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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:53

A la faveur d'un très agréable dîner en famille autour de mon fils de passage et s'en revenant des Amériques (où il a vu beaucoup d'Américains) une anecdote vécue m'est revenue en mémoire le concernant et qui, aujourd'hui, nous fait sourire.

Pour la comprendre il faut savoir que, malgré mon interdiction, Nicolas conviait à des heures pas toujours discrètes ses amies du moment à venir se déshabiller dans l'appartement familial et peu pratique des Allées Jean Jaurès à Toulouse.

L'été, mais pas uniquement, ces demoiselles (charmantes au demeurant) avaient une certaine tendance à souffrir de la chaleur et à circuler dévêtues dans les couloirs il est vrai peu discrets de l'appartement. Miroirs à profusion, couloirs tordus et disposition de l'appartement faisaient que j'en rencontrais souvent une sans l'avoir expressément désiré.

En tant que père sévère du susdit j'avais droit à un bonjour timide et j'essayais de me faire discret.

A son réveil (si j'étais encore là à 13 heures), j'admonestait le pénible qui, en guise d'excuse et pour me culpabiliser me disait: "tu ne voudrais pas que j'aille à l'hôtel". Il me promettait d'être plus discret désormais et cette promesse tenait moins d'une semaine.

Une jolie brune (ou était elle blonde? j'ai oublié) avait ainsi tenu plus d'un mois ou deux dans les faveurs de Nicolas. peut être même trois. Un record. A force de ces rencontres accidentelles et fortuites au détour d'un couloir de mon appartement, je connaissais presque par coeur son anatomie qu'elle avait fort jolie et, en conséquence qu'elle exhibait sans pudeur.

Cet appartement avait tout du théâtre de boulevard : des dialogues idiots, des portes partout et des filles déshabillées qui évoluent entre les deux!

Un soir, un samedi tard, alors que la brique rouge tant vantée par Nougaro et d'autres inconscients qui oublient qu'elle rend la chaleur et que se sentir poulet tandoori n'est pas un plaisir, je m'étais mis à l'aise en pensant que l'heure tardive et la simple bienveillance ne feraient pas rappliquer Nicolas que j'imaginais dans la Cordillère des Andes ou au Maximo.

Bing! la clé tourne dans la serrure et avant que j'aie pu faire un geste il est dans le salon avec sa copine et ils me disent bonsoir. Bonjour (et même Adieu) auraient été plus raisonnables.

Et moi de dire à la charmante : "Pour une fois c'est vous qui me voyez en petite tenue".

Quelques instants plus tard Nicolas passe me voir et me dit mi crispé-mi amusé :
"c'est la première fois qu'elle vient".

Comme on dit maintenant : "grand moment de solitude" pour moi et hilarité de ma femme que ce défilé de minettes agaçait pourtant.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:40

présenté comme regardable par "le Cannard enchaîné" que j'ai tendance à

croire, un film de télévision a retenu toute mon attention et suscité ma pleine

et entière adhésion hier soir.
En gros j'ai "kiffé sa race" à "La dernière campagne" de Bernard Stora diffusé

hier mercredi 17 avril en praïme tïme sur France 2.

L'idée de départ était déjà originale: la campagne présidentielle de 2012

reconstituée avec des acteurs. En l'occurence  de très bons acteurs qui ne

cherchent pas à jouer Sarkozy et Hollande mais qui sont des Sarkozy et

Hollande tout à fait crédibles.
Ensuite l'idée de scénario, entre deux pertes de la réalité Jacques Chirac,

malmené par une Bernadette absolument géniale (bien mieux que la vraie)

et protégée par une Claude omniprésente (moins bien que la vraie) va

souffler à Hollande les bons mots et les idées phares de sa campagne...
Bernard Le  Coq est un Chirac exceptionnel: on finit par oublier qu'il n'est

pas l'ancien Président.
Les dialogues (avec de vraies répliques dedans), les inserts d'actualités,

les vacheries et l'interprétation servent cette fiction avec intelligence et

drôlerie.

