Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:00

Je trouve amusant que les livres politiques ou liés à l'actualité soient écrits

à une vitesse qui force l'admiration et mis aux devantures dans des délais

si courts qu'on se demande s'ils n'ont pas été écrits par plusieurs personnes

avant l'évènement qu'ils racontent.
Lorsqu'un artiste de quelque renom disparaît,  les libraires affichent ses

premières biographies entre l'annonce de son décès et celle de la date de

ses obsèques.

Dès le surlendemain du second tour de la Présidentielle de cette année les

livres retraçant la campagne et expliquant la victoire de l'un et la défaite de

l'autre fleurissaient dans les vitrines.

D'un côté on nous demandait d'attendre le sacro-saint dimanche 20H00 pour

connaître avec certitude le résultat de l'autre on voit des "politologues" mettre

la dernière touche à leur bouquin pour que l'ordre d'imprimer soit au plus

près du second tour.
A croire qu'ils écrivent deux bouquins pour ne garder que celui qui donne le

bon résultat!

Cette religion de l'immédiateté va à l'encontre de l'intérêt même du livre. Trop

vite écrit et trop vite publié il fait sans doute l'impasse sur des explications qui

n'arrriveront que quelques temps après l'évènement.
Encore marqué par les affects et états d'esprits récents il risque de passer à

côté de détails importants et de témoignagnes primordiaux.
Mais notre époque est ainsi faite que chaque éditeur veut "son" livre, signé par

un journaliste vendeur et qui entre au plus vite dans la liste des best-sellers,

quitte à la quitter aussi rapidement qu'il y est entré.

C'est, je crois, faire injure au bon goût et à l'intelligence du public que de penser

qu'il faut "battre le fer tant qu'il est chaud". Un peu de réflexion et de recul ne

ferait de mal à personne dans le couple auteur/lecteur.
Mais la marchandisation de tout et la rentabilité maximale est seule à incriminer.
Les éditeurs comme les lessiviers doivent vendre vite et beaucoup.
Au détriment de la qualité et au mépris de leur métier qui est de publier des

livres dignes.
Il est vrai qu'ils sont déjà occupés à vendre des livres sur le cinéma et sur Cannes

et que les imprimeurs préparent pour eux les livres sur le tournoi parisien de

tennis, Roland Garros oblige.

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 07:10

Le cinéma manque parfois d'originalité et le cinéma Français, lui,  manque

singulièrement d'idées.
A moins que l'air du temps ne soit seul à incriminer? toujours est-il qu'après le

succès phénoménal des "Intouchables" nous allons de nouveau faire un triomphe

à un film sur une personne handicapée.

Tout est prévu pour, en tous cas.
La môme, alias Marion Cotillard va vous faire mouiller vos mouchoirs: amputée

des jambes elle tient le rôle principal du film "de rouille et d'os" que la presse

nous vend en long, en large et en travers.
Impossible de résister au rouleau-compresseur de la promo: tout n'est que

rouille, tout n'est qu'os et  la prestation de Marion suscite les compliments

hyperboliques.
Son partenaire (dont je crois avoir compris que le torse body-buildé était son

atout d'acteur) bénéficie, lui aussi, de commentaires laudatifs assez unanimes.

J'ai du mal à comprendre comment ces campagnes de presse à l'artillerie

lourde n'éloignent pas des salles des spectateurs assomés sous les

louanges pour un seul film.
Je parlais ici de "Barbara", beau film sensible, intelligent et admirablement

interprété... Il n'a pas eu le millième de la couverture presse de "de rouille

et d'os". Pourtant il fait réfléchir et, sans s'apesantir sur les sentiments,

montre une humanité digne.
Est-il indispensable de ne pas avoir de jambes ou d'être hémiplégique pour être

humain? d'être bloqué dans une chaise roulante pour découvrir l'amitié? à voir

les films qui recueillent les suffrages de la critique cinématographique on

pourrait presque le croire.

Sans doute suis-je mauvais esprit mais cette histoire de dompteuse d'orques

et de ce boxeur à mi-temps me paraît tirée par les cheveux.
J'ai, comme tout le monde, beaucoup de dompteuses d'orques dans mes amis

proches et elles me disent avoir conservé leurs jambes intactes.
Preuve, s'il en fallait une, qu'on essaie de faire pleurer Margot à bon compte.

