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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 07:01

On ne devrait jamais lire de biographies.
On ne devrait jamais lire des autobiographies.

Et pourtant on aime prolonger le tête à tête qu'on souhaiterait personnel avec un auteur, un acteur, un artiste, un savant, un musicien, un architecte, un scientifique, un peintre,

un homme ou une femme remarquable.Ou juste quelqu'un qui ose se raconter. 

Récemment j'ai lu une biographie de Léo Ferré dont l'oeuvre est trop grande pour moi, que je ne sais par quel bout l'aborder et dont je sais qu'elle recèle des trésors.

L'auteur, un ami intermittent du chanteur, essaie de rester fidèle à son ami défunt mais en trace un portrait assez négatif.  Ferré aurait été un homme faible, coléreux, de mauvaise foi, égocentrique et manipulateur...

Pas vraiment l'idée que je me faisais de cet homme qui a si bien su mettre en musique Apollinaire, Rimbaud (surtout Rimbaud), Verlaine, Aragon et d'autres.

Je n'ai pas lu le livre de la fille de Madeleine, la femme qu'il a aimé/détestée puis aimé détester. Les égouts familiaux ne m'intéressent pas.

Lorsque l'on est devant une biographie il n'y a pas cinquante possibilités: elle commence à l'enfance (et les souvenirs sont ce que la personne étudiée en a dit) et s'achève par la mort (et la personne étudiée n'en a forcément pas dit grand chose).
Entre les deux évènements la subjectivité, l'interprétation, l'idée que se fait l'auteur de son sujet, les légendes et l'air du temps composent un ensemble qui, s'il peut être plaisant, n'en est pas moins qu'un exercice littéraire convenu.

La fameuse "vérité" d'un homme (ou d'une femme) est, par essence, indicible et s'il est envisageable de s'en approcher nul ne peut prétendre l'avoir découverte dans sa globalité.

Découvre t'-on des clés pour comprendre une personnalité quand on sait qu'elle avait des insomnies, des maîtresses, des obsessions, des peurs ou des "tics"?

j'en doute un peu.

 

Si, autrefois, j'étais friand de ce genre d'ouvrages, je considère aujourd'hui qu'on en apprend infiniment plus sur quelqu'un en le lisant lui, dans son oeuvre, les livres connus comme les autres. En y réfléchissant même, je pense qu'il n'est pas nécessaire de connaître la vie d'un auteur pour aimer une oeuvre et même que celle-ci peut la desservir.

En réalité Mauriac, Picasso, Kubrick, Arendt, Barbara, Einstein, Nemirowski ou Brel sont plus intéressants par leurs oeuvres ou découvertes que par leur vie d'hommes et de femmes.

 

 

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 07:49

Je me fais du mal à m'escagasser tout seul sur l'imposture et la nullité des fameuses "icônes"

de notre temps.
Songez qu'une Madonna est une star mondiale alors qu'il ne s'agit que d'une Sheila qui chante

en anglais et que Bernard-Henri Levy ou Jacques Attali sont considérés comme des penseurs.

 

Une de ces gloires usurpées est la fille du metteur en scène américain, deux fois palmé, F.F

Coppola. Elle répond au prénom de Sofia et, hormis "Lost in translation" qui cassait une demie

patte à un canard et qui a remporté un succès d'estime totalement irréaliste pour un petit film

sympathoche mais largement surestimé, elle a réalisé des daubes creuses qu'un Lelouch chez

nous n'aurait pas renié.
Des films secs, dans "l'air du temps", relevant plus de l'esthétique clip et pub que du septième

art et dont les tics et les tocs crevaient l'écran.
A cet égard son "Marie-Antoinette" est un condensé du film tape-à-l'oeil, plus creux que la pensée

de Patrick Bruel et plus vulgaire qu'un vêtement griffé Jean-Paul Gaultier.
Ca a marché...
La donzelle, n'a eu qu'a naître fille de pour récupérer l'aura des oeuvres de son père (elles

mêmes souvent moins réussies que leur réputation le laisse penser) pour bénéficier des bonnes

critiques, des copinages sans frontières et des financementys internationaux qui lui permettent de

sortir une bouse bisanuelle, acclamée vent debout par une critique acquise.

