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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:13

Au-delà de la séquence surréaliste de dimanche soir sur TF1 (je ne l'ai pas regardée mais n'ai

pas pu éviter d'en entendre parler) il faut comprendre que le couple Strauss-Kahn n'est pas

n'importe qui.
Il y a 2 ans tout ce qui compte dans l'intelligentsia, le monde des affaires et celui des médias

était invité à "l'anniversaire" de DSK aux Buttes Chaumont pour une dégustation de Grands

Crus Classés.
Ces "Happy Fews" bénéficient d'un entregent et d'une capacité à faire que leurs désirs soient

exaucés qu'on ne leur fera pas l'insulte de nier.
Ils se sont donc, pour la plupart, juré de porter à l'Elysée leur "Grand homme".
Anne Sinclair, la femme du susdit, a toujours donné son avis sur les uns et les autres et ses

oukases étaient entendues. Femme d'influence dont la fortune est plus considérable que le

talent journalistique (qui a souvent consisté à adopter des posture morales et à enfiler des

perles) ne s'était pas remise du fait que son génial époux avait été battu par Ségolène Royal

qu'elle déteste.

Madame Sinclair, c'est connu, déteste beaucoup de monde, surtout à gauche (à droite elle ne

déteste pas, elle ignore).
L'ex présentatrice de 7 sur 7 (sur TF1, rappelons-le quand même...) a pardonné à son volage

mari ses incartades de la MNEF, de la "cassette Mery", de la hongroise du FMI et j'en oublie.
Elle n'a sans doute toujours pas accepté les primaires de 2006 qui le virent nettement battu

par la virago du Poitou.
Cette fois (2012) c'était la bonne: Mme Sinclair-Strauss-Kahn devait être première dame de

France et Dominique Président. Elle l'avait décidé. Tous devaient obéir.
On entend, deci, delà, que la plus célèbre femme bafouée de France et des States en veut

à mort à ceux qui "lui ont manqué"...
C'est classique. Au lieu de se remettre en cause, de jauger le comportement de son volage

héros elle reporte son ire sur ceux qui n'ont pu que constater combien l'ex directeur général

du FMI avait du mal à se comporter comme un homme responsable de 62 ans ...
Il fallait bien une émission chez une copine pour que la France entende la contrition de l'ex

star des sondages et ses regrets d'avoir blessé "Anne".

Le plus stupéfiant de toute cette affaire c'est que l'ex présidentiable et sa groupie hargneuse

se croient toujours un avenir politique.

 

(je connais certains détails comme la soirée anniversaire de DSK par mes nombreuses

lectures de livres politiques. Les "échos" des hebdomadaires d'actualité ont donné maints

exemples des colères d'Anne Sinclair contre tel ou tel et, le simple fait que DSK ait osé

traiter de "tabloïd" l'Express montre que ces gens là ont perdu tout sens des réalités depuis

pas mal de temps).

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:32

"Mourir, celà n'est rien

Mourir, la belle affaire!

Mais vieillir....ô vieillir..."

 

Je trouvais ce passage de la chanson "vieillir" de Jacques Brel paru sur son dernier album en 1977

énigmatique, surprenant et pour tout dire un peu exagéré.

Maintenant que le process commence à bien se voir chez moi (et chez ceux qui me côtoient) je fais

une fixation sur les signes de vieillissement qui me concernent.
Alors que chez les autres (famille, amis,relations...) je trouve émouvantes les traçes du temps qui

passe chez moi je voudrais tout arrêter.
C'est infime mais tout semble changer. De la texture des sourcils (on dirait des poils de sanglier!)

à celle des cheveux (plus fins il n'y a que ceux des nourrissons), des marques cutanées à l'invasion

pileuse, des poches sous les yeux à la perte de l'éclat des yeux justement, de la perte ultra-légère

de l'acuité auditive à la difficulté de retrouver ses mots.... vieillir est un massacre que je

ne souhaite pas à mes pires ennemis. (c'est une figure de réthorique: je n'ai aucun ennemi.)

 

Ce qui, dans le vieillissement, est le plus difficile à supporter est l'impression de se "dégrader"

inexorablement. Lorsqu'on se rase, le matin, des signes que le temps et le cycle de vie des cellules

qui agit sont légion, quand bien même on serait de bonne humeur et plein d'entrain.
Je me dis que le physique je m'en fous (et c'est vrai je m'en fiche un peu), que tout le monde est

appelé à supporter cette lente marche vers le moins bien mais je me révolte parfois devant l'inutilité

des efforts pour conserver un semblant d'allure et une tête supportable.
C'est que le monde du travail ne fait pas de cadeaux et qu'au premier essoufflement, à la première

preuve que vous avez atteint le mauvais étage de la "pyramide des âges" on ne vous rate pas...

