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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 08:17

Panique! pour la première fois de mon existence d'adulte culturé j'ai emporté un

nombre insuffisant de livres avec moi en vacances cet été.
Circonstance aggravante: j'étais en Ecosse pour deux quinzaines itinérantes et

ne pouvais sans doute pas m'approvisionner sur place.

Il y a bien des "book-shops" (à ne pas confondre avec "Library" qui signifie

bibliothèque) mais elles sont indigentes en livres d'expression étrangère.


Ne leur jetons pas la pierre: je serais curieux de voir ce qu'un Allemand, un

Anglais ou un Italien pourrait trouver s'il venait à manquer de livre(s) dans sa

langue à Montpellier, Bordeaux ou Limoges...


Je me suis rendu compte de cela alors qu'il ne me restait à lire qu'une dizaine de

pages du livre "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson.


P*******  m'avait bien glissé un bouquin de Eric Neuhoff lors de mon trop rapide

passage à Paris mais comment dire.... ce livre n'était rien d'autre qu'un (médiocre)

article de journal (je dirais "Le Figaro") allongé comme on le dit du café.
Bref, lu en 45' et oublié en moins de temps encore.
...Faire pleurer Margot avec Jean-Pierre Rassam, Pascal Jardin ou d'autres de

cet acabit il fallait oser.
Bref.

 

Je suis en panne de livre! rien à lire. Une fois lu le guide "Lonely planet" et deux

ou trois prospectus je me désole. Et je constate que la télévision brittonne ne vaut
pas mieux que la nôtre.


Et là vient la révélation. Au cours d'une étape à Ullapool (Nord de l'Ecosse) nous

sommes hébergés dans un sublime hôtel-librairie-bibliothèque (oui! ça existe!)

et il y a des livres partout, chambres comprises.

Mais, naturellement, ils sont exprimés en langue britannique. Tous. Sans exception.

 

J'étais persuadé que je ne lisais pas l'anglais et n'étais don pas prêt à le faire.
Mais j'ai trouvé un (bon) policier que j'avais lu cet hiver.
Le fait de l'avoir déjà lu a fluidifié ma lecture en anglais et, miracle, j'ai pris un

grand plaisir à lire (lentement) ce livre qui tombait du ciel (en même temps qu'une

pluie assez forte, je l'avoue).

Celui-ci abandonné pour cause de départ de l'hôtel j'en ai acheté d'autres et ai

fini mon séjour en parlant, lisant, chantant et rêvant en V.O.

 

Il faudra continuer à lire des livres en anglais.

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 07:37

Je reviens sur mon récent voyage en Ecosse pour observer un phénomène qui m'a  la fois surpris et étonné*. L'omniprésence des Beatles dans à peu près tous les domaines et qui les apparente un peu, dans le monde anglo-saxon, à la défunte Marylin Monroe, à James Dean et, dans une moindre mesure à Audrey Hepburn qui semble promise, elle aussi, à une gloire post mortem des plus lucratives. 


De la carte postale au sac, du gadget inutile au tee-shirt, les visages des quatre britanniques sont absolument partout.
On n'entend pas (ou très très peu) leurs chansons qui, il faut bien le dire, accusent leurs cinquante ans, mais leurs traits, eux, sont visibles partout.

Loin d'être démodés, qu'ils soient cheveux courts, coiffés au bol ou, comme à la fin de leur aventure, moustachus, barbus et chevelus, leurs quatre physionomies s'exposent plus sans doute qu'à l'époque ou leur entité musicale existait.

Ce qui me frappe, dans cette récupération marketing, c'est que comme pour les autres cités, il y a presque totale déperdition du contenu pour recréer des icônes (le mot qui ne veut rien dire mais qu'on emploie tout le temps avec "culte") froides et sans âme.

La Marylin Monroe qui a joué dans tant de navets, qui ne faisait pas trois pas sans ses gourous et qui s'est faite virer des plateaux de cinéma pour ses incartades est oubliée. On ne retient que le personnage recrée de toutes pièces et en lequel, si elle revenait, l'actrice de "The Misfits" (un de ses rares bons films) ne se reconnaitrait pas.
Les Beatles (et John Lennon en particulier dont l'intelligence était l'envers de sa folie paranoïaque) auraient le même mal à se retrouver dans ces objets kitsch et décalés.

