Avec le temps vient l'oubli et aussi, il faut le reconnaître, une atténuation de
l'indignation.
Je me souviens bien de quelques épisodes de la longue présidence de
François Mitterrand qui font que non seulement je n'éprouve aucune
"nostalgie" mais en plus que je considère cette période comme la suite du
recul du pays après 7 ans de Giscardisme comparables à de l'eau tiède.
Claude Cheysson, décédé avant-hier, était ministre des "Relations extérieures"
(on trouvait en haut lieu que ça sonnait plus juste qu'Affaires étrangères").
Lorsque Jaruszelski déclara l'état de siège en Pologne (le peuple se
soulevait pacifiquement contre la chappe de plomb du communisme) il
déclara sans ambages: "naturellement nous ne ferons rien".
On s'en doutait, c'était nouveau qu'un ministre du gouvernement le dise!
Je n'ai pas oublié Roland Dumas ami du Président et prévaricateur
assumé, Georgina Dufoix nullité qui ridiculisa et le gouvernement et le
pays (affaire Habache), Fabius et ses "causeries auprès du feu" avec
le plus pitoyable des journalistes depuis Michel Droit, Hernu et les
plongeurs dans l'affaire du bateau de Greenpeace et tant d'autres aspects
de ces deux septennats dont la maladie exhibée et à épisodes du Président
ne fût pas le moins stupéfiant.
Après il y eut les deux mandats abracadabrantesques de Chirac qui se
résument à "pschiiit" puis le quinquennat brindzingue du Zébulon des Hauts
de Seine.
C'est à l'aune de ce passé qu'il faut juger la situation économique du pays
et aussi la présidence nouvelle qui commence.
Je vous accorde que la première impression conforte l'idée qu'on est
dans une continuité déprimante.
Qui sait... peut être qu'un sursaut?