Alors, comme tout le monde, on est flatté lorsqu'on vous donne "moins que votre âge" (oubliant que

lorsque cette demande vous est faite on donne 5 ans de moins à la personne pour éviter toute

vexation). On se force à en faire plus (au risque de la crise cardiaque, de l'infarctus ou... du ridicule)

et on se reproche le petit verre de vin, les carrés de chocolat, les frites ou la danette chocolat blanc

qu'on a engloutis il y a peu.
Mourir je ne sais pas. Mais vieillir...

 

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 08:32

Il est nécessaire de modifier l'accès aux transports en commun, de les améliorer et d'en

adapter les itinéraires.

Compléter le réseau du métro, des bus, des trams et des navettes électriques est un

impératif. Chacun comprend bien que les travaux que ces améliorations entraînent sont

nécessaires même s'ils sont difficiles à supporter.
Là où ils deviennent pénibles c'est lorsqu'ils s'ajoutent à d'autres travaux de voirie tout

aussi pénalisants.
Ainsi, à Toulouse, la piétonnisation d'une des grandes percées haussmannienne, la rue

Alsace Lorraine, ruine toute chance de traverser la ville sans encombres, à pied, en

vélo et naturellement en voiture.
Tout l'été un bruit infernal, une poussière épaisse et collante et des palissades incongrues

ont transformé l'une des plus grandes artères de la ville en cloaque impraticable.
Ce cloaque est, précisons-le, en travaux depuis 3 ans et représente l'une des rues les

plus commerçantes de la ville (avec les enseignes Virgn, H & M, Bershka...).

Je ne parlerai pas du Square de Gaulle qui, pour le moment, ressemble au fameux "trou

des Halles" qui défigura Paris en son temps. Arbres centenaires arrachés en prime.

 

Ces travaux de piétonnisation et ceux du prolongement de la ligne de tramway rendent

la circulation littéralement impossible. De grandes avenues menant aux "portes" de la

ville (Avenue de Muret, Allée Charles de Fitte, Bd Déodat de Séverac, Allées Jules

Guesde) sont ainsi éventrées et les "travaux préparatoires" (eau, électricité, gaz, câbles)

durent depuis des mois parce que l'opposition municipale a réussi à faire stopper les

travaux au moyen d'un artifice juridique validé par le Conseil d'Etat.
Dans ces conditions Toulouse reste une ville extrêmement difficile d'accès, bruyante,

sale, chère (des centaines de places de stationnement neutralisées par les travaux et une

Police municipale sans doute payée au rendement en ce qui concerne les contraventions)

et désorganisée.

Si, sans exagérer, je souligne des travaux "surprise" ici ou là (tranchées, rues barrées)

le case-tête est devant vous dans toute sa dimension.
Dans le même temps vous allez dans l'éternelle rivale, Bordeaux, et vous trouvez l'exact

contraire...

J'imagine que les Bordelais ont dû, du temps de l'implantation de leur tramway, connaître

nos soucis. Il n'empêche que lorsque l'on passe d'une ville à l'autre on a l'impression de

passer d'un continent à un autre.

Dire que Toulouse était si sympa il y a encore 6 ou 7 ans... On devrait pouvoir juger les

édiles municipaux qui compliquent à plaisir et sans concertation la vie de leurs administrés!

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 16:49

Les médias (radios, journaux, net) font monter la pression. DSK doit parler ce soir et nous devrions

êtes tous tendus comme des cordes d'arcs à l'idée d'écouter son "message".

Le violeur présumé de femmes de ménage, cornaqué par ses spécialistes en communication peut

bien venir nous annoncer que la terre est plate, personnellement je m'en contrefiche et ne lirai ni

n'écouterai ni sa prestation télévisée ni les commentaires qui en seront faits.
L'ex-Directeur Général du FMI est, à mes yeux, tellement discrédité par son fric, sa légèreté, son

caractère et les affaires qui le touchent depuis si longtemps (MNEF, cassette Méry, honoraires

d'avocat considérables, harcèlement des unes et des autres, pâtes aux truffes, appartement à

Tribeca, Porsche de son conseiller, riad à Marrakech.....) que je me fous complètement de ce qu'il

a à dire et de ses éventuelles excuses.
Pour moi cette malheureuse affaire New-Yorkaise a démontré par l'absurde que les sondages

polluaient la vie politique et que nous étions passés à 2 doigts d'une erreur monumentale.
Si l'économiste n'est pas en cause le psychisme et les comportements de l'homme le rendaient

totalement inapte à une fonction où d'aucuns voulaient le précipiter.
On ne s'excuse pas d'être soi-même: on se corrige.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 08:48

La Libye débarrassée de Khadafi. Oui. Bon.


