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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 06:33

Depuis qu'elle est apparue sur des écrans de cinéma j'aime l'actrice Sandrine Kiberlain. Mieux que ça, j'aime à chaque fois les personnages qu'elle joue.
Ce n'est ni Salma Hayek ni Nathalie Portman mais elle est mieux que cela: une comédienne généreuse et inspirée qui donne de la densité à toutes les femmes qu'elle interprète.

Avec Karin Viard et Mélanie Laurent je trouve qu'elle forme un trio d'actrices exemplaires. Intelligentes, crédibles et pas "tape-à-l'oeil"; elles donnent un nouveau souffle au cinéma Français qui, sans elles, en serait réduit à un spectre allant de Yolande Moreau à Mamie Deneuve.

Je suis allé voir "Floride" le film dans lequel elle donne la réplique à un époustouflant Jean Rochefort. Ce dernier peut être excellent ("Tandem", "Ridicule") ou mauvais ("les grands ducs", "les casse-pieds", "le cavaleur") et dans "Floride" il livre une prestation 4 étoiles qui ressort des meilleurs rôles qu'il a interprétés.

Kiberlain est la fille de Rochefort, homme âgé sans doute atteint de dégénérescence mentale mais qui joue de ses absences sans toutefois les maîtriser. Il ne cabotine pas et réussit à être à la fois touchant et pénible, insupportable et émouvant.

Kiberlain, comme d'habitude, est parfaite et on y croit dès la première seconde du film.
Elle joue à l'économie et n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour qu'on se prenne d'affection pour cette femme gentille mais dépassée.
Lorsque Rochefort est par trop pénible et qu'elle craque en versant une ou deux larmes on a envie de traverser l'écran (comme dans "la rose pourpre du Caire" d'Allen) et d'aller l'embrasser et la réconforter.

Avec sa personnalité et son physique elle est habituée de ces rôles en demi-teintes qui la rendent à la fois forte et vulnérable et qui lui vont si bien. Elle se renouvelle de film en film et parvient à nous surprendre à chaque nouveau long métrage.

Elles ne sont pas nombreuses celles qui sont capables de ça: Isabelle Huppert pour la génération précédente sans doute... La comparaison est flatteuse.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 07:00

Préambule: Je sais que je recevrais des bordées d'injures tant des pro machins que des anti-trucs. D'avance je remercie leurs auteurs.

Je considère l'antisémitisme (le racisme anti-juifs) comme une maladie mentale et suis accablé que cette maladie mentale soit moins rejetée qu'il y a quelques années.
Avec les rapports difficiles des Juifs et des Arabes au Moyen-Orient certains, ici et maintenant, se sont sentis autorisés à remettre au goût du jour une perversion de la pensée que j'ai crue jugulée.

De même qu'il restera toujours quelques hitlériens, quelques staliniens, quelques intégristes anti-tout il faut croire qu'il y aura toujours des personnes pour rejeter sur les Juifs les fautes et pensées fantasmées qu'ils leurs attribuent.

Parmi les malades qui stigmatisent Israël et les Juifs pour tout et son contraire (allant jusqu'à parler de fascisme pour désigner la politique de l'Etat Juif) il y a des personnes qui sont d'extrême droite comme on est brun ou droitier: de naissance. Ils vouent aux gémonies la République, les Francs-Maçons ou les Juifs par réflexe pavlovien.

Il y en a d'autres, et c'est notre époque qui a le triste privilège de les avoir fait naître qui joignent leurs voix aux précédents uniquement à cause du Moyen-Orient et du sort des Palestiniens.

Le Palestinien est instrumentalisé, idéalisé, fantasmé et devient une sorte de super-prolétaire pour des marxistes n'ayant pas complètement intégré la faillite absolue de cette penséee.
(rappelons que la pensée de Marx, PARTOUT où elle a été appliquée à abouti au même fiasco humain, politique, économique, écologique et liberticide).

Que les Palestiniens soient des parias sur leur propre terre nul n'en disconvient. Mais en confiant leurs destinées au Hamas et à la frange la plus extrémistes des leurs ne sont-ils pas, eux aussi, responsables de l'impasse politique et historique dans laquelle ils se trouvent et de l'impossibilité de trouver un compromis pacifique? Je schématise -j'en suis conscient- mais depuis 1947 ce conflit empoisonne le Moyen Orient et le monde et radicalise la pensée des soutiens des deux camps.

Qu'Israël, sous la conduite démente de Nethanyahou soit critiquable, voire détestable j'en conviens le premier.


En quoi le Juif Français est-il comptable de la politique de l'Etat d'Israël???????????????

Ce qui est tragique c'est l'impossibilité de soigner un antisémite: ni la réflexion ni la sanction ne peuvent lui faire comprendre la perversité et la stupidité de son "idée fixe".

Le négationnisme n'est qu'une variante de cette maladie mentale. Je dirais presque, son aboutissement.

