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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 07:11

En passant dire bonjour à une amie qui tient la plus belle, la plus grande, la mieux

fournie et la plus attirante boutique de fleurs de Toulouse et du Grand Sud Ouest,

j'ai observé avec amusement que je ne dois pas posséder cette fameuse "bosse du

commerce".
Comme à chaque fois que je viens la voir elle se plaint de n'avoir vu personne avant

mon arrivée (assertion démentie par une page longue comme la tête de Jospin

quand on prononce le nom de Ségolène Royal et qui retrace les ventes du jour) et

je ne suis pas là depuis trente secondes que c'est un défilé de clients qui trépignent

pour laisser des billets de 20 € comme s'il en pleuvait.
Il faut dire qu'elle fait fort. Avec des fleurs sans tiges, des trucs bizarres aux pétales

tristes (mais aussi des sublimes fleurs coupées) elle fait des bouquets splendides et

originaux.

La nature elle-même n'a pas pensé à assortir de telles formes et de telles couleurs.
Elle, si.
D'une simple et bête rose rouge elle vous fait un ensemble qui vous rend heureux

de ne pas l'avoir achetée chez la bouquiniste du boulevard où on n'aurait pas

manqué d'épingler "plaisir d'offrir" sur le vilain transparent enveloppant votre

misérable épineuse.

Et je n'exagère pas.
Cette amie, comme on dit, vendrait du sable aux sahraouis.

Nous nous sommes livrés à un petit jeu (discret dois-je le préciser?) elle et moi.
En voyant entrer dans le magasin les visiteurs nous nous demandions s'ils

allaient acheter ou repartir sans rien.
Résultat: elle a fait un sans faute et moi un strike d'erreurs.
J'ai beau connaître mon La Fontaine  ("gardez-vous de juger les gens sur la mine")

je n'aurais pas vendu une jonquille si le magasin avait été à moi.
Mon amie, elle, pendue au téléphone, le nez dans un évier ou en train de rempoter

un citronnier jetait un oeil vers l'entrant et me disait: "il prendra un bouquet à 35€"

ou "Elle? un pot d'herbe à chats".... Et ça ne ratait pas!

Elle a un truc, j'en conviens, puisqu'elle connaît son marché et ses clients.
Mais quand même....Lorsque j'ai quitté le magasin,  un clémentinier à l'agonie

sur les bras (de temps en temps je fais clinique soins palliatifs aux plantes) un

couple improbable père-fille regardait un jasmin cher et encombrant.
J'ai appelé plus tard pour savoir. Le jasmin avait été acheté.

Sans doute par esprit de jeu (ou est-ce du sadisme?) cette amie me pousse à

ouvrir un commerce moi aussi.

On trouve vraiment de tout dans mon ADN. Mais le gène du commerce de détail

je le cherche encore!

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 07:11

De plus en plus souvent on me demande d'un air dégoûté: "tu es sur Facebook, toi?"

ou sa variante la plus proche: "tu utilises twitter"?". Dans ce second cas la moue de
votre interlocuteur exprime l'ennui.

Il semble que les phénomènes de mode et associés passent de plus en plus vite. Il

y a quelque mois posséder uun "Blackberry" vous mettait dans la catégorie des gens

up to date, tandis qu'aujourd'hui si vous téléphonez avec, vous êtes juste redevable d'un

regard condescendant.
Rouler en fier 4X4 était un signe d'appartenance à la branchitude friquée il n'y a pas si

longtemps. Maintenant on accepte à contrecoeur le "cross-over" mais vous n'obtiendrez

un réel succès que si vous débarquez en cabriolet.

Si vous lisiez Philippe Djian et  -ou- Christine Angot vous démontriez par là même votre

solide modernité.
En mars 2013 seul Beigbeder vous ouvre les portes du monde hype.

Je ne parlerais pas de musique, dans ce domaine les modes sont aussi changeantes

que les circonscriptions où il s'est présenté pour Jack Lang...

Le vocabulaire aussi change. Il faut employer des mots ou locutions dans le coup: on

parle de "it girl", de fille "next door" et de travail 2.0.

Pas obligé de connaître tout mais, si on veut paraître jeune (grosso-modo moins de 40

ans) on a intérêt à ne pas commettre de faute de goût.
Comme dans le film de Patrice Lecomte "Ridicule", celles-ci ne pardonnent pas.
Le pantalon, la montre, la chemise tout est marqueur et vous désigne à l'assemblée

comme fréquentable ou pas.

