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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 08:56

Si "Astérix" fait partie du patrimoine de notre pays c'est pour une grande part à René Goscinny que

nous le devons.
Le dessinateur, Uderzo, n'arrivant (à mes yeux) que très largement derrière. (les grotesques épisodes d'Astérix qu'il a signés seuls sont à ce titre éloquents)
Dans le même registre, Tabary (qui vient de mourir) et qui dessinait "le grand vizir Iznogood" n'était pas vraiment l'auteur de la célèbre bande dessinée: bien qu'il s'agisse d'associations de talents, il était déséquilibré et se répartissait plutôt à 80/20% qu'à 50/50%.

Pour Lucky Luke le rapport était semblable: Dès que Goscinny a cessé de produire l'humour a fui.

Il n'y a guère que Sempé ("Le petit Nicolas") et Gotlib ("les Dingodossiers"...) pour rétablir un semblant d'équilibre entre la qualité du texte et celle du dessin.
Oublié aujourd'hui Goscinny a été un humoriste génial, un créateur au sens strict du terme et un homme qui transformait en or tout ce qu'il touchait.

Les meilleurs Astérix (Les Normands/Les Bretons/Le combat des Chefs) sont de lui, les Lucky Luke les plus drôles (Calamity Jane/Le juge/Alerte aux Pieds Bleus) on les lui doit, ainsi que  mille autres choses drôles, spirituelles, surprenantes et érudites qui toutes, venaient de lui.

Je crois qu'on peut, en le lisant et en le relisant, retrouver l'humour disparu d'une France qui n'existe plus. Le Pays, en plein essor des "30 glorieuses", a un rire décomplexé et recherché que l'on ne retrouve plus aujourd'hui.
La crise est passée par là, la prise de conscience des dangers du monde (pourtant les années 60 n'étaient pas un lit de rose: salaires, guerre froide très tendue, guerre du Vietnam, menace atomique....) s'est faite plus prégnante et le rire est devenu soit grinçant soit il est retombé au stade anal (pipi-caca façon Bigard).

Il y a, entre le Goscinny du "Viager" (film de Pierre Tchernia dont il a écrit le scénario) et un sketch de Bigard puisque j'en parle ou une chronique de Stéphane Guillon un abîme que rien ne saurait combler.Je ne dis pas "c'était mieux avant" je constate que nous nous sommes aigris et que ce qui nous fait rire n'est plus du tout en rapport avec ce qui le faisait autrefois. 

 

La mort du dessinateur Tabary m'a remis en mémoire une série de planches dont le "pal" et l'empalement étaient les fils conducteurs. De toute une série de jeux de mots sur ce sujet un " je dirais bien quelque chose mais j'ai l'impression que ce n'est pal moment" me revient.

Tabary et Goscinny étaient humoristes et visionnaires: Iznogood-Sarkozy n'est il pas enfin parvenu à prendre la place du Calife Haroun el Poussah-Chirac?

 

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 10:02

Je ne sais pas où j'ai lu récemment un article qui m'a fait réfléchir. L'auteur revenait sur

cette affaire d'euthanasie à Bayonne et disait que nos réponses, face à de telles

situations étaient téléguidées; soit on approuvait discrètement en trouvant mille bonnes

raisons pour "pardonner" son geste à l'infirmière ou au médecin, soit on montait sur ses

grands chevaux en proclamant que c'était un crime et en listant une suite de raisons

morales ethiques ou religieuses pour la condamner.

L'auteur de l'article montre que la loi (Léonetti 2005) ne donne pas aux proches le droit

de décider mais au corps médical.
Il poursuivait en constatant que ces réactions attendues masquaient d'autres réalités

et en particulier l'insuffisant traitement de la douleur (lorsque le malade ne souffre plus

sa demande d'aide à mourir diminue d'autant) mais aussi la carence considérable de

notre pays en unités de soins palliatifs.

