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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 07:08

Au départ, une fois qu'il a quitté le parti socialiste où il a quand même été un grand nombre

d'année et terminé sénateur (ça ne s'invente pas), on ne pouvait que trouver sympathique

ce type qui ruait dans les brancards et s'ébrouait dans le magasin de porcelaine des idées

convenues sans craindre la casse.

Sa liberté de ton et sa méchanceté carnassière ont, un temps, fait illusion: voilà un homme

qui était décidé à donner un coup de pied dans la fourmillière de la gauche Française avec

son PC fossilisé, un PS embourgeoisé et devenu un parti de notables et des chapelles

d'extrême gauche aussi foutraques que les solutions qu'elles souhaitaient apporter aux

maux bien réels du pays.

Au napalm il a conquis sa place et a laissé penser, un temps, qu'il y avait un possible

renouveau de ce côté là.
Et puis il s'est allié avec les reliquats du parti le plus stalinien d'Europe, le parti communiste*

qui n'a jamais réellement abjuré sa foi et qui reste un groupuscule aux méthodes rien

moins que démocratiques. (ne parlons ni de ses "idées" ni de son "programme").

 

L'attelage était baroque mais Mélenchon, car c'est de lui qu'il s'agit, se promettait de

"plumer la volaille communiste" et on ne demandait qu'à voir.


Où en est-il quelques années après? il a repris le costume (mais sans avoir le rôle)

du Georges Marchais des années 70, imprécateur brouillon et vain et plus personne

ne l'écoute. Si son analyse de la situation présente de la France emporte parfois

l'adhésion, les remèdes qu'il propose tueraient la malade plus sûrement qu'ils ne la

soigneraient.

 

Comme son devancier il n'attaque que "son" camp, réservant ses traits les plus acérés

pour le président de la république qu'il exècre, on le subodore, plus pour des raisons

personnelles que politiques.

 

Cette inimitié, on le sent nettement, tient plus du sentiment d'avoir été sous estimé que d'une

opposition politique radicale. Avec le temps elle l'est devenue mais Mélenchon a passé tant

de temps au PS que c'est se renier que le critiquer comme il le fait.

On dirait un mari rejeté qui traîne sa femme dans la boue pour lui faire payer sa demande

de divorce!


Mélenchon rejoue le rôle du parti du prolétariat contre les sociaux traîtres, comme tous

les partis communistes l'on fait et notamment les communistes Allemands pendant la

République de Weimar qui s'en prenaient violemment aux sociaux démocrates au lieu

de cibler Hitler. Cette belle politique a conduit ce dernier à la chancellerie et l'Europe au
suicide.


Ces gens-là semblent ne jamais rien retenir de l'histoire et n'ont de l'expérience qu'un usage:

l'oubli immédiat et total.

 

En soi çela nous rajeunit mais ça ne fait pas beaucoup avancer les solutions alternatives

à la mondialisation libérale.

 

 

 

*Il faudra bien, un jour, dire l'histoire exacte et sans fard de ce parti qui joua contre le pays

dans toutes les crises où il faillit perdre sa liberté....

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:40

Lorsque l'on est préoccupé, même si on parvient à maîtriser le stress, le cerveau lance

des signaux qu'il est impossible de négliger ou de feindre ne pas voir.

Outre un sommeil "fatiguant" et des réveils nauséeux toute la journée on constate que

le corps se rebelle et essaie de nous envoyer un message clair: "cesse immédiatement

cette situation qui rend mon équilibre précaire".

Des douleurs inconnues et stratégiquement situées vont se faire jour tandis que

d'anciennes heureusement éteintes vont se rappeler à vous.

 

C'est aussi cet état qui va permettre au boulanger de vous refiler deux brulôts en lieu et

place des croissants que vous lui avez demandés et au charcutier de "faire une erreur"

sur l'addition; votre état de tempête intérieure ne leur a pas échappé!

 

Au travail, naturellement, vous n'êtes pas qu'inefficace; vous êtes aussi contre-productif.

