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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:23

Sur la 5 (enfin, je crois qu'il s'agissait de cette chaîne de télévision), mercredi

soir, j'ai pu écouter et voir une émission en tous points remarquable.

Son sujet en était la crise de 2008, ses causes et ses effets, à court, moyen

et long termes.

Une émission de réflexion dont Hubert Védrine était le lien et l'animateur.

Ses réflexions, ses échanges et ses explications, ni manichéennes ni

politiques étaient celles que nous nous posons ou que nous devrions nous

poser sur le monde aujourd'hui.

 

L'état dans lequel nous mettons la planète, la société (ou la civilisation) qui

est la nôtre, les perspectives d'avenir, la crise des "subprimes", le crédit,

l'environnement, les possibilités d'agir et le  passage du capitalisme

industriel au capitalisme financier; les sujets abordés étaient nombreux et

et vastes et passionnnantes les explications.

 

De nombreux intervenants étrangers donnaient une vision d'ensemble qui

ne manquait pas d'intérêt. Les problèmes étaient évoqués et les

conséquences des choix politiques, économiques ou sociétaux montrés

sans fard, avec logique et pédagogie.


Bien que profondément désespérante l'émission se voulait réaliste et honnète

qui finissait effectivement sur une note optimiste en ce qui concerne la

prolifération de notre espèce: non la surpopulation mondiale n'était pas

mortelle, non elle ne croissait pas comme on pouvait le craindre.

 

Par contre la cupidité de quelques prédateurs financiers internationaux, le

quasi-suicide collectif auquel nous nous livrons, la disparition des espèces

comme l'épuisement programmé de la terre rendaient le tableau des plus

sombres.
Il était dit que ni l'Inde ni la Chine ne souhaitait autre chose que "consommer"

comme nous le faisons sans frein depuis les Révolutions Industrielles. Pour

ces 2 puissances montantes l'Europe voulait leur faire payer nos erreurs et

notre passé en limitant leurs gaz à effet de serre alors que les nôtres étaient

déjà largement coupables du désastre écologique.

 

C'est le genre de documents qui nous ramène sur terre d'un seul coup

d'un seul et qui nous montre à quel point notre condition est fragile. On

en ressort remué par notre impuissance mais déterminé aussi à essayer

de "changer".

Avec les box comme celle de FREE on peut revoir des émissions qu'on a

manquées. Assurément ce n'est pas tous les jours qu'on y a recours.
Celle dont je parle, diffusée mercredi 13 aux alentours de 20H30 mérite

qu'on fasse cet effort.

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:09

Il y a mille ans, j'habitais alors encore la Capitale (et pas encore le

Capitole) et il m'arrivait, plus qu'à Edouard Balladur, de prendre le

métro parisien.
M'intriguait alors une plaque aposée dans les wagons et stipulant:

"défense de fumer et de cracher".

Reste des grandes épidémies de tuberculose cette interdiction de

cracher était à la fois une règle médicale et de bienséance.
La tuberculose a disparu (encore que...) mais la manie de cracher

elle, est bien revenue.

Quoi de plus insupportable, de plus sans-gène, de plus insultant

même que ces malotrus qui crachent devant vous comme si vous

n'existiez pas?

Et je ne parlerais pas trop de ceux qui vont loin et bruyamment

rechercher ce qu'ils vont cracher...

A ma connaissance les femmes ne crachent pas comme çela

semble être devenu la norme chez les adolescents et les jeunes

adultes.

J'ai entendu, comme tout le monde, que le Ramadan interdirait

toute ingestion, y compris celle de sa propre salive. Je n'y crois pas

parce que cette manière de cracher n'est pas limitée dans le temps

et qu'elle est donc permanente.
Devant le lycée qui jouxte ma rue je vois les jeunes garçons,

de toutes origines, le faire avec une régularité métronomique qui

n'a strictement rien de l'observance consciencieuse d'un rite

religieux. J'y vois plutôt un signe viril de ralliement, une façon d'être

qui se veut décontractée et qui n'est que répugnante.
C'est sur: avec ce post je vais me faire des amis!!!!!

