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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 09:48

Elections présidentielles en France en Avril 2012. Le choix va être abondant puisque d'ores et déjà

nous subodorons que Nicolas Sarkozy, président sortant et représentant de la droite "classique" est

candidat pour un second mandat, que François Bayrou se présentera pour la 3ème fois à l'élection

présidentielle avec son Modem (ni à droite, ni à gauche mais au centre. Où? au centre), un(e)

candidat(e) pour le Parti Socialiste et le parti croupion des Radicaux de gauche (sans doute Martine

Aubry), un candidat pour les restes du PC et la gauche hors PS avec Jean-Luc Mélanchon, un

candidat pour la gauche qui ne veut surtout pas gouverner M Poutou pour le NPA, une candidate

pour Lutte Ouvrière, 1 candidate, Eva Joly, pour Europe-Ecologie les Verts et quelques candidat(s)

poids plume pour faire de la figuration (Mme Boutin?, M Morin? M Borloo?, M de Villepin?, M Chivardi?

M Dupont-Aignan?).

Derrière ces noms et ces visages peu de raisons de se réjouir: les programmes politiques qu'ils

défendront tiennent, pour l'électeur, du chemin de croix et de la résignation: économies, austérité,

emplois en berne et récession.
Personne ne propose vraiment de "Changer la vie" comme en 1981. Ou alors pour la changer façon

Grèce et dikats du FMI, de la banque mondiale et des marchés.

Il faut avoir une certaine dose de candeur, voire de naïveté, pour s'en remettre sans crainte, aux

promesses des candidats, inévitables pendant ces périodes électorales.
Pourtant "la réduction de la fracture sociale" en 1995, "la tolérance zéro" en 2002 et le "travailler plus

pour gagner plus" pour 2007 ont eu leurs moments de gloire. Nombreux furent ceux qui y crurent...

A u pouvoir pour un des pires mandats présidentiels que le pays ait connu depuis la guerre, le

président-candidat ne pourra jouer que sur l'oubli des turpitudes de son mandat et la diffamation

de ses adversaires.
Qui le croira encore? On dit qu'il mise tout sur l'électorat de plus de 60 ans qui "fait l'élection" et qui

vote traditionnellement conservateur.

Au PS les primaires auront désigné la ou le candidat le plus à même de donner son congé au

locataire en bail précaire de l'Elysée. Si les primaires n'ont pas été trop dévastatrices l'heureu-x-se

candidat-e devrait, en proposant des réformes réalistes et réalisables, en ne dominant pas trop

outrageusement ses partenaires et en rappelant toutes les horreurs du quinquennat finissant

pouvoir non seulement se qualifier pour le second tour mais aussi le remporter.

Tout à son numéro d'équilibrisme politique, le funambule Bayrou devrait stériliser entre 5 et 10%

des voix.

Il sera amusant de regarder les soutiens des uns et des autres: leur action définira le type de

postes ou de ministères pouvant leur échoir en cas de victoire de leur poulain.
Aura t'on des trahisons aussi énormes que celle de Eric Besson en 2007? il est à craindre que

non et que cette figure de style reste insurpassée.

Alors va t'on se désintéresser de cette élection sous prétexte que ses enjeux sont limités et

que les possibilités de surprises rien moins qu'évidentes? il me semble justement que la réponse

doit être non. Vibrer aux meetings, regarder les débats, écouter les émissions, jauger les

programmes et les candidats qui les portent, voter... tout participe du principe de la démocratie

et du plaisir (rare) d'interférer (un peu) dans les choix du pays.

