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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:54

Je suis abasourdi et effondré.
Malgré mon âge, disons respectable, je pensais que le négationnisme était circonscrit 

au génocide juif et à ses effets pendant la seconde guerre mondiale.
Pour moi il s'agissait d'un prurit antisémite qui visait un but précis: en niant la réalité de

l'Holocauste les extrêmistes (de droite et de gauche) cherchaient les premiers à ranimer

leur chimère antisémite les seconds à justifier leurs idées anti-Israël et pro-palestiniennes.

Pour moi ça se limitait à ça.
Il y avait bien, de temps en temps, un pseudo historien qui minimisait le bilan du

communisme mondial et tel ou tel de ses aspects.
Je voyais bien que, parfois, le règne sanglant de Staline ou de Mao était revu dans un sens

pour le moins partisan et avec la volonté d'arrondir les angles mais, il me semblait,  que

"ça" ne prenait pas.
Des chefs d'état aussi démocratiques que feu Saddam Hussein ou que le bien vivant

Poutine n'hésitaient pas à gommer l'aspect criminel de régimes qu'ils avaient besoin

d'utiliser à des fins politiques.

Le président Iranien, par exemple, avait à coeur de vanter les réalisations du régime

allemand qui asservit l'Allemagne et l'Europe de 1933 à 1945.

Mais dans l'ensemble, je le répète, le négationnisme s'appliquait uniquement à ce

choc transcendant de l'histoire qu'est le génocide des juifs d'Europe.

Et puis, coup sur coup, la réalité de notre délicieuse époque est venue me montrer que

ma vision du monde restait plus proche de celle des Bisounours que de celle du brave

Ahmadinejad.

 

En l'occurence les preuves d'un négationnisme répugnant mais assumé viennent l'une

du Japon où une polémique fait rage sur les "femmes de réconfort" (de pauvres filles

-de 11 à plus de 50 ans, de toutes nationalités) qui furent les esclaves de la soldatesque

japonaise pendant la guerre.
Les Japonais n'ont pas tous renié les massacres et atrocités qu'ils commirent, à l'instar

des Allemands, sur les populations civiles des pays qu'ils asservirent.
Aujourd'hui de nombreux politiques et historiens Japonais osent prétendre que ces

esclaves sexuelles étaient "volontaires".

Autre exemple la polémique autour de l'effroyable épisode du "sac de Nankin".

Rien que d'y penser j'en suis malade.

Le Cambodge est le théâtre (manifestation de 10 000 cambodgiens samedi protestant

contre le propos négationniste d'un leader politique) de l'autre négationnisme. 

  Il y a des personnes, là-bas mais pas seulement, qui commencent à nier ll'horreur des

4 années du marxisme total de Pol Pot et ses fidèles. Plus d'un millions et demi de morts

qui, pour certains, auraient été des "nantis".
Les professeur de collège de Siem Reap décapités au couteau des nantis?

les blessés des hopitaux de Phnom-Penh jetés par les fenêtres des nantis?

Vous verrez qu'au nom de la libre discussion s'élèveront des voix pour justifier cette

gifle infligée à toutes ces personnes à qui on a pris la vie.

Le négationnisme est une aberration intellectuelle et morale. Point.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:22

Je ne le fais pas exprès!

 

Hier lundi j'ai été missionné par Enterprise (le nouveau nom du loueur de voitures Citer)

pour apporter à Biarritz une voiture et en ramener une à Toulouse dans la foulée.


Pluie battante, vent et plus de 6H de route. Je dis ça pour planter le décor.


Evidemment j'ai été prévenu à 11H00. Histoire de pouvoir réellement me mettre en route

vers 12H30-13H00. C'aurait été trop simple de me prévenir à 8 ou 9H00...