 

Partager cet article
Repost0
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:07

Je reviens sur ce drôle de livre "Le journal d'un corps", de Daniel Pennac que

je ne parviens ni à aimer ni à détester.
Celle qui me l'a prêté possède la plupart de mes goûts et je tiens Pascale

pour la meilleure critique littéraire qui soit.

Exceptionnellement je mets du temps à le lire et ça fait bien 3 semaines que je

l'ai commencé, le reposant parfois pour un autre puis le reprenant sans goût.
Certains passages sont réellement étonnants et je prends du plaisir à les

lire d'autres sont superflus et m'ennuient ou même me choquent.
Le parti pris de Pennac, parler du corps du récitant, de tout son corps et de

toutes ses fonctions est original. Certaines descriptions sont surprenantes

et bien vues d'autres me mettent mal à l'aise parce qu'elles sont non

seulement impudiques mais très crues.
Je n'ai plus -il était temps!- de gène avec le corps et avec les mots qui en

désignent les parties ou les fonctions mais je m'interroge sur l'utilité de

décrire la meilleure façon de pratiquer l'onanisme (trad: de se masturber!),

la fonction excrémentielle etc.
Bien sur c'est la rareté (due à notre éducation et à la retenue qu'on attend

des individus en société) qui fait que la description sans fioritures mais

détaillée de telles choses surprend.
Parallèlement une sorte de soulagement ou de contentement accompagne

les descriptions de certains passages: "ah! les "autres" aussi ressentent

ça?, ah! tout le monde fait aussi comme ça".

Je reste cependant dubitatif sur l'utilité de ce "journal d'un corps": ce n'est

pas un roman, pas un livre pratique, pas un ouvrage érotique, pas une

"leçon de choses" ni même un livre de vulgarisation médicale. C'est un

roman (c'est écrit sur la couverture) et l'auteur a choisi de décrire ses

réactions physiques plutôt que ses réactions morales ou sentimentales.
Personnellement je préfère que l'on ferme la porte des toilettes ou de la

salle de bains lorsqu'on y est! ongles de pieds, crottes de nez et

saignements de plaies ne présentent un intérêt que très limité!

 

Journal d'un corps, Daniel Pennac 2012 Gallimard

Partager cet article
Repost0
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:51

Je ne voudrais pas m'acharner sur une ambulance devenue véhicule

de pompes funèbres. Mais, même sans le vouloir, ce qu'on apprend

de sa présidence rend N.Sarkozy détestable. Voici un extrait de

"Liberation" daté de ce matin et que je reproduis in extenso.

C'est un passage qui montre à quel point les Français ont bien fait de

lui donner son congé:

"Politiquement proche du nouveau Président de la République (NDLR

Hollande), Pierre-René Lemas (secrétaire général de l'Elysée) n'a - au

nom de l'impartialité de l'Etat- jamais été membre du parti socialiste.

Ses sympathies à gauche lui ont pourtant valu quelques déboires. Préfet

de l'Aisne en 1992 il est débarqué en 1994 lors de la cohabitation

Mitterrand-Balladur. Préfet de Corse-du-Sud quelques années plus tard

(de 2003 à 2006) il refuse d'intervenir pour accorder un permis de

construire en zone protégée à l'acteur Jean Reno, ami de Nicolas

Sarkozy. Lequel jugera le geste "inamical", ce qui vaudra à Lemas

d'être placardisé en 2007 aux Journaux officiels, avant de devenir

directeur général de Paris-Habitat".
Ca se passe de commentaires.

Autre sortant sorti, Valéry Giscard (1974-1981) reste lui-même, c'est à

dire un vieil aigri, fat, et qui n'a toujours rien compris. En envoyant

(Libération, article du 16 mai 2012 signé Laure Bretton & Mathieu

Ecoiffier) ses "voeux" au tout nouveau Président: " Valery Giscard

d'Estaing fait porter à l'Elysée un message de félicitations d'une froideur

crasse".

Giscard et Sarkozy ont connu le même destin: élus jeunes ils ont fait

un mandat et échoué à en obtenir un second. Dans ce laps de temps

ils ont atteint, l'un et l'autre, les tréfonds de l'impopularité.
Nul ne les a jamais regrettés, nul ne les regrettera jamais.

 

PS: J'ai regardé l'interview de Jean-Marc Ayrault sur France 2 au 20H00.

Il manie la langue de bois avec une redoutable expérience!

