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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 07:33

C'est une petite amie eurasienne dont j'étais fou qui m'a sensibilisé, en 1979 et 1980 à la tragédie du Cambodge.
Bien après que notre relation se soit achevée dans un fiasco absolu j'ai continué à lire tout ce qui paraissait sur ce pauvre pays qui, du XXème siècle fertile en monstruosités, pourrait cependant se classer dans le peloton de tête.

J'ai lu tant de livres sur cette fameuse "tragédie sans importance" (du titre du célèbre livre de William Shawcross) que j'ai fini par être familiarisé avec la géographie du pays comme si je le connaissais.
Sa végétation, son climat, les lieux de son martyre m'étaient connus bien avant qu'il soit de nouveau possible de visiter le pays, bien avant qu'un semblant de paix n'y revienne.

Il est des pays, comme cela, qui sont des destinations impensables pendant de très longues périodes. Ils faisaient rêver les occidentaux puis la nuit s'est abattue sur eux (Afghanistan, Yemen, Ethiopie....) et on ne pouvait plus les approcher qu'en songe.

La Passe de Khyber, Sanaa et Aksoum restent des cailloux blancs dans les rêves de tous les voyageurs.


Phnom-Penh, Siem Réap, Battambang et Kep sont des noms qui résonnaient ainsi aux oreilles de ceux pour qui l'Asie du Sud-Est ne se limitait pas aux bordels de Saïgon puis à ceux de Thaïlande.

La découverte des temples d'Angkor à la fin du XIXème siècle, l'épopée Malraux, les aventures sans fin (et souvent navrantes) du Roi Norodom Sihanouk.... tout faisait sens et donnait de ce petit pays une image douce et bienveillante.

Loin de la réalité de la corruption et de la violence qui y régnaient, certes, mais aussi à des années lumière du cataclysme Khmer rouge qui s'est abattu sur le pays et qui, en moins de 4 ans à fait disparaître de la surface de la terre plus de 20% de la population. 

Tout ça pour dire que je n'osais espérer un jour pouvoir fouler cette terre et que mon plaisir d'avoir pu le faire est une de mes plus grandes satisfaction.
J'ai littéralement communié avec les "âmes errantes" des films de Rithy Panh et pensé à toutes ces personnes évoquées dans tant de livres et qui moururent de manière si tourmentée.

Pour avoir lu l'évacuation de Phnom-Penh j'en connaissais le plan et mon amie a été surprise que je connaisse le nom des rues mais aussi où elles menaient. 

J'ai été agréablement surpris parce que le Cambodge de la fin de 2009 n'était pas un pays traumatisé et douloureux. C'était un pays plein de vie, de bruits et d'avenir.

Les traces de l'horreur sont nombreuses mais "silencieuses". C'est le passé et il s'endort doucement.

C'est le mieux qu'il à faire*.

 

(*Euh, qu'il ait à faire). 

 

 

 

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 19:14

Le PPCD en matière de sortie-cinéma quand on est à plusieurs est souvent le film le plus

médiocre.
Celui qui parce qu'il n'évoque rien à personne, fédère les uns et les autres autour de la

caisse.
En l'occurence, samedi, il s'agissait du film "Parker" de Taylor Hackford avec la plus très

belle Jennifer Lopez et un certain Jason Statham.

Disons le de suite c'est un des films les plus navrants qu'il m'ait été donné de voir. Un film

dont le scénario tiendrait sur un confetti, joué de manière indigente par des abrutis et

conçu dans le seul but de distraire des QI de moineaux.

 

Après la vogue des Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Chuck Norris et l'idiotissime

Sylvester Stallone je croyais que les Américains en avaient terminé avec les montagnes

de muscles stupides et incapables de sortir 4 mots de dialogue...
J'avais tort. Il semble que des débiles plus graves que leurs prédécesseurs se taillent

une place au soleil avec des films qui feraient passer les "Rocky" et autre "Terminator"

pour du cinéma!