 

Rien à dire, la voiture était prête, le plein fait et les essuie-glaces fonctionnaient.
Trois heures après j'étais à l'aéroport de Biarritz la Négresse. (c'est son nom, n'alertez

pas la LICRA et ses copines)

Autre monde autres préoccupations à Biarritz. des estivants chargeaient leur camping

car tandis qu'un autocar de touristes du quatrième âge bloquait l'accès du parking des

loueurs de voitures.

J'ai pu entendre la presque totalité du journal de 15H00 le temps qu'ils s'installent.



Au comptoir Enterprise deux (jolies) filles débordées en train de travailler pour une queue

de 5 ou 6 étrangers impatients.

Grognements et insultes (en portugais je crois) ont accompagné mon désir exprimé d'être

servi en priorité.
Pour être servi j'ai été servi! un Iveco 20m3. a ramener à Blagnac.

 

Dans un Renault Espace je ne me sens pas à l'aise. Alors imaginez un peu dans un

utilitaire joufflu.

 

Jusqu'au péage de Muret ça a roulé sans heurts. 130 km/h tout le temps. Une Golf VII

m'a même suivi d'Hastingues à Pau.

 

A Muret, au péage, un bruit épouvantable lorsque je me présente.

J'avais oublié que le van Iveco faisait 3,30m. La barrière de péage étant à 2 mètres vous

avez l'explication du bruit.

 

Une préposée fluo de la société des autoroutes est venue en m'engueulant (il n'y a pas

d'autres termes): "Mais qu'est-ce que vous avez tous à me faire ch.... cet après midi?"

est l'interrogation qu'elle a formulée en me fusillant du regard.

Sa barrière n'avait rien et "mon" Ivéco pas davantage. Ouf! il re-pleut mais il ne reste que

15 km avant la délivrance.

J'arrive à la base arrière Enterprise. la demie-barrière hésite avant de s'ouvrir. J'avance

prudemment, ayant en mémoire ma frousse bleue du péage.
Au moment où je me crois sorti d'affaire re-bruit infernal. La barrière s'est abaissée sur

l'arrière du camion et est ridiculement tordue.

 

Dans une érection minable elle accuse un gite comparable à celui de la Tour de Pise.

les deux femmes qui travaillent ce jour sortent ventre à terre de leur Algeco et me donnent

des conseils... tout à fait en retard.

Est-ce ma faute si la barrière s'est refermée automatiquement sur le camion alors qu'il

n'était pas encore entièrement passé?

 

A voir leurs tronches et la colère contenue de la cheffe oui, c'est ma faute.

 

Je suis sur la route depuis plus de 6H00, je n'ai pas déjeuné ni fait la moindre pause

au point que ma vessie clignote intérieurement et elle m'enquiquinent avec leur sotte

barrière?

Je n'ai pas dit ce qui précède mais ai dû avoir une figure expressive. Elles n'ont pas

insisté.

 

M'est avis que j'ai perdu mon emploi d'appoint!

 

PS: Nelson Mandela serait mal. J'ai longtemps tergiversé pour me rendre à l'évidence:

Cet homme est un miracle et son action comme sa vie sont à la fois remarquables et

admirables. L'admiration universelle qui l'entoure est méritée et émouvante.
Pour une fois qu'un homme est digne de la statue qui lui est érigée...Et ce de son

vivant.

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:32

En voyant un reportage d'actualités sur la manifestation-hommage au jeune

militant d'extrême gauche décédé cette semaine à la suite d'une rencontre

musclée avec des cinglés d'extrême droite je n'ai pas pu m'empêcher de

déprimer.
Dans cette foule au poing levé j'ai revu celles et ceux qui politisaient tout au

Lycée Rodin en 1974 et 1975, qui venaient nous empêcher d'écouter notre

musique au "foyer" pour venir nous dire tout le bien qu'ils pensaient des

Vietnamiens du Nord et des Khmers pas encore rouge mais déjà très

criminels...
Ces grandes têtes à foulard qui ne juraient que par un prolétariat qu'ils ne

connaissaient que par ouï-dire et qu'ils idéalisaient faute d'en avoir jamais

rencontré un représentant.
On avait droit aux délires de Roland barthes, aux folies de Michel Foucault

et les filles de cette mouvance étaient non seulement imbaisables mais

insupportables de surcroît.