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:42

Maintenant récupéré, stérilisé, maquillé, redimensionné et débarrassé de ses scories littéraires, l'humour

de Pierre Desproges se limite, pour les cuistres de notre époque à cette formule mille fois répétée et qu'il

avait énoncée dans le "Tribunal des flagrants délires" en tant que procureur de l'invité/accusé Le Pen: "on

peut rire de tout mais pas avec tout le monde".
Pas de jour sans que cette formule passe-partout, ce truisme sans grande recherche ne soit répété

doctement par un imbécile content de lui (pléonasme).
Comme Mitterrand avec son "temps au temps" le réflexe pavlovien est là: Desproges = "On peut rire de

tout mais pas avec tout le monde".
C'est absurde! l'homme, on ne l'a pas assez vu de son vivant, valait cent Coluche et dix mille Bernard-Henri

Levy. Humoriste et écrivain, artiste et polémiste il possédait un talent que masquait parfois certaines

facilités. (la bataille de boudin blanc avec Joël Prévost sempiternellement diffusée par exemple)
Ses "Chroniques de la haine ordinaire" aujourd'hui encore, sont des trésors d'humour et de "nonsense".
Aucun de ceux qui osent se réclamer de lui (et en premier Bedos père, le vieillard haineux et aigri) ne lui

arrive à la cheville.

A le lire, si longtemps après qu'il ait disparu on voit qu'il n'était pas calibré pour la société du spectacle et

qu'il s'agissait d'autre chose.

Il n'est que de relire ses portraits de Coluche ou de Gainsbourg pour s'en convaincre. Ils étaient si justes

et si impitoyables qu'on les a quasiment censurés: on ne les entend jamais.
Comme Valérie Lemercier et quelques rares autres il aurait vécu comme une grossièreté d'être dans les

classements de TF1, en coffret DVD de noël à la Fnac ou en "éternel du rire" sur "Rires et Chansons",

la radio des camionneurs, des dames-pipi et des taxis.

Parfois être oublié par notre époque est une bénédiction: quand un présentateur Bac moins 6 comme

le dénommé Arthur remplit des salles il vaut mieux s'incliner.

On n'est pas du même monde!

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 21:38

Je viens de passer 2 jours à Nantes. C'est insuffisant pour connaître une ville mais assez pour

en prendre la température et en intégrer l'atmosphère.
Ma déception est IMMENSE. Nantes est une ville qui bénéficie d'une réputation flatteuse et c'est,

je crois, une des villes qui attire le plus les Français, étudiants comme retraités.
Personnellement j'ai trouvé que c'était une ville laide, défigurée, sans âme, sans unité architecturale,

mal habillée et triste.
Le seul point positif, me semble t'il, c'est la présence d'espaces verts, d'arbres, de jardins et de

massifs de fleurs en grand nombre.
Les belles façades sont cachées par des bâtiments modernes hideux.
Le vilain mobilier urbain est partout et le tramway, que j'aimais bien, commence à m'agacer par cette

présence un peu envahissante qui est la sienne partout en France.

Je n'ai pas aimé l'ambiance (à part dans le quartier du château) de la ville qui m'a semblée maussade

et un peu guindée.

Les bords de la Loire sont abominables et il faudrait punir ceux qui ont osé en faire ce no man's land

laid, froid et inhumain.
J'ai eu la même déception que lorsque je suis allé à Orléans l'automne dernier: une ville dont je gardais

un bon souvenir et qui, comme Montpellier, n'a presque rien conservé de son glorieux passé (comme si

elle en avait honte) pour se transformer en cité futuriste pour bobos déprimés.
Etonnez vous que les villes refusent le bruit, la musique, le mouvement! elles sont de plus en plus

conçues par des personnes sans âme pour des personnes qui refusent la vie.
Heureusement Ni Bordeaux ni Toulouse n'ont, pour le moment, été gagnées par cette fièvre

démolisseuse.

 

 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 09:27

J'aime bien le principe de la collection de livres "dictionnaire amoureux de...". Je trouve bien sur

un peu pénible ces livres qui font feu de tout bois comme "......pour les nuls" mais cette collection là

possède de réelles qualités.

Si l'on excepte les illustrations hideuses et non ressemblantes le fait de confier non à un spécialiste

mais, comme le titre l'indique, à une personne qui aime le sujet qu'elle traite on arrive à ces livres

qu'on peut lire sans respecter la pagination et au gré de son envie.
J'ai particulièrement aimé les dictionnaires amoureux du rock (Antoine de Caunes), du cinéma

(Jean Tulard) et de l'Espagne (Michel del Castillo).