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:54

Après une semaine exquise et un merveilleux week end il aurait fallu que je

sois stupide pour me donner les moyens d'être de mauvaise humeur pour

commencer la semaine!

Eh bien ce geste inconsidéré, ce détail qui fiche tout par terre je l'ai effectué:

j'ai regardé -Oh! pas longtemps, 8 minutes- les actualités télévisées sur F2

hier soir à 8H00.

Et j'ai eu le temps d'entendre les "ténors" de la droite et Martine Aubry réciter

leur éléments de langage.
Dans n'importe quelle entreprise des personnes aussi mauvaises, aussi

prévisibles, d'aussi mauvaise-foi et incapables de se remettre en cause

seraient virées depuis longtemps.

Les Copé, Woerth, Fabius, Bertrand, Lang, Alliot-Marie... se présentent alors

que ça fait des années qu'ils n'ont aucun résultat et ils sont en passe d'être

(ré) élus.
C'est à désespérer.
Electeur, mon frère, ma soeur... Pourquoi interromps-tu ton week end Vosgien

pour aller déposer un bulletin "Jack Lang" dans l'urne? l'animal ne t'a pas

convaincu de l'étendue de son incompétence? que te faut-il donc pour que tu

mesures l'étendue de son mépris pour le geste que tu accomplis? Il a ruiné

le ministère de la culture, Blois, le Loir et Cher, Boulogne, le ministère de

l'éducation et le voilà qui se souvient être né (il y a 72 ans) dans ta région...
Est-ce que ça justifie que tu votes pour lui? Tu le fais exprès d'être aussi c...?

Et vous, mes amis de l'Oise.... Voter à 40% pour Eric Woerth? mais vous êtes

dingues? vous en redemandez?Odieux, malhonnète, menteur, prévaricateur,

pratiquant le favoritisme familial: il vous plaît d'être représenté par un tel

pedigré?

Dodo la Saumure ne se présentait pas à vos suffrages. Dommage! vous

l'élisiez dans un fauteuil!

Ce matin je me sens anarchiste, royaliste, dictateur, tout, mais pas électeur

qui vote pour ces escrocs titulaires à vie de leur siège.

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:40

Moi je trouve que Cécile Duflot a bien fait de dire qu'elle était, "à titre personnel"

pour la dépénalisation du Cannabis.

Et, aggravant mon cas, je trouve qu'elle a bien fait de le dire pendant la campagne

des législatives.
Je m'explique.
Une campagne électorale n'est-elle pas, par définition, la période pendant

laquelle les partis politiques qui veulent nous représenter doivent débattre?

...et ne doivent-ils pas débattre de tout ce qui touche notre vie quotidienne?

 

Que le sujet soit marginal, qu'il ait trop d'aspects et d'impacts pour être expédié

c'est une chose. Il n'est pas illégitime, c'est tout ce qui compte.

La période ensuite: Cécile Duflot fait partie de la future majorité présidentielle.
Elle dirige un parti qui, associé au PS, n'en a pas moins des divergences et

des projets alternatifs.
Si on ne veut pas assister à ces grotesques coalitions façon la droite/le centre

(ou les représentatnts des différents partis du centre -Modem excepté- votent

comme l'UMP les doigts sur la couture du pantalon) il est bon que les partis

associés au pouvoir 1°) aient des Idées 2°) les expriment.

 

Certes F.Hollande a été élu. Mais il n'est ni de Gaulle ni Mitterrand. l'époque 

a changé. Comme eux il n'est pas infaillible et n'a sans doute pas été élu

pour faire la politique du seul PS.

Dans ces conditions une majorité ouverte ("plurielle" disait un certain) est

indispensable pour que les décisions ne soient pas imposées mais

DIS-CU-TEES.Le tout est qu'elles le soient avec dignité et ordre, on est

d'accords.

