao se fit fort de dépasser le modèle soviétique et y parvint. Dotés de noms harmonieux les périodes de plus grands meurtres de masse pulvérisèrent l'amateurisme Stalinien. "Le Grand Bond en Avant" et "la Révolution Culturelle" ont coûté la vie à des millions et des millions d'êtres humains.
Re-re-Bravo!

Les guerres coloniales et de libération si elles étaient un ou deux crans en dessous méritaient de figurer dans le beau palmarès de ce siècle. N'oublions pas, par exemple, Madagascar en 1947 et My Laï au Vietnam en 1968. Les Malgaches et les Vietnamiens ont dû aimer la "civilisation" française et américaine....

 

Pour que ce vingtième siècle ne s'achève pas dans la concorde et la "fin de l'Histoire" les Khmers rouges communistes massacrèrent un quart de la population du Cambodge en 3 ans. Un exploit ! Il n'était pas dit que le dernier quart du siècle ferait une pause.

 

En 1994 les Hutus s'en, prirent à leurs compatriotes Tutsis dont ils firent disparaître un million de membres en 3 mois. Le pays des mille collines, le Rwanda connut ainsi son génocide. Par pitié pour vous je ne parlerai pas des convulsions meurtrières de l'ancienne Yougoslavie et je passerai sous silence la Tchétchénie.

Et l'Ethiopie, et l'Angola, et le Bangladesh, et le Biafra, le Darfour etc, des noms qui à un moment  du vingtième signifièrent tragédie, souffrances et mort.

 

C'est dire si le 1er janvier 2001 on avait hâte de soulever sa coupe de Champagne au siècle nouveau.
Et si le concept de "Dieu miséricordieux" a pris du plomb dans l'aile. Si on me dit où était Dieu à l'époque de Verdun, de la famine en Ukraine, de Nankin, de Treblinka,de Madagascar, Setif, Phnom-Penh et Kigali je reverrais ma position. En attendant j'estime que Dieu et ses servants n'ont qu'un droit: celui d'être discrets.

 

 

(NB: J'ai pu oublier quelques massacres ou génocides... j'écris de tête! )

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 08:22

Au "Monopoly" lorsque l'on tirait une carte chance on pouvait tomber sur: "c'est votre

anniversaire, chaque joueur doit vous verser 1000F".

Pour le Monopoly j'en suis resté à la version Française en Franc.
Avec le recul, d'ailleurs, je me demande comment on a pu s'amuser avec un truc

aussi chiant! (notez que c'est la même chose avec le "1000 bornes"! mais moins

avec le "Cochon qui rit").

Si tous ceux qui me l'avaient souhaité m'avaient remis 1000€ à mon anniversaire

je pourrais m'offrir de bien belles choses.

En effet, avant-hier c'était mon anniversaire et j'ai (presque) reçu autant de preuves

d'affection que d'années au compteur.

Il n'y a guère que Violette et Isabelle A*** (mais je crois qu'elle est tout shuss au

club vacances) qui ne se sont pas manifestées.

Cette rubrique part en live.
J'ai lu récemment, sous la plume du regretté Claude Duneton (mort en mars de cette

année) qu'autrefois -en gros jusqu'aux années 30 du vingtième siècle- on ne fêtait les

anniversaires que dans les classes élevées de la population.
Chez les ouvriers et les paysans on fêtait surtout le Saint-Patron.

Moi j'aime bien les anniversaires. C'est un des rares traits qui me différencie du

Schtroumpf grognon. J'aime bien la traditionnelle flûte de champagne (qui a désormais

tendance à ne pas suffire), le gâteau, les bougies, les coups de fil, les SMS, les messages

SMS ou Facebook, les cartes de voeux (virtuelles ou postales) et les cadeaux.
Un anniversaire ne serait pas complètement réussi si je ne recevais pas, dans la journée,

les bons voeux de la Tour Eiffel et leur accompagnement musical. (Comprenne qui

pourra).

Ces digressions, je le confesse, cachent ce que je voulais dire au sujet du "racisme

anti-blanc" de Copé ou de mon exaspération à voir Jacques Attali s'improviser biographe

de Gandhi, sur la publicité pour un livre entendue à la radio ("Déjà sur toutes les

listes de Best-sellers") ou enfin du battage fait autour du film d'Alain Resnais qui me rase

depuis "on connaît la chanson" avec déjà le redoutable Arditi et Lambert Wilson: on m'a

demandé d'être plus gentil alors je parle de mon anniversaire.

 

 

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:04

Qu'il y ait, sur cette vieille planète qui en a tant vu, 5 millions de.............. qui se sont

rués sur l'I-phone 5 est plutôt une bonne nouvelle.
Je m'explique. Ils ne sont, après tout, que 5 millions tous pays commercialisant ce

téléphone confondus.
C'est très peu en regard de la folie consommatrice qui s'est emparée des hommes

depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Avec l'obsolescence programmée, les effets de mode, le luxe et le goût du gadget

notre civilisation, comme devenue folle, produit en quantité industrielle des produits

inutiles qu'il faut remplacer de plus en plus vite.


J'ai lu quelque part que les grille-pains avaient une durée de vie maximale de 5 ans.

 

Lorsque je songe que la Wolkswagen Golf prépare la sortie de sa 7ème mouture et

que les propriétaires de mobile(s) les gardent 2 ans en moyenne je me dis que les

fanatiques qui ont fait la queue pour posséder le Vème Smartphone de la marque à

la pomme sont, tous comptes faits, dans la norme d'une époque qui les a formatés

pour qu'ils aient ce comportement.

 

J'observe que ceux à qui on a fait acheter des cafetières qui mettent la tasse de café

au prix du caviar, ceux qui roulent dans des voitures tout-terrain alors qu'ils vivent à

Paris et ceux qui dégustent du vin Chilien ou d'Afrique du Sud ne font pas autre chose.

 

Je ne leur jette pas la pierre. Seul leur air ravi me gène un peu!

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