Ce dernier, justement parce qu'il est écrit par un espagnol exilé amoureux de son pays d'origine

sort des sentiers battus et fait vraiment partager cet amour, il donne de l'Espagne et de son histoire

une vision différente de nos idées toutes faites.
De Caune est un passionné et il connaît la musique. On retrouve ce qui faisait le charme et l'intérêt

de sa fameuse émission "Rapido" mais aussi de ses articles ou livres sur le sujet: érudition,

humour, analyses et le tout sans complaisance ni prise de tête.

Jean Tulard est un homme admirable. Professeur d'histoire et spécialiste du 1er empire et de

Napoléon reconnu mondialement il nourrit une passion pour le cinéma qui transpire aussi dans son

"dictionnaire amoureux". Ses notices sur Isabelle Huppert, Stanley Kubrick, Ava Gardner, Joseph

L.Mankievicz, "Asphalt Jungle " et autres sont à la fois justes et personnelles.
Ce sont les seuls 3 volumes de cette collection que je connais et les 3 m'ont plu.
Seule critique: le prix des volumes est élevé par rapport au temps de lecture. C'est d'ailleurs le

problème numéro 1 de la littérature en ce moment: les livres sont beaux, les couvertures bénéficient

en général d'un traitement recherché et sont belles et originales, les textes sont aérés,

la qualité du papier est parfaite aussi mais le prix du moindre livre (plus de 20€) très élevé.
Même les livres dits de "poche" sont maintenant chers. Ils sont souvent très beaux et bien

présentés (10/18) mais on peut parfois hésiter à les acheter.

Pour en revenir à ces "dictionnaires amoureux" ils sont trop gros, les caractères d'imprimerie le sont

aussi et, tous comptes faits, ils auraient pu être moins imposants (et donc moins chers).

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 08:31

Alors voilà. Il y a déjà 2 mois que N. est parti  pour Montréal, Québec pour s'y installer au moins

1 année et plus si affinités.

Sa mère, sa soeur et moi avons fini par nous résoudre à son absence mais quant à l'accepter

c'est autre chose;

Qu'il soit parti pour mener sa propre vie et connaître d'autres horizons; ça nous l'avons non

seulement accepté mais même anticipé, nous savions tous les 3 qu'il ne pourrait se satisfaire

longtemps d'une vie rangée dans une ville comme Toulouse qui s'endort doucement.

Ce que nous ne pouvons admettre, me semble t'il, c'est son absence ici et maintenant.
Ne plus pouvoir profiter de sa présence, voir son improbable coiffure, son look perpétuellement

changeant, sa démerche unique, son rire si craquant et l'entendre défendre ses idées et ses

positions et connaître son humeur rien qu'en le regardant marcher vers nous.

Nous aimions ses "aventures" avec le vélo, avec la voiture, avec les objets en général qui lui

résistaient. Nous aimions le rencontrer un moment et discuter avec lui à une terrasse de café,

voir les coups de soleil qu'il réussissait à avoir même en hiver, le voir habillé léger-léger les

12 mois de l'année.
Je sais qu'il est content de son choix, que beaucoup de parents ont leurs "enfants" aux 4 coins

de la planète et des continents (n'est-ce pas Agnès), ça ne me console pas de ne plus voir

le mien.

Sa personnalité, son envie de bouger chevillée au corps (qui faisait qu'il n'était quasiment jamais

chez lui du vendredi soir au lundi matin) et son âge respectable (27 ans tout de même!) faisaient

qu'il devait partir.

J'en veux à ce pays et cette Europe des marchés financiers qui ne peut pas faire rêver et qui

donne, au contraire, envie de les fuir aux jeunes qui n'ont pas une calculette à la place du coeur.

J'en veux à la politique qui a érigé le mensonge en système et qui dégoûte des jeunes, idéalistes

par essence.

Mais je les comprends et sais que, si j'étais à leur place, je partirais aussi. Loin, très loin de

nos médiocres affaires quotidiennes. (le 14 juillet, le Tour de France, DSK.... quel ennui).

