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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 07:40

Ras le bol des Batmen, des Supermen, des Spidermen, de la guerre des Etoiles,

et de ces infantilismes débilitants.

Les grands studios de cinéma des Etats Unis à qui on doit d'authentiques chefs

d'oeuvres du septième art se sont reconvertis en usine à conneries.
Outre ces films stupides qui s'adressent à des adolescents au QI de bigorneau

ils ne cherchent les idées de scénario que dans les "Comics", les BD, les films

étrangers (qu'ils transforment immanquablement en daubes vulgaires), les

films salaces ou stupides et les adaptations de feuilletons.

Pour ne pas m'énerver je passerais vite sur les "séries", ces films qui sont

numérotés de 1 à 10 ("Fast & Furious 6", "Die Hard 5") et dont l'intérêt est quasi

nul, les remakes inutiles et tous ces films à l'eau de rose avec fin édifiantes

réservés au public américain mais qu'on distribue dans le monde entier au

besoin en étouffant les productions nationales.
Mais, bon sang, est-ce utile de nous bloquer des écrans avec les nanars que

les américains eux-mêmes délaissent comme ces "comédies" qui permettent

aux cartes vermeil (Redford, de Niro,, Meryl Streep, Dustin Hoffmann et tant

d'autres) de cabotiner à plein tube sur grand écran?

Ne parlons pas non plus des films prétextes qui n'ont qu'un seul but: mettre en

valeur une chanteuse de variétoche ou un rappeur bling-bling.

Est-ce indispensable de projeter ces "préquels" ou films d'avant le film? On se

contrefiche de savoir ce qui s'est passé avant l'action d'un succès!

..enfin moi je m'en contrefiche!

Mais le public, Français comme mondial semble trouver normal que tous les

ans on lui refourgue un homme araignée, un homme chauve-souris, un James

Bond qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était à l'origine et tant d'autres machines

à fric et à pop-corn.
Car, comme pour la télévision, le seul but de tous ces gros budgets est de vendre

du Pepsi-Cola et des ice-creams à tous les décervelés qui ne trouvent pas anormal,

à plus de vingt ans, d'aller payer 10€ pour voir un homme en collant sauver la terre!.

Mieux... les médias, les fabricants de jeux et de téléphones comptent sur ces

débilités pour fourguer toujours plus de saletés chères et inutiles à ce public qui,

décidément, a perdu tout sens de la mesure.

 

Alors on trouve normal qu'un homme pingouin fasse peur (cf Batman), que James

Bond Craigg ait la classe d'un vendeur de Dacia, que la guerre des étoiles dure

depuis plus longtemps que la très réelle guerre de 100 ans etc etc.

Et dire que nous aimions le cinéma. Je ne dis pas qu'il faut que le cinéma ce ne

soit que du Ingmar Bergman ou Joseph Mankiewicz. Du moins je pense que, de

temps à autres, un cinéma qui réfléchit et qui pousse à la réflexion ce ne serait

pas si mal.
En d'autres termes pourquoi pas du Tarentino et autres "faiseurs" mais qu'ils

cohabitent avec un cinéma de qualité.

Mais je rêve...

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:14

Beaucoup de nos contemporains sont tordus. Vous vous en êtes certainement

rendu compte. Moi même....

Bref, de tous temps certains ont vu ou entendu des choses qu'ils étaient seuls

à voir et à entendre et des manipulations comme le charnier de Timisoara ou

les images subliminales utilisées par la publcité ont paru leur donner (un peu)

raison.
C'est ainsi que d'aucuns ont cru entendre des messages dans d'anodines

chansons -passées à l'envers ou lentement- tandis que d 'autres ont imaginé

que les Américains avaient eux-mêmes montés les attentats du 11 septembre.

 

Ce qui est passionnant et vertigineux, dans leurs théories, c'est qu'elles

s'appuient sur des "preuves" qui finissent par donner le vertige.
Non qu'elles leur donnent raison mais parce qu'elles font naître un

questionnement qui n'appelle pas forcément des réponses.

Une de ces lubies, appelée aussi "théorie du complot" prétend que les images

de l'homme sur la lune, en 1969 ont été -au moins- remaniées par le génial

Stanley Kubrick.