 

Le nucléaire, la défense, les affaires étrangères, l'économie sont des sujets

qui nous touchent toutes et tous, de plus en plus et ne sont pas chasses

gardées des 2 blocs qui nous gouvernent en alternance.
Les autres partis de gouvernement ont, à mon avis, leur mot à dire et ils

doivent être écoutés.
Sans les verts, sans le Front de gauche, sans le MRG le PS est à 25-28%

et ne peut gouverner.
Même chose pour l'UMP qui a impérativement besoin des débris épars de

l'UDF pour diriger le pays.
La politique caporaliste, l'esprit de caserne, les "godillots".... j'en ai par-dessus

la tête.
Quant au Cannabis si la vie que nous font "nos" dirigeants était si belle on

n'irait pas chercher l'oubli dans ses volutes...

On nous culpabilise avec nos consommations records d'antidépresseurs,

d'alcool et de cannabis: les censeurs se demandent-ils seulement pourquoi

on en consomme autant?

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:11

Depuis toujours je me demande si le concept "d'imbécile heureux" est valide.
dans ma grande prétention à ne pas l'être tout-à-fait (imbécile) je constate que

si je ne suis pas malheureux c'est en de trop fugaces instants que je pourrais

me qualifier d'heureux.

Ainsi, me semble t'il,  une humanité qui a porté et soutenu Hitler ou Staline au

pouvoir, qui a crée Auschwitz mais aussi la Kolyma ou le Laogaï, qui a conçu

et mené les 2 conflits mondiaux, (dont la guerre des tranchées) peut difficilement

autoriser à ses représentants cette idée de bonheur.
Même les institutions humaines dédiées au mieux-être de l'homme que furent

(ou sont...) la Religion, la philosophie, les sciences, les arts et tant d'autres

créations de notre génie ont elles aussi généré des douleurs, des brimades et

du malheur.

Créature infinitésimale je sens en moi les forces contraires se combattre et

mon envie d'être heureux lutter avec ma facilité à créer mon propre malheur.
Lorsque je me rebelle contre ma propre nature, contre mes dégoûts et mes

détestations je me dis que quelqu'un qui s'aime tel quel, qui n'est pas touché

par les choses de l'esprit et dont la seule préoccupation est de satisfaire à

ses besoins primaires doit ressentir une félicité qui n'est que très

exceptionnellement mienne.

Roseau pensant ou pas, notre cerveau, dès lors qu'on le sollicite, complique

la pensée et apporte plus d'embarras que de solutions.

Qu'il doit être bon d'être comme les animaux qui, semble t'il, ne se posent

aucune question et ruminent paisiblement tandis que le camion de l'abattoir

passe la grille.

A peser le pour et le contre et le vrai du faux nos vies passent dans la crainte

de faire des erreurs et de les payer cher.

Qu'il serait bon, de temps à autre, de déconnecter nos pensées comme on

ferme un ordinateur!

Ajouter la négation à la fameuse formule de Pascal "je pense donc je suis"!

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:13

Je reviens sur une de mes obsessions du moment et qu'a ranimée

une conversation que j'ai eue hier avec ma soeur dans les rues de

Bordeaux.
Parisienne dans l'âme elle remontait la fameuse rue Sainte

Catherine et constatait qu'aucune -ou presque- des boutiques

n'était originale en ce sens qu'il y avait la même, aux dimensions

près, à Paris, Strasbourg, Nantes, Lyon ou Marseille.

Et j'ai ajouté Southampton, Bilbao ou Rome puisque les grandes

enseignes sont partout.
Je me souviens de ma surprise il y a 2 ans en découvrant un

"KFC Kentucky Fried Chicken" à Battambang, dans le centre dubp voyage 120

Cambodge.(photo)

Bientôt, si ce n'est pas encore fait, on trouvera partout, sur l'île de

Paques comme à Honolulu la boutique Apple, les sièges de

Philippe Stark à Vienne comme à Manille, la boutique de

Benetton, Zara, la Fnac, Hermès, Sephora, et tous ces magasins

sont et seront absolument partout, rendant uniforme le centre

des villes.
Ajoutez à ce constat le fait que le mobilier urbain, les autos, les

vélos municipaux même! sont pareils partout....