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 17:49

On m'a appris qu'il était possible d'être fauché, de se livrer à quelques exentricités, de

commettre quelques indélicatesses, de participer même à des magouilles mais jamais,

ô grand jamais d'être "plouc".
"plouc" étant la version ancienne de "beauf".
Or, actuellement, les normes semblent s'être inversées et le beauf est partout. Même à la

tête de l'état!

J'ai vu, comme tout le monde, le petit film d'Arnaud Lagardère et de son "amoureuse".
Naïvement je pensais qu'un capitaine d'industrie ç'était quelqu'un qui, à défaut d'être toujours

respectable se respectait lui même...

Le clip de 2 minutes est hallucinant de bêtise, de vulgarité et de beaufferie.

Jade Foret n'est visiblement pas intéressée du tout et son amoureux n'a pas l'air d'un benêt

ridicule et emprunté. Pas du tout.
C'est sans doute par hasard qu'il emploie les mêmes mots que son ami Sarkozy: "avec Jade

c'est du sérieux" (ils sont ensemble dit-il, depuis 6 mois).

En 2 minutes on voit que l'héritier Matra a un petit pois dans la tête et qu'il se fait mener en

bateau comme un vulgaire rocker ou footballeur avec un mannequin certes à la plastique

irréprochable mais à la moralité sans doute moins parfaite.

Le "palmarès" de la dénommée Jade doit être comme celui de la "1ère dame de France":

solide et varié. (mais le pedigree des conquètes inférieur, Jagger, Bryan Ferry et les

Enthoven père & fils étaient déjà pris).
Même beaufferie pour la 1ère fortune de France et sa fille: cet étalage de fric, de jalousie,

de  diagnostics médicaux et de coureurs de dots... quels tristes gens, quelle pauvre époque!!

 

* rayer, s'il y a lieu, la mention inutile.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 18:44

Ce qu'il y a de bien avec notre glorieuse époque, c'est que ceux qui ont la "chance" d'avoir un travail

rémunéré en ont en réalité 4 ou 5.

Je m'explique en me donnant en exemple: je suis obligé, maintenant, de devenir agent de voyages

quand il me faut réserver moi-même des billets d'avion ou des chambres d'hôtel. Je dois, pour ça,

travailler sur un site internet qui cumule les handicaps de ce temps: confusion, mauvaise volonté et

même incompatibilité d'humeur. Certains vols sont inaccessibles pour moi uniquement!

Autre métier: je suis mon propre secrétaire, je fais mes courriers, mes mails, mes relances et je dois

garder en mémoire à qui j'ai écris, comment, quoi et quand.

Ayant le vrai privilège de bénéficier d'une voiture de société il me faut gérer ses contrôles garantie, son

entretien courant, ses changements de pneus et les réparations d'usage. Me voilà bombardé

gestionnaire de parc automobile. (en admettant qu'une voiture c'est déjà un parc!)
Mon entreprise m'a gratifié d'un "Blackberry", téléphone amélioré qui me fait parvenir en temps réel les

mails incessants qui me distraient et m'empêchent de me concentrer. Les interlocuteurs attendent

presque tous des réponses "par retour" tandis que je dois patienter pour les leurs. Je passe sous

silence le tri que je dois opérer entre ceux qui sont urgent et ceux qui ne le sont pas et ceux que je

dois sélectionner pour la corbeille. Je suis ainsi standardiste-téléphoniste et on voudrait même que

je réponde aux appels lorsque je suis en voiture, exigence inique à laquelle je me suis toujours refusé.

je dois aussi, chez moi, surveiller l'encre des cartouches de l'imprimante et la quantité de papier dont

est rempli son magasin. Là je suis agent d'entretien.

Je ne dirai rien des mille autres tâches aussi dévoreuses de temps que passionnantes que je fais

pendant et parfois hors les heures de travail mais pour lui (aller poster du courrier chez les dingos de

"la banque postale" entre autres) et je pense avoir démontré que j'ai plusieurs casquettes (et, à

contrario, qu'autrefois des personnes étaient payées pour accomplir ces travaux).