A plusieurs reprises on se pince tant la fiction doit être proche de la

réalité.
Thierry Frémont est un Sarkozy à la fois psychotique et inquiétant par ses

foucades, Le Coq un Chirac à qui il reste des ressources et Patrick Braoudé

un Hollande crédible (quoi qu'un peu simplet).

Les artifices de la mise en scène et les astuces de scénario (la maison de

bande dessinée où Chirac retrouve Hollande, la décorporation du Chirac

qui dort) sont bienvenues et donnent à cette comédie sa valeur et sa

personnalité.
Un très bon moment de télévision et de politique fiction.

Comme quoi quand elle veut............

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 07:21

Avant d'entrer dans le vif du sujet je voudrais dire ma consternation de voir que le

cinéma ne s'adresse plus à moi. En voyant les affiches pour "L'écume des Jours"

et Gad en Chick et Omar Sy je sais que je suis définitivement largué.
Pourquoi pas Lou Doillon en princesse de Clèves et Franck Dubosc en Léon Morin

prêtre?

 

 

C'est une petite contrariété mais elle se renouvelle régulièrement et finit par être

vraiment pénible.
Je veux parler du vol systématique des vélos, ici à Toulouse. (mais sans doute

est-ce la même chose ailleurs).
Lorsque nous vivions sous le même toit, ma femme mes enfants et moi nous

avons vu disparaître nos vélos les uns après les autres.
Qu'ils soient de qualité moyenne et achetés dans une grande surface de sports

ou dans un magasin de cycles à l'ancienne n'y faisait rien: on retrouvait un

emplacement vide et il fallait s'y résoudre, le vélo avait disparu.
Même le VTT pourri acheté à la brocante a été volé. Tous, ils ont tous été subtilisés,

escamotés, dérobés, chouravés, carottés.

Pour les enfants c'était le retour au bus ou au métro, les horaires plus longs et

le plaisir de circuler à l'air libre supprimé.
Pour moi c'était la promesses de grandes balades les long des canaux qu'on

me "sucrait".
Une fois, M***, C*** et moi sommes allés dîner derrière Matabiau chez une amie.
On avait attaché les 3 vélos ensemble.
On les a retrouvés tous les 3 mais sans leur selle.
Contrariant!

Le fait que VélOToulouse ait été crée n'a rien changé: les vélos disparaissent

tout autant et le mien pèse plus lourd à cause des antivols et cadenas que du

métal qui le compose! un à la roue avant, un à la roue arrière et un à la selle

donc. Vélo VII a une allure de camionette.
F*** qui circule à bicyclette dans la ville depuis son retour de la Réunion a fini

par s'acheter la Rolls des vélos.
Fatiguée des "biclous" fatiguants, des vélos à peu près et des chignolles à

roues elle s'est offert un "Gitane" couleur café crème avec le panier là, les

phares qui marchent, et une selle de compétition.
Elle l'aimait son vélo.

Il ne lui a pas fait un an! volé. Comme les autres.
Alors elle roule avec celui de B***, qui est pas mal mais ressemble plus à

un rameur qu'à un vélo.

On m'a dit, au commissariat où j'étais allé déclarer le vol du 5 ou 6 ème

vélo que j'avais acheté que les vélos dérobés à Toulouse sont revendus

sur les marchés au puces de Montpellier ou Marseille tandis que ceux qui

l'ont été à Montpellier ou Marseille sont vendus à Toulouse.
Ce n'est pas de la grande criminalité, je vous l'accorde. Ca ne mérite pas la

prison, je vous le concède, mais si j'en vois un avec les tenailles en train

de voler un vélo il aura du mal à l'utiliser pendant un bout de temps!!!!

Sortir de la Fnac et trouver l'emplacement du vélo déserté est une contrariété

qui devrait se payer si elle se renouvelle!