Kadhafi était au pouvoir depuis plus de quanrante ans. Il a commencé son "règne" alors

que Georges Pompidou était Président de la République Française (1969-1974).

Il n'y a donc pas de quoi crier miracle parce que la Libye et le monde s'est enfin avisé

que le "monarque" Libyen était un fou dangereux à qui nous devons des attentats aériens

aussi ignobles que celui de Lockerbie ou celui du vol UTA en 1989 qui a fait 170 morts.

Les attentats, la déstabilisation et le triple jeu libyen nous étaient connus depuis des

lustres. Ca n'a pas empêché N.Sarkozy, fraîchement élu, de le réhabiliter et de l'engager

dans ses projets méditerranéens.

 

Il n'y a pas si longtemps (décembre 2007) Nicolas Sarkozy recevait Kadhafi à Paris et

celui ci (qui l'a oublié?) s'installait avec ses tentes à l'hôtel de Marigny près de l'Elysée.

 

Et la palinodie de la "libération des infirmières bulgares" par Cécilia, encore 1ère dame

de France pour quelques semaines? son Président de mari n'avait trouvé que cette

pseudo victoire diplomatique pour essayer de la retenir en France. Ses talents de

négociatrice internationale elle les avait obtenus en étant la première femme de Jacques

Martin?

Saura-t'on un jour combien a coûté à la France cette "libération" de la Libye? à quoi nous

sert elle si, comme le dit maintenant l'Elysée, la rumeur sur les 35% du pétrole Libyen

n'est pas confirmée et cette part du pétrole ne nous est pas -comme on l'a dit- réservé d'office?

 

Je sens là un vilain calcul électoral et une opération de diversion. Pendant qu'il parade

dans le seul endroit du monde où on l'applaudit encore, N.Sarkozy espère que les Français

oublieront les radiations en chaîne des chômeurs au pôle emploi, les 9% de sans-emploi,

les 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté, les affaires Karachi, Bettancourt, Bourgi,

Tapie et autres, les bassesses de C.Guéant et de la "droite populaire" et sa place d'outsider

dans les sondages présidentiels.

C'est l'illustration du cynisme politique "il leur faudrait une bonne guerre"... Va pour la Libye

puisqu'on a tant tardé en Tunisie et en Egypte et qu'on a trop peur de la Syie ou duYemen.


A Benghazi personne ne lui a dit : "casse toi pôv'con". Ca l'a été, par contre, à son corps

défendant, à Ben Ali et à Moubarak. Il est possible qu'on lui donne ce précieux conseil, au

printemps prochain.

 

NB: Qui s'est intérssé au récit des infirmières bulgares? qui a enquèté sérieusement sur les

conditions de leur libération?

Sur le nombre de gouttes de sperme sur la suite du Sofitel de New York on a eu toutes les

infos... Bizarre non?

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 08:14

Il y a très longtemps j'avais été reçu à Bruxelles chez un industriel allemand et sa compagne.
Lui dirigeait une boîte de pneus "rechappés", elle était médecin.

Ils étaient aisés, financièrement, mais surtout ils avaient un goût qui rencontrait le mien.
Je me souviens d'une grande pièce, d'une épaisse et douce moquette blanche, d'un canapé

en cuir blanc qui prenait tout l'espace et d'une chaîne stéréo si complexe (et si fragile) que

je ne m'en approchai pas.

Tout l'appartement était ainsi: "minimaliste". Pas le moindre bibelot, pas de plantes vertes, pas

de table basse pleine de rien: l'oeil ne se fatiguait pas à s'accrocher aux objets.

En regardant mon petit appartement je constate que je n'ai pas su les imiter: trop de choses

encombrent la vue. Bien que j'ai fait un carnage dans mes bibliothèques au moment de mon

divorce j'en accumule encore trop (j'ai d'abord voulu conserver ceux qui étaient dédicacés,
puis les "beaux livres", puis ceux que je relis régulièrement, puis quelques autres....).
Je vois aussi des lampes inutiles, des meubles sans âme, des objets pseudo-décoratifs....

bref il y a beaucoup trop de choses.
Et surtout ces plantes vertes..... Quoi de plus pénible qu'une plante verte? ça demande des

soins, ça fait venir des générations spontanées de fourmis ou de chenilles, ça encombre

 et.... ça ne sert à rien.