La preuve que ces objets marketings sont dématérialisés est l'insuccès et l'oubli dans lequel surnagent les deux survivants, septuagénaires dépassés par leur propre vaporisation. McCartney poussera son dernier soupir sur scène en chantant "Hey Jude" pour une salle de japonais en furie mais ça ne veut rien dire: il y a un public même pour des imitations de groupes anciens.

J'avoue que j'ai été amusé de voir de très jeunes filles aux poitrines opulentes arborer un Harrison pensif ou un Lennon sarcastique sur leur  tee-shirt. Et surpris de ce tee-shirt (photo) que portait un joueur de cornemuse à Perth. Les habitants de Liverpool ont un nez rouge de clown. Concept qui montre bien qu'il s'agit plus d'un détournement que de la confirmation d'un culte. Ecosse-2013--2eme-partie--Bertrand-023.JPG

  * je sais que ces deux adjectifs signifient la même chose: c'est une figure de style!

 

 

 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 11:06

Mon amie et moi avons passé une quinzaine de jours en Ecosse et en revenons

presqu'aussi conquis que nous l'étions de retour d'Irlande.
Cette fois la conduite à gauche (ou à droite, mais enfin du "mauvais côté") s'est

passé sans anicroches sinon sans terreur(s) pour ma co-pilote, nous n'avons

pas été indisposés par la cuisine à carreaux et avons su résister au "blues du

parapluie" et à "l'appel du Whisky" comme nous l'avions fait pour la Guiness.

 

Pendant tout ce trop court séjour nous avons manié le superlatif et épuisé la

liste des synonymes de "magnifiques" pour désigner les paysages, de "gros"

pour désigner les Scottishs et de "merveilleux" pour qualifier nos découvertes

(hôtels, B & B, backpackers, restaurants, boutiques, bibliothèques, écluses,

plages, lacs, trains, bus...).
Nous étions, dès le départ, dans la position de tout aimer, je le reconnais, mais

l'avons fait sincèrement et sans calcul.
Le guide "Lonely planet" qui use plus que nous encore les superlatifs nous a

parfois guidés vers des paradis (l'île de Skye*, Portree, Plockton, the Ceilidh

Place à Ullapool....) et, presque toujours vers des choses intéressantes.
Nous avons usé nos yeux vers des pelouses caricaturales tant elles étaient

belles, des jardins (dont le jardin botanique de Glasgow) incroyables, des

parcs dont la taille et le calme défient l'imagination (North Park de Perth) et

des gens si accueillants (ceux qui nous ont guidés vers le Europcar de

Glasgow entre autres) que c'en était proprement incroyable.
Je reste encore "baba" au souvenir de ce couple qui nous a demandé, parce

qu'on essayait de déchiffrer un plan si "dears" il pouvait nous aider. Je cherchais

presque la caméra cachée!

Et que dire de ces deux écossais âgés si chics avec qui nous avons discuté à

Port Appin et de la réflexion so nice que l'homme m'a faite: "We've not always

been that old"?

 

Mon amie et moi sommes pleins de bonne volonté et avons exploré quelques

bibliothèques, avons essayé de visiter quelques musées ou expositions

(portraits de Man Ray à Edimburgh, Leonard de Vinci, "Anatomy" au château

d'Holyrood, musée national écossais....) mais très vite on se retrouvait dehors

ou dans la Fiat 500L en quête d'un chemin de campagne isolé.

 

Aucun d'eux ne pouvait rivaliser avec la promenade de 4H à Glenfinnan ou celle

d'Eglol.

 

Le temps? comme en Irlande on s'en fout! certes parfois on aimerait moins...

d'eau (5 écluses en escalier de Fort Augustus: il pleuvait tant que l'appareil

photo a refusé de fonctionner et qu'on a mis du chauffage dans la voiture!) et

des degrés en plus (le thermomètre n'a jamais dépassé les 18°c et restait

plutôt bloqué sur les 15-16. mais cela n'a pratiquement aucune importance.