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 08:38

J'ai le souvenir prégnant d'une soirée très pénible à Paris, il y a plus de vingt ans

de celà et qui a failli se terminer en bataille rangée à Belleville, quartier populaire

de Paris qui n'était qu'aux prémisses de sa boboïsation.
Nous étions allés, une dizaine d'amis et moi, dîner dans un restaurant chinois

"branché" de l'époque, une de ces usines à gogos où la nourriture rachète

beaucoup le décor, le service et un peu l'addition.
c'était un "Chinois" qui ne payait pas de mine, où de grandes tables aux plateaux

circulaires concentriques permettaient à chacun de se servir abondemment.
Nous étions, je dois à la vérité de le reconnaître, des petits bourges avec tous les

signes de la bourgitude: les filles étaient belles et bien habillées, les mecs étaient

friqués et nous venions sans conteste des "beaux quartiers".
Nous n'étions pas provoquants mais nos origines pouvaient l'être.
A un moment un groupe de personnes, métissées, colorées et très "potes" est

venu s'asseoir sur une table derrière la nôtre.
Les filles étaient très belles aussi et entouraient avec passion et gloussement

d'aise leur seigneur et maître, Harlem Désir, à l'époque tout puissant prince

médiatique et président (via le PS et Julien Dray) de "SOS racisme".
L'antagonisme entre nos deux tables, entre les garçons comme les filles électrisa

très rapidement l'atmosphère.
Le Pacha à la petite main, au lieu de calmer les ardeurs belliqueuses de sa table

les flatta et les entretint avec un cynisme que je n'ai jamais oublié.
Sa table parlait fort, les agressions verbales étaient des missiles sol-sol et il était

clair que les nems et les gnons allaient voler sous peu.
A notre table nous avions compris que nous serions, même et surtout si nous avions

le dessus, les méchants de l'histoire.
Harlem, l'idole des médias, rossé par des minets, "SOS racisme" agressé par des

bourges... nous devinions déjà les titres des journaux.
Harlem aussi qui poussait sa table à surenchérir pour déclencher enfin la bagarre

qu'il appelait de ses voeux et attendait aussi.

J'ai encore dans l'oreille les réflexions salaces et vulgaires de l'idole concernant

certaines des filles de ma table. Quand je vois l'hypocrite policé qui dirige le PS

aujourd'hui j'ai du mal à croire qu'il s'agit du même. Mais plus de 20 ans ont passé...


La bataille n'eut pas lieu puisque nous partîmes (sous les insultes et les quolibets)

sans prendre le dessert (la spécialité de la maison qui nous l'avait fait choisir!!!).
Depuis, quand je vois Jean-Philippe Désir, euh Harlem Désir je veux bien croire qu'il

a changé et qu'il est devenu moins pénible. mais moi je n'ai pas oublié sa

condamnation pour emploi fictif (1990) ni que Mitterrand a effacé d'un trait de plume

pour 80000€ de contraventions personnelles du "pote" qui n'est toujours pas le mien.

L'ambition et la tactique ont du mérite qui l'ont transformé en prêtre laïque prêchant la

concorde.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 07:30

Traînant une saleté de "grippe intestinale" j'erre dans mon appartement sans fixer mon

attention sur rien.
Je suis tellement mal que j'ai même allumé la télévision sur "le grand journal" de Canal+,

robinet d'eau tiède mode et superficiel.
L'invité était Michel Houellebecq dont j'ai aimé les livres en ordre décroissant: énormément

"Domaine d'extension de la lutte", moins "Les particules élémentaires" et presque pas "la

carte et le territoire".

J'ai eu un aperçu de ses "poésies" et ne perdrais pas mon temps à lire de telles âneries.

Michel Hoellebecq illustre à la perfection les travers de notre époque. Comme il vend bien

ses livres il bénéficie d'une aura dans les médias et est invité lorsqu'il publie quelque chose.
Hier soir les invités et les présentateurs de l'émission l'accueillaient avec componction et

une révérence un  peu ridicule.