En l'occurence un beau gosse au regard glaçant de connerie qui est le "héros" d'un film

stupéfiant de bêtise, un certain Jason Slatham.
Il n'y a que deux rôles féminins dans ce film : évidemment elles sont toutes les deux très

attirées par le crétin dont j'ai parlé. Que dis-je attirées... folles de lui.

Pourtant Dieu sait s'il est consternant! il a un vocabulaire de 6 mots, passe sa vie à leur

donner des ordres, est macho comme un Clark Gable des années 40, passe sa vie en

sang avec des blessures épouvantables (qui guérissent dans le plan suivant), il est

fringué comme un plouc (des santiags en serpent et un stetson avec un costume bleu!!!)

et attire des foules d'ennui à toutes celles qui l'approchent.
L'amour est aveugle est on en droit de penser, sauf que le bellâtre exhibe dès qu'il le

peut son torse glabre et body-buildé qui fait fondre Mamie Lopez et une blondasse.

 

L'histoire est passionnante: des malfrats sanguinaires et brutaux volent la recette d'un

parc d'attraction (où des obèses s'amusent, on est aux USA).
Ces méchants méchants ne veulent pas donner sa part du butin à un ténébreux qui

décide de se venger après qu'on l'ait laissé pour mort (il se rétablira au plan suivant).
Là, comme c'est un coriace, il décide de se venger mais aussi de voler les voleurs qui

préparent un autre casse dans un village de vieux ridés friqués.

Le casse réussit et le ténébreux tue ses ennemis, récupère sa copine qui l'aime encore

plus, il donne la moitié de l'argent à Jennifer Lopez qui n'a pas réussi à coucher avec

lui mais se sacrifie élégamment et il part avec sa copine et les millions vers un  avenir

meilleur. (enfin, "Parker 2" ou "Parker 3" nous en diront plus....)

Tout est moche dans le film, le doublage en Français indigent, Nick Nolte vieux et

moche joue atrocement mal, le bellâtre est moins crédible que NKM en maire de Paris,

Jennifer Lopez s'ennuie (sauf lorsqu'elle pense à son cachet) et le sang, les bagarres,

la violence, les effets spéciaux et le bruitage sont répugnants et grotesques.

Je n'ai pas compté mais il y a bien 15/20 morts violentes en 1H42 de film.


Ce n'est même pas de la série B, c'est de la série Z. Et encore!

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 07:58

Le show-business Français est un des plus sclérosés de la planète. Les mêmes stars

usées viennent de temps en temps relever les compteurs en faisant qui un "Olympia",

qui un "zénith".
A cette occasion la presse se met au garde à vous, feint d'oublier que la dernière tournée

a été un four magistral, que la vedette en question n'a pas vendu un disque depuis des

lustres et qu'elle en est réduite à s'occuper d'astrologie, de cuisine des pâtes ou de

médecine par les plantes pour payer ses liftings et ses piqûres de Botox.

Tous les 6 ou 7 ans on voit ainsi revenir des Adamo, Sylvie Vartan, Michel Sardou et autres

vieilles gloires passablement défraîchies.
A chaque fois on a droit aux mêmes interviews énamourées, aux mêmes questions

pommades et aux passages dans les mêmes émissions où ces débris ne risquent pas

grand chose.
Play-back, public conquis d'avance et interviewers complices, la recette est infaillible.

Quand un Sardou ou une Vartan viennent radoter les succès de leurs 20 ans (ils en ont

70!) chez Drucker ils ne risquent pas de s'entendre dire qu'ils sont d'horribles has-beens

et que leur musique serait rejetée par les pensionnaires des "Pinsons", maison de

retraite de Limoges.

Alors le milieu feint de les croire encore "vendeurs" et ouvre ses portes à leurs fils, filles,

neveux et nièces qui viennent pleurer en direct pour dire la difficulté de se faire un nom

quand on a celui de ses parents.

La fille truc, le fils machin, qui rappellent vaguement leurs augustes géniteurs par le

côté bovin de leur regard et la somme inférieure à 10 du nombre de leurs neurones

vient alors encombrer les plateaux des Arthur et autres animateurs qui, question

médiocrité n'ont à apprendre de personne.