On nous avait mis en garde contre les midges et les moustiques qui étaient

censés nous pomper des litres de sang. A peine si on en a entendu un pendant

tout le séjour.

On nous avait mis en garde contre les "Fish and Chips" gras et indigestes.....
Ils me manquent déjà!

 

On nous avait dit que les Ecossais parlaient un anglais incompréhensible.
...C'est vrai!

 

Enfin on nous avait dit que la cornemuse, au bout d'un moment pouvait lasser.
...C'est vrai aussi.

Honte à nous: nous n'aimons ni l'un ni l'autre le Whisky et avons soigneusement

évité de visiter une fabrique.

Une amie m'a dit de regarder ce vendredi 9 sur France 5 l'émission consacrée à

l'Ecosse, ce que j'ai fait sur mon ordinateur (la box éteinte pour mon absence est

compliquée à reconfigurer): j'ai vu la fabrication du Whisky et celle du Haggis.

 

Je conseille à tous et à toutes cette destination aussi surprenante que dépaysante.
Un véritable bonheur.

 

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 07:19

Qui n’a pas connu les effets dévastateurs du sommeil qui gagne quand il

ne faudrait pas est béni des Dieux.

Pour ma part je ne connais rien d’aussi difficile que de lutter contre le

sommeil lorsqu’il essaie de s’emparer de moi aux moments les plus

 inopportuns.

Je me souviens d’une fois où, après le déjeuner, j’avais regagné la salle

où se tenait une réunion professionnelle « importante ».

Je n’avais bu qu’un verre de Riesling et déjeuné léger. Pourtant une

irrésistible envie de dormir, accompagnée d’une envie non moins

irrépressible de baîller et des yeux qui résistent mal à l’envie de se fermer.

Il s’agit presque d’une décorporation tant le sommeil gagne du terrain et

qu’on assiste en temps réel à sa victoire. Les propos rapportés autour de la

table deviennent incompréhensibles, les visages deviennent flous et les bruits

prennent subitement un son métallique. Mes yeux piquent et rougissent.

Constatant que je ne suis pas dans la capacité de  lutter plus longtemps et

devant l’impossibilité de m’abandonner au sommeil je me lève comme si

quelqu’un m’avait piqué avec une épingle et je sors de la salle.

De marcher jusqu’aux toilette je sens la vie reprendre en moi. Je m’asperge

d’eau glacée et bois un verre d’eau. Je vais beaucoup mieux.

Je retourne à la salle où chauffage et conversations (monologue en réalité)

me font revenir à mon état en peu de temps. Ne pas céder, ne pas céder, ne

pas céder, ne pas….

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 07:18

Juste quelques mots aujourd'hui. Je ne voudrais pas être le grincheux de service

mais j'ai lu que, en région Aquitaine, il y avait un concours d'Air-guitare.
Voulant en savoir plus je me suis renseigné et ai failli me casser le coxxys tant

je suis tombé sur le derrière.
L'air-guitare consiste à simuler, sans instrument, qu'on est virtuose dudit

instrument.
Je sais, comme ça, ça paraît tellement fou que c'est incompréhensible.
Donc il s'agit d'une compétition de personnes qui font semblant de jouer de la

guitare électrique et qui doivent passer par les mimiques de Hendrix à Clapton

en passant par Van Halen and co.

Plus débile je ne sais pas si on peut trouver.

J'ai lu que c'est une manie mondiale et que des personnes se sont faites

connaître ainsi. En jouant sur un instrument imaginaire.

C'est finalement ce qu'il y a de bien avec cette époque: elle recule sans arrêt les

limites de la bêtise et de l'inutilité.

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 07:45

Il est un plaisir que j'apprécie et qui consiste à entendre parler d'une personne

que je n'ai jamais rencontrée, l'imaginer à partir des informations recuillies et

les confronter à la réalité lorsque la personne est en face de moi.