L'homme ne possède aucune des qualités d'un bon client des médias: il parle mal, il

s'enferre dans des silences, donne des opinions qui ne vont pas dans le sens attendu, il

met mal à l'aise et est franchement pénible. Le portrait sera complet quand on aura dit qu'il

s'habille affreusement mal et a un physique de contrôleur SNCF.

C'est pitié de voir que cet homme qui se livre beaucoup dans ses écrits est obligé de le faire

avec tant de difficultés, sur des plateaux de télévision où le superficiel est roi.

Autre naufrage, pire, autre épouvante, le "Zapping" qui m'a montré Belmondo et Delon, en

rupture de maison de retraite pour le 4ème âge radoter en cabotinant de toutes leurs fausses

dents et implants.
Ma fièvre est remontée!

Dans l'extension persifleuse du "Grand Journal", "le Petit Journal", Houellebecq a poursuivi

son numéro de voltige sans filet en commençant des phrases sans les achever, en disant

des banalités avec un air pénétré ("Les chiens c'est pas des poissons rouges") et a été

flatté dans le sens du poil par un Yann barthès qu'on a connu plus incisif.
Comme tout cela est vain. L'écume de la médiocrité bien-pensante...

 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 07:03

Si nous n'en parlons plus ou, pire si nous n'y pensons plus qui dira que Gérard cirait au

cirage Kiwi les pneus de sa Honda? que M Pénavaire, ami des Delacour, tondait sa

pelouse de Bouttecourt (77) à la lueur des phares de la voiture?
Qui prononcera le nom de Madame de Tilly, élégante bourgeoise fin de siècle qui faisait

le cathé à Notre Dame de Grâce de Passy? qui dira le dévouement sans fin et les

piqûres de BCG de Madame Garlot, l'infirmière scolaire du groupe scolaire Bauches

Zédé? qui se souviendra d'Oncle Guy et de Tante Ginette, de leur superbe appartement

de Neuilly et de la façon incomparable avec laquelle ils vous recevaient à dîner?
Qui dira les intonations du grand père Corse Sébastien qui pissait exprès à côté de la

cuvette pour agacer sa belle-fille? qui dira le sourire affectueux et la façon de prononcer

"petite Teddy" de Jacqueline, la première femme de Bernard?

Peut-on oublier Annegreth, son délicieux accent allemand et sa méthode unique de faire

sortir de son paquet une cigarette par sa perruche? C'est elle qui m'a fait découvrir Mozart. 

 

Pourquoi oublier Maurice, l'austère mari avec lunettes en écailles de la voisine qu'on

aimait tant parce qu'elle apportait avec elle deux choses incompatibles: la bienséance et

la fantaisie?

Et Odile, si compassée et, en fin de compte si malconnue? le cousin Laurent, dont le

dernier souffle, à 39 ans, a été "fait chier merde" on n'y penserait plus?

Et Papa, si bizarre et si absent les derniers mois de sa vie, il faudrait ne plus y penser?

Et Claudine B***, collègue insupportable et stupide que son cancer a rendu soudain si

douce et si émouvante?Je la détestais avant sa maladie et pourtant les larmes me

montent aux yeux quand je lis sa dernière lettre.

Et ce bébé mort de la "maladie du nourrisson" qui avait rendu ses parents ivres de douleur

au point qu'ils disaient des choses incongrues, je ne devrais plus songer à lui? 

Cette petite mendiante à qui ma mère avait donné un steak haché et qui avait dit: "j'aime

mieux le veau" quelqu'un s'en souvient-il?

Moi je n'ai pas oublié Daniel, le frère de Catherine, un garçon impossible à deviner. On ne

savait pas ce qu'il pensait. Même sur les photos il restait énigmatique.

Ni la tante Lisette, une vieille dame si digne, qui allait chercher, à plus de 70 ans, des

cassettes porno pour son mari qui avait perdu la boule.