 

Les pensées ramènent à ce qui ne va pas et, pour être certain que le message passe

il n'est un coin de table auquel on va se cogner, une porte qu'on va prendre sur les doigts

ou une portière de voiture qui va essayer de nous blesser.

Si cela ne suffit pas les objets de notre quotidien vont se mettre de la partie en

disfonctionnant ou en tombant .

Une ampoule va griller, la plaque chauffante devenir capricieuse et, toute la sainte

journée, les éléments habituellement inanimés vont devenir des ennemis acharnés à

vous faire du mal.

 

Mystérieusement avertis de la confusion qui règne dans votre esprit et de la difficulté

que vous éprouvez à prendre une décision importante les facheux de tout poil vont

vous harceler par téléphone ou vous envoyer des courriers inopportuns et pénibles.

Chaque fois que je suis dans cet état je peux ainsi être certain que ça va correspondre,

en plus, avec la réception d'une idiote facture surgonflée ou une note inattendue.

 

Vous devenez superstitieux et, puisque vous êtes incapable de prendre la décision

tout seul ce sera au hasard d'y pourvoir.
Si un train passe sur le viaduc je le fais! si 3 Alfa Roméo circulent ou sont en

stationnement entre ce carrefour et le prochain j'y vais...

 

Vous finissez par vous maudire de vous être mis dans ce mauvais pas et, après

avoir interrogé les moins qualifiés pour vous aider à y voir clair vous laissez au

temps et à l'inspiration subite le soin de prendre la décision.

 

 

Bonne ou mauvaise les objets redeviennent immobiles, le corps se fait oublier

et le sommeil profond et réparateur.

Oui, une Fiat c'est un peu  une Alfa Roméo!

 

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 06:56

A 71 balais Paulo McCartney, l'une des plus grosses fortunes de Grande Bretagne, l'un

des hommes les plus connus de la planète et l'un des plus gros vendeurs de disques

de toute l'histoire de la musique n'a toujours pas pris sa retraite.

Depuis le début des années 60 il reste l'un des artistes mondiaux les plus créatifs qui

soient.
Il a connu les sommets et les gadins les plus invraisemblables, il a brillé dans le rock

le plus pur, la variété la plus indigeste, le rock "middle of the road", la pop flamboyante,

la musique consensuelle, les oratorios, la musique de films, la musique de dessins 

animés et  même la musique d'avant garde.

Multi-instrumentiste, auteur compositeur et découvreur de talents on ne sait combien

de cordes possède son arc.

Ses incursions au cinéma restent parmi ses plus gros échecs.

 

Sir Paul est capable d'écrire des chefs d'oeuvres intemporels et des daubes navrantes.
Il est capable aussi de remplir des stades dans le monde entier et de faire reprendre à

un public de tous âges des vieilleries d'un autre temps mais aussi de se mettre en

danger en changeant de producteur, de partenaire ou de style.
Il peut aussi sortir des albums comme Lucky Luke tire: plus vite que son ombre!

De ce fait on est parfois (qui a dit "souvent"?) déçu par des productions bâclées et des

disques inutiles.

Plus que tout autre artiste il est coutumier du fait de faire cotoyer sur un même album

des chansons exceptionnelles et des trucs à dix pence. 

On aimerait supprimer de nos mémoires les mauvaises chansons, les clips honteux

et les concerts indigestes pour ne conserver que la substantifique moelle.
Retirer de chaque album les 2 ou 3 titres sucrés ou trop faciles pour ne garder que

le meilleur.
Son oeuvre serait alors incomparable.
Mais qui pourrait dire à Paul McCartney de jeter des chansons? moi?????*

L'album qu'il vient de faire paraître ("New") renferme plus de très bons titres que de

moins bons. "On my way to work", "Queenie Eye"," Appreciate"  "Everybody out there"

et  "I can bet" sont du grand McCarney, des titres intemporels.