 

Si, en plus, je dispose d'une ou deux photos, le plaisir est plus grand encore.

 

Je me souviens, il y a bien longtemps, qu'on m'avait intrigué en dessinant peu

à peu un portrait très original d'un type qui s'était marié en bermuda, qui

écoutait les disques de Sting en version portuguaise et qui, à écouter les unes

et les autres était aussi sympathique qu'original.
J'ai fini par rencontrer ce héros de l'ombre qui, j'ai honte de le dire, m'est

apparu d'une fadeur complète, impression qui s'est confirmée les deux ou trois

fois où j'ai été en sa présence.

 

D'autres fois c'est le contraire qui se passe et d'une simple photo ou d'une

remarque en passant je tire des conclusions (provisoires) que la réalité infirme

pour mon plus grand plaisir.

Lorsque, au cours d'une conversation, un portrait complet se met en place d'un

ou d'une absente, on arrive à l'imaginer et à s'en faire une idée assez précise.
Par les commentaires que sa personnalité suscite mais aussi par les critiques

éventuelles, les rejets ou les adhésions sans exclusives on a ou non envie de

les rencontrer, de confronter l'idée que l'on s'est faite d'eux à ce qu'ils sont

vraiment.

 

Au plaisir simple de constater la fidélité du modèle au portrait qui a été fait d'elle

ou de lui s'ajoute l'excitation de contrôler certains aspects de son caractère qui

n'ont pas fait l'unanimité ou qui, au contraire, ont contribué à sa renommée.

 

Quel bonheur de découvrir une personne qui ne nous connaît pas mais dont on

a déjà entendu parler en bien. On l'aborde avec un préjugé favorable qui, le

plus souvent, ne pourra que se confirmer. 

Quel amusement, au contraire, de voir en direct, une personnalité discutée dont

une partie des défauts nous est secrètement connue.

 

Cela participe un peu du sentiment qu'on éprouve lorsqu'un livre qu'on aime est

adapté au cinéma et qu'on découvre les comédiens qui incarnent les personnages.

 

 

 

 

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 07:29

La Droite Française a retrouvé sa "machine à perdre" et ne compte pas s'en séparer.
Avec une défaite à la présidentielle (alors que les plus grands pays d'Europe sont tous

de tendance libérale) elle a effectivement joué intelligemment en se faisant sortir aux

législatives qui l'ont suivie.
Certes dira t'on, elle a gagné les quelques législatives partielles qui ont émaillé l'année.
Je voudrais que l'on me présente quelqu'un qui considère comme une victoire de faire

élire Frédéric Lefèbvre dans une circonscription des français à l'étranger....

 

Reste ses candidatures à la Présidentielle de....2017.

 

Là il y a pléthore de candidats et des ténors s'il vous plaît.

Glissons sur la fripouille Copé, le benêt Xavier Bertrand, le poids mouche Bruno le Maire,

la dinde BCBG Nathalie Kosciusko-Morizette et passons aux choses sérieuses.

Les Chirac-Giscard de  ce XXIème siècle; Sarkollon et Filly.

Ou plutôt Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Evacuons le premier ministre de 2007 à 2012 dont la personnalité terne et le bilan qui ne

lui cèle en rien devraient le décourager d'y songer même.
Voilà un homme qui s'est fait piétiner par le président pendant 5 ans, qui n'a pas eu une

once d'autorité et qui n'a pratiquement aucune réforme à faire valoir qui s'est fait voler la

présidence du parti UMP par une arsouille magouilleuse et qui prétend devenir le président

du pays...
Et pourquoi pas roi des gitans pendant qu'il y est?

 

Nicolas Sarkozy maintenant.
L'homme et sa personnalité ont épuisé le pays pendant tout un quinquennat. Avec le recul

il est apparu -car les langues se sont déliées- que les autres chefs d'état ne l'appréciaient

guère hormis Berlusconi dont on connaît l'élévation de pensée.

Pire, l'homme est impliqué dans une demi-douzaine de scandales où son honnèteté et sa

rigueur morale pourraient être visées.