C'est un cauchemar dont nous tardons à prendre la mesure:

A quoi sert de partir loin de chez soi si c'est pour trouver ailleurs

les mêmes goûts, les mêmes sensations, les mêmes décors

et la même civilisation?

Ces temples de la consommation de masse que sont les fast-food,

les boutiques franchisées et les boutiques de prêt-à-porter, de

bijoux fantaisie et de chaussures universelles ne "dépaysent" pas

et standardisent notre style de vie.
Il y en a pour chaque budget, c'est segmenté, certes, mais c'est

identique et ça a tendance à s'installer partout.
Pour moi cela ressemble à un univers concentrationnaire et nous

sommes réduits (c'est une idée fixe) à des consommateurs captifs

achetant sans compter des choses inutiles ou superflues dans un

acte d'achat soft que répétent nos semblables partout sur la planète.
Personnellement je ne peux concevoir un monde sans diversité,

sans différences, sans vie.
Si l'on ajoute la pacotille, l'aspect gadget des choses, les

phénomènes de mode, la manipulation des acheteurs par la publicité

ou le syndrome des moutons de panurge (piercing, tatouages, goûts,

engouements...) dire que nous sommes réduits à n'être que de

consommateurs n'est pas un fantasme ni une phobie mais bien

une réalité.

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:14

Passionnante page du journal "Libération" hier mardi 5 juin consacrée à la

photo officielle de François Hollande, 7ème Président de la 5ème

République.

Outre des commentaires absoluments remarquables de professionnels de

la photographie, des détournements amusants ou intéressants de ladite

photo parmi lesquels j'ai bien aimé le déjeuner sur l'herbe.

Cette photo qu'on voit souvent sans même y faire attention est un des rites

de la politique Française.
Jusqu'ici Seul Jacques Chirac avait osé le jardin de l'hôtel Elyséen.
L'autre président corrézien l'a donc suivi pour une prise de vue différente.

Une photo "posée" est toujours difficile à prendre et à réussir. Celle-ci plus

que les autres par l'importance symbolique qu'elle revêt.
J'ai le souvenir de celle du Président de Gaulle trônant à l'école communale

(pourquoi? où?  je ne m'en souviens plus) et je me souviens que je le

trouvais immensément vieux et intimidant.

Ce n'est sans doute pas le sentiment que la photo officielle de François

Hollande, les mains mal à l'aise le long du corps dans un jardin  noyé de

soleil inspirera.
Il n'empêche les photographes qui s'exprimaient en la commentant m'ont

fait voir beaucoup de choses que j'avais plus ou moins comprises d'instinct.
J'ai aimé celle qui parlait de toutes les lignes de fuite et des ombres sur la

pelouse.

J'adore quand des techniciens se mettent à mon niveau pour m'expliquer

leur métier et qu'ils consentent à me transmettre un peu de leur savoir.
Cet exercice vieillot et symbolique de la photo officielle m'aura ouvert les

yeux sur mes propres intuitions. Sympa!

 

détournement de P.O

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 09:46

On a eu tort de prendre à la légère, ou pour des "plaisanteries corréziennes" les

remarques successives de l'ancien patron de TF1 sur le temps de cerveau

disponible comme celui de Séguéla à propos de la montre Rolex.
Ils ne plaisantaient pas.