Quand leurs "idéaux" se sont avérés si sympathiques que des familles

entières préféraient la mort en mer que leurs effets, quand l'Asie du Sud

Est s'est transformé en lao-gai à l'échelle d'un continent, de Pékin à Ho

Chi Minh Ville, de Vientiane à Phnom-Penh ils continuaient à nous dire

que ce cauchemar était "l'avenir insurpassable de l'humanité".
Certes ils avaient en face un capitalisme -pas encore financier- carnassier

mais les massacres au manche de houe ou dans un sac poubelle (pour

économiser les balles de la Révolution) restaient réservées aux heureux

habitants des pays du socialisme réel...

Voir ces mêmes slogans, ces mêmes pauses, cette même littérature et,

tous comptes faits, cette même logique meurtrière ici, en 2013 à Paris

m'a à la fois filé un coup de vieux terrifiant et un bourdon dont je ne me

déferais pas facilement.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 08:28

Jo-Wilfrid Tsonga est sympathique. C'est un bon joueur de tennis et il a une carrière

en tous points admirables.
Il gère bien sa fortune et sait résister aux sirènes médiatiques même s'il joue (mal)

dans une ou deux publicités de trop.
Il n'est donc aucunement responsable de la "Tsongamania" de cette fin de semaine

qui a frôlé le grotesque.
Les journaux gratuits et les autres se sont subitement mis à délirer et nous avons vu

les titres les plus superlativement dérisoires fleurir au sujet de sa prochaine victoire

au tournoi de Roland Garros.
Les deux éclopés finalistes de 1983 et 1988 Noah et Leconte ont dit partout leur

espoir de voir leurs exploits connaître une suite et les adjectifs les plus laudatifs ont

précédé ou succédé au prénom de Tsonga.
Vous connaissez la suite... un match lamentable et une défaite en rase campagne.
Le waterloo des courts de tennis.

 

Chaque fois, que ce soit dans le cinéma, la musique et dans tous les domaines, la

presse hexagonale se prend de passion pour une tête d'affiche et la porte au pinacle

avant, dans un laps de temps plus ou moins court, de la dézinguer avec autant de rage

qu'elle avait mis à l'y faire grimper.

 

Ces derniers temps il y a eu une gamine de 23 ans dont j'ai réussi à ne pas retenir le

nom qui, à Cannes, est devenue en une nuit l'alpha et l'omega du cinéma. Même la

critique folle de France Inter (Eva Bettan) qui n'aime que les films turcs sous-titrés

en bulgare et joué par des autistes  sourds et muets l'a aimée... c'est dire!

 

Le metteur en scène tunisien Kéchiche a connu la gloire puis la chute en moins d'une

semaine: idôlatré et devenu Français en recevant la palme d'or on a appris qu'il avait

tourné son film en se conduisant comme un patron breveté médef (journées de 23H,

conditions épouvantables....).
Il fut donc renationalisé Tunisien vite fait...

 

Les exemples abondent et je ne vous ennuierais pas avec une liste. Simplement je

voulais souligner que la "Tsongamania" et son épilogue, dans un monde bien fait,

devraient donner à réfléchir.

Il n'en sera rien et la prochaine gloire médiatique doit déjà être en train de réécrire sa

biographie façon épique.