 

L'ensemble du CD est très correct, plaisant à écouter, original, vif, moderne, inventif et

plein de trouvailles qui montrent qu'il n'a pas perdu la main, loin s'en faut.

 

Après un disque jazzy ("Kisses on the bottom") ultra-décevant et des disques de rock

qui ne l'étaient pas moins ("Memory almost full" et "Chaos and creations in the back

yard") le bassiste gaucher le plus célèbre de Grande-Bretagne et d'ailleurs montre

qu'ils avaient tort de l'enterrer ceux qui ne voyaient plus en lui que le vieux chanteur

d'un groupe des années 60.

 

Son dernier opus est plein de bonne humeur et de vivacité que peu de chanteurs

actuels sauraient mettre dans les leurs en ce moment.
Optimiste et à l'aise le Mc Cartney de 2013 reste fidèle à ce qu'il a toujours été. Dans

sa très longue discographie "New" se glissera parmi les grands tels "RAM" et

"Flaming Pie".

 

C'est la Jane Fonda du rock!!!!!!

 

 

15 parmi mes titres préférés de sa très longue carrière:

 

1964 Things we said today

1965  I've just seen a face

1967  Penny Lane

1970 Let it Be

1971 Uncle Albert/Admiral Halsey

1972  C'Moon

1973  Band on the run

1982  Tug of War

1982  Wanderlust

1989  Back on my feet

1989  This One

1997  The song we were singing

2001  From a lover to a friend

2007  House of wax

2013  I can bet

 

 

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:41

Ce matin, allez savoir pourquoi, je me suis réveillé avec dans la tête une de ces

chansons qu'on entendait enfant et qui ne me plaisait pas.
Maintenant, avec le recul, je sais pourquoi: elle était de celles qui rendent parano.

Félix Leclerc
LA CHANSON DU PHARMACIEN


La fille en coupant son pain s'est coupée dedans la main
Affolée en criant accourut chez le pharmacien

Rendue chez le pharmacien, on cherchait un assassin
Qui venait de tuer le pharmacien dans un coin

Quand la fille est arrivée, on l'a d'abord soupçonnée
On lui a barrée le chemin à cause du sang dans la main

Mais c'est en coupant mon pain que je me suis coupée la main
Les voisins l'oeil en coin, disaient c'est pas bien malin

Elle a dit "Bande de crétins je vais vous faire voir le pain"
Mais de pain y'en avait point, il était dans le ventre du chien

Elle a rit et elle a geint, que pensez-vous qu'il advint
On l'a mise dans le moulin, elle sera pendue demain

Quand vous couperez le pain, ne vous coupez pas la main
Surtout si un assassin vient de tuer le pharmacien

 

Enfant je n'aimais pas trop les chansons enfantines et les comptines

"bien de chez nous". Je suis toujours surpris lorsque des enfants de

notre époque écoutent encore ces scies d'un autre temps.

L'une d'entre elles me faisait la même impression que "la Chanson du

pharmacien". le vieux bouc de Vienne (Freud) et ses suiveurs auraient

sans doute eu matière à échaffauder des théories fumeuses sur les

chansons et comptines enfantines comme l'a fait Bruno Bettelheim

avec les contes de fées...

 

En passant près d'un petit bois,
Où le coucou chantait
Où le coucou chantait
Et dans son joli chant disait :
"Coucou, coucou
Coucou, coucou"
Et moi je croyais qu'il disait :
"Coupe-lui le cou !
Coupe-lui le cou !"

Refrain
Et moi de m'en cour', cour', cour'
Et moi de m'en courir.
Et moi de m'en cour', cour', cour'
Et moi de m'en courir.

En passant près d'un étang,
Où le canard chantait
Où le canard chantait
Et dans son joli chant disait :
"Cancan, cancan
Cancan, cancan"
Et moi je croyais qu'il disait :
"Jette-le dedans !
Jette-le dedans !"