 

Un film de cinéma vient de sortir qui s'appuie sur "Shining", le film du même

Stanley Kubrick pour donner la parole à 5 de ces personnes persuadées que

le film dit autre chose que ce qu'il raconte.
Outre celui qui voit dans "Shining" la demande d'excuses de Kubrick pour avoir

truqué la réalité et aidé le gouvernement américain à faire croire à l'expédition

sur la lune, un autre voit un film entièrement dédié aux victimes de l'holocauste,

une autre une sorte de requiem sur le massacre des indiens pendant la

conquète de l'ouest et un dernier au mythe du minotaure (tout ça dans un film

d'horreur!!!!!!).

 

Ce qui est fascinant est la certitude de chacun des 5 à avoir vu des choses

impossibles: une érection totalement improbable, un tableau de minotaure

qu'on ne voit absolument pas, un visage dans les nuages que, même avec

l'aide de photoshop et d'un arrêt sur image on ne voit pas etc etc.

Tous les 5 se sont persuadés -et en font une thèse- que Stanley Kubrick, en

tournant ce film et fort de son QI de 200 n'a pas pu ne filmer qu'une histoire

d'un homme que la solitude et l'isolement rend fou.

 

Pour étayer leurs fantasmes ils vont jusqu'à comparer les machines à écrire

(de marque Adler, donc Allemande, donc bureaucratie, donc génocide

bureaucratique donc holocauste), faire des arrêts sur image pour voir des

détails impossibles (un visage d'indien qui ne prouve rien).

 

Parfois, c'est vrai, un détail nous surprend et nous amuse mais rien ne dit qu'il

n'est pas fortuit. L'exemple le plus probant de celui qui soutient la théorie que

le film est une demande de pardon pour le truquage de l'expédition Apollo tient

au motif du pull de l'enfant de Shining qui représente et cite la onzième

expédition portant ce nom.

 

Moi, ce qui m'a semblé relever de la folie pure c'est ce bonhomme qui compte

42 voitures sur le parking de l'hôtel Overlook et qui en déduit que c'est un signe

certain que le film traite de la Shoah puisque c'est en 42 qu'elle aurait vraiment

pris son départ.

 

Tout est à l'avenant.

Le film est amusant parce qu'on peut -de temps en temps- se laisser bercer

par la folie douce des interprétations et surtout parce que, de temps à autres,

on se pose des questions. (à cet égard le plan de l'hôtel est fascinant et la

scène où l'enfant se lève après avoir reçu une balle de tennis de nulle part et

de personne et que les motifs du tapis sont inversés est étonnante)

 

Je crois que l'on peut, si on le veut, contester tout et échaffauder une théorie

plausible en l'étayant de détails bizarres. La photo (Blow up*), le son (Blow

Out**) et beaucoup d'autres  techniques le permettent.

 

Ce documentaire présente d'autres intérêts: il montre quelques secondes

de la version US de Shining qu'on n'avait jamais vues -et qui sont surprenantes-,

on y voit quelques extraits du "Shining" que l'auteur du roman a tourné (et qui

semble être un mauvais téléfilm bébête) et, ce qui n'est pas rien, on voit

quelques extraits des "Sentiers de la gloire", de "Lolita", d' "Orange mécanique",

et de "Barry Lyndon" qui donnent furieusement envie de les revoir.

 

Au fait.... pas de quoi s'exciter sur la chambre 237 (dans "Shining" elle est

synonyme du mal et l'enfant y est peut-être agressé tandis que son père y

a une hallucination) son numéro vient tout simplement de ce que les hôteliers

ne voulaient pas que la chambre 217 (celle du roman) qui existe soit boycottée

par les clients, la 237 n'existant pas!

 

* Blow Up, de Michelangelo Antonioni est un film qui raconte une histoire à

partir d'une photo qui pourrait avoir capté un meutre

 

** Blow Out, de Brian de Palma raconte la même histoire mais à partir d'une

piste magnétique.

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 07:30

J'ai du mal à stopper la crise de rire qui me secoue depuis que j'ai entendu parler de cette

campagne d'information sur les gifles que les parents donnent aux enfants.
Il faut vraiment que les autorités médicales ou autres soient à la tête d'un important budget

non dépensé pour avoir décidé d'une telle ânerie.
Une ânerie, une connerie, une couillonnade, une débilité, une niaiserie.... la liste des mots

qu'on pourrait utiliser pour qualifier le message est longue et sans fin.

 

Les enfants occidentaux sont si mal élevés, si mal nourris, si mal instruits, si bêtes enfin

qu'une claque de temps en temps ne me semble pas criminelle!