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:58

Comme j'ai de l'admiration et de la reconnaissance pour vous qui avez cliqué sur

mon blog, vous qui venez de temps en temps voir l'évolution de ma névrose, je me

permets de vous conseiller un livre qui m'a fait du bien.
Un livre que j'ai aimé retrouver et que j'ai mis un peu plus de temps à lire pour

avoir le plaisir de ne pas en achever la lecture trop vite.
Le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle est "à la mode" et suscite une

vaste littérature qui va du nul au médiocre en passant par le n'importe quoi.
A part les livres d'art qui présentent le chemin en situation avec des photos de

grande qualité les auto-admiratives biographies du pélérinages sont des plus

convenues.
Sauf... "Imortelle randonnée" de Jean Christophe Rufin, sous-titrée "Compostelle

malgré moi" qui réussit le prodige de n'être ni religieux, ni touristique, ni "mode",

ni dénigrement ni grincheux.
Ce n'est pas non plus un témoignage et encore moins une auto-célébration.
C'est un récit.

Et un très bon récit qui vous fait voyager sans sortir de chez vous, comme les très

bons romans.
Le mieux est encore de vous le procurer (facile, il y en a des piles à la Fnac!) et

de découvrir les remarques passionnantes de cet écrivain-ambassadeur qui

mérite son succès.
Un livre et un auteur qui méritent leur succès? rare ces derniers temps!.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:42

Ce gamin "d'extrême gauche" qui tombe sous les coups d'un gamin "d'extrême droite"

c'est à pleurer.
D'abord parce que l'histoire avec un grand "H" est là, et celle du vingtième siècle en

particulier, pour montrer que ces idéologies meurtrières conduisent inexorablement à

l'impasse en passant par la case violence.
Comment des jeunes hommes à peine sortis de l'enfance peuvent-ils tête baissée

foncer vers ce qu'il y a de plus vil en politique et de plus sordide comme corpus

idéologique?
Soif de violence, cocon du groupe, sentiment d'appartenance et certitudes de faire

partie d'une "élite" qui détient la vérité? ou désespérance devant l'avenir que nous leur

proposons?

un peu des deux sans doute.

 

Une chose est sûre: avec des slogans tels "pas de fachos dans les quartiers, pas de

quartier pour les fachos"* ces derniers savent que la confrontation ne sera pas douce.

 

Cette affreuse affaire donne à ceux qui, à gauche, voient des nazis partout la possibilité

de nous hurler en pleine face: "on vous l'avait bien dit". Il existe effectivement, à gauche,

toute une floppée d'illuminés qui voit des fascistes sous leur lit, dans le congélateur des

grandes surfaces ou derrière les stores des hôtels. Quiconque ne partage pas leurs

"idées" est immédiatement suspecté d'avoir contracté le mortel virus: la droitisation.

 

Ce triste et douloureux fait-divers permet aussi d'amalgamer les manifestations contre

le mariage pour tous, la campagne très droitière du second tour de la Présidentielle

de Nicolas Sarkozy et Patrick Buisson et les idées ineptes et dangereuses de la "droite

décomplexée".

 

Copé et consorts ont tout faux: en dînant avec le diable, même avec une très longue

cuillère, il n'y a que des coups à prendre et ce drame stupide est là pour le montrer.

L'opposition doit définitivement (re) tourner le dos à l'entreprise Le Pen & fille, fermer

la porte à tous ceux qui s'y sont compromis et revenir au cordon sanitaire entre elle et

des gens infréquentables.

L'extrême droite est, par essence, infréquentable. Ses "idées" portent en germe la

destruction de tout ce que nous avons mis plus de mille ans à construire et qui est

si fragile: une société où les bas instincts de tous sont contenus.

 

Quant à l'extrême gauche ses méthodes et ses buts diffèrent assez peu de celles de

son ennemie abhorrée. Aussi stupide et aussi destructrice son idéologie conduirait

aussi sûrement un pays à la guerre civile et à la destruction de tous ceux et celles

qui ne rentrent pas dans ses schémas.

En définitive Le Pen ou Mélenchon portent avec eux le potentiel de destruction de

tout ce que nous bâtissons si péniblement.

Un gamin exalté de 18 ans plein de ces idées frelatées en est mort hier.

 

* autocollant qu'on voit partout.