Refrain

En passant près d'un moulin,
Où une femme berçait
Où une femme berçait
Et dans son joli chant disait :
"Dodo, dodo,
Dodo, dodo"
Et moi je croyais qu'elle disait :
"Jette-le dans l'eau !
Jette-le dans l'eau !"

 

Et on a coupé la tête à Fabre d'Eglantine l'auteur de "Il pleut

bergère"....

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 06:43

Le crime est si monstrueux, si grand, si impensable qu'il n'y a ni oubli ni pardon pour

ceux qui l'ont pensé, ceux qui l'ont permis, ceux qui l'ont organisé, ceux qui l'ont

perpétré, et ceux qui l'ont couvert.
Avec la fin prochaine du procès des Khmers Rouges à Pnom-Penh, les déboires du

corps de Erich Priebke en Italie et la traque des génocidaires hutus du Rwanda en

France et où ils se se sont cachés nous en avons heureusement la preuve.

Il serait trop facile et trop lâche de se réfugier derrière le passage du temps et le

nécessaire effort pour favoriser le "vivre ensemble" à l'instar de ce qui s'est passé en

Afrique du Sud après le démantèlement de la politique de l'apartheid pour laisser les

plus grands criminels vieillir et mourir sans leur demander de comptes.

 

Récemment donc, le nazi pas repenti Erich Priebke, co-responsable de la mort de

335 italiens (le massacre des "fosses Ardeatines") a dû faire face à son passé et

est mort en affrontant la condamnation générale des Italiens. Son corps a même

eu du mal à être enseveli tant l'affaire a fait des vagues.

C'est peu pour cet homme froid et qui n'a jamais renié ses prises de positions

tout en se réfugiant derrière les ordres donnés pour excuser ses pensées criminelles

et les actions qui en découlaient.

 

Kieu Samphan, ignoble individu qui fut le bras droit de Pol Pot et le "président"

fantoche du Kampuchea démocratique de 1975 à 1979 n'a lui non plus manifesté

ni regrets ni remords.

Pire, il finasse en permanence comme l'a fait toute sa vie son ennemi intime feu

le roi Sihanouk.


Il a assassiné une seconde fois les innombrables victimes de la folie utopiste du

régime politique qu'il a soutenu toute sa vie et les a insultés par-delà la mort en

en minimisant le nombre, en évoquant des "causes naturelles" pour évoquer leur

disparition et en refusant aux parties civiles la consolation de voir leur douleur

reconnue.

Kieu-Samphan.jpg

 

Les génocidaires rwandais qui, une fois les massacres terminés se sont enfuis

sous de fausses identités (on n'est pas plus courageux!) refusent qu'on leur

demande des comptes.

Les assassins politiques, les meurtriers de masse et les criminels d'état doivent

toujours sentir qu'ils sont traqués et qu'une cour nationale ou internationale les

jugera, même plus de cinquante ans après leurs crimes.

Eux qui n'ont donné aucune chance à leurs innombrables victimes doivent être

jugés légalement (le jugement des Ceaucescu en Roumanie est l'exact contraire

de ce qu'il faut faire), faire l'objet de débats contradictoires, être confrontés à des

témoins et à des parties civiles et enfin affronter la prison pour de très longues

années. En un mot il n'y a pas et ne devra jamais y avoir de prescription pour eux.
Sans que l'âge soit une circonstance atténuante, au contraire même, puisqu'ils

en sont responsables en ayant fui la justice.

 

L'affaire italienne de ce capitaine Priebke a montré que l'âge ne change rien à

l'affaire et que ces criminels restent ce qu'ils furent. Ils ne renient ni ce qu'ils

étaient ni ce qu'ils ont fait. La société doit leur demander des comptes et les

"punir" pour ce qu'ils furent et ce qu'ils sont et, naturellement, pour ce qu'ils

ont fait.

Kieu Samphan, j'en suis convaincu, échappera à la justice des homme tout

comme Pol Pot, Mao, Staline, Hitler et tant d'autres l'ont fait avant lui.

Il n'aura simplement pas profité de sa "retraite" comme il l'aurait souhaité.
C'est déjà ça!