Ne parlons ni de l'endettement du pays sous sa présidence ni du bouclier fiscal ni de toutes

les lois orientées qu'il fit voter pour remercier ses donnateurs du premier cercle.

Ne parlons pas non plus de l'affreux Buisson et de son influence que la Droite en général et

le pays en particulier n'ont pas fini de payer. Et le tout sans faire reculer le front national, bien

au contraire.

Avec un tel bilan je me terrais dans un trou de souris avec mon mannequin refait et mes

conférences hors de prix.

 

Pas lui qui nous fait le coup du "recours" ou de "l'homme providentiel"...

 

Pour poursuivre le jeu de massacre je propose d'étudier le paysages des gauches dans un

prochain post.
J'ai encore sur l'estomac la photo de Hollande parue en couverture de "Marianne" avec ce

titre: "le ravi de la crèche". Hélas frappé au coin du bon sens.

 

PS; Je suis en Ecosse et j adore cette sublime region. pas de canicule mais des ciels changeants  

pour des paysages absolument magnifiques> Honnetememt la droite francaise est loin....

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 07:29

Qui dira la solitude du promeneur dans les rues désertes de sa ville en plein été?

Toulouse est une ville à prétention touristique mais tout semble y être mis en place

pour donner au visteur l'envie d'en repartir au plus vite.
Je ne parlerais pas à nouveau de la fièvre bâtisseuse du nouveau maire qui atteint

un niveau pathologique: plus une rue n'échappe à sa volonté de faire des trous, de

les reboucher, d'en faire d'autres puis de revenir aux précédents.
Depuis des mois circuler dans cette ville, même à vélo, tient de la roulette russe

ou de l'initiation au labyrinthe.
Je veux parler de ces quartiers morts, de ces boutiques qui changent de destination

tous les 8 jours ou presque: vous y achetez des chaussures en janvier, faites faire

un double de clé en mars, vendez votre or en avril, faites blanchir vos dents en juin

et achetez des lunettes ou changer votre forfait téléphone début juillet....

Un touriste qui ne trouve qu'un bar-tabac glauque aux tables sales n'aura pas envie

de s'y arrêter et ne se rabattera pas forcément sur un Mc Donald's ou un Subway.

 

Moi je voulais tout bêtement remplacer la cartouche d'encre noire de mon imprimante.
Une bête cartouche pour une bête imprimante.
Et qui lâche, naturellement, le dernier week end de juillet.
En pleine canicule et désertification de la ville.
Va pour aller imprimer au cyber-truc d'à côté.  L'homme qui "m'accueille" est aussi

aimable que le directeur de la prison de "Midnight Express".  Ca commence bien.
Une vilaine odeur de gens qui ont eu chaud m'assaille. Ca continue.

Evidemment l'ordinateur qui m'est affecté mouline comme feus les Commodore 64.

Très lentement.
J'imprime enfin mon billet et je dois 1 euros pour une feuille en noir et blanc et deux

minutes sur une machine lamentable.
Dehors, dans un désert humain, deux policiers municipaux alignent des voitures

immatriculées aux Pays-Bas et dans les Vosges.
L'accueil.....

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 07:09

Bien que piètre spectateur de la télévision j'ai contracté, en la regardant, la maladie

spécifique qui consiste à changer de canal rapidement et dès que l'image diffusée

m'ennuie.
Cette manie -qui préexistait avec la musique et me faisait parfois écouter des versions

raccourcies des oeuvres enregistrées- s'est aussi étendue à mon écoute de la radio.

Lorsque cela me semble utile ou nécessaire je vais sur d'autres ondes voir si le ciel

y est plus bleu.
Cet exercice montre de manière crue la stupidité et le panurgisme des radios: elles

diffusent en permanence les mêmes informations qui générent les mêmes

commentaires, les mêmes publicités (qui n'en génèrent aucun, hélas) et les mêmes

disques ou interviews d'invités, toujours les mêmes.