 

Naturellement les psychanystes de service, tel l'insupportable Serge Hefez qu'on entend

partout et qui a une analyse ou un commentaire à faire sur tout, de la forme de l'A350 à

l'homosexualité chez les Papous est venu nous dire (sur France Inter le 19) que la gifle

était quasiment un châtiment fasciste.


A l'écouter il fallait dialoguer avec le môme qui a mis du feutre violet sur la couette Jalla et 

réprimander avec douceur la gourde qui a fait une crête punk à la poupée Corolle hors de

prix de la tante Marie-Aude. L'imposteur!

 

C'est mon "dada" mais je ne comprends pas que ces cuistres ignares, ces creux du

bulbe et ces scientifiques de supermarchés viennent tout ramener à des histoires de

zizi et de zézette.... Leur grand Yaka autrichien a dit et écrit tellement d'imbécilités qu'à

côté de lui les cyclistes qui s'apprêtent à nous gâcher le début juillet sont des philosophes.

 

Autre préposé à l'analyse tordue et aux sentences azimutées le célèbre Marcel Ruffo qui

semble bien parti pour finir entre les murs capitonnés d'un HP.
Sur France Inter aussi l'éminence frappadingue aligne les perles avec la régularité d'un

métronome.

 

Alors? hors la loi la fessée? interdite la claque? passez 5 minutes dans un endroit où

il y a un ou deux de ces minus de moins de dix ans. Vous verrez si vous n'avez pas les

doigts, la main et le bras qui  vous démangent !!!

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 07:01

Hier j'ai déjeuné avec un ami à Avignon. Dans le Vaucluse il faisait 36° et un soleil

brûlant. Il m'a dit qu'il attendait les cigales pour la fin de la semaine.
C'est drôle le midi et sa chaleur sans leur crin-crin.
Vers 19 heures je suis arrivé au péage de Toulouse-Sud et il faisait nuit!

Le thermomètre de la voiture indiquait 15° et le ciel était noir comme si un orage

allait s'abattre sur la ville.
Comme si?

comme si!

D'ailleurs il s'est abattu sur la ville. Des gouttes si lourdes que trois d'entre elles

suffisaient à couvrir le pare-brise.
Après les gouttes ça a été des seaux d'eaux, des barriques d'eaux.
Evidemment le périphérique était bouché d'importance et il a fallu attendre  une

bonne heure sous une averse tropicale que la circulation veuille bien reprendre.
Incroyable cette sensation que le ciel allait me tomber sur la tête! je crois n'avoir

vu de tels ciels que dans des films de cinéma où le responsable photo n'y était pas

allé mollo avec les filtres pour augmenter notre trouble.

Après celà, sans doute perturbé par le trajet, la pluie et les embouteillages j'ai

planté l'ordinateur en acceptant une demande comminatoire : "vous devez

impérativement charger la nouvelle version d'Adobe Reader". J'ai chargé.
J'ai eu un  ordinateur fou qui était devenu autonome.
Tout est rentré dans l'ordre grâce à ma hot-line de Montréal.
Serein, bronzé, sortant de sa sieste sans doute, Nicolas m'a débloqué la

situation en 30 secondes chrono.
...Il était déjà au courant pour l'orage de Toulouse.
A croire que le "Big-Brother" d'Obama n'est pas qu'un fantasme.

Enfin tout baigne ce matin, il fait 16 ou 17°, le ciel est gris et bas, le chat a mangé

ses croquettes-dentifrice et la pluie menace.
Beau temps sur la vieille boule!

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:48

Pour la deuxième fois en peu de temps j'ai, en discutant avec lui, rencontré une

personne jeune encore, pleine d'allant et débordant d'idées, impliquée depuis

longtemps dans la gestion de sa commune et proche du découragement parce

que le maire actuel refuse de passer la main.
Dans les deux cas il s'agit d'élus locaux ayant dépassé les 80 ans, fragilisant l'équipe

municipale et même leur bilan en ne voulant pas admettre qu'il est plus que temps

de transmettre le flambeau.
Dauphin désigné ou dauphin logique mes deux interlocuteurs constataient avec une

authentique désillusion que le maire qu'ils avaient servi avec opiniâtreté refusait de

le prendre en compte et voyaient dans leur désir de lui succéder un inadmissible

crime.
Lorsqu'on a consacré des soirées aux réunions municipales après le travail, lorsqu'on

a suivi des compétitions sportives locales des samedi ou des dimanche d'été, lorsqu'on

défend un bilan envers et contre tout et qu'on a l'ambition très légitime de devenir

maire de sa commune il doit être assez pénible de voir l'élu de 3 ou 4 mandats

s'accrocher à son fauteuil comme l'alcoolique à sa bouteille.
Comme moi vous connaissez de ces politiciens locaux, véritables barons que la loi

commune ne semble plus concerner, qui s'accrochent pour l'élection de trop et font

perdre leur parti, leur équipe, leur commune et leurs électeurs.