Le nouveau Gouvernement? Fabius succède à Juppé au Quai. Pourvu

que le personnel s'aperçoive qu'il y a eu un changement!

Quant au reste... On verra.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 08:43

Hier c'était "le" grand jour. Nicolas, mon fils à moi (comme aurait dit Papa Talon)

arrivait de Montréal à Blagnac Airport à midi.

Je ne l'avais pas vu depuis une éternité (euh... 4 mois maximum mais vous le

savez quand on aime on ne compte pas) et il commençait à beaucoup me

manquer malgré nos conférences-skype à peu près hebdomadaires.
A l'heure dite je piaffe devant la "Gate number 5" et, naturellement il arrive par

la 7.

Le choc! mince, bronzé, blondi, en un mot "américanisé" c'est le Nico qui

débarque, nonchalant et souriant malgré 6H de décalage horaire et une nuit

dans un avion.

On retrouve sa soeur sur les Allées Jean Jaurès (elle nous attendait depuis

cinq minutes et appréciait moyennement que des automobilistes s'arrêtent

à sa hauteur et lui demandent si elle "se vendait").
Nous décidons d'aller déjeuner dans un restaurant vietnamien où nous avons

nos habitudes et là, comme un fait exprès, plus rien ne va.
La serveuse habituelle (jolie mais pas aimable) est malade et est remplacée

par un homme qui ne parle pas notre langue, ne connaît pas la carte du

restaurant et est débordé sans réussir à le masquer.
Trois quart d'heure plus tard je suis le seul à avoir eu un plat tandis que ma

fille court s'acheter un sandwich et que Nicolas mange la nappe en papier

pour caler sa faim. Il regretterait presque le plateau repas de l'avion.
Il commence bien le passage toulousain du Québéquois!

A chacun de ses passages je voudrais qu'il soit idyllique pour qu'il ait envie de

revenir et nous consacrer le plus de son temps possible.
A cause d'un resto stupide et mal organisé ses premiers pas dans la ville rose

risquent d'imprimer, cette fois, un souvenir négatif.
Il me semble l'avoir entendu dire qu'il voulait de la nourriture bien Française?

J'ai une bonne idée: on fera ça chez moi. il pourra boxer le cuisinier, le maître

d'hôtel et le caviste (les 3 en même temps) s'il n'est pas satisfait.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:07

imagesCAPMGUSF.jpgJ'ai dû rater un épisode: avant de m'endormir Dominique Strauss-Kahn était

le favorissime de la compétition présidentielle. Partout on louait son bon

goût, son intelligence, son brio et... sa femme. Il devait gagner haut la main

et les primaires ne seraient qu'une formalité.
Je n'ai pas rêvé: c'est cette "fraise des bois" (surnom donné à Hollande par

Fabius l'irrésistible, assorti de cet aimable commentaire: "Hollande Président? 

on rêve") qui a décroché le cocotier, le collier de la légion d'honneur et les

huissiers qui aboient.
Nicolas Sarkozy a enfin compris comment être président: dommage que ce

soit l'avant dernier jour de sa présidence: on ne l'a ni vu ni entendu, il n'a

insulté personne et n'a pas proféré d'insanité.

Il y en a qui voient un recours en lui. Le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne

sont pas rancuniers!

Ca me rappelle la réflexion qu'aurait eue Edouard Daladier à son retour en 

septembre 38 où il était allé signer les accords de Munich. Voyant une foule

qui l'acclamait au pied de la passerelle de son avion il avait laissé tomber

un "les cons!" assez mérité.

On revoit partout Jean-Pierre Raffarin. L'un des premiers ministres les plus

insignifiants que la Vème, pourtant généreuse en la matière, ait eu à supporter.
L'ex élu du Poitou pense que le style plus que la politique de N.Sarkozy explique

sa défaite. Il en conclut que les Français voudront donner une majorité de droite

à l'assemblée nationale. Il a raison: tout le monde veut que Michèle Alliot-Marie,

Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Claude Guéant, Brice Hortefeux, David

Douillet, Thierry Mariani, Eric Woerth, Lionel Luca, Valérie Pécresse, Laurent

Wauquiez, Luc Chatel, Alain Juppé, Rachida Dati, Christian Estrosi, Nathalie

Kosciusco-Morizet, Nadine Morano, Frédéric Lefèbvre, Benoist Apparu et,

pourquoi pas, les Balkany rempilent pour 5 ans.