 

Le sujet de son dernier opus, d'après ce que j'en ai entendu, est du niveau du caniveau où la

dame aime à humer l'air du temps: des jeunes désoeuvrés cambriolent les demeures de "stars"

(Paris Hilton!!!!!!!!!!!!!!!!!!!) pour s'approprier leurs bijoux, leurs vêtements griffés et une parcelle de

leur gloire.

 

Inutile de dire que la critique était hystérique d'admiration, pour le sujet, la réalisatrice et le

traitement du...scénario.

On peut difficilement faire plus médiocre et plus vain. Vous pariez? n'allez pas trop vite! Sofia C

pense déjà à son prochain film.

 

 

PS: je regrette d'avoir été sévère avec le cinéma de et avec Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui.

Je ne retire pas une virgule ou un point à mon post mais comment dire... ils essaient d'être

humains, gentils, positifs... C'est agaçant mais ça a du mérite.

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:15

Je m'aperçois que, malgré les vicissitudes de la vie il y a quelques livres que j'ai

réussi à conserver parce que je les relis régulièrement.
Aucun point commun entre eux hormis le fait que je les connais par coeur et que

je me surprends à m'en croire parfois l'auteur.


Il y a, dans les premiers, le "Audiard par Audiard" paru chez Réné Château. J'avais

donné mon exemplaire à mon père aux soins paliatifs. Je l'ai racheté depuis.

 

Le "George Harrison" que m'avait offert mon frère en 2002, écrit par un idiot appelé

Volcouve et paru chez Hors Collection est un de ces livres. Je connais les sources,

j'ai lu ailleurs les anecdotes,  je connais la bibliographie....

Je suis furieux de ne pas l'avoir écrit. En mille fois mieux.

NB: il a dû en vendre 13 en France... ça relativise.

 

"La Chambre Noire de Longwood" de Jean-Paul Kauffmann (la table ronde) est

un livre pudique mais émouvant, très ressenti mais pas donneur de leçons.

Une rareté.

 

"L'impossible victoire" de Ghislaine Ottenheimer sur la victoire présidentielle de

Chirac contre Balladur et Jospin en 1995 en fait partie. C'est Shakespearien et

je déteste Balladur qui est odieux dans ce livre.

 

J'offre régulièrement (et donc je me rachète) "la mémoire du fleuve" de Christian

Dedet, paru chez Phebus Libretto.Un livre "d'aventures" prodigieux qui fait aimer

l'Afrique. Et tout à coup la vie peut être une aventure...
Je l'ai fait lire à deux lecteurs très difficiles: ils ont aimé tous les deux. Une référence.

 

Je lis, relis et re-relis George Orwell, ses romans comme ses études et, parmi elles

"A ma Guise" paru chez Banc d'Essai Agone. j'adore.Je me crois intelligent lorsque

je lis les pensées d'un être aussi brillant. Sa réflexion sur un condamné à mort

birman et sa description de ses derniers instants m'habite.

 

Je lis très régulièrement "la dimension cachée" de Edward T.Hall (Points Essais).

 

Toujours à portée de mains: "Haydn et Mozart" de Marc Vignal paru chez Fayard.
Même chose, dans un autre genre, pour le "Dictionnaire amoureux du rock écrit par

Antoine de Caunes. Il est drôle, spirituel, léger et je partage pratiquement tous ses

goûts. il dit en mieux ce que je ressens (sur Bruce Springsteen par exemple) et

est d'une partialité que je n'ose pas.

 

Et enfin deux "monuments" qui me font toujours rire et me mettent de bonne humeur:

- Le journalisme sans peine de Burnier et Rambaud (Plon) une merveille!

 

- Encyclopédie du cinéma ringard (les films de bazar et d'essais) paru chez Grancher

  et écrite par François Kahn. Discutable, partiale, parfois stupide, de mauvaise foi,

  méchante, agressive, hilarante.... le livre que je relis au moins 1 fois par an.

 

Vous vous moquez de connaître mes "livres de chevet" (ceux que je ressors

périodiquement)? je peux comprendre!

mais on est lundi de pentecôte, le ciel est changeant et... j'ai pas d'article pour

demain matin!

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 10:45

Il est stupide et contre-productif de perpétuellement se ranger derrière un prétendu âge d'or

où les choses auraient été meilleures qu'aujourd'hui.
Pas plus sous les "Trente Glorieuses" que sous le Directoire ou la Régence les choses ont

été parfaites.
Je m'exaspère d'entendre des réflexions regrettant une période idéalisée pendant laquelle

les moeurs auraient été parfaites, les politiques uniquement préoccupés du bien public, les

instituteurs consciencieux, les médecines abordables et la nature rayonnante.