On présente comme un progrès le fait d'avoir supprimé ces postes. En est-ce un? j'en doute.
Je n'oublie pas, cependant, que le travail et ces tâches connexes à faire sont presque des plaisirs

si on pense à toutes celles et ceux qui n'ont pas de travail ni beaucoup d'espoir d'en (re)trouver.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 13:41

Je fais partie de ces personnes qui ont fait "le service militaire". J'ai été affecté 2 mois à Nantes puis

10 mois aux environs de Mulhouse. J'ai même terminé "maréchal des logis" (sergent)!!!


J'ai, comme l'immense majorité des "appelés" fait le larbin des militaires d'active pendant 1 an. J'ai

vu, sur place, l'incroyable gâchis de temps, d'argent et de talents que faisait l'armée.
Rien, à mes yeux, n'est pire qu'une société composée uniquement d'hommes. Grossièreté, brutalité,

bêtise assumée, ivrognerie, stupidité abyssale, comportements dangereux, jalousies, mesquineries,

la liste des adjectifs appropriés pour décrire cette affreuse année passée "sous les drapeaux" est

sans fin.
J'ai vu des militaires professionnels passer des semaines d'oisiveté, j'ai constaté des dépenses

hallucinantes (d'essence entre autres) et un mépris pour les "civils" que peu connaissaient alors.

 

Pour moi, même si c'est caricatural, un militaire est un homme (je n'ai pas vu, à l'époque, de femmes

militaires) raide, arquebouté sur des principes idiots, passant des heures sur des détails sans

intérêt (ses gants blancs de la tenue de sortie, ses rangers cirées, le pli de son pantalon, la propreté

d'un camion, le salut au drapeau, le respect de règles désuètes....) et prenant tout le monde de haut

parce qu'il a fait l'école de guerre ou St Cyr.
Les militaires, à ce qu'il m'en souvient, sont des grands bourgeois, le plus souvent catholiques (alors

que leur métier consiste, peu ou prou,  à tuer leur prochain!) intolérants,  paresseux, prétentieux et

imbus d'eux mêmes.

Je ne parlerais pas des "sous-off": cette engeance a été décrite de façon définitive par l'excellent Yves

Gibeau dans "Allons z'enfants". J'ai vu dans cette catégorie des abrutis caricaturaux pires qu'on ne peut

l'imaginer.
Vous l'aurez compris j'ai détesté le service militaire et encore plus l'armée qui, non contente de s'être

faite écraser sur tous les champs de bataille nationaux ou extérieurs depuis la fin du 1er Empire se

croyait  (je parle du début des années 80) encore forte et indispensable.
Cette subite colère contre cette institution budgétivore dont le seul acte de bravoure récent est d'avoir

battu tous les records de vitesse dans la prise de râclées et la retraite piteuse m'est venue en

entendant un militaire, ce matin, parler des attentats afghans qui ont tué des soldats Français comme

d' actes de guerre "non symétriques".
J'avais oublié... les militaires ont un vocabulaire dont la laideur et la pauvreté est confondante.

Lorsque Jacques Chirac a supprimé le service militaire j'ai applaudi des 2 mains tant je redoutais

l'expérience pour mon fils. Intelligent et indiscipliné il eut été cantonné à des tâches idiotes et aurait

été désigné pour subir les humeurs des militaires aigris dont le "métier" était de mater les appelés.

 

La supression du "service militaire obligatoire" (mais on a oublié que les foyers favorisés avaient les

moyens et l'entregent pour en faire exempter les siens) a mis fin à une hypocrisie: les mois passés à

l'armée ne servaient pas à forger la communauté nationale ni à servir le pays.

Pour voir l'armée telle qu'elle semble être restée il n'est que de se remémorer les différents ministres

des armées des 10 dernières années. La grotesque MAM est, de ce point de vue, emblématique.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 10:28

Passionnant article paru sous la signature de Claire Guillot dans le journal "Le Monde" daté

du 9 juillet dernier.
Pour une fois qu'on parle du net sans le dénoncer...