 

Lorsque l'on passe le site de France Musique, de France Culture on "entend la

différence" mais on n'a pas toujours envie d'entendre l'intégrale de "Tosca" de

Puccini ou des digressions sans fin sur l'oeuvre de Geoffrey Chaucer (1343-1400).

 

Il arrive aussi qu'on tombe sur des stations radios qui déconnent à plein tube. Il y en

a ainsi une qui peut parler de football pendant des heures et des heures, refaire les

matchs et les disséquer pendant des périodes plus longues que les matchs eux

mêmes.
Il y en a une qui diffuse longuement des personnes qui récitent le "je vous salue Marie"

pendant un temps que d'autres utiliseraient pour parler du ballon rond.
Il y a celles qui jargonnent "psy", celles qui parlent "cul" et celles qui noient quelques

morceaux de programme dans un magma auditif.

 

Il y en a même qui sont nommées thématiques et qui ne s'adressent qu'à une partie

ciblée d'un public idéal.

Et toutes attendent tous les mois le verdict des sondages qui leur permet de se

réjouir d'être en progression d'écoute ou de déplorer une perte d'auditeurs.

Tous les étés les radios offrent des ponts d'or pour s'adjoindre les talents de vedettes

de l'écran de télévision qui feront à la radio ce qu'ils font à la télévsion et tout le

monde est content.

Tout le monde est content, vraiment?

 

PS: Ce post s'appelle "Nabilla" parce qu'il paraît que cette perruche fait vendre. Je verrais

si le nombre de mes lecteurs a cru d'un seul coup grâce à ce subterfuge! 

Mais s'il suffisait de parler d'une bécasse à gros seins pour vendre ça se saurait. Allo, quoi.

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 07:11

Le dimanche 21 juillet 2013, à 72 ans la tigresse retraitée convolait en justes noces avec un Suisse-Allemand de 16 ans son cadet.

Une photo, sans doute retouchée mais peut-être pas; montrait que l'ex- chanteuse avait conservé ses appâts au-delà du raisonnable. Tina Turner 72 ans!

Quelle obscénité que cet âge pour une telle show-woman. Il n'y a pas 5 ans elle se produisait encore en scène pendant plus d'une heure et demie et, celle qui a presque tout appris à Mick Jagger et à tant d'autres ne montrait aucun signe de fatigue ou de lassitude. Il fallait la voir chanter et danser son increvable "Proud Mary" pour voir à quel point le temps l'avait épargnée.
Quelle voix, quelle énergie, quel corps, quel métier, quel époustouflant talent!

Tina Turner a commencé toute jeune et a connu les (très) hauts et les (très) bas. Ca se voit: elle n'est jamais blasée et a fait de sa vie un biopic que personne n'aurait osé imaginer.
Comme les plus grands elle a connu le reflux et l'obligation de chanter dans des salles indignes et devant un public qui ne l'était pas moins.
Elle a vécu un rebond extraordinaire et une seconde carrière aussi imprévisible qu'exceptionnelle, alignant les succès avec une régularité de métronome.

"The Best", "Steamy Windows", "Private Dancer", "Better be good to me", "Golden Eye" "Typical Male" et tant d'autres.

Seule Marianne Faithfull, mais dans une moindre mesure, a connu ces montagnes russes du succès et de l'échec.

Tina Turner est aussi la seule chanteuse au monde qui ait fait de la scène ou des duos avec Paul McCartney, Rod Stewart, Eric Clapton, David Bowie, Mick Jagger, Bryan Adams Elton John, Tom Jones et je dois en oublier beaucoup d'autres... 


Son tube des années 80 ("What's Love Got To With It") l'a propulsée au sommet des hits parades à une époque où on achetait encore des disques.
Douée sur disque mais plus encore sur scène Miss Turner a fait deux carrières tout à fait distinctes mais tout aussi respectables et admirables l'une que l'autre.
Sur "Youtube" allez regarder son interprétation de "Proud Mary" avec Cher et Oprah Wimpfrey. Et l'un de ses derniers concerts (Tina: Live!, From the Gehre Dome, Arnhem Holland). Je n'imagine pas que puissiez rester derrière votre écran sans vous lever!

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