Il y a toujours eu, dans ma vie, deux types de personnes avec qui je n'ai jamais essayé de discuter: les antisémites et les totalitaristes inconditionnels.
Le temps a passé je crains que leur nombre reste constant.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 06:51

Il y a des entreprises qui ne vous déçoivent jamais: sociétés humaines elles cumulent le pire en n'omettant aucune des avanies possibles..

Sans doute leurs dirigeants auraient-ils l'impression de déchoir s'ils se mettaient à se conduire avec humanité, courtoisie et, osons le mot impie, respect.
J'en ai connu une, un temps, en laquelle j'avais constaté que tout y était à l'opposé de mes valeurs. j'aime la liberté? j'aurais pu ressentir la sensation d'être à Sing-Sing ou dans la prison de "Midnight Express", J'aime la confiance? on y espionnait, on traquait la faute, on persécutait le salarié, cadre ou pas. Les véhicules y étaient suivis, les conversations épiées et les mails traqués. Un bagne!

J'aime l'intelligence et l'ouverture d'esprit? je travaillais avec des petits boutiquiers obsédés par la recette. Aucune éthique ne tenait en dehors de la ligne comptable des entrées d'argent.

Dans toute l'entreprise un état d'esprit mesquin et diffus rendait les meilleurs soupçonneux et les pires poisseux. On s'épie, on se critique... le moins bon de chacun est mis à contribution et ne demande qu'à se révéler. Tout le monde larbine et craint qui pour son salaire, qui pour son poste. Une atmosphère lourde et communicative que percevaient même les clients.

C'est qu'on ne faisait pas les choses à moitié: pas de syndicat, pas de comité d'entreprise la société scindée en deux (dont une partie de 48 salariés, juste ce qu'il faut pour rester PME sans représentants du personnel) et deux personnes qui faisaient la pluie et le mauvais temps. Leurs humeurs et leurs lubies, leurs agressions aussi, donnaient le ton de la journée, de la semaine, du mois et de l'année.

Et Dieu sait s'ils avaient l'humeur chagrine.

Une fois par an, le PDG, un gros bonhomme aigri, réunissait dans un bon restaurant l'ensemble de "son" personnel et attendait de lui qu'il soit gai et disposé à l'admirer. Il en profitait pour tenir un discours politique que n'eussent pas renié les tenants de "la droite forte" sans que quiconque n'osât apporter un semblant de contradiction, moi compris.

J'ai réussi, car j'étais loin du siège, à ne pas subir cette douche quotidienne glacée et à ne venir qu'une fois tous les 3 mois sur place, mais les mails agressifs, les sous-entendus visqueux et les coups de fil au mieux déprimants au pire déstabilisants ne me furent pas plus épargnés qu'aux autres.

La sonnerie de l'I-phone de société me tétanisait tant il était compliqué d'ignorer l'appel ou de ne pas en subir la morgue et /ou l'agressivité.
En 14 ou 15 mois jamais un coup de fil ne serait ce qu'aimable... Nous n'étions pas des salariés mais des domestiques dont il fallait se méfier tant le crime est attaché à l'état.

Quand on parle d'emploi en le glorifiant il faut savoir que de telles pannouilles honteuses se cachent parfois derrière le mot.

Dès que je l'ai pu, un jour de mai, j'ai pris mes jambes à mon cou et je cours encore!

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 06:58

En ce mois d'août où le temps est incertain et la ville plus calme que jamais j'ai regardé tout récemment un documentaire diffusé sur LCP (la chaîne parlementaire) et consacré au dictateur italien Mussolini.
Le personnage ne m'a jamais intéressé et le peu que j'en avais lu ou vu m'avais éloigné de cette période peu reluisante de l'Italie.
Les images d'actualité qui le montraient dans son activité de dictateur m'ont stupéfié par une évidence: cet homme était grotesque.
Un petit poseur à la virilité caricaturale (qu'il passait sa vie à exalter en se mettant torse nu pour un oui ou un non) et aux attitudes ridicules. Il roulait des yeux, adoptait des mimiques théâtrales et modulait sa voix comme un comédien de quatrième plan.
Grotesque, ridicule, pathétique, certes mais ô combien nuisible. L'affaire de l'Ethiopie par exemple faisait taire le rire que le bouffon suscitait.
Un bouffon tragique qui a eu la fin dérisoire et honteuse qu'il méritait. Comment un peuple européen "adulte" a t'il pu confier sa destinée à un tel personnage? (vous me direz: "dans le même temps la France s'abîmait dans l'idolâtrerie d'un vieux maréchal gâteux" et vous n'aurez pas tort)

Peut-être que le temps qui a passé nous montre ce dictateur d'opérette tel que ses contemporains ne pouvaient le voir? Nos "grands hommes" actuels, de Sarkozy à Berlusconi feront peut-être se gondoler les foules dans 70 ans?

Le documentaire de LCP faisait l'aller-retour entre Mussolini et Hitler et, le moins que l'on puisse dire, est qu'il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. S'il n'était pas à l'origine de la seconde guerre mondiale et de ses 63 millions de morts, l'Allemand moustachu et sa voix rauque, ses discours stupides et simplistes, caricaturaux et horrifiques et son attitude de refoulé psychopathe feraient rire.