On a, l'espace de quelques semaines, parlé de la limitation des mandats sans trop

parler du nombre de mandats d'affilée qu'il devrait être possible d'effectuer.
2 mandats de maire (de 6 ans) soit un mandat renouvelable une fois me semble,

par exemple, largement suffisant.

Même s'il a l'arrière pensée d'entrer au gouvernement, Bertrand Delanoë, en ne

demandant pas une troisième fois la confiance des électeurs parisiens, donne un

exemple positif d'homme politique responsable.
Suffisamment rare pour ne pas être souligné.
Mes deux interlocuteurs qui attendent derrière le 4 ou 5 ème mandat de leur édile

ne me contrediraient sans doute pas.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 08:19

Ils écrivent des livres qu'on retrouve, défraîchis, dans tous les petits vide-greniers locaux.
Ils viennent pathétiquement exister quelques minutes sur des chaînes de télévision de

la TNT ou dans des émissions confidentielles et parfois même à la radio.

De temps en temps on se rappelle -pour en rire- de leur suffisance et de leur gloire du

passé et on les sort de la naphtaline d'où ils refusent, contre l'évidence, de se rendre

compte qu'ils y sont condamnés.

Quelques cinéastes malins les utilisent le temps d'un plan dans lequel ils pérorent,

comme jadis, à la télévision et ils retournent dans leur morne quotidien dédicacer des

livres sur François 1er (le roi, pas le pape!), la Bretagne insolite ou les maux de ventre.

Des cars de retraités viennent leur demander de signer "à Gisèle, avec mon meilleur

souvenir" ou "Pour Raymond en témoignage de ma sympathie" des livres que personne

ne lit.
Méprisés par ceux qui ont (encore) un créneau horaire sur une chaîne, par ceux à qui

il reste (encore) des cheveux ou une audience ils viennent faire semblant d'avoir encore

un peu d'influence en reprenant sans s'en rendre compte les tics qui les ont rendus

insupportables quelques années auparavant.
Il faut voir ces momies liftées, pénétrées de leur ancienne importance se livrer à une

dernière danse incantatoire sur les plateaux d'où ils ont été chassés.
Chancel, Ockrent, Poivre, Sérillon et tant d'autres sont des lumières débranchées: à

quoi peut donc servir une lumière débranchée?

Lorsque le monde cruel de la télévision se livre à des purges internes, comme c'est le

cas en ce moment sur le service public, une sorte de partie de chaises musicales

s'organise sous nos yeux. Nagui ou Danièla Lumbroso seront-ils sur FR3 ou

signeront-ils leur livre "Mon Taratata et moi" pour lui, "Mon oeuvre" par elle à la

Maison de la Presse-Hachette d'Angoulême?
Ils ne se rendent pas compte que toutes les années où ils ont occupé le poste envié

qui les a fait connaître, les soutiers qu'ils martyrisaient et le public sadique

attendaient ce moment.
Pour un "Chabada" débile et creux combien de crises de nerfs de la dame Lumbroso?

il est juste et équitable qu'elle aille désormais se frotter à son public à Auchan espace

culturel de Nemours ou au Cultura de Vaison la Romaine.

Quand à Poivre, tout débranché qu'il est il faudra un jour que quelqu'un lui dise qu'il

est atteint du syndrôme Danièle Gilbert et que chacune de ses apparition télévisée

est plus pathétique que la précédente.
Ses filles mortes, les dolmens, son frère et sa "chute" n'ont pas le moindre intérêt

et ses 867 livres font le malheur des communautés Emmaus qui ne savent où les

stocker...