Lorsque je passe devant un cimetière ou lorsque mes pensées vont vers toutes ces

personnes chères à jamais disparues je les évoque sans tristesse et songe à la phrase

que disait C*** selon laquelle l'oubli "est le linceul des morts".

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:41

L'été dernier, en Corse, le calme et la sérénité d'une petite auberge ont été

provisoirement mais brutalement mis à mal par l'arrivée inopinée d'un ouragan

en vacances qui tenait à faire savoir qu'il était là et qui n'imaginait pas qu'on puisse

ne pas le reconnaître.
Accompagné d'un très belle blonde gloussante et bon public (elle riait fort et

systématiquement aux plaisanteries de son médiatique chaperon) Thierry Ardisson

faisait savoir aux quelques Allemands, Anglais et Toulousains présents, donc, qu'il

n'était pas n'importe qui. Pied nus et parlant fort; il était impossible de l'ignorer.


Depuis qu'il officie sur les chaînes de télévision Ardisson a mis au point un

numéro de charme, de cynisme mondain et de culture à la portée de tous qui

fait son charme et explique sa longévité.
Loin d'être idiot, ayant une culture transversale et remplie de tout ce qu'il faut

savoir pour épater Séguéla et Stéphane Fouks, l'homme n'est pas désagréable

même s'il aime être grinçant avec ses invités en perte de vitesse.
Comme le personnage jadis incarné par de Funès Thierry Ardisson flatte l'homme

et la femme de pouvoir, l'écrivain en vue, l'artiste arrivé.
Il est implacable avec celle qui ne vend plus de disques, celui qui a essuyé un revers

de fortune ou, pire, qui a vu sa notoriété fondre.
On l'aura compris, Thierry Ardisson est un ludion du fenestron, qui passe le temps

qu'il ne consacre pas à sa royale personne (entre 80 et 85%) à briller en société.
...de préférence sur un plateau de télévision et de préférence sur une chaîne prisée

par les CSP+.

Il est ainsi, Ardisson. On l'imagine bien au volant d'une énorme voiture noire mat,

une blonde de 40 ans de moins que lui à sa droite et écoutant en boucle le disque

improbable d'un Iggy Pop.

Car, et c'est à porter à son crédit, Thierry Ardisson ne renie jamais ses anciennes

amours : la monarchie, les Beatles ou Ferrari.

Par rapport à la production moyenne ses émisisons sont plutôt mieux foutues

même si l'effet de "système" et les gimmicks en alourdissent le rythme.
"L'homme en noir", comme il aime à se faire appeler dose un cocktail parfois

réussi, parfois pas d'invités, de reportages, de chroniques et de discussions.
Vaine, futile,  mais pleine de charmes, son agora accueille toujours un participant

venimeux qui a pour tâche de dire des vilenies à la place d'Ardisson. Les Baffie,

Guillon et aujourd'hui Proust sont là pour mettre le piment que les blagues écrites

par d'autres mais dites avec gourmandise par Ardisson ne suffisent pas à instaurer.

 

Beaucoup d'esbroufe et peu de choses à l'arrivée en somme.

 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 07:31

De moi-même je n'aurais jamais regardé une émission de télé-réalité et, à fortiori,

jamais un programme de TF1.

Il se trouve que j'ai récemment partagé un appartement avec des amis et que la

télévision a été allumée sur ce programme qu'ils semblaient tous et toutes avoir

déjà regardé. Au moins une fois.
J'ai reconnu Florent Pagny, Jenifer et Louis Bertignac qui officiaient en tant que

jury et qui "poussaient" des apprentis chanteurs des deux sexes mais tous aussi

dénués du moindre talent original.
Il m'a semblé, de ce que j'ai vu de l'émission, que tout était laid et minable. Les

décors, les lumières, les chansons interprétées, les conseils donnés et même

le vocabulaire des participants.
Il n'était question que de "challenges" et de "battles", un sabir franco-pseudo

british qui allait aussi mal aux uns et aux autres que des gants de boxe à un

kangourou.
Que de platitudes! que de mots creux. une fausse bonne humeur, un suspens