Naturellement cette période n'a jamais existé et est le fruit d'une réécriture inconsciente qui

efface les aspérités et transforme tout en "un long fleuve tranquille".

Cependant, cependant...

Il est vrai que l'individualisme forcené de notre époque est responsable de comportements

hallucinants qui finissent par... faire regretter une époque où ils n'existaient pas ou alors

pendant laquelle on n'y faisait pas attention.

J'ai visité une étonnante chapelle hier, très richement décorée et digne d'un décor de théâtre.
L'homme qui y consacrait du temps et de l'argent m'a dit que les chaises transformables en

prie-Dieu étaient régulièrement volées (d'où les bancs...) et qu'on les retrouvait souvent chez

des antiquaires peu scrupuleux...

 

Autre exemple ce week end. Dans un petit bois absolument paradisiaque il a été aménagé

un espace pique-nique pour les promeneurs...
Papiers, cartons, gobelets et canettes, griffés d'une marque mondiale de fast-food  sont jetés

partout et concourent à vous faire mépriser vos contemporains.

 

Dernier exemple entendu ce week end: une très jeune fille de 13 ans a envoyé un SMS

maladroit à une de ses camarades de classe. (toute la classe possède un téléphone).
Résultat: elle est ostracisée par le reste de sa classe, sans procès mais avec condamnation.

Evidemment elle ne comprend pas la démesure de la punition et les parents rament pour

essayer de rattraper la situation.
Un téléphone mobile à 13 ans... c'est indispensable?

 

A force d'entendre des exemples de cet ordre on finirait par penser que l'époque génère des

névroses et des comportements associaux plus que d'autres. C'est évidemment faux mais

les effets en sont parfois plus douloureux. Tout simplement.

 

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 07:24

D'abord je revendique le droit d'aller voir des films ou des documents confidentiels qui

disent ce qu'on cache ou ce qu'ont tait d'ordinaire.
Ensuite, sans être un intégriste de la cause animale j'ai une sensibilité pour les animaux

qui s'accroît avec l'âge.
Je ne suis pas végétarien ni adepte des nourritures bio pas plus que je ne souhaite le

devenir.
Comme tout le monde j'ai envie de manger équilibré et que l'industrie alimentaire soit

le plus "digne" possible.
Comme tout le monde encore je sens depuis des années que cette industrie, uniquement

préoccupée de rendements financiers fait tout et n'importe quoi pour écouler de la "bouffe"

dont personne, s'il en connaissait les secrets de fabrication, ne souhaiterait se nourrir.

 

Ce long préambule pour dire que je suis allé voir le film "Entrée du personnel" de Manuela

Frésil et qui s'intéresse à un abattoir normand.
Ce n'est pas, comme le film de Georges Franju "Le sang des bêtes" (qui m'a marqué à

vie) un document sur les animaux qu'on tue pour les manger mais un documentaire sur les

usines de transformation de matière vivante en nourriture aseptisée, vue par les personnels.

 

Si l'on voit quelques animaux vivants arriver on ne voit nulle part le moment où ils sont tués.
Il semble que la direction des abattoirs ait eu un droit de regard et l'ait empêché.
De toutes façons ce n'est pas le sujet du film.
Le sujet ce sont les hommes et les femmes qui travaillent dans ces usines de mort. Ce sont

ces pauvres gens qui font les mêmes gestes sans arrêt et qui le font à des cadences folles.

Ce sont ces gens cassés, brisés, fourbus, vieux avant l'âge, détruits psychiquement et

physiquement qui, pour nous, transforment des poulets, des vaches ou des cochons en

produits présentables dans des barquettes neutres au supermarché.

 

Ces chaînes ultra-rapides et humainement robotisées où l'on nous prépare notre pitance

d'ilotes.

 

Curieusement ces carcasses éventrées, ces monceaux de poulets éviscérés ne dégoutent

pas vraiment:elles et ils ne rappellent en rien l'animal vivant qu'ils ont été.
Ce qui choque c'est plus la rapidité des gestes des ouvrier(e)s, leur inhumanité, leur

stupidité même. Ces pattes qu'on ficelle, ces couteaux qui désossent.... tout ceci est

à la fois pathétique et absurde.