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 07:52

De même que nous sommes littéralement "bombardés" de messages publicitaires

à longueur d'heures, de jours, de mois et d'années, de vie quoi, nous ne pouvons

nous soustraire non plus à l'ambiance musicale qui nous est imposée en continu.


Peu de lieux échappent à cette obligation qui nous est faite d'entendre sans écouter

des chansons ou musiques que nous ne choisirions pas si l'option nous était

librement proposée.
Au joli marché de Saint Cyprien, dès 8 heures du matin c'est la tonitruante bêtise de

"Radio-nostalgie" et ses insupportables chansons multidiffusées qui est envoyée

aux commerçants comme à leurs clients.
Du Sardou, du Dalida et autres franchouillardises comme s'il en pleuvait et ce, quelle

que soit votre humeur ou votre état d'esprit.
...Tout le monde n'a pourtant pas envie d'entendre les Bee Gees en achetant ses

fruits!

A noter qu'il existe une sorte d'internationale de la médiocrité qui fait que des Billy

Joël, des Rihana et autres Beyonce plaisent aussi aux "programmateurs" de

ces robinets à variétés calibrées FM. Toujours les mêmes titres, là aussi.

 

Je l'ai déjà fait remarquer mais je le refais... ces radios ne connaissent qu'un ou

deux titres par artiste. On a donc droit aux perpétuelles mêmes rengaines tellement

entendues qu'au lieu de nous distraire elles nous agacent.
On entend le début de la chanson au marché, le couplet chez le boulanger et la fin

chez le libraire ou dans le taxi.

Pour faire une prise de sang je suis allé au laboratoire récemment et une radio

mal réglée et crachotante diffusait du Florent Pagny à faire coaguler le sang le

mieux disposé.

Quand par hasard on est surpris par la diffusion de "C'est extra" de Léo Ferré ou

de "l'aigle noir" de Barbara (là aussi ce sont ces titres et uniquement ceux-ci) on

se demande un peu génés ce qu'ils viennent faire là.

Je pense pourtant qu'aller vers la musique doit être un acte volontaire et qu'il faut

avoir la tête à ça pour en écouter.

Il faut néanmoins constater que personne ne m'a demandé et ne me demandera

mon avis.
Je continuerais donc à acheter mes fraises gariguette au son de "Hotel California"

que ça me plaise ou non. 

 

* terme anglais pour définir la musique sans âme que diffusent les aéroports et les

ascenseurs.

PS: à propos de musique légère le disque de Lou Doillon "Places" produit par

Etienne Daho a connu une vogue importante l'année dernière. S'il ne méritait pas

toutes les éloges qu'on lui a faites il est agréable et la plus jeune fille de Jane

Birkin chante infiniment mieux que sa mère, sa demie-soeur, son demi-frère,

sa belle mère etc.... On peut même dire sans risque de se tromper que Lou Doillon

est de la constellation Gainsbourienne la plus évidemment douée.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:42

Dans ma rue et dans son prolongement il y a deux supermarchés dits "de proximité". L'un

s'adresse à la clientèle "bobo" et (relativement) aisée et possède l'enseigne "Carrefour

Market" tandis que l'autre attire une clientèle beaucoup plus modeste et en difficulté

financière. Cette seconde s'appelle Intermarché-Ecomarché.
Je vais tantôt chez l'un tantôt chez l'autre, mon critère étant principalement le nombre de

vieux attendant à la caisse et l'importance de leur panier.
C'est un fait; je déteste attendre et je ne supporte pas les queues dans les magasins.

 

Il y a des différences sensibles entre les deux magasins: le Carrefour est propret, ses

couleurs sont recherchées, les produits qu'il vend sont de bonne qualité et à des prix

relativement élevés, ses jours et horaires d'ouverture font le grand écart et les jeunes

qui y travaillent sont sympathiques et accueillants. Intermarché est bien plus "cheap":

allées étroites, clientèle chichiteuse, produits de sous-marques, éclairages et accueil

agressifs et choix limité.