Comme j'envie les responsables de chaînes ou de stations qui doivent les recevoir,

les laisser espérer puis ruiner d'un mot tout espoir de retour devant les caméras ou

derrière un micro! "Ben non Mame Ockrent, votre projet ne nous intéresse pas mais

creusez l'idée, il y a peut-être quelque chose au bout"

Les frères Duhamel doivent serrer les fesses: leur carte vermeil les désigne, avec

Elkabach, Bouvard et tant d'autres comme les futures vedettes aux séances de

dédicaces de la "Librairie de la Cathédrale", à Chartres.

C'est petit mais qu'est-ce que ça doit être jouissif!

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 07:04

Ce n'est pas tirer sur une ambulance que critiquer "le grand journal" de Canal plus

présenté par celui qu'on pensait indéboulonnable et qui a le bon goût de partir de

lui-même, Michel Denisot.

A l'occasion de son départ annoncé on  nous rappelle que cette émission télévisée

a déjà dix ans d'existence dans sa formule actuelle, avec quelques arrangements

ici ou là mais à la marge. Dix ans! Dix ans.
Il en est peu, dans ce pays, qui n'ont pas vu au moins une édition de ce grand journal

autoproclamé.
Personne n'a pu échapper à la bêtise contente d'elle-même du maître de maison,

à ses partis pris, à ses tics et à toutes ses limites.
La première des limites de l'émission comme de son animateur est dûe à

l'inculture de ce dernier. 

On ne peut pas lui jeter la pierre: l'immense majorité de ses collègues animateurs

ou journalistes est aussi déficiente que lui. De Ruquier à Fogiel en passant par

toutes les "vedettes" c'est la même connaissance superficielle façon Reader's

Digest qui est la norme. On ne lit pas les livres qu'on présente, on écoute ce qui

se vend, on va voir les films consensuels ou leur contraire à l'exclusion de toute

démarche intellectuelle originale.

 

Ne parlons pas de démarche intellectuelle volontaire....

 

Dans tous les domaines on reste à la surface des choses en privilégiant le cynisme

ambiant et une culture bobo.

 

Le sport, comme le reste est traité en fonction de ses aspects "people" et le

cinéma y est caricatural à souhait comme l'effroyable quinzaine de Cannes pour cette

émission.

 

les invités défilent, toujours les mêmes, qu'on voit d'abord ici puis qui font leur tour

des médias en passant par "C à vous" (l'émission concurrente mais qui semble

décalquée du "Grand Journal), "Salut les Terriens" et tant d'autres avant d'aller

répeter les mêmes choses, à la virgule près sur les radios.

 

On est toujours aux petits soins pour ces invités de prestige et qu'on soit Jean

Claude Van Damme  ou Lionel Jospin les rites d'accueil et les questions posées

le sont sur les mêmes critères. On se fiche des réponses. La question importe

toujours plus que la réponse car elle met en valeur le meneur de jeu.

Depuis 10 ans le cocktail est inchangé: Insolence calculée, ricanements, jeux

idiots, chroniques imbéciles, interventions stupides ou exercices vains de rigueur.

 

Les "chroniqueurs" enfoncent les portes ouvertes avec constance et détachement.
Apathie, les bécasses de service et tout le staff respectent l'impératif publicitaire.
On est sur Canal mais la loi est la même pour tous: le temps de cerveau disponible

pour Coca-cola.

 

Denisot est plus sévère qu'un juge lorsqu'il s'agit de ses marottes. Le "zapping",

cette connerie qu'on ne présente plus doit commencer à la minute prévue et tant

pis si on interrompt un invité, la météo doit mettre en valeur  les Miss Météo de la

chaîne qui deviennent des "acrtrices" de cinéma canal + et les poussiereux guignols

qui font encore rire Denisot et quelques attardés qui croient qu'ils sont subversifs.

 

N'oublions pas la promotion des produits Canal + ou dérivés. Les films Canal +,

les artistes Canal +, ceux qui ont débuté sur la chaîne et ceux qui aspirent à y

cachetonner...

 

Il faut voir l'air content de lui de Denisot lorsqu'il réussit à placer une blague niveau

Carambar ou, mieux, lorsqu'il pose une question qu'il pense pertinente à son invité

en roue libre. De toute façon le public de l'émission, un échantillon de décérébrés

dont on ne rencontre de tels specimens que dans les hopitaux psychiatriques,  fera

une ovation à un Séguéla sur injonction de leur maître.