Pour les hommes la barbe de 3 jours et le favori sculpté sont normés et infaillibles.

Dans 6 mois les arborer sera du dernier plouc.

 

Cette civilisation du paraître ne débarque pas du jour au lendemain et a toujours existé.

La seule différence notable est qu'elle est entièrement aux mains de publicitaires qui

"font" (et défont) les modes en fonction d'intérêts uniquement financiers.

Votre téléphone, votre montre, votre chemise à la coupe ceintrée et tout le reste, voiture

comprise seront démodés parce que Bouygues, Tag Heuer, Café-Coton et Volkswagen

en auront décidé ainsi.

Une société qui révère Justin Bieber, Nabila, David Beckham, Luc Besson et tant d'autres

minus habens est mûre pour la dictature du look.

 

Pour ce qui est de Facebook au phénomène de mode jeuniste (donc excluant) vient

s'ajouter une paranoïa pénible "on" nous épie, "on" sait tout sur nous.
Et alors? puisque tout le monde est pareil et suit les mêmes mots d'ordre et d'achats

où est le problème?

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 07:44


La puissance de feu de Canal+ reste terrifiante. Jusqu'ici cette chaîne s'est surtout

illustrée en étant la "chaîne du foot".

Petit à petit elle a colonisé les autres sports et du rugby au basket il faut passer par

la moulinette de la chaîne cryptée pour y avoir accès.
Une sorte de fond de commerce en quelque sorte.
Il faut vivre sur une autre planète pour ne pas être au courant que Canal+ diffuse

désormais le championnat du monde de Formule 1.

Cette soixante quatrième édition est l'apanage de la chaîne des bobos et il est

impossible de l'ignorer tant ce fait a été clamé haut et fort sur la chaîne et ses

dépendances.
Toutes ses dépendances qui sont nombreuses et qui savent ce que "communiquer"

veut dire.
Personnellement je ne connais quasiment rien à ce sport si ce n'est que c'est la

seule chose qui faisait se réveiller (très) tôt mon fils quand il était adolescent.
Ce qu'un tremblement de terre, une petite amie amoureuse ou une demande

pressante de ses parents ne parvenait pas à obtenir les Ferrari de Michael

Schumacher le pouvaient. Une sorte de miracle!

Il faisait partie des passionnés et, sans être confidentiel, ce sport restait prisé de

connaisseurs qui n'en faisaient pas toute une histoire.
La chaîne privée des beaufs de luxe vient de s'accaparer ce sport mécanique et je

peux d'ores et déjà prédire que le barnum médiatique est en marche.
Denisot et les guignols (des nullités gonflées comme des outres) vont en faire des

tonnes et, finalement, dégoûter les vrais amateurs.
Tous comptes faits je suis bien aise d'aimer tout ce que cette chaîne frénétiquement

commerciale rejette.
La surexposition concerne rarement des choses de qualité.
On préfère Timsit à Huppert et Lady Gaga à Juliette, Batman à "la Religieuse" et

feu-Oasis à Beethoven. Question de choix.

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 11:48

J'ai tenu 10 longs mois sans prononcer ni écrire le nom de l'ancien président de la

République.
Tout au plaisir de l'avoir vu quitter l'Elysée j'ai réussi à penser moins souvent à lui et

vu me quitter, petit à petit,  mon exaspération presque irrationnelle. 

Avec le recul et la réflexion me restent les sentiments très forts d'une exécrable

pratique du pouvoir, d'une personnalité névrosée et une mandature gâchée et inutile

pour le pays.

Les scandales, hélas, font partie du paysage et, des diamants de Bokassa de

Giscard au Carrefour du Développement de Mitterrand en passant par les marchés

truqués d'île de France de Chirac aucun pouvoir, de droite comme de gauche n'y a

échappé.

Ceux qui concernent le 6ème président ne sont, tous comptes faits, pas pires que

ceux qui ont éclaboussé ses prédécesseurs. L'honnêteté impose même de les
considérer comme broutilles par rapport aux turpitudes affairistes de ses devanciers.

 

Encore que les millions rétrocédés à l'aigrefin Bernard Tapie, sur ordre du locataire de

l'Elysée, ne passeront jamais. 