 

Les vies de ces gens sont effroyables et on se surprend à se dire que les discours

politiques sont des cache-misère tant ils ignorent des réalités comme ce qu'est le

travail parfois. Ces vies-là, dans leur nudité et leur insigne médiocrité laissent entrevoir

la manipulation qu'on pourrait faire.

 

Du coup on deviendrait presque tolérant pour les dérivatifs imbéciles qu'on fabrique

pour canaliser ces personnes (loto, télévision, football, Cannes etc.)

 

Le cauchemar récurrent des personnes interrogées (être poursuivi par un animal

vivant, que ce soit les hommes qui soient tués et découpés) reflètent la douleur morale

infligée à tant de gens dans le monde.

...Ceux qui travaillent dans les usines à viande.

 

 

 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 08:11

Mon ami Lambert, une encyclopédie musicale sur pattes, m'a fait découvrir, il y a plus de dix ans, le groupe de "trip-hop" Morcheeba.
Une fille deux hommes, un combo dément dont chaque disque recelait des perles et quelques couacs.
Ce qui frappait dans les disques de ce groupe, outre la batterie, c'était la voix sublime de la chanteuse.
Une voix à la fois sensuelle et délicate, recherchée et spontanée, douce et ferme, une merveille de voix.

Bon an mal an Morcheeba publiait de bons albums puis s'est étiolé, victime d'une perte de branchitude (Pascale Clark sur France Inter ne les a plus aimés lorsqu'ils ont commencé à vendre des disques par exemple) et, il faut le reconnaître, d'inspiration.


Skye Edwards, c'est le nom de la chanteuse en question, est partie sous d'autres cieux voir si elle y était tandis que les deux survivants embauchaient d'autres chanteuses pour la remplacer. Bien que talentueuses, aucune ne pouvait faire oublier Skye, la seule et la meilleure chanteuse pour ce type de musique et ce groupe.

Elle est revenue, le temps d'un album convenable ("Blood Like Lemonade") mais qui n'a pas connu le succès.

Puis elle s'est consacrée à sa carrière "solo". Un premier CD "Mind How You Go" très réussi, avec des merveilles comme "Solitary" et "Jamaïca Days", un deuxième meilleur encore (je vous recommande "I believe", "Boo Hoo", "Monsters demons" et le très beau "Exhale") montraient que Sky Edwards n'avait pas besoin de faire partie d'un groupe pour faire de grandes choses...

 

Son troisième album solo "Back to now", sorti fin 2012, tempère ma fougue car il est très moyen. Trop "variétés", trop "middle of the road". La voix est toujours là mais la musique et les compositions ne sont pas d'un niveau atteint autrefois par la belle Miss Edwards.

 

C'est l'éternelle histoire des groupes de rock dont la qualité collective vaut souvent plus que les individualités qui les composent.

 

Mais j'attends le 4ème album solo. On verra bien si elle s'est reprise. Skye-001.JPG

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:38

Il y a une vingtaine d'années au moins il était à la fois louable et possible de faire de la

langue Française ce qu'elle avait été au XVIIIème siècle: une langue internationale.
Pas "la" langue internationale mais une langue importante et universelle.
Aujourd'hui il s'agit d'un combat d'arrière-garde un peu ridicule.


Notez en passant que nous sommes spécialisés en france dans les combats d'arrière

garde un peu ridicules. Ce n'est pas Frigide B*** qui me démentira.

 

Mais revenons à la langue Française.

Pendant des années, Gainsbourg, Ferré et tant d'autres ont mis en avant la langue

Anglaise.Cette langue faisait moderne, dans le vent quand la nôtre passait pour

ringarde et dépassée.
On se plaignait de sa difficulté, de ses pièges et de sa non-musicalité.

 

Dans le monde cette langue anglaise parlée par la première puissance économique

et par les Britanniques s'est imposée comme celle des échanges diplomatiques,

comme celle de la culture et, plus généralement, comme celle des échanges

mondiaux (art, cinéma, rock...).
Tout ce qui compte s'exprime en anglais.

 

Voilà pourquoi le micro-débat sur les cours des universités Françaises donnés en

anglais est à la fois dérisoire et inutile.
Bien sur que ces cours doivent être donnés en anglais. Tout ce qui nous rend plus

compétitifs doit être fait et ça passe par un apprentissage accru des langues.
En particulier des langues qui sont comprises lorsqu'on se déplace et qu'on

s'aperçoit que les 65 millions d'hexagonaux sont une infime partie des êtres

humains qui peuplent cette planète.