minable, un animateur infatué de lui-même et qui débite de la banalité au

kilomètre.
C'en était gènant.
A un moment, dans un brouhaha très "spectacle des enfoirés" (c'est à dire un

bruit vulgaire et discordant) j'ai cru reconnaître "la quète", morceau de bravoure

de la comédie musicale "L'Homme de la Mancha" qu'interprèta Jacques Brel.
C'était tellement outré et ridicule que c'en était comique.
Dire que ça fait des années que les chaînes de télévision font leur beurre avec

ce genre de sous-programme à deux balles et que l'industrie du disque espère

se renflouer avec ces "artistes" de pacotille!

 

Je me suis intérieurement félicité de m'interdire la vision de ces émissions!

quel dommage de gâcher du "temps de cerveau disponible" ainsi.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:18

Je préviens tout de suite que je ne fais pas partie de ces "belles âmes" qui victimisent

bourreaux, meurtriers, délinquants, violeurs, maquereaux et autres voyous.
Au contraire j'ai souvent du mal à leur trouver des excuses et je me fais violence pour

ne pas opter intellectuellement pour une politique de répression sans réflexion.

 

Ceci une fois posé je voudrais vous faire songer un instant à la honte qu'est le système

carcéral en France.
Il y a quelques semaines on a parlé, à propos du rapport du Contrôleur Général des

lieux de privation de liberté, de la situation exécrable des prisons dans notre pays et

des conditions de vie scandaleuses des prisonniers.

Dans cette époque médiatique on s'est révolté 5 minutes puis on est passé à autre

chose. Un petit reportage dans "le Grand Journal" de Canal+, un dans le 2OH de F2

un article dans le Monde et on embraye sur le mort de Koh-Lanta.

 

Je ne reviendrais pas sur ces reportages monstrueux, sur le manque d'hygiène, le

délabrement, la promiscuité, l'indigence médicale et relationnelle ni sur la vétusté

et l'arbitraire de ces lieux de privation de liberté: toutes ces conditions nous sont

connues et nous ont valu les réprimandes des associations internationales des

droits de l'homme et des intances européennes représentatives.

 

Pour moi il y a dichotomie à se revendiquer "pays des droits de l'homme" et  posséder

l'un des pires systèmes carcéral d'Europe.
Il y a hiatus à donner des leçons au Président Obama à propos de Guantanamo et à

posséder des prisons dans les cellules desquelles 5 ou 6 personnes sont

emprisonnées dans 20m².

 

Je passe, de temps en temps, devant la prison ultra moderne de Seysse près de

Toulouse. Ce que j'en vois me fait penser aux tristement célèbres camps des pays

totalitaires. Miradors, filets anti-évasion par hélicoptère, fenêtres rappelant des

meurtières de chateaux-forts, univers minéral et déshumanisé.....

A chaque fois je réprime difficilement un frisson de dégoût.

 

Je n'ai, évidemment, ni solution ni baguette magique mais je crois que la prison est

et doit rester uniquement un lieu de privation de liberté. Par exemple je ne comprends
pas que les familles de détenu(e)s soient elles aussi destinataires de mesures

vexatoires, pénibles ou attentatoires à leur dignité. (fouilles, arbitraire, vexations)

 

Que la prison soit et ne soit qu'un lieu de privation de liberté exclut tout ce qui est

dégradant et avilissant et donc la surpopulation carcérale, le tout répressif,

l'incarcération systém(at)ique, la préventive qui dure des années, la prison qui

"accueille" les malades dont ne veulent plus les établissements psychiatriques,

la mixité des peines et des âges, les punitions corporelles, le "mitard", la camisole

chimique etc.

 

Nous, la population normale qui avons choisi de rester dans le rang ne devons pas

détourner le regard: si la prison renferme des fauves et les laisse le rester nous ne

devons pas nous plaindre des récidives. Nous les avons induites par notre paresse.

