Les journalistes, la presse les médias ont acquis, ces dernières années, une
puissance que les seuls chiffres d'audience ou de ventes n'expliquent pas.
Chez nous, c'est bien connu, on s'informe (!) d'abord par la télévision, puis
par la radio et enfin seulement par les journaux.
Et par journaux il faut aussi penser à ces serpillères quotidiennes* que sont les
journaux gratuits.
Les magazines hebdomadaires, s'ils ont des tirages presque risibles, ont une
capacité de nuisance inversement proportionnelle à ceux-ci.
Comme les "éléments de langage" des partis politiques dont "Le petit journal"
de Canal + a démontré l'existence et le ridicule, les médias se jettent sur les
mêmes informations et les épuisent en lassant le pays tout en disant tous, peu
ou prou, la même chose.
L'affaire du tweet de Valérie Triewiller a ainsi occupé des heures d'antenne,
suscité des heures de glose et des dizaines d'articles laissant la portion congrue
au sommet de Rio sur l'environnement qui se jouait au même moment.
Au trébuchet de l'importance des sujets c'est pourtant évident que celui qui a été
le plus traité n'est pas le plus lourd de conséquences. Ni le plus intéressant.
Mais c'est ainsi...
Le divorce de Joe le taxi et autres évènement de cette importance aura toujours la
faveur des médias qui tartineront des pages et des pages en évitant de s'adresser
à l'intelligence des lecteurs.
Si les médias ont un tort gigantesque en triant et en traitant plutôt telle information
que telle autre (dans le but de nous influencer, distraire ou abrutir) nous, lecteurs,
auditeurs ou spectateurs avons un tort semblable de nous laisser vampiriser par
cette soupe amère.
Nous devrions refuser ces torchons gratuits qu'on nous tend aux carrefours. Nous
devrions refuser ces journaux télévisés ni faits ni à faire et dont le ton désespérant
nous amène à penser que le monde va mal et qu'il n'y a rien à faire.
Si nous étions libres nous devrions faire marcher nos neurones et refuser ces
magazines féminins ineptes qui voient la femme comme une gourde qui achète des
montagnes de produits, d'habits et d'accessoires, nous devrions cesser d'acheter
ces journaux orientés qui nous poussent à consommer encore et toujours.
Nous ne saurions pas que 2 enfants sont morts noyés dans une piscine bordelaise
et que les "bleus" roulent en Ferrari? nous n'aurions pas d'articles sur Michelle
Obama ou Madonna ...et alors?
* songeons que l'ex animateur de l'émission la plus sordide de toute l'histoire de
la télévision Française, "Tout est possible" que TF1 finit par déprogrammer tant
elle était lamentable, Jean-Marc Morandini écrit dans le gratuit Direct.

C'est une banalité de dire que la photo est devenu un marché, après avoir