 

PS: Kieu Samphan, comme cette photo récente le montre, n'est pas un "monstre"

repoussant, du moins physiquement. Il a une bonne tête de grand père jovial que

démentent les récits terrifiants des exactions qu'il a ordonnées, couvertes et

toujours justifiées depuis près de 40 ans. Une constance que ses "regrets" qui

sonnaient faux ( ils étaient de circonstance) ne modifient en rien.
Les criminels -et Priebke avec sa "classe" et son élégance-  ne me dément pas,

ne sont pas différents de la masse des autres humains. L'erreur serait de se

laisser prendre au physique passe-partout (cf Adolf Eichmann) et au discours

poli des assassins.

 

Je terminerais par cette phrase connue de Staline qui reste à jamais menaçante

d'actualité: "Un mort c'est une tragédie, mille morts une statistique".

 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 17:50

Comme pour tout le monde il y a plusieurs moi et parmi eux quelques uns qui ne

sont pas recommandables.
Chez moi il y ainsi non seulement le Dr Jeckyll et Mr. Hyde mais aussi plein d'autres.

 

Il y en a un qui est cynique et moqueur, qui heureusement a tendance à se faire plus

rare maintenant mais qui ne demande qu'à réapparaître.

 

Il avait une forte envie de le faire en cette superbe après midi ensoleillée et quasi

estivale du 20 octobre alors que mes pas me conduisaient à la "Foire Bio" de la

Ramée.(On allait voir des relations qui exposaient)

 

C'est vrai que, si l'on veut être un peu ironiques, tous ces fromages bios, ces peaux de

mouton traitées naturellement, ces confitures potiron/airelles et autres jus de fruits

bizarres pourraient conduire au ricanement.

 

Cela dit les prix pratiqués sont du genre à freiner le ricanement!

 

Les visiteurs, cependant, sont concernés par l'environnement et mettent en accord

leur mode de consommation avec leurs idées ce qui, on en conviendra, n'est pas si

courant.
Alors, de manière un peu caricaturale, on les sollicite pour acheter des meubles en

carton (!), pour signer des pétitions anti-aéroport Notre Dame des Landes ou anti

Val Tolosa (une folie, le "plus grand centre commercial d'Europe" 115 000m² ) ou

pour encourager les agriculteurs de la filière bio ou ceux qui promeuvent l'Esperanto.

Il n'empêche; une foule sympathique et heureuse parcourt les stands et on ne peut

s'empêcher de la trouver moins sotte que celle qui se presse dans les centres

commerciaux les samedis. Pas de folie consommatrice ici et une volonté de faire

attention à cette planète à qui on en demande tant.

 

Bien sur les falafels sans huile et les crêpes faites avec de la farine d'épeautre

sont rien moins que mangeables mais je connais des "fast food" où l'on vous

sert des choses plus effrayantes encore.

 

Le modèle de société que nous connaissons et dans lequel les Chinois et les

Indiens foncent tête baissée a montré ses limites avec les filières viandes et

l'industrie alimentaire qui nous empoisonne sans états d'âme.
Qu'il y en ait qui tatônnent à la recherche d'autre chose est une bonne nouvelle.

Je dis ça à la partie de moi qui se moque des "tiers-mondistes" à pull torsadés

qui marchent pieds-nus en mangeant des frites bios et des tofus saveur zarbi

à travers la foire bio.

 

Ce "moi" là se reconnaîtra!

 

 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 06:48

Ce matin je suis entré dans une pharmacie demander un produit de mon enfance qu'on trouvait dans toutes les infirmeries familiales: le mercurochrome. La pharmacienne m'a regardé comme si je venais lui demander de la morphine et m'a doctement expliqué que ce produit n'était plus vendu du fait de la présence de mercure dans sa composition. Elle ne l'a pas dit mais son ton et son regard disaient: "Mon vieux, tu sors de vingt ans de stage en immersion totale dans la jungle péruvienne ou quoi?".