Il poursuivait en constatant que la mort, qu'on ne veut pas voir dans nos sociétés en la

reléguant à l'hôpital par exemple* finirait par être "rentable" si on raccourcissait le terme des

personnes pour qui la médecine ne peut plus rien faire.
Effectivement la logique économique de notre société, de notre monde, voudrait que la

maladie ne s'éternise pas et que les malades en fin de vie aient le bon goût de ne pas

coûter une fortune à la collectivité.
Vue comme ça l'euthanassie est beaucoup moins "sexy"!

Ce qui m'a le plus donné à réfléchir est sa comparaison avec ce qui s'est fait pour la

psychiatrie: il termine sa démonstration en rappelant que, dans la foulée de l'anti-psychiatrie

des années 80 -j'aurai plutôt dit 70- l'hôpital psychiatrique aété discrètement démembré et,

aujourd'hui les malades mentaux constituent une bonne partie des SDF et de la

population carcérale.

 

J'ai retrouvé l'article: il s'agit de "Les pièges de l'euthanasie" par Eric Conan dans "Marianne".

 

* 70% des décès se feraient à l'hôpital désormais.

 

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 14:00

Il est vraiment bien ce petit Tonio Banderas. Il reconnaît, dans une interview donnée à

"L'Express" de ce mercredi qu'il a tourné dans des sinistres bouses mais surtout il

répond ainsi à la question de Sandra Beneditti:

Q: Comment considérez-vous le système hollywoodien?

Il n'explore rien et se fiche de l'artistique. A Hollywood, on fait du fric et on le fait très

bien, mieux que n'importe où au monde.Dans le cinéma européen, c'est l'auteur qui

prime, on expérimente, on innove. J'aime et je déteste les deux systèmes.

Les Européens peuvent sombrer dans le snobisme, la cérébralité ou l'arrogance.

Ou montrer de la condescendance par rapport aux Etats Unis. Moi, je crois que tous les

genres de cinéma doivent coexister. Qui suis-je pour dire à un mec qui répare des

bagnoles toute la semaine et qui a envie de se divertir en allant au cinéma le samedi soir,

qu'il doit voir 8 et demi, de Fellini? Lui, il veut manger ses popcorn en regardant

Spiderman. Je comprends.

 

Quelle lucidité et quelle leçon de tolérance.

 

A rapprocher de ces remarques de Pierre Desproges (oui, encore) dans ses fameuses

"Chroniques de la haine ordinaire" :

 

"On rencontre des brassées de démocrates militants qui préfèreraient crever plutôt que

d'être douze à avoir compris le dernier Godard et qui méprisent suprêmement le

troupeau de leurs électeurs qui se pressent aux belmonderies boulevardières."

 

J'avoue que je suis moins "sage" que Banderas et que le cinéma américain actuel,

celui de la 3D, du pool de scénaristes, des adaptations de BD ou de jeux (!!!!) me

semble indigne mais, je ne supporte pas non plus ces admirateurs transis des films

chiants et intellos (style Téchiné) qui font vibrer le Marais ou les pages culturelles des

snobs "culturés".

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 06:55

La monogamie est adaptée aux hommes comme le régime fruits-légumes aux tigres et aux lions.

Elle est le produit d'une évolution et nous nous en contentons parce que notre organisation sociale

l'impose ou, à tout le moins, la privilégie.

 

Je reste persuadé qu'elle ne nous est pas naturelle et que la fidélité est un concept aliénant.

Vivant ici et maintenant, j'attends, comme tout le monde, de ma compagne qu'elle ne virevolte pas

d'un homme à l'autre et qu'elle s'attache -sentimentalement et physiquement- à moi mais je ne me

demande pas si ça lui convient et si cette configuration l'épanouit.

Je fais de même en ne "courant qu'un lièvre à la fois" mais je n'ignore pas que mon envie intime

en est contrariée et que je pourrais très facilement me disperser.

 

Il s'agit en fait d'instincts primaires et nos sociétés ont codifié des comportement pour se protéger.
Le droit des enfants, la transmission du patrimoine, du nom et des gènes mais aussi les besoins de

contrôler les populations (par le biais de l'organisation sociale ou religieuse) par exemple est plus

responsable de cette idée de couple indissoluble qu'une évidence naturelle.

