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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:17

Les journalistes, la presse les médias ont acquis, ces dernières années, une

puissance que les seuls chiffres d'audience ou de ventes n'expliquent pas.
Chez nous, c'est bien connu, on s'informe (!) d'abord par la télévision, puis

par la radio et enfin seulement par les journaux.
Et par journaux il faut aussi penser à ces serpillères quotidiennes* que sont les

journaux gratuits.

Les magazines hebdomadaires, s'ils ont des tirages presque risibles, ont une

capacité de nuisance inversement proportionnelle à ceux-ci.

Comme les "éléments de langage" des partis politiques dont "Le petit journal"

de Canal + a démontré l'existence et le ridicule, les médias se jettent sur les

mêmes informations et les épuisent en lassant le pays tout en disant tous, peu

ou prou, la même chose.
L'affaire du tweet de Valérie Triewiller a ainsi occupé des heures d'antenne,

suscité des heures de glose et des dizaines d'articles laissant la portion congrue

au sommet de Rio sur l'environnement qui se jouait au même moment.

Au trébuchet de l'importance des sujets c'est pourtant évident que celui qui a été

le plus traité n'est pas le plus lourd de conséquences. Ni le plus intéressant.

Mais c'est ainsi...
Le divorce de Joe le taxi et autres évènement de cette importance aura toujours la

faveur des médias qui tartineront des pages et des pages en évitant de s'adresser

à l'intelligence des lecteurs.

Si les médias ont un tort gigantesque en triant et en traitant plutôt telle information

que telle autre (dans le but de nous influencer, distraire ou abrutir) nous, lecteurs,

auditeurs ou spectateurs avons un tort semblable de nous laisser vampiriser par

cette soupe amère.
Nous devrions refuser ces torchons gratuits qu'on nous tend aux carrefours. Nous

devrions refuser ces journaux télévisés ni faits ni à faire et dont le ton désespérant

nous amène à penser que le monde va mal et qu'il n'y a rien à faire.

Si nous étions libres nous devrions faire marcher nos neurones et refuser ces

magazines féminins ineptes qui voient la femme comme une gourde qui achète des

montagnes de produits, d'habits et d'accessoires, nous devrions cesser d'acheter

ces journaux orientés qui nous poussent à consommer encore et toujours.
Nous ne saurions pas que 2 enfants sont morts noyés dans une piscine bordelaise

et que les "bleus" roulent en Ferrari?  nous n'aurions pas d'articles sur Michelle

Obama ou Madonna ...et alors?

 

 

* songeons que l'ex animateur de l'émission la plus sordide de toute l'histoire de

la télévision Française, "Tout est possible" que TF1 finit par déprogrammer tant

elle était lamentable, Jean-Marc Morandini écrit dans le gratuit Direct.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 08:14

avr-005.JPG

Toulouse est une ville merveilleuse. Je ne devrais pas trop le clamer: elle attire

déjà le plus grand nombre de non-résidents et accueille plus de 10 000 nouveaux

habitants chaque année...
C'est une ville dont l'environnement est à la fois beau et varié. Prenez les canaux

par exemple:

Outre le joli Canal de Brienne qui reste en ville on peut quitter Toulouse en vélo et à

couvert vers l'Ouest par le Canal latéral à la Garonne et vers l'Est par le sublime

Canal du Midi.
L'un et l'autre sont carrossables et aménagés sur une bonne cinquantaine de

kilomètres.
Le Canal du Midi est inscrit sur la liste du patrimoine de l'humanité de l'Unesco.

A ce titre il est -hors son passage urbain- nettoyé, surveillé et entretenu.
Un crèvecoeur, le sinistre Chancre coloré, s'attaque sournoisement et inexorablement

aux platanes centenaires qui en abritent les berges et, à terme, 40 000 arbres devront

être abattus et remplacés.

Le Canal latéral à la Garonne a vu moins de fées (et d'intérêts?) se pencher sur lui

ces dernières années: des Ponts Jumeaux à Lacourtensourt ses abords sont un

immense et répugnant dépottoir.