Comment le pays pourrait-il se passer d'une telle concentration de génies et

de talents ô combien complémentaires?

Une cohabitation de 5 ans? voilà l'idée la plus éblouissante que l'UMP ait eue

depuis longtemps! Copé premier ministre d'Hollande? ce n'est pas seulement

une bonne idée, c'est une merveille de concept . Tout le monde en rêve déjà.
Je vote pour des deux pieds.

Martine Aubry, dont l'ancien surnom lillois me plaisait tant ("la mère Emptoire")

n'a jamais été aussi souriante que ces derniers jours. J'aimerais être là lorsque

ses sourires vont se transformer en grimaces.

On ne voit pas (beaucoup) Jack Lang. Le prince des flagorneurs absent de ce

début de mandat? mais dans quel monde vit-on? Reviens Jack, on a gardé les

brosses à reluire dont tu es du maniement le champion incontesté.

On critique beaucoup Cécile Dufflot. J'ai un petit faible pour ses fou-rires et sa

façon de ne pas cacher ses ambitions. Certes elle ne vaut pas mieux que celles

et ceux qui l'ont précédée à la tête de l'écologie politique. Mais je la trouve

sympathique, elle.
On parle de nouveau d'un ectoplasme appelé Robert Hue. Il n'était pas

communiste et responsable du groupuscule du même nom? il l'aura son sous

secrétariat d'état aux espèces en voie de disparition. Il a dû le mériter.

Le Parti Socialiste a une qualité: la franchise! les leaders des grandes

contestations étudiantes Bruno Julliard et Delphine Batho sont maintenant des

leaders socialistes présentables. Le "boss" des potes, le jovial Harlem Désir

numéro deux du même parti. On recycle dans la joie à Solférino.

Je suis un peu inquiet pour Kouchner et Eric besson: pas sur que l'ouverture

à gauche aille si loin cette fois.
...Et je suis rassuré pour Michel Rocard: l'ambassadeur des pingouins devrait

voir sa mission prolongée.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:42

Pour ne pas trimbaler mon portefeuille lors de l'ascension du Mont Fourcat

(la seconde en 8 jours) hier dimanche, j'avais préparé mon permis de

conduire (on prenait la voiture de F ou de A mais pas la mienne), ma carte

Vitale (Une chute de 2000m est toujours possible avec un maladroit), 30€

en liquide (Il n'y a pas de bar en haut mais il y en a dans la vallée) et ma

carte bleue pour les péages.
La randonnée a été particulière puisque le brouillard a disputé à la pluie

le droit de nous geler. On ne voyait pas à 10m et celles qui découvraient

la montée n'en ont vu que le chemin.
Au sens strict du terme on ne voyait pas à plus de 4m. Ni devant, ni sur les

côtés ni derrière.

Passons.

Les 800m de dénivelé ont été parcourus avec le regret de ne rien voir des

splendides paysages qu'on ne devinait même pas.

Au retour j'ai mis l'ensemble des vêtements de la randonnée dans la

machine à laver: c'était trempé et sale.

Puis, alors que j'allais prendre une bonne douche j'aperçois mon portefeuille

sur une table.
Comme dans les dessins animés l'ampoule "idée" se met au-dessus de ma

tête: "permis et CB... Tu ne les aurais pas laissé dans le pantalon dans la

machine?" C'est même un "Putain... les papiers" qui me traversa l'esprit.
Je vais à la machine qui se remplit bruyamment. Il faut Bac +10 pour choisir

un programme et si j'y suis parvenu ("arrêt cuve pleine") c'est grâce à un

coup de fil à une amie.

Mais il y a une sécurité et le tambour (qui s'ouvre sur le dessus) restait bloqué.

Ouuuuuuf! j'ai finalement réussi à sortir le permis, la CB, les 30€ et la carte

dite Vitale juste avant que le pantalon, qui était sur le dessus, ne soit englouti

par le tsunami mousseux.

Intacts.
Pour une fois ce n'était pas des Kleenex que j'avais oubliés dans la machine!

 

Partager cet article
Repost0
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 17:29

Je reçois une de ces enveloppes administratives absurdes dont les côtés

sont autocollants et impossibles à détacher selon les pointillés.