 

La période actuelle, en aidant à la reconnaissance de la différence entre les sexualités masculine

et féminine, en repoussant l'âge de la ménopause et de la mort, en améliorant la santé de chacun

et en étant plus tolérante sur les moeurs (divorces, remariages, concubinage, acceptation des

différences....) et surtout en dégageant la sexualité de la fonction reproductive, condamne l'union

à vie d'un homme et d'une femme.

 

Parce que l'individualisme érigé en règle la rend insupportable l'ancienne image du couple uni "à la

vie à la  mort" est sans doute condamnée.

On le voit déjà et personne, me semble t'il, pourrait s'en plaindre, la vie se décomposera en "tranches"

successives pendant lesquelles l'homme ou la femme aura une ou un partenaire unique.

 

Bien sur cette situation engendrera (et engendre déjà) des crispations, des douleurs et des dommages

mais sans doute pas moins que celles que faisaient naître ces couples unis pendant 40 ou 50 ans, qui

ne se supportaient plus et qui finissaient par donner une vision répulsive de la vie à 2.

La société et ses valeurs faisaient que l'on fermait les yeux sur les écarts de l'un ou les passades de

l'autre et cettte hypocrisie, fermement encouragée par l'Eglise par exemple, était la règle non écrite.

 

Le fait que plus grand monde croit au Paradis après la mort fait que chacun veut réussir "sa" vie et ne

pas s'obliger à subir des contraintes intolérables devenues inutiles. Mes actes, s'ils sont légaux, ne

risquent, au pire, que de soulever une désapprobation discrète.

 

Enfin, et c'est très important, la sexualité n'est plus oubliée et il est normal de considérer qu'elle ne

peut se satisfaire durablement du même partenaire. Au bout d'un temps variable selon les personnes,

même s'ils sont imaginatifs et ludiques, la satiété puis l'ennui remplacent la nouveauté.

 

La satisfaction de l'envie d'enfants, le moindre intérêt pour la chose font aussi que les aspirations des

unes s'opposent souvent aux besoins ou désirs des autres.

 

Le couple a de l'avenir mais dans une forme qui s'écrit quotidiennement. Il correspond à un besoin de

donner de l'affection et d'en recevoir et de partager et  comprendre l'autre.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 09:26

Parce qu'elles permettent (en principe) de prendre le temps de la réflexion les vacances sont

un passage obligé pour prendre des décisions qu'on ne peut prendre dans le feu de l'action.

Au fur et à mesure qu'approche le retour aux habitudes il semble évident à chacun que les

arrangements plus subis qu'acceptés ne pourront continuer.
Le simple fait de supporter un ou une caratériel(le) par exemple, qu'il ou elle soit simple

collègue ou N+ ne saurait être prolongé une année encore.

Cette mutation suspendue, cette augmentation, ces responsabilités promises.... il faudra bien

les faire passer au stade de la réalité.

La course quotidienne et le manque chronique de temps, on le sent alors que les 24 heures

de la journée ont une matérialité pendant ces vacances, ne pourront se limiter à l'heure avant 

le travail et les 3 après.

On n'acceptera plus les embouteillages émoliants, les transports en commun sales, déprimants

et les conditions de transport indignes qui nous sont faites. 

Et on se dit que l'été ayant permis de mieux vivre ses enfants, ses amis et sa famille il ne pourra

être question de les voir mal et à la sauvette tout le reste de l'année.

On se promet aussi de plus lire et de moins regarder des "conneries" à la télévision. Tout le

monde a vu, pendant l'été, qu'on vivait très bien sans elle. Juré! on ne s'applatira pas devant

les JT sclérosants et les émissions qui humilient (hélas) plus ceux qui les regardent que ceux

qui les font ou y participent.

Le vélo dont les 2 roues sont à plat et qui sert de cadre aux toiles d'araignées sera dépoussiéré

et utilisé pour faire des balades. Ca aussi c'est décidé.
Comme en période de fin d'année ces voeux pieux ont peu de chances de se réaliser. On ne

fumera peut-être pas 1 semaine ou 2 mais on ne verra même pas qu'on a racheté un paquet.
Idem pour les apéritifs "conviviaux" (le seul apéritif pas convivial c'est le "pot" au bureau!) on

sait bien que pour rentrer dans ses fringues d'hiver (4 septembre - 30 juillet) il faudra y renoncer.