 Mon balcon-terrasse en est couvert et je n'ose plus m'en débarrasser.

Il faudrait pourtant jeter ces coussins qui prennent de la place, ces tapis inutiles, ces

vases jamais utilisés etc etc.
Ou, à tout le moins, changer de "décor" pour un tout nouveau de manière régulière.

Au bout du compte on finit par se fossiliser dans un décor convenu. Vite, de l'air!

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 08:21

Il y a un peu plus de 3 mois Nicolas est parti avec sa brune s'installer à Montréal. Ce n'était pas

vraiment sur un coup de tête puisqu'ils étaient partis l'année précédente "repérer les lieux" et

que le projet a pris une bonne année avant de se réaliser.
On ne peut donc pas dire qu'on avait été pris par traîtrise!

je dois aussi ajouter qu'il va fêter ses 28 années et qu'il avait quitté la maison familiale (enfin...

l'appartement des Allées Jean Jaurès à Toulouse) au moins 1 siècle avant de rejoindre le

Québec.

Difficile, dans ce contexte, de se plaindre de l'ingratitude des enfants et de la vie qui "sépare

ceux qui s'aiment"....

Son départ, le 5 juin, nous a laissés, sa mère, sa soeur et moi, désemparés et abasourdis pendant

un bon mois et la ville nous a semblé sinistre une fois qu'il n'était plus là pour lui insuffler cet air de

folie et d'urgence qui est sa marque.

On s'y est fait, on s'y était faits.
Et boum! le voilà qui déboule. Arrivée Hall 1 porte 3. Tongs, bermuda, coupe de cheveux américaine,

bronzage extra-européen et nonchalance nicolienne. On est dimanche, Il est 18H00.

C'est bien lui, son humour, ses phrases commencées et jamais terminées, ses préoccupations

impénétrables, son emploi du temps fou et ses gestes affectueux.
Comment avait-on pu s'en passer? comment pourra t'on s'en re-passer?
Sa mère rate son train pour le voir plus longtemps. Je le laisse s'installer dans mon "musée".
Chaque seconde compte.

Marine, sa soeur, plus que nous encore, a l'impression que nous avons affaire à un fantôme de

Nico. C'est lui et ce n'est pas lui.
Mardi, Aéroport de Toulouse-Blaganc, 8H00, Hall 2 porte 1 avec un sac au dos qui pèse 1 tonne

("ma collection d'enclumes"), un sac ("pour ma Carole") dans chaque main il est déjà reparti.

On se téléphone: "c'était bien". Mais dans le fond on le sait bien: on l'a à peine vu, on a senti le

tourbillon Nico mais on n'a pas eu le temps de le vivre.
On croit même avoir rêvé. N'eût été ce tube de dentifrice pas refermé, ces pièces de 5 et 2

cents d'euros au coin d'un meuble (il déteste les centimes), le sucrier presque vide et la pyramide

de canettes de coca dans la cuisine on pourrait même penser qu'il n'est jamais venu.
...Mais il y a aussi ces livres qu'il a oubliés (NB: il oublie TOUJOURS quelque chose) et le souvenir

de cette bière partagée place de la Trinité et qui fera patienter jusqu'au printemps prochain.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:59

Les nouveaux développements de l'affaire Servier, du nom de ce laboratoire pharmaceutique

dont le produit "phare" fût longtemps le trop fameux Mediator donnent le vertige.
Cette affaire dans l'affaire, ce conseiller d'état et cette sénatrice UMP qui s'emparent

subrepticement d'un rapport de la commission d'enquète pour le modifier dans un sens plus

favorable aux laboratoires Servier a quelque chose d'effarant.
Au départ il n'y a qu'un laboratoire qui place ses produits et qui veut se développer. L'un de

ses "médicaments" s'avère constituer un vrai coupe-faim là où il était censé soigner le diabète.
Effet d'aubaine, ventes records, bénéfices.... Tout celà est normal et Servier a fait ce que

n'importe quelle entreprise eut fait.

C'est quand les effets secondaires du Mediator ont commencé à être connus que la dissimulation

de preuves, l'intimidation, le réseautage, les mensonges, les manoeuvres dilatoires et le travail

de lobbying sont devenus odieux, scandaleux et inadmissibles.
Toutes les méthodes pour empêcher la vérité d'éclater et pour retarder le retrait du produit du

marché sont condamnables.