Ce petit monde tourne en rond, va sur les mêmes plateaux et les mêmes studios,

tourne des téléfilms quand l'arthrose est trop forte (Line Renaud, Aznavour) et squatte

les places qui pourraient être faites à des gens nouveaux.
Je ne parle evidemment pas des gagnants des télé-crochets qui sont au talent ce que

les fast-food sont à l'art culinaire ou les films porno à une sexualité inventive...

J'ai déjà dit mon ahurissement en voyant qu'un Enrico Macias, un Barbelivien, une Annie

Cordy ou tant d'autres nous imposent leurs dentiers, leurs cheveux d'implants et, pire

encore, leur répertoire.
Je n'en ai rien à faire qu'ils aient à payer les tuiles de leur château en Dordogne, l'eau de

la piscine ou le gas-oil de leur bateau.

Vartan (n'allez pas croire que je m'acharne) ou France Gall sont des momies. Elles me

font plus peur que jadis Belphégor et Rascar Capac réunis.

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:21

Le procès des Khmers rouges qui se tient avec une lenteur calculée au point

que les accusés sont frappé(e)s de démence ou meurent pendant qu'il se

tient démontre cependant que ceux-ci n'ont pas émis l'ombre d'un début de

regret ou de remord.

Les grands procès nazis eux aussi ont montré que la plupart des bourreaux

ne regrettaient rien et surtout ne présentaient pas la moindre excuse à leurs

victimes et à leurs proches pour les océans de douleur qu'ils leurs avaient

infligés.
Au Rwanda, en URSS, en Chine, en Corée du Nord, dans les dictatures

Sud-américaines, partout où les hommes ont commis des crimes de génocide

le mot le plus rare a été "pardon".
pas plus les Japonais à Nankin, aux Philippines et en Asie, que les Turcs vis à

vis des Arméniens n'arrivent même à envisager de prononcer ce mot un jour.

C'est pourquoi, aussi timides soient-elles les excuses du Président Serbe

Tomislav Nikolic sont à la fois insuffisantes et remarquables.
Outre qu'elles mettent fin au déni, ces excuses disent l'horreur, la souffrance, la

mort et l'abomination et sont reconnues par celui qui représente le pays presque

20 ans après qu'elles aient été commises.


Entendons-nous, son repentir est encore bien timide (il n'a parlé que de "crimes")

et ses excuses ne redonneront ni la vie à ceux qui dorment dans des fosses

communes ni des pères aux enfants dont les leurs ont été massacrés.

 

Mais il a demandé "pardon à genoux".


En celà c'est suffisamment rare et notre respect devrait aller vers cet homme qui a,

comme Willy Brandt s'agenouillant devant la plaque du Ghetto de Varsovie, un geste

empreint d'humanité vis à vis de victimes oubliées.

 

A ceux que ces sujets intéressent je recommande l'éprouvant mais passionnant livre

de Daniel Jonah Goldhagen "Pire que la guerre"' (Massacres et génocides au

20ème siècle) paru en 2012 chez Fayard.
Où l'on voit que beaucoup de génocides sont probables (Kenya...) et que nous-mêmes,

occidentaux, sommes promis à des massacres par "l'Islam politique" qui ne s'en cache

pas.

 

 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:19

Plus qu'un réflexe pavlovien il suffit que je vois la tête de Paul McCartney sur un magazine, un livre ou un disque, voire un DVD pour que je l'achète.

L'homme a pourtant cessé de me bluffer depuis des lustres il a tellement marqué ma vie que, jusqu'à ma disparition j'aurais toujours un faible pour lui.