Toutes ces bonne intentions connaîtront le même sort que notre beau bronzage rajeunissant:

une disparition progressive rapide et inexorable. 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:02

Me promenant ce matin je suis tombé en arrêt devant l'affiche d'un futur spectacle

au Zénith de Toulouse. Sur celle ci j'ai reconnu les fameux "codes" du Pink Floyd

de la "grande époque" c'est à dire les triangles de couleur de "Dark side of the

Moon" (1973 tout de même) et les personnages de Gerald Scarfe pour "The Wall"

(1980 tout de même...).

L'affiche précisait que le spectateur aurait droit aux "tubes" du groupe (lesquels?

il a toujours signé des morceaux de plus de 15 minutes qui ne correspondent pas

au 2 minutes 35 de la chanson à succès) dans leurs versions originales.
Bizarre autant qu'étrange me suis je dit in petto : (Oui, je me dis souvent des choses

in petto!) le guitariste, David Gilmour a plus de 65 ans et doit peser son quintal,

le compositeur et bassiste Roger Waters hait ses anciens co-équipiers et son

occupation majeure, depuis des décennies consiste à les injurier dans la presse et

à les poursuivre devant les tribunaux britanniques, le batteur Nick Mason parcourt

le monde à la recherche de voitures pour sa collection de sportives rares et chères

et le claviériste, Rick Wright, continue à être mort, son activité principale (si j'ose

dire) depuis 3 ans...

Comment, dans ces conditions, envisager de remplir autre chose qu'un "Show-room"

de pompes-funèbres? poursuivais-je, in petto encore.

Puis, me sauta aux yeux le nom d'un de ces groupes de substitution (Brit-Floyd) qui

ont pignon sur scène et qui plagient à faire éclater le thermomètre du grotesque des

groupes défunts pour des vieux décatis ou des jeunes abrutis.

Ainsi les "Rabeats" (rien que le nom.......) reprennent sur scène, dans des déguisements

pathétiques les vieilles scies des Beatles qu'ils reproduisent à la note près.
Paul Mc Cartney (68 ans) et Ringo Starr (71) les 2 survivants doivent toucher des

royalties et un déambulateur gratuit à chaque tournée....

Les "Brit-Floyd", donc, reprennent "Money" (il doivent en faire) et "Another brick in the

wall" en lieu et place des vrais Floyd qui, eux, doivent maintenant suivre les cours du

FTSE, du Nikkei ou du Dow Jones en sirotant un Gin et en écoutant du Vivaldi.

Notre époque n'est pas toujours pénible: elle est parfois pitoyable.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:18

Les vacances, cette période où l'on DOIT se distraire (en fait, pour les décideurs ça signifie

consommer) et se déplacer sont traditionnellement une période pendant laquelle les

journaux (les magazines surtout) sont très fins et vides de contenu. Les articles y sont

remplacés par des jeux et les marroniers y abondent.

Cette année ne fait pas exception mais la crise économique et boursière les empêche un

peu de nous laisser bronzer idiots.
Christine Lagarde -ce n'est pas rien- a vu son action dans l'affaire Tapie être suspectée de

ne pas être désintéressée et la justice a décidé d'en savoir plus. S'il n'y gagnera rien (même

pas le remboursement des sommes gigantesques données à Tapie dont 50 millions d'Euros

de dommages et intérêt!) le contribuable verra peut être un jour clair dans cette affaire qui l'a

spolié.

En d'autres termes il se raliera au jugement de F.Bayrou qui a qualifié cette affaire "un des

plus grands scandales de la Vème République". Il n'a pas tort.

Autre dossier: celui des dettes des pays d'Europe et d'ailleurs. Qui a dépensé ces sommes

extravagantes et pour quoi faire? pourquoi l'Islande, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal

et d'autres (France, Etats Unis....) sont ils ainsi endettés? qui les a mis dans le rouge?

La Chine est-elle le banquier du monde?

va t'elle gagner pacifiquement le leadership mondial?