Cette phrase, particulièrement, m'a semblée intéressante: "Nous sommes en plein dans l'air

du temps: depuis que le numérique et Internet ont fait de l'image un objet banal, peu coûteux

et facile à transmettre, celle-ci est devenue une incroyable entreprise de mise en avant de l'égo.

Internet est une scène où l'on se montre, où l'on exhibe son corps, son visage et ses talents.

 

Affirmation de son autonomie et de son individualité, un très grand nombre de personnes

publient sur le web ces représentations d'eux mêmes, de leur corps nus comme de leur

visage et, poursuit l'auteure de l'article, "le paradoxe, c'est que plus les gens succombent à ce

narcissisme photographique -croyant souligner le caractère unique de leur visage et de  leur

personne-, plus ils se fondent dans la masse d'individus faisant exactement la même chose.

 

L'article poursuit sur le fait que le visage, "cet attribut hautement personnel" qui a désormais

pris un caractère public. "Ce sont les internautes eux-mêmes qui ont renoncé à lui garder son

caractère intime".

 

Autre point fort pertinent que souligne le même article le fait que certaines personnes sont sur

Facebook, par exemple, sans même le savoir parce que ses amis ont publié des images où des

tags identifient les personnes présentes à l'image.

 

Publier des photos de son sexe, de ses fesses, de sa figure ou de ses pieds (il y a des amateurs)

n'est pas forcément un acte anodin: on peut retrouver ces sujets passionnants sur des "murs"

voire même dans des expositions.

Sans céder au fantasme de la société quadrillée par l'oeil des caméras qui dit que ces photos

éparses ne seront pas rassemblées un jour pour donner une vision complète d'une personne?

 

L'article aborde d'autres sujets liés à la photo et il donne à réfléchir.

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:29

A l'unisson et avec un rapport de 60/30 (soit exactement l'inverse de ce qu'on a observé au 

dépouillement) les sondages et leurs commanditaires, les journaux et les sociologues nous

ont expliqué que Nicolas Hulot devait gagner la primaire chez les écologistes.

C'est tout juste si on enterrait pas Eva Joly sous les sarcasmes et les faux regrets.

 

Un certain 21 avril 2002 les mêmes n'avaient pas vu le candidat de l'extrême droite arriver

juste devant Lionel Jospin aux élections présidentielles.

Où je veux en venir? à ceci qui est tout simple: les sondages ne servent à rien, ils polluent

les campagnes électorales en général et les présidentielles en particulier et ont pour effet

de faire gloser sur du vide.

Ils influencent à la marge et ont eu  pour conséquence de leur faire choisir Ségolène Royal

comme candidate aux électeurs PS aux primaires de 2007 alors que la dame n'était sans

doute pas la mieux armée pour affronter Nicolas Sarkozy et gagner cette élection à l'époque

difficilement "perdable".

 

Il faudrait pouvoir s'affranchir de ces sondages idiots et inutiles qui ne font que flatter notre

manque de réflexion et nous rassurer (ou inquiéter) sans frais.

 

Le plus insupportable étant le défilé de ces petits marquis poudrés qui viennent doctement

"décortiquer" leurs propres sondages-magouilles en nous disant toutes les 3 minutes: "les

Français nous disent que... Les Français pensent que...Les Français voudraient que...."

 

Les Français, Messieurs des sondages, ils voudraient qu'on cesse de leur mentir, qu'on

cesse de leur prendre plus de 50% de ce qu'ils gagnent pour ensuite le redonner à Tapie,

ou en opérations militaires en Afghanistan, qu'on cesse de favoriser les Margerie, Arnaud,

Bolloré et autres et qu'on les gouverne avec justice et discernement.

Et pas besoin de sondages pour ça!

 

 

 

*1,21% veulent qu'on ne les respecte pas

4,38% ne se prononcent pas

sondage effectué à Kuala Lumpur le 31 décembre 1532 sur un échantillon de 1 personne sourde

et muette et ne "parlant" que le Grec ancien.

 

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