On devrait tous retirer de nos impôts la part de ce cadeau inadmissible qui nous revient!

 

Non ce ne sont pas les scandales qui m'ont fait détester l'homme et sa présidence.

C'est la médiocrité de son entourage, la vulgarité de ses spadassins, la bêtise et la

malhonnèteté de ses obligés.
Il nous a fallu supporter tant de prétentieuses médiocrités pendant cinq ans que le

soulagement de voir moins les Lefèbvre, Morano, Guéant, Guaino, Balkany, Ciotti,

Pécresse, Waucquiez, Hortefeux, Estrosi, Dati, Kosiuszko-Morizet et autres woerth

a été gigantesque et apaisant.

 

Parallèlement les dix mois de la présidence Hollande ont été, elles aussi, d'une

belle et franche médiocrité.
L'entourage du nouveau président n'est pas exempt de têtes à claques et son

gouvernement en compte même de belles.
Mais c'est une pratique du pouvoir "normale" dont il s'agit. Hollande ne squatte ni

les médias audiovisuels, ni les journaux ni la blogosphère.
Il n'oblige pas les chaînes de télévision à engager des vieux chevaux de retour

comme l'Ex qui imposait le retour de l'abruti Sabatier, il ne nous oblige pas à

penser à lui jour et nuit, presque 24H sur 24 comme l'ex maire de Neuilly.

 

En deux jours, à l'occasion de la mise en examen de leur chef et idole je viens de

voir les ex soutiers de l'ex-présidence monopoliser toutes les sources de l'info

comme s'ils étaient toujours au pouvoir. Leurs fausses indignations, leur mépris

des institutions, leur sens de la justice à géométrie variable, leurs calculs politiques

et leurs envie de retour m'indignent.

 

Ouf.... ils ne sont plus en état de nuire autrement qu'oralement. .

 

 

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:07

L'insupportable Frédéric Beigbeder a écrit un roman dont j'aime le titre.
Non, il ne s'agit pas de 99F.
Ce titre c'est "l'amour dure 3 ans".
Un beau titre, quoique complètement con.
L'amour dure le temps qu'il peut et pour chaque couple la durée est

différente.
Papa et Maman par exemple.....
Ah! non. C'est un très mauvais exemple.
Je reprends.
Il existe des couples formidables qui durent une vie.
Ne dites pas non: ce couple du Jura, les Fourniret, est là pour vous amener

la contradiction.

L'amour peut donc être un feu de paille et réduit en cendres en quelques

semaines comme il peut durer 3, 4 ou 5 décennies.
Dans "le veuf" Jean-Louis Fournier dépeint sans fioritures un amour mutuel

qui dura quarante ans.

Entre les deux toutes les combinaisons sont possibles: l'amour est à la fois

universel et unique. Presque tout le monde l'a connu, le connaît, le connaîtra.
Mais personne d'en décrira les effets (j'allais dire symptômes) avec les mêmes

expressions.

Quand on est en sa présence on le reconnaît sans tarder.

Quand il est à sa plénitude on redoute d'aborder son déclin

Quand il se retire, sauf si on regarde ailleurs, on le sait sans retard.

Quand, enfin, il laisse place à autre chose (l'affection, la tendresse...) on le

regrette et espère déjà le revivre ailleurs.

C'est pourtant très ambivalent l'amour... Ca vous donne l'illusion temporaire

d'être quelqu'un de formidable et d'indispensable.
Vos défauts sont gommés voire deviennent des qualités.
L'objet aimé (oui!) se pare de toutes les vertus qu'il ou elle est bien incapable

de posséder, ne fût-ce que temporairement.

On va aimer un geste, une intonation, une attitude, un regard et tout ce qui, en

temps ordinaire, nous déplairait, nous ne le verrons pas.

Et, comme le dit la chanson, on est seuls au monde, nous deux et notre amour.

Ce que Juliette Gréco chantait (merci Léo Ferré), à savoir le "dégel des amants"

est la rançon de cette chose si belle qui ne dure qu'un temps.

Comme nous ne sommes que contradictions, malgré la dureté des atterrissages

nous espérons que nos aveuglements dureront et qu'ils ne cesseront que pour

laisser la place à d'autres.

Je vous laisse: l'amour sonne est en train d'escalader la façade pour me rejoindre.