Ses dernières productions ("Fireman" et "Kisses on the bottom") étaient pourtant indignes de lui. Pas mauvaises mais médiocres.
"Memory almost full"  (2007) qui n'était déjà pas un très bon disque est à peu près la dernière chose convenable qu'il ait faite.
Comme disait son ancien compère, le (très bon!)  guitariste George Harrison: "depuis des années Paul McCartney fait les Beatles à lui tout seul".
Régulièrement il remplit les stades de la planète en faisant reprendre en chœur des refrains usés jusqu'à la trame comme "Hey Jude", "Let it Be" ou "Yesterday".
Cette dernière chanson je l'ai vu l'interpréter au Pavillon de Paris en... 1976. C'est dire que ça fait un moment qu'il épuise le catalogue!

Il est couronné, médaillé, anobli et empaillé dans tout ce que le monde connaît de "Hall of Fame" et de cérémonies à la gloire d'une musique qui ne fait plus peur depuis belle lurette.

Avec ses cheveux teints, ses traits retendus et les anecdotes qu'il a racontées cent fois il relève les compteurs dans des tournées mondiales à guichets fermés.
Reçu comme un membre de la famille royale on le dirait embaumé de son vivant.
A sa décharge il faut reconnaître qu'une année de sa vie en vaut 100 de n'importe qui: le bassiste des Beatles a connu tout ce que le monde possède de célébrités, il a lui même été aimé à l'égal d'un Dieu païen, haï, idôlatré, critiqué et été fêté comme un Boudha.

Avec les Wings (71-80) il a connu une autre forme de célébrité, en solo il a chanté avec les plus grands (Stevie Wonder, Carl Perkins, Elvis Costello, Eric Clapton, Michael Jackson, Tina Turner...) a fait du cinéma (pas ses meilleures prestations), a écrit des oratorios (dont un "Ecce Cor Meum" loin d'être indigent), de la musique jazzy ("My Valentine"), sonorisé des dessins animés ("We all stand together").... un bilan phénoménal si on ajoute qu'il a écrit le plus de chansons classées n°1 dans le monde (seul ou avec les Beatles et les Wings), qu'il est monté récemment sur scène avec Nirvana (prenant ni plus ni moins que la place de Curt Cobain!!) et qu'il vient d'annoncer une nouvelle tournée mondiale à 70 ans passés.

 

Le journal que j'ai acheté, "Rolling Stone" version Française le classe 1er sur 100 meilleurs chanteurs et chanteuses du Rock mondial.
Entre ses prestations dans "So Bad" et "Wanderlust", "Got to Get you into my life" et "No more Lonely Night", "Flaming Pie" et "Let it be", "Maybe I'm Amazed" et "Spies like Us" il a montré, il est vrai, qu'il n'était jamais où on l'attendait.

Mais quand même... j'aimerais bien l'oublier un peu!

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 00:00

dans la fameuse chanson du XIIIème siècle "Pauvre Rutebeuf" immortalisée

par des artistes immenses comme Léo ferré ou Joan Baez (mais,

curieusement, pas par Patrick Fiori ou Mylène Framer) l'auteur se demande:

 

                       "Que sont mes amis devenus...."

 

C'est une question que l'on peut se poser quand on songe qu'il suffit d'un clic

pour augmenter le nombre des siens sur Facebook et qu'il est si facile d'entrer

dans la communautés des followers de Twitter de tous et de n'importe qui.

 

Aujourd'hui où beaucoup de "valeurs" sont galvaudées on est moins regardant

sur l'amitié et se disent vos amis des personnes que vous avez rencontrées à

votre corps défendant.

Non, je ne suis pas ami avec Julien C*** qui m'envoie des mails que je ne lis

pas sur "Viadéo" et je ne connais pas Julie F*** qui prétend pourtant  le contaire

sur Linkedin.

 

Mes vrais amis n'ont pas besoin de faire partie des réseaux sociaux pour savoir

la profondeur de mon attachement et la sincérité de mon amitié.

On peut ne pas se parler, ne pas s'entendre et ne pas se voir pendant 2 ou 3

semaines sans que ne soit altéré notre lien.
On n'a pas besoin de recharger notre relation comme une batterie de téléphone

parce qu'elle est éternelle.

 

"Que sont mes amis devenus..." je sais qu'ils respirent, qu'ils vivent leur vie et que

j'ai une petite place à l'intérieur.
Hommes ou femmes (minoritaires) j'ai besoin de les imaginer et, de temps à autres

d'en recevoir un signe ou de le leur en envoyer un.