S'accumulent le long de la piste cyclable (anciennement chemin de halage) des

monceaux d'immondices, jamais enlevés et sans cesse renouvelés.
C'est pitié de voir ces bouteilles en plastique, ces chapelets de papier hygiénique,

ces papiers et cartons, ces déjections et ces sacs poubelles éventrés.

Sacs de gravats, vieilles pierres et vieilles planches, journaux, déchets végétaux,

les riverains et les emprunteurs du Canal en ont fait une déchetterie à ciel ouvert.


Lorsque rien ni personne ne surveille un lieu, fut-il de plusieurs kilomètres, nos

contemporains l'investissent et le rendent à un état de nature tel qu'on le conçoit

de nos jours: carcasses de biens d'équipements électro-ménager disputent

l'espace aux cabanes en matériel de récupération d'un quart-monde discret

vivant sous les ponts ou sur les implantations voisines des périphériques.

La sortie de Toulouse du Canal se fait ainsi dans une sorte de décharge

répugnante, jamais vidée et que les intempéries seules sont chargées d'estomper.

Il faut passer un long no man's land de friches industrielles taguées à mort, longer

une rocade où chaque pont vous oblige à vous boucher le nez, longer la Nationale

et ses affreux magasins hangars pour, 7 ou 8 km après la ville commencer à trouver

le calme, la beauté et la verdure non souillée du canal.
Une fois cette épreuve terminée le canal livre ses secrets: animaux tels que

canards, goélands, poules d'eau, poissons, chèvres, chevaux, lapins... se laissent

regarder et vous ignorent.
La végétation est belle et variée (ce canal n'est pas bordé que de platanes: il y en

a peu). 

Chaque écluse est un bonheur et le public qui emprunte le trajet du Canal latéral à

la Garonne est très différent de celui du Canal du Midi. Ici on flâne, les groupes

d'enfants font l'école de nature, les vieux se baladent à pied et les cyclistes ne

cherchent pas à battre des records de vitesse.
Dommage qu'il soit aussi peu entretenu, surtout à ses débuts toulousains: il y a là

de quoi décourager n'importe quel promeneur délicat.

Surtout, l'impression est forte et désespérante d'être dans les coulisses de

notre "civilisation".*

Nous ne respectons pas l'environnement et les considérations matérielles

l'emporteront toujours sur les considérations écologiques ou environnementales.
Ne parlons même pas de considérations esthétiques...

 

 

* J'abuse, j'ai cité hier Guéant et sa phrase sur la suprématie de notre mirifique

civilisation sur les autres comme je cite souvent celle de Le Lay sur le "temps

cerveau disponible pour Coca-Cola". Pour moi ce sont des marqueurs.

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 08:42

On ne peut pas, JE ne peux pas, avoir de respect pour des personnes qui n'en ont pas pour elles-mêmes.
Ce matin, au journal de 7 à 9h de France Inter j'entendais un reportage sur l'arrivée des "bleus" (les joueurs de l'équipe de France) à Roissy où ils ont vexé des supporters venus les accueillir après leur lamentable équipée en Ukraine.
Ces pitoyables joueurs, incultes et vulgaires ont ignoré les masochistes en question et se sont engouffrés dans leurs taxis sans un regard, à une ou deux exceptions près.

Après le Mondial où cette même équipe a été insultante pour le pays; avec un nouvel entraîneur et quelques remaniements elle a refait un parcours minable et pathétique.
Le match de samedi (qu'évidemment je ne voulais ni voir ni entendre mais que des voisins m'ont imposé en le regardant sur leur terrasse avec leurs amis aussi bruyants que grossiers) et la râclée attendue et méritée des "bleus" auraient dû suffire pour doucher les dernières ardeurs des fans de Ribery and Co.
Non! ils viennent à l'aéroport pour les voir et, qui sait? obtenir le Saint Graal, c'est à dire une photo avec un joueur, un autographe ou, suprême plaisir, un maillot porté l'avant veille...

A un tel degré de stupidité, j'aurais été un joueur, j'aurais donné un "coup de boule" à l'un de ces miteux qui admirent le bling-bling et la stupidité crasse des onze paires de jambes les mieux payées du pays.

Quitte à surpayer des jambes je choisirais plutôt celles de Sophie Marceau ou celles d' Alice Taglioni.