Pour les produits de première nécessité c'est lui qui me semble le mieux adapté.
Par contre les prix y sont serrés et les produits de qualité ou de marques sont moins

chers qu'ailleurs.

Les SDF ne s'y trompent pas qui vont se fournir en pack de bières chez Inter plutôt qu'à

"Carrouf".

L'autre jour, trompé par la belle couleur orangée du produit et son emballage en tous

points ressemblant j'ai acheté de la truite fumée en lieu et place de saumon.

Je l'ai mis dans le réfrigérateur sans regarder  et c'est seulement une demie-heure

après l'achat que j'ai constaté mon erreur. Or je n'aime pas, mais alors vraiment pas

la truite, fumée ou pas.

J'avais encore le ticket d'Intermarché et je suis retourné au magasin. Là on m'a dit

que 35 minutes s'étaient écoulées depuis l'achat, qu'il y avait peut-être rupture de

la chaîne du froid et donc qu'on ne reprenait pas cette vilaine truite.
J'ai insisté, (sans m'énerver, j'étais en tort!) et ai obtenu de voir le directeur du

magasin.

(surprise! je l'avais toujours pris pour un manutentionnaire tant il passe sa vie

dans le magasin à soulever de lourdes charges!)

Celui-ci est allé contrôler la température de la truite (!) et a donné son accord pour

un échange standard.(j'ai payé le supplément de prix, prix qui aurait dû m'alerter)

J'étais surpris et content du professionnalisme de ce magasin qui contraste avec

le je m'en foutisme criminel de certains industriels de l'agro-alimentaire (pas

seulement Findus, Picard et Spanghero....). Parfois, que certains fassent leur

travail avec réflexion et sérieux nous suprend, preuve qu'on y est peu habitué.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 07:02

Je ne comprendrais jamais pourquoi les organisateurs de concerts se sentent obligés

de panacher des musiques qui ne vont pas ensemble.
En l'occurence, hier soir, je suis allé dans le cadre absolument splendide de St Pierre

des Cuisines écouter un concert de musique de chambre.
Je n'étais pas pris en traitre et savais que la musique de Mozart voisinerait avec celle de

Frank Bridge, d'Arnold Bax, de John Dowland et de Benjamin Britten.

Mais enfin me disais je, Mozart sera mieux traité que ses corelégionnaires moins célèbres.

Que nenni!

Deux violons, un alto, une harpe, un haubois/cor anglais et un violoncelle soit six artistes

musiciens au programme. Tous magnifiques et simples, avec une prime à la harpiste
Gaëlle Touvenin.

Le présentateur employa les termes "ardu" et qualifia d'âpre la musique de Britten.

Il maniait la litote. Ce n'était pas ardu mais pénible, pas âpre mais grinçant, crispant,

agaçant, soûlant, interminable et épuisant.
Pourquoi diable la musique du XXème siècle est-elle si agressivement disharmonieuse?

Naturellement je reconnais mon inculture absolue en ce domaine mais je sais reconnaître

une musique pour ce qu'elle est. Un certain passage du "Phantasy Quartett op.2" était

tout simplement insupportable: une harpe et un violon se répondaient en sons plus

crispants pour les nerfs les uns que les autres.

 

Evidemment le public "so chic" applaudit à tout rompre les pièces les plus impénétrables.

Les gens se croient intelligents lorsqu'ils feignent d'aimer des musiques qui déplaisent

à l'oreille la plus complaisante.

Aimer Mozart est tellement banal... Britten! voilà un compositeur.
Ce que j'en ai entendu hier ("Lachrymae") ne me donne pas envie d'en savoir plus. Et je

resterais stupidement attaché à Haendel, Haydn et d'autres musiciens qui composèrent

des musiques qui me parlent.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 09:25

Depuis toujours je voue un culte au livre célébrissime de Daniel Defoe "Robinson Crusoé". Je l'ai découvert petit garçon et j'en ai lu à peu près tous les avatars, de "Vendredi ou les limbes du Pacifique" de Michel Tournier au curieux (mais amusant) "la vie sexuelle de Robinson Crusoé" de Michel Gall.