Ces missives ne sont que rarement synomymes de bonne nouvelle.
Cette fois c'est pourtant le cas puisqu'une fois que j'ai réussi à ouvrir

cette enveloppe diabolique le contenu qui s'offre à moi s'orne de la

Marianne tricolore et on me dit, dans un langage lourd comme du plomb

que l'infraction que j'ai commise le 19 avril 2011 à 11H11 m'est pardonnée

et que je regagne un point de permis.

A froid, comme ça, je trouve humiliant et grotesque ce système de punition

et de bons et mauvais points.
Est-ce que nous, citoyens, nous donnons des mauvais points aux policiers,

aux postiers, aux hôpitaux et à toute cette chienlit administrative incapable

de respecter un horaire, de traiter humainement ses "assujettis" et de faire

ce pourquoi elle a été instaurée?

Quoi de plus arbitraire que ces flics à jumelles planqués sur un pont en

béton et qui traquent les 5 ou 6 km supérieurs à la vitesse autorisée?

Quoi de plus insupportable que l'impossibilité ou l'extrème difficulté qui nous

est faite de contester ces contraventions?

Quoi de plus odieux que ces groupes autoproclamés d'usagers de la

route contre la "violence routière" qui demandent toujours plus de flicage,

toujours plus de radars et toujours plus de verbalisation?

Je le dis d'autant plus que, pour des raisons pratiques, je ne suis plus sur

les routes et que, logiquement, je risque infiniment moins d'être flashé.

Tout ce système de permis à points, de flicage intensif et de radars placés

non sur les lieux accidentogènes mais là où les infractions rapportent le

plus est, j'en suis convaincu, une des causes de la mauvaise humeur de

nos compatriotes.
Vache à lait, l'automobiliste paie en permanence: taxes sur l'essence,

timbre fiscal sur le permis, contraventions et parcmètres...

Et on lui envoie ces lettres infantilisante. Naturellement je sais que si on 

est prudent, qu'on respecte les vitesses et qu'on est un bon conducteur

on aura ses 12 points de permis et on ne recevra pas l'enveloppe à la

Marianne.
Amende + point(s) je trouve quand même que l'Etat ne nous fait guère

de cadeaux.
Et même pas une petite amnistie des PV en ce lendemain d'élection!

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:28

Après des travaux d'approches de quelques semaines (avions nous envie

d'être ensemble? avions nous envie de commencer quelque chose) nous

nous sommes décidés à mon retour de Marrakech.
Ca commençait bien: elle a inventé le concept de la "nuit de noces" en

plusieurs épisodes et sur des sites différents.

Question originalité c'était un bon départ.

Cette nuit du 31 décembre 20.. fut une apothéose et, depuis, nous

apothéosons les nuits et les jours que nous passons ensemble.

Et pourtant....

Je ne suis pas son genre (elle me l'a dit!), elle me trouve fatiguant,

trop raffiné, partial, trop changeant et trop "cigale"(cocktail breveté). 

Pour ma part je la prends telle qu'elle est avec son rire en cascade, son

accent du terroir, son goût du prix juste et sa façon d'être à mille lieux de

tout ce que j'ai connu avant. Je crois même que c'est ça que j'aime: elle

est authentique et d'une simplicité que je n'imaginais pas possible.

Depuis 3 ans nous vivons ensemble-chacun-chez-soi. Avec elle, avec moi

c'est la solution rêvée. Nous ne nous supporterions pas si nous devions

subir l'autre tous les jours .
Avec cet arrangement c'est magique: nous nous invitons mutuellement,

je dors chez elle, elle dort chez moi. Chez elle cuisine exotique; chez moi

cuisine Française. 

Chez  moi on prend des kilos qu'on reperd chez elle: pratique! 

Nous n'avons pas les mêmes goûts mais c'est justement ça qui est

merveilleux. Chez elle on s'endort bercés par le vent dans les platanes et

au son d'un disque de musique indienne, chez moi c'est le silence absolu

troublé par le bruit que fait le chat qui gratte pendant des heures dans sa

caisse sur le balcon.

Elle dort stores baissés j'aime la lumière. Fenêtres fermées et couette

chaude pour elle, drap léger et air du dehors pour moi.

Elle m'a appris la marche en montagne, le vélo en ville et a donné dix

définitions valables et illustrées par l'exemple du farniente. J'ai appris le

plaisir de planter 3 graines et les voir pousser, celui de discuter avec des

gens qui pensent à l'opposé de moi et celui de faire du 100 sur l'autoroute

(quand nous prenons l'autoroute...) Madame n'est jamais pressée.