Pour toute une partie privilégiée de la population des pays d'Europe, celle qui

dirige vraiment les pays et qui détient le capital donc le pouvoir, notre seule

raison d'être est de nous bercer d'un doux hédonisme tout en consommant du

matin jusqu'au soir.
Nous devons ainsi consommer pour nos loisirs (tourisme, parc d'attractions,

hôtels...), nos déplacements (autos, trains, avions, bateaux), nos besoins

physiologiques (nourriture, soins, vêtements, médicaments), nos apparences

(esthétique, produits de beauté, linge de corps, cabines de bronzage, tatoueurs,

 bijoux, coiffeurs, massages...) le sport (stades, clubs, matériel...) et nos

divertissements intellectuels (cinéma, théâtres, disques, concerts, fêtes

diverses, livres) sans oublier les achats de dépendance ou liés à des modes

commerciales (blue-ray, téléphones, scooters, motos, I-pad, portables, 4X4,

rollers, trottinettes, vélos tout-terrains, casques stéréo, piercing, jeux vidéo etc...)

Avec la dématérialisation de l'argent (monnaie unique en Europe, distributeurs

de billets partout, cartes de crédit, crédits à la cnsommation) l'acte d'achat

est, comme ainsi dire, encouragé voire suscité.
Du berceau au tombeau nous sommes ainsi des consommateurs et l'on

souhaite que nous ne soyons que celà.

Les entreprises fabriquent des produits toujours plus sophistiqués dont

l'obsolescence est programmée.
Cette obsolescence, lorsqu'elle n'est pas assez rapide, est précipitée par

la publicité, la mode ou les médias qui n'ont de cesse de nous faire remplacer

ce que l'on possède.
A cet égard les téléphones portables et l'esclavage consenti qui nous est

imposé est parlant.
Forme, fonctions, aspect, composants tout est fait pour que les jeunes

achètent, utilisent ou remplacent leur téléphone le plus souvent possible.
Un article récent du "Monde" sous-entendait même que les vols de portables

n'étaient guère combattus parce que les fabriquants y trouvaient leur compte...

Il n'est que de s'arrêter 10 minutes sur une avenue passante pour constater

la pure folie comportementale que cet objet-gadget a suscité chez nous.
Les uns parlent tout fort en pleine rue, d'autres envoient des messages de

manière fébrile, d'autres encore regardent leur écran pour voir s'ils n'auraient

pas raté un appel du Président Obama, d'autres enfin marchent en

jouant avec lui. Au volant une personne sur 4 est au téléphone.
La manière dont les industriels s'y sont pris avec le téléphone portable est

celle qu'ils essaient d'employer désormais avec tout: du yaourt à la

voiture, des couches-bébé au cercueil capitonné nous ne sommes plus qu'une

entité économique consommatrice.
Ils ne craignent plus nos votes ni nos révoltes: ils ont obtenu notre soumission

totale. Nous achetons, nous convoitons, nous le faisons au-delà de leurs

espérances.
La culture, la réflexion, la prospective, la recherche deviennent non

seulement obsolètes mais dangereuses.
L'industrie du "fun", la mchine à décerveler qu'est la télévision et tout ce qui

concourt à ce que nous soyons de dociles acheteurs a de grandes heures

devant elle. L'ennemi de l'intelligence, le fameux "opium du peuple" est

désormais la folie consumérale.
... je vous laisse, il faut que j'aille changer mon téléphone. Il a déjà 1 an,

j'ai honte.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 09:02

Parmi mes "bêtes noires" (Michel denisot, Michel Drucker, Patrick Poivre, Christophe

Barbier, Jean-Pierre Elkabach....) des médias il y en a un qui occupe une place à part:

je veux parler de Jean-François Kahn.
Si j'ai de l'admiration pour l'homme des médias qui a crée "l'Evènement du Jeudi"

puis "Marianne" (Excusez du peu!) j'ai nettement moins de sympathie pour le ludion

médiatique qui s'est définitivement déshonoré en qualifiant l'aventure du Sofitel

New-Yorkais de DSK de "troussage de domestique".
La ligne blanche a, ce jour-là, été pulvérisée par le petit chauve excité et verbeux.

Cette lamentable expression et l'image qu'elle véhicule c'était ce que les cuistres de

la psychanalyse appellent "le retour du refoulé".
Dans la société de connivence dans laquelle évolue Jean-François Kahn, un DSK

peut bien se conduire en prédateur sexuel, ses états de services l'autorisant, en

quelque sorte, à avoir ces récréations.