On n'apprend jamais rien  au "Grand Journal", l'émission ne distrait qu'à peine et

qu'on la regarde le 13 janvier ou le 25 mars c'est le même cérémonial guindé et

creux.

Denisot s'en va? la belle affaire! ça fait dix ans qu'il n'était plus là.

 

PS 19/06/13. Antoine de Caunes est sur les rangs et en bonne place

pour occuper le siège de Denisot, dans une version renouvelée du

"grand journal". J'aime Antoine de Caunes (j'adorais "Rapido" et j'aime

son humour, sa façon d'écrire et j'ai les mêmes goûts musicaux que lui)

mais je ne suis pas certain qu'il ait à gagner à accepter cette sinécure.
Usée et impossible à alléger à cause des contraintes publicitaires et

d'audience. Bah.... on verra bien.

 

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:37

Il est un petit jeu auquel je me livre à chaque fois que je vais écouter un concert.
Il consiste à essayer d'isoler un instrument et à essayer de n'entendre que lui.
J'ai beaucoup d'admiration pour les musiciens virtuoses et suis rempli d'envie

lorsque leur talent éclate ainsi.
Il y a des instruments, tel le piano ou la harpe, dont les sons sont évidents et

qui ressortent même dès lors que l'orchestre est important.
Il en est d'autres qui sont "noyés" dans le son global et qu'il est plus difficile

d'identifier.
Parfois j'aimerais que les musiciens de l'orchestre s'arrêtent de jouer les uns

après les autres pour déconstruire l'ensemble et montrer à quel point ils sont

tous indispensables.
Lorsque j'écoute des orchestres de chambre ce petit jeu est légèrement plus

facile mais pas tant qu'on pourrait le penser.
Trois violonnistes qui jouent ensemble sont extrêmement mêlés et le son de

l'un des violons presqu'impossible à isoler des deux autres, sauf lorsqu'il

s'exprime un instant en soliste.

Lorsque je vais voir  et écouter un concert il n'y a pas que la musique qui me

passionne et capte mon attention. Comme dans "prova d'Orchestra" de

Fellini il ya tout ce qu'on voit sur la scène et ce qu'on n'y voit pas. Les humeurs

des uns et des autres, la façon dont ils bougent, les expressions de leurs

visages et de leurs corps, leur présence, les interactions que les musiciens

ont les uns avec les autres et avec le chef d'orchestre, leurs vêtements, leur

coiffure, leur bijoux pour les femmes, leurs coiffure...

L'élégance et la discrètion des orchestres de musique dite classique est un

des facteurs de l'attirance qu'ils ont sur nous.
Toutes ces personnes au service d'une oeuvre, ce groupe d'hommes et de

femmes qui ont à coeur de s'oublier individuellement pour mieux se retrouver

dans un ensemble m'apparaissent à chaque fois comme pleines d'abnégation

et d'immodestie.

J'aime le cérémonial particulier des concerts; les spectateurs qui toussent

lorsqu'une respiration de la musique le permet, les pages des partitions que

les musiciens tournent, les moments où ils s'accordent, celui où ils viennent

saluer le public...

J'aime aussi les applaudissements qui, quoi que souvent exagérés, sont

spécifiques à cette forme de spectacle. Les applaudissements d'un concert

de musique classique ne ressemblent qu'aux applaudissements d'un

concert de musique classique.

J'éprouve beaucoup de plaisir à venir écouter des opéras mais aussi des

airs d'opéra chantés par des "Divas" pleines de talent.
J'aime les choeurs. J'adore ces dizaines de poitrines gonflées d'où sortent

des sons si beaux et si émouvants.
J'aime l'unité de l'ensemble et la somme des individualités qui le compose.

L'ambiance du bar pendant l'entr'acte, les spectateurs habillés élégamment

et qui discutent, programme sous un bras et coupe de champagne dans la

main.

J'aime le public des salles de concert, j'aime deviner les sentiments de mes

voisins au fur et à mesure que le concert se déroule.
Pour toutes ces raisons et pour la musique qui est jouée j'adore ces moments

où je me rends à la Halle aux Grains, à Saint Pierre des Cuisines ou au

Théâtre du Capitole.
Comme j'aimais Garnier, la salle Pleyel, la salle Gaveau et tant d'autres à Paris.

Finalement il n'y a que les récitals d'un seul instrument qui m'ennuient: même

si la musique est hors de critique je n'ai pas le goût d'entendre un seul instrument

plus de vingt minutes.