Je trouve qu'ils évoluent tous bien et que les raisons (si raisons il y a) de les avoir

élu(e)s restent, des années après, valables et sont vérifiées.
Je dirais même que si je me suis souvent trompé dans ma vie il n'y a qu'en amitié

que je n'ai commis aucune erreur.
Du CP à aujourd'hui (où il peut m'arriver de donner mon amitié à des relations de ma

nouvelle compagne) jamais je n'ai fait d'erreur.
C'est peut-être le seul domaine d'ailleurs!

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:22

Et si cette opération "transparence" des ministres n'était destinée qu'à redonner le moral

aux Français qui seraient, d'après des sondages, des pessimistes forcenés?
Je m'explique: savoir que Cécile Duflot ne possède qu'une Twingo de plus de 10 ans est

à même de me rassurer moi qui n'ai qu'une vieille chignolle de plus de 7ans!

De même me dire que le fortune de Fabius est constituée de vilaines coûtes de Chagall

ou de Soutine donne peut-être plus de valeur aux quelques toiles que j'ai héritées de mon

grand père Nivernais.

Et ainsi de suite.

Finalement il est fort le Hollande: en obligeant ses ministres à dévoiler leur partimoine il

donne à chacun le satisfecit à propos de son pavillon en meulière, de sa grange retapée

dans le Jura ou de ses 3 vélos pliants Motobécane millésimés.
On n'est pas jaloux d'un premier ministre dont la part d'ombre réside dans son "Combi

Volkswagen"!

 

Cette transparence là est assurément un leurre et une preuve supplémentaire que les

énarques prennent le peuple pour un ramassis d'abrutis.
Si Moscovici avait des comptes dans les îles Caïman... est-ce que ça apparaîtrait dans

ce document gouvernemental?
Poser la question c'est y répondre.

La popularité de Hollande est à 25% à presque un an de présidence. Tant de gaffes, 

bévues et boulettes, tant de maladresse, d'amateurisme et de non-professionnalisme

laissent à penser que "pépère" a sans doute atteint son principe de Peter le 6 mai 2012.

 

Mais ne nous plaignons pas: il n'est ni Poutine ni Cameron.
Et relisons la fable de la Fontaine "Les grenouilles qui demandent un roi". Un soliveau

est finalement un monarque acceptable à défut d'être souhaitable.

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:34

Comme je n'ai pas assez de soucis je m'en invente tout seul. Prenons les insomnies

par exemple. Dans ce cas je me dis que, si j'étais plongé dans le passé ou le futur,

dans un environnement hostile, je ne saurais pas réinventer la pile électrique, le

moteur à explosion, la lampe à incandescence ou même le grille-pains.
Je me vois entouré d'ennemis aux mines patibulaires me menaçant de me couper le

cou si je ne leur démontre pas, là, sur le champs, le principe du réfrigérateur ou celui

du lave-linge.

Naturellement je suis incapable de le faire et je suis angoissé par cette absolue

médiocrité qui fait que j'utilise mille appareils et objets dont je ne saurais pas expliquer

le fonctionnement et, souvent, encore moins réparer le machinisme.

 

Déjà changer une cartouche d'encre dans mon imprimante.....

 

Autre source d'inquiétudes: les livres que je lis et dans lequel le narrateur est infiniment

plus évolué que je ne le suis.
Par exemple je lis en ce moment le livre dans lequel Brice Fleutiaux racontait sa captivité

(en tant qu'otage) chez les Tchétchènes en 1999-2000*.

A chaque page il raconte ses stratagèmes pour survivre, être écouté et respecté par ses

geôliers, tenir le coup, garder le moral, analyser la situation.
J'ai l'impression que je serais incapable d'élaborer une technique de survie intelligente

comme il le fît.
A un moment il explique qu'il s'est refusé à apprendre le Tchétchène pour qu'à aucun

moment ceux qui le retenaient ne puissent penser qu'ils les comprenaient et ne se

méfient de lui.
Il raconte aussi comment il a confectionné un chargeur de batterie artisanal pour sa

caméra qu'il connectait directement sur la batterie des voitures, comment avec sa

connaissance rudimentaire du Roumain il traduisait en Russe puis se faisait

comprendre.