Il s'est excusé depuis et a essayé de faire oublier ce dérapage en direct mais c'est

peine perdue: à jamais le journaliste disparaît derrière l'ami intime des puissants et

des affranchis.
Depuis cette sordide sortie de route Jean-François Kahn essaie de moins être présent

et de distiller ses analyses de manière moins voyante.
Ca ne l'empêche toutefois pas de râbacher son credo politique et d'agiter ses peurs:

Pour lui Hollande ne peut pas réussir et, à la fin de sa présidence, nous aurons la fille

Le Pen.
Pour empêcher cette catastrophe il ne voit que Bayrou mâtiné de Mélanchonisme.

Je résume sa foisonnante pensée et ses fulgurances de style mais l'idée est là:

Bayrou, l'obsédé de lui-même, le Saint Sébastien du Béarn en sauveur...

De temps à autres Jean François Kahn devrait se relire... Sa prose est tellement

énervée et impérieuse qu'elle est incompréhensible.
Et puis.... le troussage de domestique reste en mémoire qui empêche d'accorder du

crédit au journaliste.
L'homme est tellement "privilégié" et vit dans un tel monde que ses exhortations

politico-philosophiques ne concernent que les amis de Christine Lagarde, des

loges VIP de Roland Garros et des vices-rois du Maroc, les si merveilleux

Sinclair-Strauss-Kahn.

Pour avoir un semblant de vraisemblance les idées défendues par un donneur de

leçons doivent avoir un peu d'exemplarité...

fi du troussage de domestique!

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 16:55

J'ai appris une nouvelle expression. Après le burn-out, concept foutraque qui

désignerait ceux qui clashent à cause du surmenage, voilà que les toqués,

les désaxés, les brindzingues, les barrés, les tordus, les mabouls, les

chtarbés, les remués du bulbe, les détraqués, les oufs, les dingos, les

évaporés, les aliénés, les siphonés bref les exclus de notre beau monde si

normal s'appellent désormais des bipolaires.

Cette frénésie de vocabulaire euphémisant pour ne pas appeler un chat un

chat n'est plus simplement grotesque, elle en devient lassante.

Un aveugle tout le monde "voit" de quoi il s'agit. On entend bien ce qu'est un

"sourd", pas besoin de nous faire un dessin.
Pourquoi, dès lors, s'escrimer à appeler les premiers des mal-voyants et les

autres des mal-entendants? j'hésite entre connerie et hypocrisie pour la

réponse.

Un maniaco-dépressif chacun peut comprendre de quoi il s'agit. Rien que

dans l'intitulé de la maladie dont il souffre on devine les symptômes.
Pourquoi dès lors remplacer ce vocable si parlant par "bipolaire" qui ne

signifie rien d'évident et souligne la tartufferie de l'époque?

Je ne pense pas que ces manipulations langagières soient anodines: elles

sont une manifestation évidente d'un état d'esprit qui nie les choses ou les

euphémise pour mieux les cacher.

De tous temps et surtout au XXème siècle lorsqu'on a commencé à

manipuler le sens des mots et leur faire dire l'inverse de leur sens la dictature

s'annonçait.
Pas besoin de grands développements pour comprendre que se joue là une

guerre sémantique dont l'issue concerne notre propre liberté.
Par exemple mis en examen et inculpé n'ont pas la même force et ne signifient

pas vraiment la même chose.

L'un a pourtant éte remplacé par l'autre et l'usage du second tend à disparaître.

 

Cela renvoie au roman de George Orwell 1984 dans lequel un des slogans est

"la liberté c'est l'esclavage". En affaiblissant ou en transformant le sens d'un

mot usuel on dévalorise ce qu'il signifie, voire on lui fait dire le contraire.


Alors moi je ne vois pas ni ne verrais jamais des bipolaires mais des personnes

à tendances dépressives.

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