Sur la 5 (enfin, je crois qu'il s'agissait de cette chaîne de télévision), mercredi
soir, j'ai pu écouter et voir une émission en tous points remarquable.
Son sujet en était la crise de 2008, ses causes et ses effets, à court, moyen
et long termes.
Une émission de réflexion dont Hubert Védrine était le lien et l'animateur.
Ses réflexions, ses échanges et ses explications, ni manichéennes ni
politiques étaient celles que nous nous posons ou que nous devrions nous
poser sur le monde aujourd'hui.
L'état dans lequel nous mettons la planète, la société (ou la civilisation) qui
est la nôtre, les perspectives d'avenir, la crise des "subprimes", le crédit,
l'environnement, les possibilités d'agir et le passage du capitalisme
industriel au capitalisme financier; les sujets abordés étaient nombreux et
et vastes et passionnnantes les explications.
De nombreux intervenants étrangers donnaient une vision d'ensemble qui
ne manquait pas d'intérêt. Les problèmes étaient évoqués et les
conséquences des choix politiques, économiques ou sociétaux montrés
sans fard, avec logique et pédagogie.
Bien que profondément désespérante l'émission se voulait réaliste et honnète
qui finissait effectivement sur une note optimiste en ce qui concerne la
prolifération de notre espèce: non la surpopulation mondiale n'était pas
mortelle, non elle ne croissait pas comme on pouvait le craindre.
Par contre la cupidité de quelques prédateurs financiers internationaux, le
quasi-suicide collectif auquel nous nous livrons, la disparition des espèces
comme l'épuisement programmé de la terre rendaient le tableau des plus
sombres.
Il était dit que ni l'Inde ni la Chine ne souhaitait autre chose que "consommer"
comme nous le faisons sans frein depuis les Révolutions Industrielles. Pour
ces 2 puissances montantes l'Europe voulait leur faire payer nos erreurs et
notre passé en limitant leurs gaz à effet de serre alors que les nôtres étaient
déjà largement coupables du désastre écologique.
C'est le genre de documents qui nous ramène sur terre d'un seul coup
d'un seul et qui nous montre à quel point notre condition est fragile. On
en ressort remué par notre impuissance mais déterminé aussi à essayer
de "changer".
Avec les box comme celle de FREE on peut revoir des émissions qu'on a
manquées. Assurément ce n'est pas tous les jours qu'on y a recours.
Celle dont je parle, diffusée mercredi 13 aux alentours de 20H30 mérite
qu'on fasse cet effort.