 

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:25

Il est deux écueils principaux et fondamentaux à éviter pour que vieillir ne soit pas le

naufrage annoncé:

- ne pas être "largué" par l'avancée des technologies, les modifications des rapports

  sociaux et de la morale et enfin par l'évolution du langage et des moeurs.

 

- ne pas être ridicule en voulant comprendre et accompagner ces évolutions.

 

Dans le premier cas on a le syndrôme Chirac et son "mulot" (un jour qu'il était filmé

l'ancien Président a demandé à son hôte pourquoi il lui parlait de souris) dans le

second tous les Ardisson de Canal+ et d'ailleurs.
Des "vieux" qui se croient dans l'air du temps alors qu'ils sont considérés comme

des ancêtres par ceux qu'ils croient singer pour leur plaire.

 

C'est certain des ordinateurs aux téléphones portables en passant par les

commandes des tableaux de bord des voitures comme des machines à laver il

faut parfois, pour quelqu'un qui a connu les téléphones TRO.64.01 et le botin

un effort pour se servir d'engins qui semblent conçus pour tout le monde sauf lui.

 

Quelqu'un qui a vu ses soeurs faire la révérence et qui a communié en aube a du

mal à se faire aux tags, aux "nique ta mère" et au mariage pour tous.

Malgré sa meilleure volonté.

Songez qu'il n'y a pas si longtemps l'homosexualité était un délit, le divorce une

opprobre et que les femmes devaient demander à leur mari pour ouvrir un compte

en banque. Elles ne votent d'ailleurs que depuis 1945 et c'est sous Giscard que

la contraception a été vulgarisée.

Je me souviens d'avoir eu un fou-rire (préjudiciable, le bonhomme en question ne

me l'a pas pardonné et me l'a fait payer!) dans la première boîte où j'ai travaillé en

voyant un cadre d'un certain âge lever son chapeau devant une dame.
Pour moi on était dans Balzac!

Mais aujourd'hui quand je vois un type tatoué des pieds à la tête, avec une crête

rouge, des boucles d'oreilles et un pantalon sur les chevilles que personne ne

semble remarquer je suis dans le rôle du monsieur qui soulevait son chapeau!!

 

Certaines marques de politesse qui m'ont été inculquées (tenir la porte à une

dame, la laisser passer avant soi, mettre sa main devant la bouche quand on

baille....) me classent immédiatement dans la catégorie des contemporains des

dinosaures. Parfois les personnes à qui je tiens ainsi la porte me regardent en

pensant: "il veut me mettre une main au c...? me piquer mon sac? lâcher la porte

sur mon iguane apprivoisée?.

 

Dans ces conditions il est des cyniques ou des Darwiniens qui ne se compliquent

pas la vie. Ils adoptent les us et coutumes de leurs contemporains les moins

civilisés.

Vous les reconnaîtrez aisément: ils font profiter tout le monde de leur communication

téléphonique, ils émettent des bruits corporels sans l'ombre d'une gène, dépassent

tout le monde en voiture, en moto, à cheval, à quad, à ski, en deltaplane ou même à

pieds et excellent à utiliser le langage fleuri des banlieues.

 

Pourtant un quinquagénaire aux cheveux noirs corbeau, à la taille serrée dans un

jean dernier cri et qui écoute du rap ou de la techno est parfaitement grotesque.

Plus encore que le même, gris comme un jour de ce printemps, ventru comme une

femme en début de grossesse et qui ne jurera que par la version 1974 de "The

bluest Blue" de feu Alvin Lee.

 

Pas facile, je l'admet, de se situer entre ces deux attitudes contradictoires mais toutes

deux aussi pénibles pour les témoins.
Etre soi devrait, encore et toujours, être la meilleure solution.
Sans affectation ni crispation je pense que l'on est le plus acceptable pour une société

qui, de toute façon, a le jeunisme en adoration et qui rejette avec dédain les plus de

45 ans.

 

 

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