Vaguement je me souviens qu'il avait fallu rapporter avec mille précautions les thermomètres familiaux pour en acheter d'autres (qui n'indiquent qu'exceptionnellement la température du malade) justement à cause du mercure. Soudain ces objets et produits d'une banalité confondante devenaient plus dangereux qu'un morceau de sarcophage des centrales de Tchernobyl ou de Fukushima. Moi je veux bien que le mercure soit affreusement dangereux dans le mercurochrome ou les thermomètres médicaux....Je m'étonne seulement que, comme pour l'amiante, on ne parle pas de génération(s) sacrifiée(s) ni de procès fleuve contre des laboratoires meurtriers. Et je me demande aussi si nos téléphones mobiles ne contiennent pas, eux aussi, des composants qui, dans vingt ans, ne seront pas traqués comme cancérigènes, mortifères ou pire encore!

Le mercurochrome renvoie à ces "genoux couronnés" des années 60, au vaccin du BCG et à une médecine rudimentaire et bon enfant. Une consommation douce aussi. Aspirine, alcool à 60°...

Autre constatation: dès que j'aime bien un produit il disparaît des étalages! Ma paranoïa naturelle se nourrit de ce genre de détails.
Les Perrier Fluo par exemple...Pfuitttt, disparus.

perrier-fluo.jpg

La bleue et la rose étaient les seules que mes enfants ne me disputaient pas! J'étais assuré d'en avoir toujours au frigo, ce que les cannettes classiques ne permettaient pas. Mais je m'égare... le Perrier, même Fluo, n'aurait pas guéri mon "bobo"...

A propos de guérison et de cicatrisation ce dernier phénomène lui-même est fascinant. Que la plaie se referme et disparaisse laisse une infinités de pensées et interprètations avec lesquelles je vous laisse pour le week end.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:43

Voilà 3 ans au moins que la ville de Toulouse est livrée aux excavatrices,

aux marteaux piqueurs, aux tunneliers et aux engins de chantiers divers

et variés.

Comme d'autres avant lui (et sans doute d'autres après) le maire de la

ville a décidé d'y compliquer l'usage de la voiture en développant les

transports en commun et en rendant quasi impossibles les conditions

de circulation et de stationnement.

Une partie de cet ambitieux programme est d'ores et déjà réalisé: On ne

circule plus dans et hors Toulouse.

Embouteillages incessants à toute heure du jour et de la nuit, plan de

circulation dément et verbalisations à tout va, il faut avoir une vraie âme 

d'automobiliste ou une nécessité absolue pour prendre la voiture dans

ces conditions.

Question transports en commun c'est mieux même si le métro (un "Val"

façon Orly-Antony) a sans doute été un peu sous-dimensionné.
Les bus sillonnent correctement la ville, rien à dire à ce niveau.
Le tramway est beau, confortable mais, jusqu'ici, possède un parcours

des plus curieux: il évite l'aéroport (merci le lobby des taxis) et dessert

des quartiers que les authentiques Toulousains ignorent plus que

Hossegor ou Font-Romeu. En clair il roule au milieu de nulle part.

 

Tout cela devrait changer avec la fin des travaux annoncée pour cette fin

d'année sur un sensible prolongement de la ligne et sur le raccordement

à l'aéroport dans 2 ans.

Aujourd'hui donc, après des mois et des mois de travaux (souvent

nocturnes car il fallait maintenir les délais et avoir fini un peu avant les

Municipales pour que l'électeur-voyageur vote bien) devait s'inaugurer les

essais de voie.

Le torchon local en jubilait d'avance (lui et la mairie ont partie liée): on

allait voir le beau tram sur son nouveau parcours...

 

Mais Toulouse est en France et, en France on a des coutumes à respecter.

En l'occurence les syndicats doivent bloquer le tramway et manifester

bruyamment devant les invités -bureaucrates et politiques pénétrés de

leur importance- le tout dans une ambiance chaude et virile avec l'accent

d'ici.
Ca n'a pas manqué!!!