Et l'élection Présidentielle Française de 2012? ce n'est pas un sujet qui mérite qu'on s'y

arrête? Le Président actuel qui semble changer de tactique électorale à moins d'un an des

élections ça ne mérite pas des articles? ce subit changement n'est il pas la prise en compte

des critiques? (et des sondages le donnant perdant) en se "présidentialisant" N.Sarkozy ne

tourne t'il pas le dos à ses 4 premières années de Présidence ?

Et notre présence en Afghanistan et les 76 morts que nous y avons eus? on en discute?

Pourquoi ne pas parler, non plus, de notre intervention en Libye? Kadhafi est-il touché? son

pouvoir de nuire ébranlé? l'opposition en voie de gagner le pouvoir?

Nos "amis" Ben Ali et Moubarak qu'on disait si malades, juste après avoir été renversés...
Comment vont-ils?

Et du côté Dupont de Ligonès? l'enquète avance? Quitte à nous avoir soûlés avec cette

histoire on aimerait peut-être en connaître le dénouement!

On le voit: c'est uniquement par paresse et idées reçues que la presse fait relâche en août.

Elle devrait, du fait de la plus grande disponibilité des éventuels lecteurs, profiter de cette

période pour approfondir les dossiers en suspens et pour enquèter sur des sujets importants.

Mais, comme la télévision et son "temps de cerveau disponible" la presse n'a aucun respect

pour ceux qui l'achètent et la lisent.
Elle a des pré-supposés et offre toujours moins. Articles insipides, toujours plus de "people"

survols des problèmes, courtes explications, signatures sempiternelles (Jean-François Kahn

qui ne devait plus signer d'articles continue à le faire) et articles creux mais surfant sur la

mode du moment....La culture du Zapping même dans l'information.

Il y a des exceptions et "le Monde" n'est pas suspect de telle dérive mais, globalement, c'est

un constat que ferait n'importe qui un peu objectif.

 

 

 

PS:  concernant l'article d'hier.  "Exile on Main Street" est un double album des Rolling Stones,

paru en 1972, et enregistré dans des conditions ... stupéfiantes à Saint-Jean Cap Ferrat

(Côte d'Azur) dans la cave d'une villa louée par Keith Richards à cette occasion.

Les Stones y étaient entourés de leur égéries du moment (Bianca Jagger & Anita Pallenberg)

et des musiciens doués tels Nicky Hopkins, le surdoué Gram Parsons, Bobby Keys, Jim Price...

 

Mick Taylor n'avait pas encore été "remplacé" par Ron Wood (!) et les Rolling Stones achevaient

avec cet album leur apogée, commencée en 1968 avec "Beggar's Banquet"). Ils ne devaient plus

jamais retrouver, ne serait-ce que fugacement, un tel niveau.

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 22:40

Pour m'être agréable et parce que nous venions d'en parler, mon ami P.S*** avec qui j'étais

dans sa luxueuse auto a sélectionné les titres "bonus" de la réedition de "Exile On Main St"

du plus fameux combo brittanique ayant jamais existé.

Je lui faisais remarquer -comme je l'ai dit ici- que l'industrie du disque s'y connaît comme

personne pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes et, en l'occurence, des

rogattons usés jusqu'à la corde pour des nouveautés.

Mais là.........

Intrigué par les titres ("Pass the Wine (Sophia Loren)", Plendered My Soul", "So Divine (Aladdin

Story") sans oublier le surprenant "Good Time Women") comme par les critiques dithyrambiques

qui ont accueilli la ressortie du CD dûment "remasterisé" j'ai tendu l'oreille tandis que nous

passions la frontière.
Mon Dieu! "Exile On Main Street" était déjà l'un des albums que j'emporterais sur une île déserte

si j'y étais contraint. Mais là, sans hésiter, je jette la précédente version (que je connais depuis si

longtemps) et je mets le coffret nouveau dans ma petite valise avec un hamac pliant et des plants

de cépage Merlot ou Cabernet (une île déserte oui, mais pas sans cave).