 

A plusieurs reprises, dans des moments très difficiles, il montre un à-propos qui lui

permet de s'en sortir dont je ne suis pas certain d'être capable dans les mêmes

circonstances (d'ailleurs je ne sais pas si je tiendrais 3 mois sans me laver, sans

me changer dont un dans une cache souterraine aveugle).

 

Bref j'ai des doutes sur mes capacités à résister à des situations périlleuses qui me

sortiraient du confort auquel je suis habitué depuis ma naissance.

 

Autre source d'inquiétude tout le week end, à l'occasion de la journée du disque on a

entendu des personnes interviewées dire qu'elles regrettaient le bon vieux 33t et le

son analogique, le son numérique n'ayant que peu de grâce à leurs yeux.
Mélomane, n'envisageant pas une journée sans musique, je n'ai jamais réussi à faire

la différence et ne regrette ce format que pour la lisibilité des pochettes.
J'aime bien les cd!je n'ai jamais regretté les rayures et les craquements du vinyl ni son

encombrement.

 

Quand j'étais enfant et que je lisais Robinson Crusoë je me projetais dans le futur pour

imaginer que je puisse un jour construire un fort et me débrouiller avec les moyens du

bord (l'expression est parfaite) pour installer mon campement.
Aujourd'hui je me demande si je saurais construire une clôture qui tienne...

 

J'ai lu qu'un hôtelier autrichien était resté 4 jours enfermé dans un ascenseur et qu'il ne

devait sa survie qu'au fait qu'il avait justement suivi un stage de survie.
...Je n'ai jamais suivi de stage de survie!

 

*Le livre est brouillon et mal écrit mais la brisure de la personnalité de son auteur est

perceptible. Ceux qui l'avaient lu n'ont pas dû être surpris qu'il se soit suicidé peu après

son retour.

 

** Les évènements de Boston, pour monstrueux, injustes et criminels qu'ils soient devraient

cependant nous faire réfléchir sur l'atroce guerre que la Russie de Poutine fait à la

Tchétchénie depuis des années. L'URSS n'est pas morte complètement. Son cadavre est

encore sacrément vivant!

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 08:01

A bien y regarder, et en relisant certains de mes posts, on pourrait (hâtivement)

dire qu'ils ont deux caractéristiques récurrentes: leur pessimisme et une façon

de "cracher dans la soupe" hexagonale.
Je m'empresse de dire qu'il s'agit d'une impression et que cette impression est

superficielle.
Je suis optimiste, de plus en plus optimiste au fur et à mesure que je vieillis, et

j'aime bien mon pays dont je n'ai pas eu à me plaindre jusqu'ici (sauf en ce qui

concerne une année de service militaire, année lointaine mais dont je n'ai pas

encore accepté la perte).

On connaît le proverbe qui dit que "qui aime bien châtie bien" et en l'occurence il

ne s'agit que de celà.
Si je récrimine contre la politique du pays et la classe politique qui met en oeuvre

ces politiques c'est parce qu'à moins d'être le fameux "ravi de la crèche" il y a

matière à récriminer et ce, de quelque côté partisan que l'on soit placé.


Si je considère avec amertume nos plus grandes réussites musicales (en gros

d'Hector Berlioz à David Guetta en passant par Maurice ravel et Booba), nos

plus évidents chefs d'oeuvre récents du cinéma actuel (prenons "Camping 3" et

"La vérité si je mens 3 également"... il est évident que notre culture nationale a pris

du gîte.

 

Notez que j'aurais pu prendre l'oeuvre complète de Dany Boon, notre héros national

avec Johnny et Guillaume Musso...