Qu'un homme comme Ribery puisse être riche et célèbre en dit long sur notre "civilisation", celle-là même dont Claude Guéant disait qu'elle avait la suprématie sur les autres....

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:24

Je ne sais si j'ai déjà écrit ici ou ailleurs mon admiration pour la technologie

du son et le plaisir que j'ai d'écouter de la musique avec les instruments

dont on dispose à peu près tous de nos jours.
Lorsque ma génération s'est ouverte à la musique (rock anglais et U.S,

blues...) elle n'avait à sa disposition que des outils encombrants (pick-ups)

ou rudimentaires (magnétophone à cassettes) pour écouter "sa" musique.

Ce dernier appareil semblerait dater du quaternaire si les lycéens

d'aujourd'hui en voyaient un. Une touche play, une touche AV et une touche

AR pour le rembobinage de la bande magnétique plus un petit bouton

pour enregistrer et un autre pour le son et hop! on enregistrait en essayant

de faire le moins de bruit possible.
J'ai écouté pendant des années des cassettes parasitées par la perruche

familiale qui chantait, par des claquements intempestifs de portes ou de

fenêtres ou par des sonneries de télephone (fixe) ou de porte d'entrée.
Sans oublier la moto, le camion ou la police qui passe dans la rue...

Après celà les bons vinyls ont été remplacés par les CD (1983) et, pour les

lire, on a jeté nos bonnes vieilles chaînes stéréo et l'on s'est équipé de

chaînes laser en acier brillant puis brossé puis en plastique noir.

Les dimensions de la platine changeant de forme et de taille au gré du

marketing.
Pour transporter notre musique nous avions des lecteurs de CD portables

qui sautaient -il faut bien le dire- plus souvent qu'à leur tour.
C'est, au départ,  le Président de Sony Japon qui avait demandé à ses

techniciens d'inventer un objet léger et facile à emporter partout pour écouter

de la musique (c'était un passionné de musique classique).
Le lecteur de cassettes puis de MP3 en découlerait.

Aujourd'hui, avec les Ipods, les lecteurs de MP3, les téléphones etc. on peut

emmener avec soi sa discothèque, comportât t'elle des milliers de référence.

Le son est parfait, on peut s'isoler et l'écouter partout...

N'eut été la gène causée par ceux qui veulent à tout prix nous faire profiter

de leur écoute et l'impression de "chacun pour soi" que revêt cet étalage

de personnes avec casque sur les oreilles on pourrait dire que tout est parfait

dans le monde du son.

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:08

Chez moi le stress se traduit par une fébrilité incontrôlable. Je sais que je me fais du souci avant même d'en avoir pris conscience parce que j'entre dans cette période que mes proches connaissent bien: celle où je suis totalement maladroit.

Dans ces périodes je fais tout tomber, je casse tout, je monte sur les trottoirs en voiture (au désespoir de mes pneus), je me mutile moi-même (en me blessant avec des objets improbables) et je perds tout.

Je peux chercher la montre qui va bien pendant 10 minutes alors qu'elle est sous mon nez.
Je vais me blesser au sang en tirant une petite peau latérale à mon ongle.
Je vais sortir de l'auto en oubliant d'ôter ma ceinture de sécurité et faire tomber 3 CD (dont les boîtiers se cassent ou roulent dans le parking sombre) 1 livre de bibliothèque ou les clés.

C'est, lorsque je suis dans cet état, le moment où les fameux objets inanimés chers à Lamartine décident d'avoir une âme: j'ouvre le frigo et le beurre, le lait, le taboulé (bien le taboulé!!!) ou la bouteille de rosé tombe au sol, salit tout sur son passage (mon bas de pantalon y compris), et me retarde ou me stresse encore plus. Eponger 75cl de bon vin rosé, ramasser les bouts de verre et supporter la coupure, l'odeur et la gène de quoi stresser n'importe qui !

C'est ce moment que choisit la poste pour me déposer les lettres agaçantes qui en rajoutent : la facture oubliée comme le rappel d'assurance.
Le chat, mon chat, sans doute victime collatérale de mes angoisses va, à son tour, faire les âneries qu'un tel animal est capable de faire (m'apporter un pigeon agonisant, renverser le café soluble, se coucher sur mon clavier d'ordinateur, s'épiler à mort ...)