Oui l'amour fait prendre tous les risques.

 

 

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:01

Lorsque les Hongrois, les Polonais et les Bulgares, sans oublier les Allemands de

l'Est ont pu relever la tête et commencer à aller à plus de 20 km de chez eux sans

passeport intérieur j'ai compris que le communisme ("l'avenir du Monde") était enfin

touché sous sa ligne de flottaison.
Le naufrage était inévitable.
La chute du mur de Berlin, la réunification allemande, les révolutions en Tchéquie et 

en Roumanie, pour imparfaites qu'elles aient été, m'ont donné un sentiment exaltant

de vivre l'histoire en mouvemement.

Voir l'Albanie, les Etats Baltes et certaines "républiques populaires" se libérer du joug

communiste donnait une impression jubilatoire.


1989 restera une année pleine de promesses et de plaisir pour ceux qui voulaient voir

ces régimes barbares honnis s'effondrer.
Nous ne pensions pas, avec Francis Fukuyama que c'était la fin de l'histoire mais

assurément la fin du glacis soviétique et celle du marxisme-leninisme.

Pour ma génération les phrases de Lénine ("les capitalistes fabriqueront et nous

vendront la corde avec laquelle nous les pendrons")  et de Nikita Kroutchev ("nous

vous enterrerons") restaient une menace.

Impossible d'accepter un régime qui faisait tirer sur ses propres habitants lorsqu'ils

essayaient de le quitter.
On nous avait tellement dit que l'Allemagne de l'Est était la 7ème puissance du

monde, que l'URSS était un géant économique et que la théorie des dominos

nous était défavorable qu'on finissait, en Europe, par préférer se voir "rouges que

morts".

Le capitalisme, une fois son ennemi mortel terrassé est devenu sans frein et a

continué sur sa lancée.

Au point de devenir aussi inepte et injuste que "la grande lueur de l'aube"

La Chine a réussi ce prodige de garder les structures du communisme (un

parti unique, une nomenklatura autosuffisante, un état policier, la population

maintenue en quasi-servage**, des dégâts monumentaux à la nature (des

barrages fous, une industrie polluante, des villes étouffoir, une polution de

l'air éffrénée, la destruction du passé, le mépris des règles, (coutumes et

oeuvres de l'histoire et  des civilisations et, naturellement, un budget militaire

phénoménal, une surveillance de tous les instants et l'interdiction de la

religion ou de toute pensée subversive...)  et d'adopter le pire du capitalisme

(ça va du travail des enfants à l'argent fou, de la prévarication à l'argent sale,

du capitalisme boursier -réservé aux membres du PC- à une consommation

aussi délirante qu'idiote et inutile.
J'ai même entendu que désormais les vieillards connaissaient nos "maisons

de retraite", un des phares de notre belle civilisation consumériste occidentale.

 

Si on nous avait dit qu'un jour un régime mixte composé des pires aspects du

capitalisme et  de ceux du bon vieux communisme de Papa Staline serait montré

comme une réussite par les économistes on ne l'aurait pas cru.

 

Si cette Chine qui court à marches forcées vers le paradis de la consommation

est ce qu'on lèguera à nos enfants il est incontestable que nous n'avons pas fait

mieux que les générations 14-18, 39-45 et celles de la guerre froide.

 

 

 

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 07:19

Je vais m'attirer la colère de mes (trop rares) lectrices mais une réunion hier matin m'a

remis en mémoire ce que j'avais un peu oublié.
A savoir que les filles et femmes Françaises, à de rares exception près, se croient toutes

sorties de la cuisse de Jupiter.
Elles ont tendance à regarder les hommes comme s'ils étaient tous des DSK de passage au

Sofitel de New York et comme si leur beauté, leur personnalité, leur charme, leur classe ou

leur aura justifiaient que les mâles entrent séance tenante dans un trou de souris.
La génisse la plus insipide aura ainsi des regards courroucés vous suspectant de la

regarder avec de mauvaises intentions alors qu'en votre for intérieur vous pensiez justement

que seul un isolement prolongé sur une île déserte vous pousserait à l'envisager.

Dans la rue, d'affreuses greluches entre trois âges condescendent à vous jeter un regard

méprisant alors que, sincèrement, vous pensez à tout sauf à imaginer quelque chose avec

elle.
Même lui demander l'heure ne vous serait pas venu à l'idée.