IMGP8524.JPG

 

On demande la démission du boss, on bouscule (verbalement) le maire au

brushing impeccable et on bloque toute circulation du nouveau tram, histoire

de.

 

Ce n'est pas que c'est lassant, mais bon, à la longue peut être un peu.

J'ai regardé 10 minutes le spectacle offert par les manifestants, le maire, les

responsables en cravate et les badauds. C'était à la fois amusant et édifiant.

Les cameramen et photographes de la presse brillaient par leur manque

d'imagination.
Un ouvrier faisait la circulation avec un panneau sens interdit au recto et vert

au verso. Il a été abondemment filmé et photographié sur fond de manifestants

et de tram à l'arrêt. On voit le symbole!IMGP8523.JPG

 

Le cliché (aux deux sens du terme) qu'on ne pouvait manquer. Moi-même....

 

Pas de morale à cette histoire. Bien que simple citoyen je savais que les essais en

ligne du tram seraient d'une façon ou d'une autre récupérés, le maire a une fois de

plus montré qu'il ne maîtrise rien du tout, les syndicats qu'ils n'ont pas la moindre

imagination et le patronnat que son sens de la négociation se limite au zéro absolu.

 

Mais je m'égare, il y a des sujets plus importants, cette Léonarda par exemple.

 

NB: écrit après publication. "La Dépêche du Midi" d'aujourd'hui relate sans faux

semblants la sortie ratée du tram hier et ajoute que des essais "clandestins" du

matériel ont été effectués dans la nuit de mardi.

Les grévistes d'hier étaient des contrôleurs-verbalisateurs (ceux qui traquent les

voyageurs sans titre de transport) qui voulaient que leur salaire soit le même que

les autres employés de la société. Ces précisions nuancent un peu mon post.

 

 

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 08:35

J'ai avec les livres un rapport qui oscille entre la passion et la vélléité. J'en achète

d'avance de peur d'en manquer, j'en emprunte à la bibliothèque que je n'ouvre pas

et il m'arrive d'en relire certains que j'ai oubliés entre la première et la deuxième

lecture.
Parfois même il m'arrive d'avoir totalement oublié un livre que j'ai lu et en retrouver

la connaissance alors que je le relis en ayant la certitude que le texte est sous mes

yeux pour la première fois.

Le plus surprenant est que certains livres m'ont plu au point que je les achète, et

qu'une fois en leur possession non seulement ils me tombent des mains mais

même que je me demande pourquoi je me les suis procurés.

J'ai parlé ici même de l'attraction que pouvait avoir un livre avec une belle couverture

et, sans doute parfois, ce seul argument m'en a fait acheter.

Pour qu'un livre (je me réfère toujours à l'invention de Gutemberg) rencontre l'auteur

qui l'a écrit une infinité de paramètres sont nécessaires, sans qu'ils le soient tous

au même moment et pour tout le monde.
Le fameux "temps de cerveau disponible" est valable ici aussi, même s'il est plus

digne dans ce cas.

Il est ainsi des livres dont chaque lecture et re-lecture procure un plaisir toujours

renouvelé; il en est d'autres qui ne supportent pas une seconde lecture qui détruit

la première impression et installe définitivement une prévention contre lui.
Il en est aussi qu'on n'a pas aimés à la première lecture mais dont on s'est dit:

"Ce n'est pas mal mais je ne suis pas entré dedans, mon attention n'y parvenant

pas". Instinctivement on sait qu'on est passé à côté et qu'une relecture corrigera

cela.
Il y a des livres, fêtés, reconnus, célébrés qui ne plaisent ni à la première ni à

aucune des tentatives qu'on fait pour les lire.

Inversement il y en a qui sont relegués dans l'enfer des bibliothèques parce qu'ils

sont unaniment décriés et qu'on aime dès les premières lignes.