Mystérieusement avertis de ma subite fragilité émotionnnelle les objets et les actes de la vie usuelle se rebellent et augmentent l'intensité de leur malveillance : je perds la carte bleue, le ticket de pressing ou le passeport.
Impossible de remettre la main dessus.

Enfin, un matin, sans raison apparente, comme l'arrivée du grand beau temps après un printemps pourri mon stress est parti.
Je suis redevenu agile et adroit.

Et je n'ai plus peur de renverser le pot de confituuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ... et merde.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:31

Evidemment on ne peut extrapoler de l'atmosphère sociale d'un pays à

travers ses séries télévisées.
Encore que les Françaises "Louis la Brocante", celles avec Anny Duperey

et Bernard Lecoq et d'autres avec des vieilles semies-gloires façon

Charlotte de Turkheim ou Michèle Bernier, voire Mimie Mathy donnent une

indication précise de ce qu'était la France au tournant des Présidences

Sarkozy/Hollande.

 

C'est avec une curiosité souvent ébouriffée que je découvre avec retard

les épisodes d'une série déjà vieille mais qui me fascine par ce qu'elle

nous montre, comme par effraction, des USA.

Un des personnages est homo et va avec son copain, un flic black, chez

le psy pour une thérapie destinée à les faire se dire ce qu'ils ressentent!

Un personnage féminin est perpétuellement sous l'emprise de médocs

qui la rendent moitié-folle, un homme vit maritalement avec une jeune

femme, mère de sa fille, azimutée et qui passe sa vie à l'enquiquiner

parce qu'il a fait la lessive avec la mauvaise marque ou donné à manger

au bébé des choses qui pourraient lui nuire si elle s'avérait allergique.

A suivre cette série on se demande bien ce qu'un homme peut attendre

de sa femme légitime qui est perpétuellement en rogne, jamais disponible

pour l'amour et qui ne s'intéresse qu'à son nombril et, le plus souvent,

bête à manger du foin.Mais c'est la "Famille", une entité qui ne rencontre

un même écho que dans la mafia...


Une autre (jolie) jeune femme rencontre n'importe qui sur Internet ou en

sortant et s'envoie en l'air avec la population de sexe mâle en question.
Elle a pour amie une prostituée qui la conseille....

La plus jeune de la fratrie dont on suit l'histoire prend des courts d'art

et ce qu'on voit de l'enseignement artistique est à frémir.
Les Psys sont omniprésents, on pleure pour un oui ou un non et toujours

à gros bouillons. Sans se géner.

On parle crûment de sexe et des fonctions naturelles. (en VO on apprend

ainsi des mots comme vomi etc) et on étale en permanence ses

possibilités financières ou sa géne, sa relation  conjugale ou son absence,

sa sexualité, ses sentiments et ses ressentiments.

La nourriture est omniprésente (pas une saison sans sa scène de barbecue),

et le travail autorise des situations incroyables de servilité et d'esclavage.

La série en question, "Six feet Under" est à la fois creuse (les journées de

la famille propriétaire d'une société de pompes funèbres) et incroyablement

riche: bien filmée, bien jouée, les épisodes s'emboîtant bien et les

situations suffisamment variées on ne voit pas les 52' passer.

Autant les séries Françaises sont assomantes autant celles que je connais

et qui viennent des Etats Unis sont remarquables.

A la fin de la 3ème saison j'ai décidé d'arrêter "Six pieds sous terre". Nicolas

m'envoie les premiers épisodes de "Luther" et j'en sais assez sur la famille

Fisher qui est encore plus barrée que celles -bien réelles- que j'ai pu observer!