 

J'ai toujours été étonné, lorsque je me rends à l'étranger, par la gentillesse et la simplicité

des femmes qui n'arborent pas, en permanence, cet air blasé de nos déesses hexagonales.

Je ne suis pas le misogyne de base et aime au contraire un visage féminin souriant et une

bonne humeur communicative.
Parce que certaines d'entre elles sont effectivement abordées à la hussarde par de grossiers

représentant exotiques du sexe fort elles généralisent et mettent tous les hommes, de 16 à

55 ans (après ils n'existent plus!) dans le même panier et les toisent comme s'il allaient les

basculer séance tenante.
C'est que nos ravissantes se croient d'essence supérieure parmi la population féminine du

globe. On leur a tellement dit que "la Française" était ceci ou celà qu'elles se croient toutes

des Bardot de la grande époque quand elles ne sont que des Marion Game d'aujourd'hui.

Mais je m'égare...

Il faudrait organiser des vols gratuits vers Barcelone ou Bilbao, Madrid ou Valence pour montrer

à ces mal embouchées Françaises que, de l'autre côté des Pyrénées les femmes sont 

souvent plus belles qu'elles et, ce qui ne gâte rien, souriantes et agréables.


Il aura suffit qu'une fromagère à la silhouette agricole prennent des grands airs pour que ma

méchanceté et ma mauvaise foi se donnent libre cours.

Cosi fan tutte...

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:42

Je deviens fou! il y a un an j'ai acheté une imprimante-scanner chez un revendeur de

mon quartier. Il m'a gentiment conseillé et le rapport qualité/prix était compétitif.
Il m'a assuré que l'utilisation de la machine était simple, son entretien réduit et le

changement des cartouches d'encre une formalité.
... Le fait qu'elle puisse se déclencher à distance était un plus sur lequel il avait

senti qu'il n'était pas nécessaire d'insister.
Il a bien fait: je n'ai jamais réussi à le faire fonctionner et des amis ont essayé sans

plus de succès. Par contre ce dispositif en panne fait clignoter en permanence une

jolie lampe orangée.

Grâce à elle j'enrichis GDF, EDF, Henri Proglio, sa famille et ses alliés mais je me

dirige dans le noir chez moi mieux que la chauve souris à laquelle je ressemble

lorsque la technique me résiste. Je parle de la variété appelée "vampires".

 

Le scanner fonctionne à peu près bien si on ne lui demande rien de compliqué.
Dès lors qu'on veut agrandir ou diminuer la taille du document à copier il vaut

mieux passer à autre chose.
L'imprimante est étonnante. On ne peut pas dire qu'elle n'imprime pas mais elle

imprime ce qu'elle veut! toute la page ou seulement une partie, en noir et blanc ou

en couleurs mais qu'elle a choisies, en biais, en long, en large et parfois même

en travers.
J'ai fini par m'y faire et mes copies personnelles sont des oeuvres déroutantes et

bien souvent inutilisables.

Les cartouches d'encre par contre sont un véritable casse-tête. Outre leur prix qui

est à peu de choses près celui du caviar de la Caspienne, ces blocs fuient de toutes

parts et colorent mes mains pour de longues journées pendant lesquelles je donne

l'impression d'êtrre le noeud-noeud de service qui a fait un beau dessin avec des 

feutres.
Mais ces cartouches ne font pas que me salir: elles ne fonctionnent pas!

l'écran de l'imprimante (qui me donne l'heure, le nombre de copies, mon taux d'urée

et la date approximative de la prochaine visite d'huissiers, sans oublier le taux de

remplissage de ses propres cartouches m'indique: "veuillez disposer les

cartouches comme demandé".

Ce que je m'escrime à faire.
Soixante feuilles d'essai plus tard mes copies sont bleues, mes mains sont arc

en ciel et mon humeur noire.

Et dire que j'avais demandé un appareil basique.

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:43

Deux metteurs en scène de calibre très différent mais tous deux irritants.

Fabien Onteniente ou la comédie bien de chez nous.