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:32

Saint Pierre (Mauroy) a rejoint les cohortes séraphiques et nous sommes surpris

de n'avoir sans doute pas assez montré de son vivant à cet être parfait combien

nous l'admirions et comment nous l'aimions.

Heureusement, depuis qu'il est passé de vie à trépas nous avons rattrapé le temps

perdu et versé sur son cercueil autant de fleurs que les jardins botaniques du pays

en comptaient. Sans compter les louanges.

Nous avions été gouvernés par un génie, modeste et efficace, sincère et courageux

et nous l'ignorions!

J'avais surtout le souvenir d'un homme que le doute n'effleurait pas ( "nous sommes

le gouvernement des honnètes gens") qui mentait avec un applomb dont Cahuzac a

dû s'inspirer : "Il n'y a pas je ne sais quel plan de rigueur pour après les élections"

(et boum! un plan de rigueur après les élections) et qui considérait que tous ceux

qui ne pensaient pas comme lui étaient des factieux en puissance; mais ma mémoire

doit me jouer des tours.
Et ma mémoire visuelle aussi puisque je ne me souviens pas avoir vu l'auréole des

Saints derrière sa tête.

Les 8 jours qui viennent de s'écouler lui auraient peut-être fait plaisir: pas la moindre

critique, l'union sacrée derrière le défunt regretté de tous.

On a eu droit à une répétition des flambées d'encens qui vont accompagner la mort

de Nelson Mandela.

Une sorte de préparation d'artillerie!

Car si on en fait tant pour le gros Mauroy, premier ministre assez médiocre d'un pays

dont l'histoire est derrière lui que dira t'on pour Saint Nelson qui a, lui, quelques raisons

à faire valoir pour susciter l'admiration?

 

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 07:21

Les forums internet ou les espaces réservés aux commentaires sur les sites dédiés

ou sur ceux des journaux sont très instructifs: les évolutions de l'Opinion y apparaissent,

dans toute leur force et sans fioritures.

Si les sondages et surtout les commentaires qui sont faits par les vieux chevaux de

retour de la manipulation ne parlent guère, les commentaires d'électeurs lambda, avec

leur constellation de fautes d'orthographe ou de Français est éclairante et montre que

les politiciens sont dans l'erreur lorsqu'ils croient que les rapports de leurs onéreux

communiquants les aident à comprendre l'état de l'opinion de leurs électeurs et des

autres.

Prenez Patrick Buisson, le "conseiller" personnel du dernier président de droite. Voilà

un homme qui aurait, à ce qu'on dit, une influence inversement proportionnelle à ses

mérites.
Jamais élu, ancien rédacteur dans une revue d'extrême droite lue par une poignée de

nostalgiques du régime de Vichy, professant un rapprochement avec les idées de la

PME le Pen père & fille à défaut du parti lui-même il aurait conduit, toujours selon les

journalistes, la droite à sa défaite à la présidentielle et aux législatives de 2012.

 

Sur le site du "Journal du dimanche" un article était consacré aux divagations dudit

Buisson qui aurait soutenu que Sarkozy est le seul à pouvoir emporter la présidence

en 2017.

Ce qui est intéressant n'est pas l'article mais les commentaires d'électeurs de droite

qui, dans leur immense majorité, rejettent et l'analyse et l'analyste.
Au nom de quoi ce Buisson est-il interrogé, consulté et repris?

Quels sont ses états de service? ses oracles ont-ils été vérifiés? que sait-on du

bonhomme et de ses affaires?

Au lieu de reprendre bêtement ses inintéressants propos peut-être le vrai

professionnalisme serait il de gratter dans cette direction?

 

Mais par paresse intellectuelle et aussi par panurgisme on va plutôt demander à

un des frères Duhamel, à un Elkabach ou aux sondeurs patentés (Jean-Marc Lech,

Roland Cayrol etc.), un avis patiné par la langue de bois et l'expérience plutôt que

chercher de nouvelles façons de faire.

 

Je voudrais être une souris pour pouvoir assister à un cours dans une "école de

journalisme". Ca doit être édifiant!


 Finalement on écoute un Buisson qui, pourtant, a moins de pertinence et de légitimité

à pérorer que votre belle mère ou votre boulanger.

 

... ou moi?

 

PS: merci aux 324 visiteurs de mon présent blog avant- hier 10 juin. C'est un nombre

qui me plaît.

 

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