 

 

 

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 08:27

J'étais de relative bonne humeur ces derniers jours: un week end particulièrement

agréable à Paris, la découverte d'un bon disque (Madredeus "A vaca do fogo"), un

bon film ("Les femmes du bus 678"), un dîner à 2 hier soir (feuilleté courgette jaune,

carri de porc aux petits pois et île flottante),  un bon bouquin (Arnaldur Indridason

"La montagne de lave"), un coucher de soleil hollywoodien à Toulouse hier  et une

journée à Perpignan... bref de quoi être tranquille.
Mais non! il y a de la publicité partout. PAR-TOUT. Maintenant, sur Internet, elle est

omniprésente. Il faut, sur ce "support" aussi, la supporter avec ses images stupides

et ses messages qui ne leur cèlent en rien.
Impossible de s'y soustraire.
Dans l'épicerie de quartier qui est au bout de ma rue un écran plat diffuse des spots.
A la poste un écran déverse lui aussi ses calamiteuses réclames.
Des "sucettes" placées à tous les carrefours donnent bien l'heure mais nous

obligent aussi à regarder des publicités commerciales.

Elles nous cernent, violent notre intimité et, in fine, réduisent notre liberté.
Comme la musique dite d'ascenseur à laquelle on croit ne plus faire attention la

publicité est omniprésente et nous influence bien plus qu'on ne le croit.
Je rêve d'un monde où le restaurant du midi ne nous imposerait ni la radio débile

ni l'écran des "informations", ou, au marché, on ne serait pas contraint d'entendre

les scies de Radio-Nostalgie et des rues où les publicités seraient contingentées

et remisées en des endroits spécifiques.

Le pôle Nord! voilà l'endroit idéal.
...Mais je n'aime pas les ours et encore moins les ours blancs.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 11:53

Depuis une expérience délicate je fais très attention à ne pas trop boire

en soirée: l'ivresse m'a fait dire des choses inattendues et fortement

gènantes.

Lorsqu'on me les a racontées j'étais à la fois perplexe et très honteux.

Depuis lors je sais jusqu'où je peux aller et veille scrupuleusement à ne

pas dépasser la dose prescrite et à consommer avec modération.

Bref je me méfie de moi même et de mes réactions si je bois trop.
Mais que puis-je faire contre elles lorsqu'elles sont inconscientes et

que l'alcool n'y est pour rien?

Ma douce ex-femme a été réveillée, plus souvent qu'elle ne l'aurait

souhaité, par des violents coups de poings alors qu'elle dormait

tranquillement et que j'avais la même activité.
Des cauchemars récurrents d'agressions qui me font me défendre avec

une certaine force étaient la cause de ces réveils brutaux et désagréables.

Je ne crois pas les avoir eus à nouveau depuis longtemps.


Ce matin, en me réveillant, j'avais en tête les bribes d'un rêve qui me

voyait tirer violemment (à les arracher!) les cheveux de mon amie.
J'ai même regardé les draps et les oreillers pour voir s'il y avait des

cheveux dessus tant j'avais l'impression que mon rêve avait un accent de

vérité.
Ma compagne m'a appelé au téléphone et, dans la conversation, je lui ai

dit que j'avais rêvé que je lui arrachais une poignée de cheveux.
Elle m'a dit le savoir puisque c'était une douloureuse réalité qui l'avait tirée

brutalement du sommeil en pleine nuit !

Va t'il falloir que je m'attache les mains à la tête de lit (pas pour expérimenter

un jeu sexuel, à mon âge les liens au lit c'est fait depuis belle lurette!) mais

pour éviter d'agresser ma copine de lit?

Encore une bonne raison pour avoir des insomnies!

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:05

Evidemment il faudrait être simple d'esprit pour imaginer que le nouveau

Président et sa majorité pléthorique vont réussir à améliorer la situation

du pays, les rapports humains et notre position en Europe et dans le

monde.
La naïveté n'est pas un crime mais c'est une faute. En politique, depuis

toujours, je sais que  le pire est possible sinon probable.

 

Les électeurs m'ont surpris qui ont éliminé tant d'inamovibles candidats:

Exit Jack Lang, Michèle Alliot-Marie, Marine Le Pen, Claude Guéant,

François Bayrou, Ségolène Royal, Frédéric Lefèbvre et Nadine Morano.
Dommage que ce nettoyage par le vide n'ait pas permis d'exfiltrer de

l'Assemblée Nationale des barons comme Fabius, Copé, Wauquiez,

Vauzelle et tant d'autres qui squattent injustement sinon illégitimement

les postes et fonctions depuis tant d'années. 