 

Je sais qu'il est malséant de se réjouir de leur débâcle et qu'il est détestable d'être

satisfait du malheur des autres.
Depuis des années je me pince lorsque j'entends le nombre d'entrées que font les

navets calibrés avec les anciens "comiques" de Canal+ ou d'ailleurs.
Je suis navré que des Bruno Solo, des Lorant Deutsch, des Franck Dubosc et des

Dany Boon soient devenus à ce point envahissants qu'il ne se monte pas une

comédie sans au moins l'un d'entre eux.
J'oubliais Alain Chabat, Edouard Baer, Michèle Bernier et quelques autres un peu

moins consternants que les premiers cités mais pas moins horripilants.
Cette clique d'acteurs au rabais et de comiques faisandés a aussi "ses" metteurs

en scène et parmi eux, Fabien Onteniente ("Camping", "Jet Set"...) qui est le digne

 successeur peu glorieux de Claude Zidi.

Comme lui il est millionnaire en nombre d'entrées et, comme lui encore, à une

succession de films à succès il vient d'ajouter le "flop" artistique et commercial

rédhibitoire.
Lorsque j'ai vu l'affiche de "Turf" (le navet en question) j'ai pensé qu'une nouvelle

daube attrape-tout était lancée.
Rien ne manquait: l'humour franchouillard qui tâche, le gros Depardieu en guest

star, Edouard Baer et quelques têtes d'affiche (têtes à claques plutôt, question de

point de vue) et donc un metteur en scène habitué aux triomphes du box-office.
370 000 spectateurs ont vu ce navet à 22 millions d'euros de budget. C'est un

ratage sans appel, un accident industriel avéré, bref une taule méritée.
J'ai entendu le réalisateur de tant de bouses passées et de celle-là donc...
Il attribue son échec à.... l'insuffisante promotion de ses acteurs!

Comme il est élégant il dit aussi avoir tourné certains de ses films pour "faire du

fric" parce qu'il vivait avec une femme qui en dépensait beaucoup. La classe!

 

Comme si on ne les voyait pas assez ces comédiens au rencart, ces amuseurs

de MJC, ces habitués de talk-show à ving balles.
Ce pauvre Fabien Onteniente n'imagine pas un instant que le public en a tout

simplement assez de voir perpétuellement l'énorme Obélix au générique de deux

films sur trois. Qu'il ne pense pas que Chabat ou Baer sont des comédiens

respectables. Ils sont bien sympas mais tellement légers...
Non, M Fiasco, si les spectateurs n'ont pas été voir votre film c'est qu'ils en ont

vu 500 qui ont à peu près les mêmes caractéristiques.
Votre beaufferie branchouillée a fait son temps et je prédis d'autres flops

monumentauix à ceux qui s'obstinent à engager des ersatz de comédiens et

leur font tourner à la va-vite des sit-com améliorées.

Fabien Onteniente ne doute de rien. Il a terminé son interview en disant qu'il

"écrivait" Camping n°3. Je ne lui veux pas de mal mais je lui en souhaite!

 

Pedro Almodovar ou comment une obsession tue une oeuvre.

 

J'ai vu la bande annonce du nouveau film de Pedro Almodovar.
Par le passé j'ai, comme tout le monde, été sous le charme de certains de ses films et,

de "Talons aiguilles" à "Volver" en passant par "Parle avec elle" j'ai bien aimé la folie de

son cinéma, son exubérance et son humanité.
Je n'ai pas toujours, loin s'en faut, apprécié son côté sexuel  et il a fini par  me lasser

avec ses homos partout, ses travelos, ses transexuels et ses pauvres gars violés par

des prêtres et qui en deviennent folles.
Stop!

(je reviens après avoir frôlé la catastrophe: le fil du grille pain empêchait la bouilloire de

s'arrêter et l'eau débordait sur la vitrocéramique).

Almodovar a une qualité que je ne lui retirerais jamais: il a montré l'Espagne dans sa

diversité, sa beauté, son charme et sa folie. Il l'a faite découvrir au monde et, ne serait

ce que pour ça, il faut être indulgent avec ses obsessions sexuelles.

Tant qu'il faisait la part belle à Carmen Maura, Penelope Cruz ou Victoria Abril ses parti

pris cage aux folles sous amphètamines ne me génaient pas plus que ça.