La rencontre entre un livre et son lecteur est une alchimie miraculeuse qui

s'apparente à celle des rencontres entres les personnes.
Celle-là va vous toucher au premier regard  tandis que telle autre va instinctivement

vous déplaire.

Souvent, chez un auteur reconnu, la critique a "installé" un de ses titres comme

l'étalon de sa production. Qu'il ait eu un prix ou qu'il se soit bien vendu, c'est ce

livre qu'on cite et qu'on identifie immédiatement.

Esprit de contradiction? volonté inconsciente de se démarquer? j'ai constaté que

souvent ce livre là n'est pas le meilleur, loin s'en faut, de l'auteur en question.

 

Ni même le plus représentatif de sa personnalité ou de son talent d'écrivain.

 

Je rencontre souvent des personnes ayant le même rapport passionnel avec

l'objet livre. Chez vous, Ils se dirigent tout naturellement vers les étagères qui les

contiennent et déchiffrent vite, l'air de ne pas y toucher, les reliures les plus

apparentes.
Je le fais aussi, parfois même sans m'en rendre compte, et suis souvent conforté

par le fait que les livres que je vois chez des personnes qui me plaisent me

plaisent aussi.

Ca peut être vrai pour les disques... mais c'est une autre histoire.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 08:16

Régulièrement une affaire d'expulsion d'immigré réveille les bonnes consciences de

gauche qui, sursautant, vocifèrent et s'agitent comme si nous étions en 42 sous Vichy

et avec les nazis aux trousses.

Les associations spécialisées dans l'humanitaire et leurs avocats, stupéfaits que leur

combat quotidien dispose soudain d'une visibilité et d'une écoute inhabituelle donnent

de la voix et pendant 48 heures nous vivons un psychodrame admirablement mis en

scène.

Certes le point de départ est toujours dramatique et l'affaire de Léonarda, expulsée

avec sa famille, ne fait pas exception à la règle, mais la dramatisation et les postures

restent les mêmes: on s'indige, on emploie des comparaisons outrées, on parle du

"pays des droits de l'homme" et on ripoline les vieilles habitudes médiatiques en

combat du bien contre le mal.
On hurle contre Sarkozy ou Valls qui ne font que leur boulot de ministre de l'intérieur

qui applique la loi et on donne aux migrants un signal on ne peut plus clair: une fois

sur place il sera difficile de vous faire repartir, même si vous êtes illégal, clandestin,

sans papiers et que vous venez d'un pays d'Europe avec lequel il y a des accords.

 

Etre généreux avec l'argent des autres et donneur de leçons lorsqu'elles ne vous

coûtent rien est un grand classique qui flatte l'ego de ces bonnes âmes et leur

donne à penser que leur générosité les sublime.
On fait donner la cavalerie (les lycéens, camarades de l'expulsée) qui a l'indignation

féroce dite dans des mots choisis, on a les yeux mouillants (les associations), on

dépose des nounours et des mots remplis de fautes et de bons sentiments

("Léonarda on t'oubliera pas") et c'est parti pour deux jours de furie médiatique.

 

Au final quand Léonarda reviendra elle sera instantanément oubliée, sa famille

bénéficiera (peut-être) d'un 2 pièces et de la CMU et alors?

 

Je n'ai pas la prétention de savoir ce qu'i faudrait faire et me garderais bien de

dire où est le bien où est le mal.

Je m'insurge (en les bycottant) contre ces médias qui croient faire de l'information

quand elles ne visent qu'à vendre, qui trahissent leur mission en désinformant

ou, pire, en flattant ce qu'il y a de plus médiocre chez ses lecteurs.

Des Léonarda, du Kossovo ou d'ailleurs, il y en a plein les rues qui mangent

les rebuts des fins de marché et dorment dans des cartons.
Les bonnes âmes ne se font guère entendre sur ces malheureux là!

Il fallait entendre le 7/9 de France Inter ce matin au sujet de cette regrettable

affaire: Valls était traité verbalement comme un Klaus Barbie réincarné.
Un peu de mesure ne ferait pas de mal.

 

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