... Et à leur seul profit.

Je ne parle pas d'Eric Woerth dont le côté BCBG s'accorde si mal avec

les chienneries qu'il a commises.  Chaque législature a ainsi son

malfrat doré... et donneur de leçons en plus!

 

Il n'empêche que nous devrions être satisfait que l'apaisement vienne des

urnes et que les clivages forcenés, opérés entre les Français et les

étrangers mais aussi les Français entre eux par les anciens dirigeants

soient relégués aux oubliettes.

Ce week end, à Paris, j'ai vu l'affiche du second tour de Bernard Debré.
Au milieu d'approximations et de contre-vérités j'ai cru rêver en lisant, en

caractère gras, que François Hollande avait dépénalisé le cannabis. Tant

de mensonges et tant de mépris de l'intelligence de l'électeur.... encore.

 

Naturellement il faudra surveiller l'usage du pouvoir et des institutions que

fera le nouveau Président et sa majorité. Il faudra être attentif au respect des

opposants, à la manière dont se conduisent les responsables et à

l'obtention de consensus pour voter des Lois impliquant tout le monde.

Mais hier j'ai été satisfait de ne pas entendre les vainqueurs se parer du

titre à la fois grotesque et prétentieux de "forces de progrès".

A priori, il n'y a aucune raison de penser qu'ils feraient moins bien que ceux

qu'ils remplacent ni que leur attitude sera plus péremptoire ou diviseuse.

 

En respectant l'électeur et en considérant que les Français ne se dirigent

pas avec des slogans et des symboles on fera déjà un grand pas.

Les battus d'hier auront bien besoin des 5 années qui viennent de leur

être offertes pour réfléchir à tout ce qui a pu cabrer l'opinion  entre 2007 et

aujourd'hui.

Et pour s'interdire de le refaire.

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:36

Jagger---Richards.jpgC'est une banalité de dire que la photo est devenu un marché, après avoir

très rapidement et de manière parfois surprenante été déclarée art.
Qu'on ne se méprenne pas, je ne remet pas en cause l'immense talent de

Jacques Henri Lartigue ou de Edouard Boubat, et de tant d'autres je constate

simplement que, parfois, l'idiot efféminé qui photographie la dinde

porte-manteau relève moins d'une discipline artistique que d'une activité

industrielle.

Claude Gassian s'est spécialisé dans la photo de stars du rock. Depuis des

années on lui doit des photos remarquables dans ce domaine et il s'est, en

quelque sorte, fait une spécialité en photographiant les Rolling Stones.

Une petite exposition de ses photos stoniennes est exposée en ce moment

à Paris dans le 16ème "libanais" (Iéna-Alma Marceau).
Entre 2 Cayenne, 1 Lamborghini et 3 BMW vous trouverez à vous garer pour

visiter cette micro exposition qui ne manque pas d'intérêt.
Le contraste entre les éternels voyous du rock british et le quartier où l'on

peut voir les photos de C.Gassian n'est pas le moindre des paradoxes.

Sir Mick Jagger y apparaît en funambule céleste, en rock-star archétypale

ou en professionnel ennuyé. Chanter tous les soirs (I can't get no)

Satisfaction relève sans doute du sacerdoce.

Keith Richards est, de loin, le plus authentique des 4 ou 5 musiciens. (Bill

Wyman, membre original apparaît et disparaît des photos selon la date de

leur réalisation), Charlie Watts est tantôt un Dandy esthète tantôt un vieux

clochard et Ron Wood... n'imprime pas plus la photo qu'il n'a accédé au

rang de "vrai" rolling stone.

Les clichés sont absolument splendides, le plus souvent en noir et blanc.
Les richissimes du quartier ou de la banlieue d'à côté (Neuilly) peuvent

se les offrir, numérotés et signés.
Ca doit faire bien dans l'entrée du châlet de Gstaat ou le mas du Luberon.

Une photo des "jumeaux scintillants" (Glimmer Twins) a retenu toute mon

attention. Ils échangent un sourire qui montre que, au moins pendant

une trentaine d'années, ils ont échangé autre chose que des vacheries

par presse interposée.

 

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