 

On peut regretter que notre langue soit maintenant parlée par une minorité de

personnes et que cette minorité se réduit comme peau de chagrin avec les années.

Il nous incomberait de la protéger, d'en faire connaitre la beauté et les subtilités si

nous n'avions pas déjà renoncé, ce qui se voit à peu près partout tous les jours.

La langue Française s'appauvrit de sa vulgarisation, de sa simplification et, en

général des coups qui lui sont portés jour après jour.

Voilà pourquoi, selon moi, l'Anglais sera la langue universelle, l'Esperanto ultime.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 10:05

Alors voilà. Le parc des expositions proposait un forum des emplois de Midi-Pyrénées,

sans doute sponsorisé par le torchon local "la dépêche du Midi" qui est à la presse de

qualité ce que Mc Donalds ou Quick sont à l'art culinaire.

Du fait des travaux de prolongement du tramway le Pont St Michel est une sorte de

condensé de ce qui ne va pas à Toulouse: bruit, saleté, circulation diabolique, folie

furieuse des autos, camions, bus articulés, piétons, engins de chantier et véhicules

prioritaires circulant toutes sirènes hurlantes.

Il faut l'emprunter, quand on vient du "Fer à Cheval" pour accéder à l'île du Ramier sur

laquelle se trouve l'encore Parc des Expositions. Vous sortez de l'exercice comme si

vous étiez passé par l'essoreuse.
Jeunes ou vieux, filles ou garçons: ils sont tous, malgré la pluie et la boue, habillés

comme s'ils allaient au silver-Jubilee de la Reine.
Tous et toutes marchent vite comme si les "milliers" d'emplois proposés par "200

entreprises" allaient leur passer sous le nez.

Parlons-en des "entreprises"... L'armée, de l'air de terre,la marine nationale,  la légion

étrangère... voilà effectivement des sociétés originales.
Des agences d'intérim forment ensuite le gros du bataillon avec les sociétés de

formation. Plus de 50%.

Viennent ensuite les "blockbusters" toulousains liés, de près ou de loin, à l'aviation,

l'aéronautique, les fusées, tout ce qui fait vroom vroom et qui décolle en vibrant vers

les cieux Africains, comme le chantait Gainsbourg. La file d'attente d'étudiant(e)s

propret(te)s est longue devant la fille revêche qui ramasse les CV.

On y croit, on y croit!

Ah, un stand coloré qui propose des corbeilles de bonbons et des stylos brillants.
Communication? publicité? ah! non.... école de formation des pompes funèbres.
Devenez maître de cérémonie en 140H.

C'est payant mais l'emploi est assuré.
Mouais.

La foule visiteuse grossit, un flot de jeunes demandeurs et demandeuses d'emploi

entre dans le hall, d'un pas ferme et décidé.
Ils n'ont pas un regard pour le stand "Pôle Emploi" ni pour celui du ramassage des

ordures ménagères. On se demande pourquoi.
HSBC, la banque anglaise qui dépense des fortunes colossales en publicité n'a pas

de stand: j'ai lu hier dans le "Monde" qu'elle allait supprimer 30000 postes tout en

affichant des profits en hausse de 34%.

 

 

Des étudiants hyper-diplômés à qui on propose des jobs low-cost en CDD et des

entreprises qui continuent à ne penser qu'aux actionnaires.

 

Et on me dit que ce monde est sérieux?

 

 

 

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:58

Avant-hier après midi le soleil est enfin revenu à Toulouse et j'en ai profité pour longer la digue

Wagner jusqu'à Blagnac.
Je me suis senti oignon qui enlevait un blouson, un pull, et pire encore au fur et à mesure que la

chaleur s'installait.
Avant-hier nous étions lundi et, si j'avais une bonne raison de ne pas travailler, d'autres semblaient

avoir la même.
Cyclistes, collectif de mémés (je n'ai pas réussi à savoir si elles aimaient la castagne), pêcheurs,

joggeurs, jeunes mamans avec poussettes etc.  tous avaient eu la même idée que moi.


Un constat d'abord: les sportifs me donnent l'impression de tout faire pour être laids et ridicules.
Couleurs hideuses, vêtements informes, casques grotesques... c'est à qui sera le plus vilain.

A cet exercice les cyclistes remportent la palme haut le mollet rasé!