De "Rocks Off" jusqu'à "Soul Survivor" c'est un torrent qui emporte tout. La prodigieuse voix du

chanteur s'entend enfin et les 18 morceaux des 2 vinyls originaux forment un tout volcanique et

irrésistible.
Pour cet album "ils" ont bien mérité de l'ordre du Blues, du Rock n'Roll, de la Soul et du Rythm n'

Blues.

Viennent ensuite, sur un second CD ces titres "bonus" que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam.

Ils sont un peu trafiqués (l'harmonica sonne très années 2000), les voix semblent plus "âgées" et,

ici ou là, des orchestrations, voire des gimmicks, semblent bizarres, pour ne pas dire zarbi.

Ce n'est pas grave! les titres, en ces versions faustiennes et sorties d'on ne sait quelle officine

donnent un coup de jeune à l'ensemble et, surtout, n'amenuisent pas les dix-huit titres originaux.

Je le dis comme je le pense: ne pas profiter de l'aubaine est une faute de goût. Pire: une erreur.

La campagne espagnole, écrasée de soleil en cet été 2011 donnait son maximum sous les

guitares de "Torn and Frayed" et "Turd On The Run".

 

 

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 18:54

Il faut être un peu plus que masochiste pour emprunter les autoroutes autrement que

parce qu'on y est obligés.

Monotones et chères, ces voies rapides n'ont qu'un but: vous prendre un maximum de

pognon entre votre point d'entrée et votre point de sortie.

Pour ça les compagnies pétrolières et les sociétés de gestion des autoroutes auraient

pu en apprendre à Bernard Madoff soi-même.

Le summum de l'arnaque, du détroussement, du hold up, du vol, de l'escroquerie, bref,

du rançonnement ce sont les "restaurants" d'autoroute.
Outre des prix qui mettent la bouteille d'eau minérale au niveau du Grand Cru Classé,

il vous est servi des plats immondes qui vous coûtent l'équivalent d'un dîner dans un

quatre étoiles au Michelin. Ou presque.
Et ça pour mâcher une sorte de gant de toilette appelé "hamburger" et des légumes qui

sentent la boîte de conserve.

Je ne parlerais pas des frites parce qu'on leur trouve une seule utilité comme coton-tige... 

Je me souviens d'une "Chronique de la Haine Ordinaire" de Pierre Desproges qui décrivait

l'arnaque que sont ces restaurants d'autoroute qui servaient déjà "un brouet qu'il hésitait

à confier à Jacob-Delafon".

Aujourd'hui je remontais vers Bordeaux (à moins que je ne descende, j'ai jamais su) et

l'idée de me substanter dans une de ces gargottes à estivants me rebutait.
Nous sommes sortis de l'autoroute juste après les "Ruralies" (le "resto" dont parlait

Desproges) à Pons et sommes allés à Gemozac, petite ville située à 7km de l'autoroute.

J'y ai dégusté, pour un prix inférieur à ceux pratiqués sur l'autostrade, des gambas à

l'émulsion de citron puis une soupe de fraise à la menthe que je n'hésite pas à qualifier

de sublimes.

Pour ça il suffisait de sortir de l'autoroute...

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 18:27

Après le "bug de l'an 2000", le 1er janvier 2000 et les romans "à thèse" du style "Da Vinci Code"

voilà que les amateurs d'ésotérisme et de frayeurs à bon marché investissent dans les

prophéties Maya (!).

Selon l'une d'elles le 12 décembre 2012 (dans seize mois donc...) c'est la fin du monde et un

village des Corbières devrait mieux s'en sortir.
Vous pensez Fukushima? Tchernobyl? Dresde? Berlin? Hiroshima?  vous êtes loin! on parle,

je le rappelle, d'un village des Corbières, Bugarach dont les quelques 200 habitants voient

défiler tout ce que notre époque compte d'allumés.
Les terrains alentours se vendent à prix d'or, les Russes et Américains fortunés se ruent sur

les agences immobilières....

Tout celà ne serait que risible si ce n'était pas navrant.
Si la fin du monde devait advenir ce serait sans doute une pénitence pire que d'y avoir échappé

que de se retrouver seuls et vivants à Bugarach, non? .

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