Comme la plupart des bons livres de l'enfance (je pense au "Mathias Sandorf" de jules Verne, au "Comte de Monte Cristo" d'Alexandre Dumas, à "Rocambole" de Ponson du Terrail, aux "Arsène Lupin" de Maurice Leblanc et à tant d'autres, la trace laissée dans la mémoire est indélébile et nous gardons une tendresse pour eux.

Le temps enjolive même l'affaire qui fait de ces bouquins lus quand on était enfant des œuvres si intouchables qu'on ne supporte qu'avec peine de les voir portées à l'écran ou découvertes par d'autres générations.

 

Bien que des acteurs connus aient pris les traits d'Ulysse de l'Odyssée, de Robinson ou des marins de "L'île aux trésors" l'idée qu'on se faisait d'eux est restée gravée en nous et nous ne faisons que tolérer un Pierce Brosnan-Crusoé, par exemple.

 

Tout récemment j'ai lu un livre absolument prenant et qui racontait la vie du corsaire Écossais, ALexander Selkirk qui vécut isolé pendant plus de quatre années sur une île déserte Chilienne.

Celui qui inspira Daniel Defoe n'était pas aussi romanesque que le célèbre héros :  à la suite d'une mésentente avec son capitaine il demanda lui-même à être débarqué sur l'île de Mas a Tierra sans imaginer qu'il serait contraint d'y vivre si longtemps dans la plus complète des solitudes.
Il fut retrouvé et reprit rapidement sa place sur des bateaux et dans la société, ne racontant que l'essentiel de son aventure.

 

C'est là qu'intervient le génie du romancier qui à partir d'un fait réel extrapole et invente des situations plausibles et passionnantes qui transforment l'équipée en aventure humaine.

Le livre de Ricardo Ustarroz ("La véritable histoire de Robinson Crusoé", éditions Arthaud) raconte par le menu les conditions de vie des corsaires, de l'île en question, de l'inspirateur de l'écrivain, des autres naufragés de l'île et des marins qui les accompagnaient.

Il montre aussi -ce qui m'avait parfaitement échappé enfant, et pour cause...) que,  le livre de Daniel Defoe est un ouvrage qui contient une morale qui peut se résumer à:

"Fais confiance à Dieu, remets toi entre ses mains et laisse toi guider". Il oppose la force de caractère du vrai Robinson à celui de l'illustre roman qui subit les évènements et les organise toujours en fonction de la morale chrétienne de l'époque. (cf ses rapports avec Vendredi)

Comme le "Pinocchio" de Collodi qui, si on y réfléchit, doit brider son intelligence, sa vivacité, son envie de justice et de découverte du monde sous peine d'être transformé en marionnette, la morale de Robinson Crusoé est bien qu'il faut s'en remettre à la Sainte Providence pour s'en sortir et être un homme digne d'admiration...

Disney et son abominable Pinocchio moralisateur (mais aussi l'ensemble de son cinéma édifiant) a bien compris qu'un conte pour enfants pouvait receler une part d'idéologie.
Il faudra attendre le magnifique et subversif "Les aventures de Pinocchio" de Luigi Comencini (1972) pour voir toute la vitalité et la force possible du conte. Le Pinocchio de Comencini est en effet un enfant turbulent et vif qui ne supporte pas qu'on le bride.
La bonne fée est une raseuse pontifiante comme la plupart des adultes du film...

Pour Robinson l'envisager comme un raseur pleurnichard se fait lorsqu'on passe de l'adolescence à l'âge adulte. Mais les premières impressions resteront heureusement.

 

 

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