Il semble que depuis 3 ou 4 films il ne fait plus que celà. Des films dont l'essentiel du

public potentiel réside dans le quartier du Marais à Paris et, naturellement, toute la

frange des critiques de cinéma qui ont aimé ses premiers films connus et qui lui sont

indéflectiblement fidèles.
Dommage que ce cinéaste, doué (nul ne le contestera) n'ait plus de garde-fous et se

disperse à tourner tout et n'importe quoi. Sa connaissance du cinéma mondial et son

indéniable virtuosité cinématographique méritaient mieux que ce râbachage libertin.

Un metteur en scène qui a tourné "Parle avec elle" (son meilleur film à mes yeux) et

sa superbe et grotesque scène onirique en noir et blanc ne peut pas ne pas revenir

à son meilleur niveau.
On attendra donc.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 07:47

Avant-hier samedi, Place St Sernin, j'ai presque eu à me pincer tant je n'arrivais pas 

à croire ce que je voyais.
Un demi-crucifix en plâtre, jeté au pied d'un arbre à côté d'une crotte de chien.
Certes il n'avait pas été mis là volontairement (il devait s'agir d'un des reliefs de la

brocante tout juste achevée) mais l'image, aussi laide que révoltante m'a fait penser

à cette jeune fille violemment gifflée, je ne sais plus où ni quand*, parce qu'elle avait

involontairement marché sur un verset religieux musulman lors d'une esposition.
La malheureuse ignorait qu'on peut blasphèmer sans le savoir une religion à

laquelle on n'appartient pas 

De fait il y en a vraiment assez de ce "deux poids deux mesures" que l'on constate

partout.
L'élection du Pape François la semaine dernière a de nouveau permis à ceux qui ne

respectent jamais les croyances des autres de se déchaîner.
Des tweets aussi sordides que "Les jeunesses Videla succèdent aux jeunesses

hitlériennes" (Benoît XVI a dû, enfant, faire partie comme l'ensemble de la population,

de cet encadrement de masse du parti dictatorial et François I a dû survivre sous la

dictature argentine) se sont donnés libre cours tandis qu'une partie de la presse

ricanait (ce qu'elle sait faire) et ridiculisait le rite, les fidèles, la croyance et la joie des

catholiques.

Ces donneurs de leçons, résistants en temps de paix ont pourtant montré, il n'y a pas

si longtemps, que le moindre tyran progressiste eût pu les compter comme thuriféraire

sinon comme partisan.


Je répète que je ne suis pas pratiquant mais ces déchaînements de cynisme et

de plaisanteries visqueuses ont le don de me me faire sortir de moi.
Les mêmes sont prêts à idôlatrer des footballeurs ou des rockeurs abrutis, des

politicards avachis ou, je l'ai dit, des dictateurs tiers-mondistes...
On ne trouve pas de mal à voir embaumer Chavez mais on glousse sur la fumée

blanche Place St Pierre à Rome.

Plus agaçants encore ces commentaires journalistiques décalés ou dits d'un air

détaché (sous-entendu: "je ne crois pas à ces billevesées mais elles ne font de

mal à personne") de certaines "vedettes" de la télévision, éternelle boîte à conneries.

Mais je m'énerve...
Il y a deux milliards de catholiques, ils ne sont pas tous, Dieu merci!, sur cette

vieille terre d'Europe du Nord bouffie d'orgueil et de suffisance qui ne croit qu'en

l'argent et les divertissements.


De loin, j'ai trouvé ce conclave passionnant (ça valait bien le tournoi des 6 nations!)

et la "passation des pouvoirs" d'un Pape à l'autre m'a semblée exemplaire.
Dans la voiture, vendredi, j'ai même écouté "Présence", la radio du Vatican et ai

entendu une partie de la première messe célébrée par le nouveau Pape à Rome.
C'était absolument magnifique et ça transportait à mille lieux du train-train profane

quotidien.
Les pourisseurs de Canal + et les idiots ravis de "Groland" en particulier sont à

plaindre qui ne voient que le visible.

 

 

* Merci Internet:

Calligraphies du Coran : l'étudiante giflée porte plainte L'étudiante toulousaine de

19 ans giflée sur le Pont-Neuf, mardi soir, parce qu'elle marchait, sans le ... J'ai

donc marché sur ces inscriptions lumineuses sans savoir ce ... Polémique assez

stérile vu que l'auteur est arabo-musulman et qu'il a déjà ... (Google, tapez

"Calligraphies du Coran" Toulouse 16 octobre 2012.

 

 

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