Quand on voit nos réalisations, notre niveau national de connaissance des langues

étrangères, nos succès diplomatiques et/ou militaires et, par exemple, nos grandes

réussites à l'exportation on a le droit, même de manière feutée, d'être accablé.

 

Regardant à nouveau le 1er épisode de la 1ère saison de "Boss", une série

américaine vieille de 2 ou 3 ans j'étais ébloui par l'intelligence du scénario, le brio de

la réalisation et la force de l'interprétation.
Quand, dans notre riant hexagone, serons-nous capable de produire (pour la télévision!)

des réalisations aussi parfaites?

Nous en sommes, dans ce domaine comme en tant d'autres, à la préhistoire! Nos

vedettes de série sont Mimie Mathy, Victor Lannoux ou Michèle Bernier. Des "familles

d'accueil" et des "Louis la brocante"!!!

Alors c'est vrai, chaque pays a son histoire et ses références, toutes respectables....
Mais tant qu'on élira des présidents de petite taille (je n'ai pas dit nains) et qu'on fera

des vedettes de personnes minuscules (je n'ai pas dit lilliputiennes) on risque de

suciter la critique du plus gaulois des écrivailleurs de blogs confidentiels!

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 08:39

Lorsqu'on est par trop asphyxié par le discours délétère des médias Français on peut,

sur le net ou ailleurs s'informer par la presse étrangère.
Oh surprise, les évènements extérieurs et internes à notre pays prennent une forme et

une couleur à laquelle nous n'étions pas préparés.

Qu'on ne me fasse pas dire que c'est bien partout ailleurs et qu'il n'y a rien à conserver

dans la presse hexagonale.

Ce n'est pas mon propos.
Lorsque l'éclairage change on voit aussi les choses sous un angle différent et on les

interprète de manière sinon nuancée du moins plus neutres.

Il suffit pour s'en convaincre de regarder le journal télévisé d'ARTE le soir ou de lire la

presse européenne par exemple.
Dans un autre genre j'ai regardé le film de William Karel "Looking for Nicolas Sarkozy"

qui donne la parole à dix-huit correspondants de cette presse étrangère télévisuelle et

écrite, en poste à Paris, pendant le quinquennat précédent.

Ce film revient sur les faits saillants de cette présidence et les fait analyser avec acuité

par des journalistes moins "impliqués" et qui, de ce fait, restent froids et impartiaux.
Le résultat est passionnant et surtout implacable.
Notre ex-Président fait penser au "Billy the Kid" de Morris & Goscinny dans la série des

"Lucky Luke". Un gamin immature, manipulateur, sans foi ni loi, obsédé par l'argent,

se servant de l'Elysée pour favoriser sa caste, pratiquant le renvoi d'ascenseur et le

népotisme et ne craignant pas d'instrumentaliser des groupes humains pour les

besoins de sa cause.
IM-PI-TO-YA-BLE.

Plus grave encore, son manque total d'intérêt pour la presse étrangère et sa façon

brutale et grossière de traiter les autres chefs d'états expliquent en partie nos insuccès

diplomatiques de la période.
Il faut voir les agacements d'Obama ou de Merkel (qu'on ne nous a jamais montrés

à nous!) pour comprendre que ce Président là était vu comme un malotru et un

importun par ses pairs, à l'instar d'un Berlusconi pour rester dans une comparaison

pas trop offensante.

Que cet homme là ait pu espérer être réelu et que des "sondages" puissent le donner

comme possible candidat dans 4 ans dépasse l'imagination.
La presse Française a tout dit en disant qu'il "clivait". Pourtant cela ne suffit pas; Sarkozy

a étouffé le pays de sa présence perpétuelle, de ses messages permanents et de ses

interventions du même tonneau.
L'opinion et le pays restent obsédés par lui. Comme après un harcèlement on pense

encore à son auteur et comme après une amour morte on pense toujours à la personne

qui en fût l'objet. 

Pour oublier ces vilaines effluves et revenir à la raison il est bon de s'aérer les neurones

et la presse étrangère me semble l'outil idéal!

 

 

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Blog créé le 8 Décembre 2009

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