On atteint là une spécialité ignoble de certains responsables d'entreprises Françaises. Qu'on se

souvienne du scandale du sang contaminé où l'on a sciemment empoisonné des personnes en

les transfusant avec du sang contenant ou pouvant contenir le V.I.H.

Qu'on se rémémore le fameux Jacques Crozemarie qui a nié l'évidence pendant des années avant

de se soustraire à un châtiment mérité.
Ce qui me révulse, dans cette affaire Servier, c'est que le laboratoires essaie, par tous les moyens,

de minimiser les conséquences de son action et qu'il tente tout pour ne pas en payer le prix.

Non seulement il a gagné beaucoup d'argent en vendant un produit dangereux, en toute

connaissance de cause, mais il a ensuite nié les rapports concordants qui alarmaient le public et

le milieu médical de son grave danger mais il nie toujours sa responsabilité et essaie de ne pas

payer les victimes.
Ce serait un particulier qui aurait agi ainsi il serait écroué depuis bien longtemps. Le vieux Servier

fera, toutes proportions gardées, comme Papon,il organisera son insolvabilité et personne ne paiera

(sauf le contribuable) pour des crimes commis de manière consciente.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 14:56

J'ai entendu cette définition du "buzz" qui m'a enchanté: "formidable effervescence autour de rien".
...

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 17:54

Je ne partage pas avec une majorité de Français la bienveillante mansuétude pour l'ancien Président de la République, Jacques Chirac (1995-2007).
Je n'éprouve pour lui, cependant, ni rancoeur ni aigreur. Le bilan de ses 13 ans de mandature ne me semble pas fameux mais, à l'aune de celui de son successeur, il me paraîtrait presque acceptable. C'est dire!

Je n'ai jamais douté, par contre, que l'ex-maire de Paris, l'ex premier ministre de Valéry Giscard (1974-1976) puis de François Mitterrand (1986-1988) lors de la 1ère cohabitation n'était pas un homme à principes ni homme a être tenaillé par les scrupules.

De toutes les affaires qui lui ont été reprochées je reste persuadé qu'il y a bien eu fautes de sa part et,  dans la majeure partie des cas, faute connue; il savait ce qu'il faisait et il le faisait en connaissance de cause. Comme d'autres avant lui Jacques Chirac était un politique pour qui la fin justifie (tous) les moyens.

Pendant sa cohabitation avec Lionel Jospin (1997-2002) Jacques Chirac avait même tellement de "casseroles" qu'il dût leur consacrer un entretien entier du 14 juillet.
C'est l'époque du "Super-Menteur" des guignols de Canal+ et de la cassette Mery, du nom d'un soutier RPR qui, dans un enregistrement posthume, accusait (déjà) le Président de la République d'avoir personnellement réceptionné des valises pleines de billets de banque.

Ses chargés de Com' et Claude Chirac permirent au Président de s'en sortir in extremis par l'utilisation incongrue de 2 bons mots "pschitt!" et et abracadabrantesque.

C'est dire si l'affaire Bourgui "m'en touche une sans faire bouger l'autre" pour reprendre une des expressions (élégantes) qu'employait élégamment le mari de Bernadette. Je ne doute pas non plus que ces valises remplies de grosses coupures aient une réalité même si on ne réussira jamais à le prouver.
Les cuisines crasseuses de la "Françafrique" ont alimenté les campagnes électorales Françaises pendant des décennies: comme l'érotomanie de l'ex-maire de Sarcelles (!) tout le monde le savait même s'il était malséant de le dire.

Maintenant que l'ex-Président n'a plus toute sa tête (pas au point de ne plus savoir où il habite... Chez les Hariri) ces histoires d'emplois fictifs, de permanents RPR payés par les contribuables parisiens, les "frais de bouche" du couple Chirac, le terrain autour du Château de Bity , les valises Mery et Bourgui et j'en oublie n'ont plus vraiment de raisons d'être.

Les fautes sont vénielles et la présidence actuelle a fait bien pire. 

Il est grand temps, cependant,  que les fameux cabinets noirs et autres officines, tenues par les 2 protagonistes de l'Affaire Clearstream arrêtent d'inonder la presse de leurs sordides règlements de comptes. L'idéal serait de faire d'une pierre 2 coups aux prochaines présidentielles: se débarrasser des deux.

 

Post Scriptum: En aboyant avec les roquets du sarkozysme finissant, François Fillon qui avait su ne pas trop se compromettre a ruiné son crédit. Encore un qui ne pense qu'à ça en se rasant.

 

 

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