 

Pierre, récemment, m'a convaincu de l'utilité de cet accessoire mais je n'arrive pas à me

résoudre à le porter. Il l'a fait, et je l'en félicite encore, sans me citer l'idiot international alias

Jean-Edern Hallier ni la chanteuse Nico, ex égérie de la Factorerie et du Velvet Underground.

 

j'ai croisé un hurluberlu qui, de loin, semblait manier un sceptre ou un encensoir. Lorsqu'il est

arrivé à ma hauteur, rougeaud et soufflant, il s'est avéré que ce stick n'était autre qu'un bras

artificiel lui permettant de se filmer(?) de se photographier(?) pendant l'effort.
Ridicule est encore faible pour décrire le bonhomme.
J'ai aussi été croisé ou dépassé par des joggeurs en sueur (c'est d'ailleurs ce que je devine en

premier) qui avec une grâce pachydermique frappent le sol de leurs godasses conçues pour ça.
des couleurs et des formes à faire frémir l'homme de goût, naturellement.

 

Il faudra un jour m'expliquer pourquoi les vêtements de sport, de TOUS les sports sont aussi

moches. Autrefois un golfeur était une personne au look raffiné.... casquette de campeur,

couleurs fluo font désormais son ordinaire.

Quand vous courez sous le soleil de Midi-Pyrénées avez vous vraiment besoin d'un gilet aux

bandes réfléchissantes jaune canari ou orange? d'un pantalon moulant qui laisse apparaître

tout ce qu'on cache d'ordinaire (à savoir gros fessier et cuisses éléphantesques)?

 

Dans ces exercices sportifs il y a des priorités successives qu'il me semble avoir intégrées:

 

- la poussette est TOUJOURS prioritaire.

- le joggeur n'aime pas ralentir.

- le cycliste aime encore moins que le joggeur ralentir.
- une sonnette de vélo est faite pour avertir le piéton de disparaître séance tenante

- Les chiens ont le droit de faire partout, et surtout sur les promenades piétonnes

- sous les ponts il faut se boucher le nez.

 

à part ça... belle promenade!

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 06:57

Mais qui lit encore les éditoriaux de Franz Olivier Giesbert? qui écoute les avis

de Philippe Tesson? qui trouve une particule d'intérêt aux abjectes pensées de

Christophe Barbier?

Poser la question c'est y répondre: personne évidemment!

Ces sexagénaires rassis* laissent leur bile polluer des magazines autrefois

respectables et desservent la cause qu'ils prétendent servir.

Je me demande toujours pourquoi ils sont invités des plateaux de télévision et

des studios de radio alors qu'ils ratiocinent à longueur de temps en répétant

les mêmes fadaises éculées depuis leur première pollution nocturne ou presque.

 

Ce Franz-Olivier Giesbert est à lui seul un cas. Il manie la brosse à reluire dans

tous les camps tout en protestant de sa bonne foi et de sa prétendue "liberté".
Travaillant (entre autre) au "Point", magazine de plus en plus à droite et ne

connaissant que le libéralisme comme évangile, l'éditorialiste a flatté avec la

même intensité tous les présidents depuis Mitterrand jusqu'à Sarkozy inclus.

Il a même écrit des livres qui doivent contenir une demie-idée sur 300 pages,

un record.


Ses petites bios faussement méchantes mais vraiment flagorneuses lui servent

de passeport pour venir faire un tour de cirque sur les médias dans le genre "je suis

un dur, je n'ai pas peur de dire des choses méchantes sur les puissants" alors

qu'en réalité il en créverait d'être fâché avec nos éminences et qu'il doit dîner avec

leurs valets pour en obtenir des passeports et pouvoir se livrer à ses courbettes.

 

Il fallait le voir la semaine dernière, invité du "Grand Journal" de Canal+, jouant les

matamores de salon, les insoumis de cocktails-dinatoires du "Siècle", vieux barbon

poudré et condescendant, mesquin et méprisable.

 

Il fallait l'entendre enterrer Hollande avec dégoût, justifier ses "couvertures" du Point

aussi putassières que racoleuses et, naturellement, empêcher les autres de parler

pour se gargariser de sa pauvre pensée.

 

Un digne invité d'une digne émission diffusée sur une digne chaîne. Vraiment.

 

Voilà un "rédac-chef" que la rédaction du "Point" doit avoir du mal à supporter!

 

 

* Barbier doit être plus jeune. A l'état civil uniquement.

 

 

 

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