Cuisiner ensemble, faire un lit à 2, l'écouter parler avec gourmandise de sa

journée de travail ou son cours d'anglais, nettoyer un gîte rural... tous les jours

elle trouve de nouvelles choses à me faire apprécier.

Avec moi elle a découvert l'Opéra ("Cosi fan tutte" ("un peu long" a t'elle concédé

alors qu'elle a dormi deux actes sur trois!), Bordeaux (ariégeoise, elle n'y avait

jamais mis les pieds) et tant d'autres choses indispensables comme la

politique partisane, la critique vacharde et le style Empire ("j'aime pas les vieux

trucs"). Je cours brocantes et vide-greniers elle va chez "Cuisinella" et "Castorama".

N'a t'elle pas constaté une fois: "de nous deux c'est moi la plus bricoleuse.
Et je ne sais rien faire". Vérité et humour, même involontaire, sont sa marque

de fabrique.

Elle aime "terre inconnue" j'aime "Palettes", elle regarde "Thalassa" je

ne rate pas un "Dexter". Mais au Cambodge, en Irlande et bientôt en Corse

et encore plus tard en Argentine nous sommes les deux mêmes voyageurs,

partageant une communauté de goûts et de ressenti.

Pour terminer ce portrait de F, qui ensoleille ma vie, je dirais qu'elle se

nourrit de ce qui nous éloigne comme je me nourris de ce qui nous

rapproche. L'harmonie naît souvent du chaos et, dans ce domaine, nous sommes

tous les deux assez remarquables.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:56

Jean Cocteau disait à peu près que les miroirs devraient réfléchir avant de

renvoyer les images.
C'est, de manière moins littéraire, ce que je pensais en regardant désabusé

le reflet de ma personne que le miroir de la salle de bains de Françoise me

renvoyait ce matin.

Un oeil injecté de sang, des poches sous les yeux, le cheveux rare et fin,

la peau zébrée de rides... si elle avait habité au 1er étage je me serais bien

jeté par la fenêtre. Elle habite au 5ème: faut pas déconner!

Sans jamais avoir été Apollon (loin s'en faut) j'ai été "pas mal" pendant des

années. J'avais un physique qui plaisait aux filles puis aux femmes et je

n'ai pas eu à mettre au point des stratégies compliquées pour séduire.
Essuyant peu de refus je m'enhardis et j'obtenais assez facilement ce que

je voulais.
La gent féminine est assez facile à contenter: s'il plaît à ma copine et à

Maman il n'y a pas de raisons qu'il ne me plaise pas à moi. Une sorte d'effet

de mode.
Si, en plus vous êtes "gentil" (au sens premier du terme), attentionné et

pas trop stupide les portes des gynécées vous sont ouvertes et les mille

plaisirs qu'ils recèlent sont pour vous.

Jusqu'à 45 ans même si la silhouette souffre du passage du temps, je ne

me suis pas posé de questions. Avec certain de mes amis nous constations

bien que les regards en biais (que nous aimions tant) nous étaient moins

réservés qu'auparavant.
Pire: lorsque je sortais en ville avec mon fils ce clone mal dégrossi et sans

expérience attirait les regards des plus jolies et des plus jeunes.
J'avais l'impression d'être la marâtre de Blanche-Neige et j'aurais cassé le

miroir et la tête de celui qui me démontrait que j'étais bel et bien devenu le

vieux machin que j'apercevais sans vouloir le voir, dans mon miroir le

matin.
Vanité que tout celà, "la beauté ne se mange pas en salade" et caetera

et caetera.

C'est une pensée de "nana" que celle de son apparence, ce qui compte

c'est la beauté intérieure... Je m'en fous d'avoir une belle rate ou un

pancréas magnifique!

C'est quand une certaine beauté physique est partie et qu'à votre

poignet ne brille ni Rolex ni Patek Philippe, que votre endurance en

boîte vous conduit aux alentours de 23H35 les bons jours, que vous

préférez une coupe de pousse-rapière à une Corona et que David Guetta

n'évoque pour vous qu'un monument de vulgarité et le vide sidéral les

jeunes, les moins jeunes et même les presque vieille femmes ont

tendance à aller voir au bar s'il n'y a pas mieux.

Je vendrais bien mon âme pour quelques années de moins mais

le Diable semble s'intéresser à tout le monde sauf à moi!

La solution, pour le moment, c'est de bannir les miroirs.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages