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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:36

Il y a tellement de sondages-bidons (pléonasme et euphémisme) que je suis surpris qu'on ait pas

encore posé ces questions aux Français "préférez-vous un été pluvieux ou ensoleillé?", "Faites-vous

l'amour tout habillé ou nu?" "voteriez-vous pour un candidat hypocrite, malhonnète, stupide et

incapable" ou "envisagez-vous d'adopter une hyène comme animal domestique".

Je pense à celà en lisant qu'on a demandé à ces pauvres Français "quelle est leur pub préférée"!

 

La publicité, cette ignoble machine à laver les cerveaux, cette escroquerie dont le but ultime est

de faire acheter ce dont personne n'a besoin (et à enrichir des entreprises qui polluent, volent et

pillent cette pauvre terre et ces misérables terriens que nous sommes tous) a été hissée au rang

d'un art par des profiteurs totalitaires qui méprisent l'humanité plus que les tyrans politiques qui

ont sévi jusqu'ici.
Ces minables vendeurs de réclames ont donc leur festival, leurs remises de prix et donc leurs

sondages. Cette profession de zéros (admirablement décrite par F.Beigbeder dans "99Fr") attire

comme une déjection les mouches les personnages aux aspirations les plus basses: "du fric,

du fric, du fric; et vite".
Même les traders sont sympathiques à côté de cette engeance.

Depuis des mois il y a 2 publicités que je qualifierais d'insupportables: un ours qui de sert d'un

soda comme déodorant et une actrice australienne* qui humilie un Hindou pour lui préférer un autre

soda, amer celui-là.

Ces 2 pubs sont le summum de la vulgarité, de la bassesse et de la médiocrité. Celle de l'ours est,

en plus, assez répugnante visuellement.

 

"Hey, what did you expect? " demande la dinde assoiffée. On a envie de répondre, de manière assez

présidentielle "casse-toi pauvre conne"!

Me croirez-vous? ce sont ces 2 ignominies que le sondage donne comme étant "les pubs préférées

des Français".


Il y a des jours où je regrette de me réveiller!

 

(*Actrice qui n'a pas 35 ans au compteur mais est déjà tellement liftée qu'on à peine à reconnaître en

la buveuse de quinquina l'interprète de "Eyes wide shut")

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 14:21

L'essence coûte cher, c'est entendu. L'essence coûte vraiment cher et ce ne sont pas les centimes

de baisse octroyés par la ministre de l'économie et future directrice générale du FMI démissionnaire

pour cause d'affaire Tapie qui vont changer la donne.
Lorsque l'on remplit le réservoir et passés les 50 premiers euros on se rend compte que cette énergie

fossile transformée est effectivement un luxe et que ce luxe n'est peut-être pas justifié.

Plus de 100 ans de société automobile nous ont habitué à notre liberté de déplacement.
Les trains diesel, les bateaux à moteurs(s), les péniches, les camions, les engins de chantier,

les voitures de course, les automobiles de tourisme, les tracteurs, les avions, les cyclomoteurs,

les motos, les tondeuses, et même les karts et les quads fonctionnent au pétrole et nous ne nous

posons jamais la question de l'utilité de cette phénoménale consommation d'énergie.

 

Combien de millions d'années a t'il fallu pour créer ces réserves de pétroles et combien d'année

nous faudra t'il pour les assécher?

 

Parce qu'elle a d'abord été utopique, puis parce qu'elle concernait de "doux dingues" l'écologie

politique n'a pas rencontré l'écoute ou  suscité l'adhésion que ses thèses méritaient.

Qui peut cependant nier que le nucléaire, après Hiroshima et Nagasaki pour le militaire et

Tchernobyl et Fukushima pour le civil doit au minimum être expliqué et accepté par les citoyens

qu'il engage?

 

Qui peut nier que les scandales qui concernent la chimie (Seveso, Bhopal), les médicaments

(Distilbene, Médiator...), lalimentation (vache folle, grippe H1N1, ajout de sel,nourritures

industrielles, obésité etc.) donnent mille raisons de demander une transparence réelle et des

possibilité de contrôler les industries?

 

C'est vrai les querelles de chapelle des écologistes, leur guerres de motions incompréhensibles,

leur soif de pouvoir, leur positionnement "à gauche" qui les contraint à s'allier avec des gens qui

ne tiennent pratiquement aucun compte de leurs idées une fois élus font qu'ils réussissent dans

certaines élections locales mais pas au niveau national.

Les écologistes "idiots utiles" comme le Khmer vert Baupin à Paris décrédibilisent les fortes idées

et les indispensables débats que les "vrais" amis de l'homme et de la nature portent.

 

En regardant défiler les chiffres sur le compteur de la pompe à essence la prochaine fois qu'on fera

le plein, pensons, sans démagogie ni hypocrisie, aux désastres de la déforestation, à la couche

d'ozone, au réchauffement de la planète, à la gabegie de l'utilisation de l'eau et à tout ce qu'on nous

prépare en douce comme hérésie écologique (l'extraction de gaz de schiste par exemple).

 

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:04

Hier soir j'ai regardé la télévision. J'ai regardé une émission sur la 6 je crois, et qui se propose

d'aider des Français à vendre leur maison.
L'émission est animée par un homme étonnant: il est du métier (ça se voit et ça s'entend) mais

il est extrêmement maladroit, tant dans ses gestes que dans les rapports humains.
A plusieurs reprises il a, au cours de cette émission, froissé de manière évidente ses interlocuteurs.


Comme l'émission est montée on ne voit pas, sur l'écran, les réactions verbales à ses réflexions

mais on se doute, à voir leur visages, qu'elles ont dû avoir du mal à passer chez eux.

 

Choix ou coïncidences les maisons ou appartements à vendre présentaient tous les mêmes défauts:

personnalisation à outrance et inachèvement des petits travaux (électricité, coffrages, carrelages...)

Les parties intimes des maisons (WC, douches et salles de bains laissant particulièrement à

désirer).

 

Le présentateur essaie de faire comprendre à ses interlocuteurs que leur goût... n'en est pas un, que

leur choix de couleurs ou de décorations est au mieux difficile à justifier (une famille alsacienne et

ses murs "framboises écrasées" et ses animaux naturalisés...) au pire impossibles (des "poésies"

écrites sur les murs).

 

Ce qui est amusant c'est l'ahurissement des personnes à qui l'on dit que leur bien est invendable en

l'état. Il faut voir leurs têtes on dirait les personnes piégées à feue "la caméra invisible"!

 

Intervient alors la fée de l'émission, qui pour des sommes dérisoires met du blanc partout, des coussins

en moquette et des moquettes en coussin, des lampes indirectes et des caches pour la fameuse

cuisine rustique.

Après, naturellement, les vendeurs doivent refuser des clients et signent la promesse de vente qui,

faute d'avoir fait appel à la télévision, continuerait à pourrir dans le placard Ikea modifiée Leroy-Merlin

de l'entrée.

 

Je reviens sur l'animateur qui casse tout, fait tomber des objets et ne s'excuse jamais. Il casse la

queue d'un écureuil empaillé et l'encore maîtresse de maison manque défaillir ou l'assommer

avec . Et lui il rit.

 

On casserait la tête de Bouddah dans ma chambre bleue je ferais la gueule aussi, tiens.

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:22

A ma grande surprise, pour les mêmes causes qui les ont fait devenir des références morales (Badinter),

des ludions médiatiques (Jack Lang) ou des donneurs de leçons, des "intouchables" viennent de mordre

la poussière.
Je ne saurais dire le plaisir que j'ai de lire leurs regrets, leurs explications fastidieuses, leurs justifications

même.
Alors qu'ils pouvaient tout se permettre, leur morgue et leur attitude monstrueusement (et caricaturalement)

partiale lors des débuts de l'affaire DSK les a fait tomber de leur socle.
Robert Badinter intervient partout pour se justifier et expliquer qu'il est resté, dans cette affaire aussi, la

référence morale qu'il était devenu: plus il essaie plus on se souvient de cet interview sur France Inter qui

le vit ne parler que de la présomption d'innocence de DSK et de l'impossibilité que cet homme si brillant

pouvait avoir commis ce qui lui était si légèrement reproché.
En quelque sorte ils se transformèrent, en témoin de moralité et en juge partiaux comme les lieutenants

de DSK, Moscovici ou Cambadélis.

Innocent, forcément innocent se récrièrent-ils, non sur la foi d'un dossier (personne ne l'avait) mais parce

que leur ami faisait partie de ces fameux "grands de ce monde" à qui succès, argent, pouvoir et réputation

sont dûs.

Que Jean-François Kahn ou Yvan Levaï soient amis avec DSK ou Anne Sinclair depuis des "décennies"

les autorise t'il à jouer les procureurs soviétiques et à nier jusqu'à la souffrance de la femme qui, jusqu'à

preuve du contraire, a été violée par leur héros?

Personnellement que la statue du commandeur, le merveilleux Robert Badinter, ait enfin été giflée me

comble. L'homme bénéficiait depuis trop longtemps d'un magistère moral que je ne m'explique pas.

Cette affaire DSK a une immense vertu: elle a permis de mettre des noms sur cette "nomenklatura" ou

oligarchie qui vit autrement que les Français à qui ils ne cessent de reprocher d'être ce qu'ils sont.

Ces "happy fews" que leur niveau de fortune met à l'abri des vicissitudes, que leur pouvoir rend presque

intouchables et qui, des médias aux affaires, des arts au spectacle, des politiques aus sportifs les fait

vivre entre eux comme une caste hyper-privilégiée.

Cette affaire DSK a révélé que les médias n'informaient le grand public que partiellement et que la

connivence n'est pas un fantasme mais une réalité.

Enfin elle a eu l'insigne mérite de montrer que nous devons être vigilants et que "communication"

signifie "maquillage" : les "communiquants" ne doivent pas seulement donner envie de voter pour

un homme ou une femme, ils doivent faire rêver de quelqu'un qui n'existe pas.

"On" a voulu nous vendre un candidat en effaçant ses failles et nous avons été proches de nous laisser

faire: il faut se ressaisir et ne plus accepter sans réflexion les oukases des moralisateurs médiatiques.

 

... Jack Lang et son "il n'y a pas mort d'homme" , Jean-François Kahn et son "troussage de domestique":

je ne m'en lasse pas.

 

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 09:05

Je suis perplexe. Je me souviens du scandale du "Carrefour du Développement" qui avait vu l'un des

protagonistes crucifié par "le Canard Enchaîné" qui publia sa lettre: "Mes petites chattes, ça y est je

suis châtelain". (NDLR: à nos frais...)
Je me souviens de l'épisode des bottines Berluti de Roland Dumas dans un aspect collatéral de

"l'affaire Elf". Les bottines à "2 Smics par jambe" ont fait les gros titres de la presse et scandalisé les

Français d'alors pour qui le prix de ces chaussures sur mesure semblait alors le comble du luxe.
Tout ceci il y a moins de 30 ans.
Depuis N.Sarkozy a peut-être réussi à décomplexer les gens fortunés qui ne se cachent plus et

même ont tendance à exhiber leurs signes extérieurs de richesse.
Fouquet's, yacht de Bolloré, affaire Bettencourt... et maintenant loyer à 50 000 Dollars pour DSK

après la Porsche.
L'indignation n'est plus au rendez-vous. Nous sommes habitués à ces rappels réguliers de fortunes

que gagnent les patrons du CAC 40, les artistes du show-business, les décervelés du Football et

...certain dirigeant socialiste.

Depuis le 15 mai il ne se passe pas une journée sans que mes yeux se dessillent: j'ai honte qu'on

ait pensé que je puisse voter pour DSK à la présidentielle, j'ai surtout honte d'avoir pensé que je

pourrais le faire.
Le PS a présenté Ségolène Royal en 2007 parce qu'elle était en tête des sondages, il a vu que ça

ne suffisait pas. Il a recommencé cette année en ripolinant un candidat hasardeux et qui était à

100 lieues -à tous points de vue- de ce que nous vivons quotidiennement ent France.

Tous comptes faits les 50 000 dollars par mois pour la (hideuse) maison new-yorkaise de l'ex-

directeur du FMI sont très bien passés dans l'opinion: Sarkozy et ses amis Proglio ou Gohsn avaient

préparé le terrain.

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 18:44

Le concept d'inconscient est à la psychanalyse ce qu'était (qu'est?) le tryptique Paradis-Purgatoire-Enfer

à la religion catholique.
Comme personne n'a jamais pu prouver l'existence de l'un de ces séjours qui nous était promis après

notre mort on a fait confiance, pendant 2000 ans, à ceux qui les décrivaient comme certains.

L'inconscient, ce fourre-tout aussi commode que fumeux permet aux disciples de l'af-Freud de nous

engluer dans leurs sornettes invérifiables.

Le "Nouvel Observateur" d'aujourd'hui a interviewé l'un de ces doctes penseurs, le psychanalyste Michel

Schneider à propos de l'affaire DSK.

Cela nous donne 2 pages de pur délire, des interprétations échevelées données pour la vérité obligée

et des concepts aussi consternants qu'exprimés avec une foi en sa propre parole.


Pour mieux démontrer l'insanité de la pensée du bonhomme et de ses théories imbéciles le mieux est

de le citer: "Nous ne désirons pas toujours ce que nous désirons désirer. Seule l'acceptation du manque,

de l'imposture et de la division permet de désirer, et peut-être de gouverner".
Avec un tel galimatias on explique la révolution de la lune, la ménopause de ma grand-mère et la fin de

l'Empire roamin.
On l'aura compris, (au risque de me répéter) le mot important de cette "phrase" est imposture.

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 21:29

Hier soir je suis allé voir le film "La Conquète". J'ai beaucoup aimé le film et trouvé absolument

sensationnels les 3 acteurs principaux. Samuel Labarthe est un Villepin plus vrai que nature,

Bernard Lecoq un merveilleux Chirac et Podalydès un Sarkozy différent mais aussi agaçant que

son modèle.
3 excellents acteurs au service d'un scénario admirable et de dialogues ciselés.

Le film, on le sait, retrace les années pendant lesquelles Nicolas Sarkozy s'est préparé à la

conquète de l'Elysée, au dépit du Président Chirac et de son premier ministre de l'époque,

Dominique de Vilepin.

les vacheries fusent, les bons mots abondent et on est au coeur d'une action peu avare de

chausse-trappes et de coups tordus.
Je craignais que le président actuel ne sorte grandi d'un film consacré à ce qu'il a le mieux

réussi, c'est à dire sa conquète du pouvoir. Il n'en est rien: il est souvent ridicule (la scène du

vélo entre entres), parfois pathétique (il faut voir comment Cecilia le traite!!!) toujours "too

much".

Les seconds rôles sont très bons aussi (à part Claude Guéant et Henrri Guaino, difficiles à

reconnaître) et l'ensemble est vivant, amusant, bien joué et bien filmé.
A voir ce film on se dit qu'on a pas de complexes à avoir vis à vis des "biopics" US: nous sommes

tout à fait capables de réussir des films d'actualité immédiate.

Cette "conquète" ne restera pas, je l'espère, sans faire des petits.

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 14:29

pour l'affaire DSK on a parlé de coup de tonerre, de sidération. Mouais.


Je recopie un article du "Monde" paru dans l'édition de ce mercredi 25 mai 2011, Page 8:

"NUCLEAIRE Au Japon, Tepco confirme la fonte partielle du coeur des réacteurs Nos 2 et 3

de la centrale de Fukushima

Tepco a confirmé, mardi 24 mai, la fusion de barres de combustible dans les réacteurs 2 et 3

de la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars.

Début mai, l'exploitant de la centrale avait déjà fait savoir que du combustible avait fondu dans le

réacteur N°1.

Le gouvernement nippon et les experts avaient laissé entendre que des fusions avaient pu se

produire dans 3 des 6 réacteurs de la centrale, mais Tepco n'avait jusqu'à présent pas confirmé

l'information. (...)"

 

 

 

 

 

C'est fait!

 

 

 

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 09:23

Hier j'ai profité du passage de Ségolène Royal à Toulouse pour assister à un meeting, le premier

depuis des années.
Ca n'a guère changé avec le temps si ce n'est que le nombre des appareils photos a "explosé":

Chacun a le sien et veut sa photo de la candidate à la Présidence de la République.
Certains particuliers possèdent des appareils professionnels et ils doivent avoir une phototèque

étonnante.

Sinon, rien de nouveau sous le soleil: une foule extatique, des personnes en transe qui scandent

le nom de la candidate.

Un discours simpliste, des slogans infantiles et des applaudissements pavloviens. Voilà à quoi se

résume cette longue demie-heure de présence de la Présidente de la région Poitou-Charentes.

 

Quand on va, comme ça, uniquement en spectateur intéressé assister à cette sorte de grand-messe

on peut observer ce qui se passe autour de l'évènement et que les "fans" ne peuvent voir.
Ainsi ces figures baignées de larmes et tout sourire font réfléchir: croit-on vraiment que Mme Royal

pourrait, si elle était élue, changer la vie des personnes présentes dans la salle?

Les importants de l'étape, cherchant à profiter de l'aura de la candidate sont aussi une des pièces

obligées du puzzle: leurs discours (hélas) aussi.

Lorsqu'elle arrive, après avoir longuement fait attendre son arrivée, une musique tonitruante et très

rythmée aiguillonne la salle.

Il y a là un process de spectacle. Ca fonctionne parfaitement et les habitués (ils sont nombreux)

électrisent la salle en un instant.

Ségolène Royal est une habituée de l'exercice: elle a du métier et elle aime ça. Elle a aussi une

attitude propre à plaire à la salle: une retenue charmeuse, des gestes presque affectueux vers la

salle, des regards appuyés... une chorégraphie.

La candidate reçoit des bouquets bleu-blanc-rouge, des petits mots griffonnés et des serrages de

mains émus.

Et des flashs, des flashs, des flashs.

Je crains que l'exercice ne soit absolument et complètement vain. Il ne déplace sans doute pas une

voix. Les meetings de campagne servent à ressérer les liens des fans avec leur candidat.

 

Si on n'est pas convaincu en y allant je doute qu'on le soit plus en en sortant.

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 17:13

Il y a 7 ou 8 ans je suis allé passer une huitaine de jours en Tunisie. C'est l'entreprise dans

laquelle je travaillais alors qui m'avait offert le voyage pour me récompenser de mes louables

efforts. (Elle m'a licencié depuis, mes efforts n'étant sans doute plus suffisants!)

 

En Tunisie je suis parti avec 5 ou 6 colègues, nous sommes allés à Tataouine, Tozeur, dans le

désert et avons terminé notre périple à Djerba.

 

Un beau et agréable voyage, même si j'avais été impressionné par la présence policière

dérangeante et surtout par l'omniprésence des portraits de Zinedine Ben Ali, le dictateur toléré

comme un moindre mal par la fameuse "communauté internationale".

 

Je me souviens d'un souci que nous avions eu parce que l'un d'entre nous avait rempli

différemment sa fiche d'hôtel d'un endroit à un autre.

Il fallait être sourd et aveugle pour ne pas voir que la Tunisie vivait sous une dictature à poigne

et que la pauvreté confinait partout à la misère.

A Djerba nous avions eu des soins de thalassothérapie offerts également et je n'ai pas oublié

la discussion que j'eus alors avec la masseuse kinésithérapeute qui, me faisant confiance,

me dit qu'elle en avait par dessus la tête de son activité et qu'elle n'avait pas fait 10 ans d'études

pour masser de "gros européens". (à l'époque je pouvais ne pas me sentir visé!)

 

Une fois sur le sol hexagonal j'oubliais bien vite ces épisodes et  ne gardais en mémoire que

des images touristiques (le "lézard rouge", train du désert, les "arbres à plastique", des arbres

dont toutes les branches étaient couvertes de sacs en plastique portés par le vent, de l'hôtel

troglodyte et des maisons blanches de Djerba.

 

Par contre, depuis longtemps et plus encore depuis ce petit voyage ma religion était faite: Ben

Ali était un Ceaucescu méditerranéen, un despote avide ruinant son pays et s'enrichissant en

même temps. L'affaire Ben Brick m'avait, de toute manière, définitivement montré que ce régime

bête et méchant était indigne.

Je repensais à tout celà en lisant dans "le Monde Magazine" un article sur la presse tunisienne

après la révolution qui vit le stupide despote fuir avec sa clique de profiteurs.

Cette semaine ce supplément du quotidien parle sobrement d'un des piliers du régime dont le

métier était de salir, intimider et discréditer les opposants.
Celui-ci se "déballonne" et dans une confession impudique et l'expression de remords trop

vrais pour être honnètes il donne des détails sur sa sinistre activité et l'on voit à quel point ce

régime inepte a dû être intolérable et pénible à vivre.

Notre soutien formel et les protestations d'amitié au peuple tunisien qu'on tyrannisait avec

notre discrète bienveillance devrait nous rendre humbles dans les commentaires sur d'autres

régimes aussi sympathiques que celui de Ben Ali.

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