Autant Mussolini, dont le bilan est effroyable ne l'oublions pas, fait sourire par sa personnalité de dingo illuminé autant son comparse fait froid dans le dos parce qu'on sait la démence de ses idées et la détermination qu'il a mise à les appliquer.

Nous devrions régulièrement être informés des divagations et des comportements des dictateurs et apprentis dictateurs ce que ne font pas suffisamment les médias. Quand un Syrien, un Tchétchène ou un Ukrainien (ce sont des exemples) font du Mussolini il faut le montrer, et plutôt deux fois qu'une. Même si ça ne fait pas d'audience et que ça vend moins de Coca-Cola que Nagui ou Sophie Davant...

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 07:37

Je suis revenu au temps où la télévision n'avait qu'une seule chaîne. Ou presque. La mienne est le plus souvent calée sur "National Geographic" et ses déclinaisons ("Voyage" et "Wild").

Il suffit d'un troupeau de gnous, de girafes, de hyènes ou de lions pour faire mon bonheur télévisuel! la faune sauvage et les prédateurs les plus redoutables m'enchantent tout en réglant mon problème d'insomnies. Quand j'ai vu une chasse menée de bout en bout par un groupe de lionnes et qui a vu un pauvre zèbre faire office de dîner je trouve presque dans la foulée un sommeil réparateur.

Je suis souvent abasourdi par la violence de ces chasses et parfois écoeuré de constater de visu que les proies sont parfois dévorées vives.


"Tout de suite, la suite", l'écran rapide de publicités et d'annonces d'émissions à venir me permet de faire baisser la tension lorsque les requins, les crocodiles ou les orques sont par trop cruelles.

La chaîne de voyages, elle, me montre régulièrement qu'il y a un autre tourisme que celui qui mène aux plages et aux hôtels internationaux. Elle suggère des destinations moins évidentes et proposent de passer du temps à observer et comprendre; un programme résolument à contre-courant de notre époque.

Ces programmes de curiosité et d'images rares et de qualité me réconcilient avec cette "boîte à conneries" qu'est trop souvent la télévision.

Très récemment (vendredi 14) "National Geographic Channel" diffusait une émission remarquable sur ce qu'il reste d'animal dans nos comportements. Des expériences scientifiques permettaient de voir que les enfants agissent, dans des circonstances analogues, comme des chimpanzés et que nous autres, adultes au QI impressionnant, faisons comme nombre d'animaux grégaires dans des cas précis.
J'ai été amusé (et me suis demandé si j'aurais fait pareil) de voir les personnes qui entraient dans un ascenseur dont les passagers étaient non face à la porte mais de biais les imiter, surpris de voir des participants à un cocktail tourner autour de la table du buffet comme des moutons si décriés et ai trouvé pertinents les exemples retenus et leur correspondance dans le monde animal.
Notre vernis de civilisation n'est pas très épais!

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 07:28

Quand la "poule aux oeufs d'or" vient à disparaître, souvent, il faut le noter, à cause de ceux qui l'ont exploitée jusqu'à plus soif il y a toujours quelques mous du bulbe pour imaginer un complot ou un assassinat qui permet (c'est curieux!) de continuer à l'exploiter post mortem.

On reparle de Diana ces jours-ci et cela permet de dégoiser des conneries et de vendre du papier à une période où nos contemporains avachis sur leur serviette de bain réfléchissent encore moins que d'habitude (c'est dire!).

De Marilyn Monroe à Michael Jackson en passant par Elvis et quelques autres (ceux qu'on trouve encadrés chez "Maisons du Monde" ou "Ikea") la mort est scrutée et les théories d'assassinat formulées par des détectives de rédaction ou des fan-clubs inquiets de la diminution de leur nombre de membres.

Je n'ai rien contre l'idée que Presley n'a pas succombé à une overdose de beurre de cacahuète ni que Marilyn Monroe a été assassinée par des sbires du Président de l'époque et de son frère Ministre de l'intérieur.
Je me demande seulement ce qu'apportent ces élucubrations et à qui elles rapportent.
Que Jackson n'ait pas eu la postérité posthume attendue par l'armée d'hommes d'affaires qui vivaient à ses crochets peut expliquer ces légendes de survie et autres fadaises.
Elles n'ont pas suffi à faire vendre des disques où même les fans transis ont eu du mal à reconnaître la voix de leur "Bambi".

L'exploitation forcenée de fonds de catalogue, d'iconographie pléthorique et de ragots sensationnels est ancrée dans les moeurs de l'époque depuis le décès de Valentino. On ne pourra modifier ce panurgisme exploiteur de la mort de célébrités.

PS: les réactions violentes et haineuses -les seules que ce très modeste blog a enregistrées- que suscite la moindre tentative de freiner la haine entre pro-Israéliens et pro-Palestiniens m'a fait renoncer à mon premier jet.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:00

Dans ce monde où, à écouter les débiles qui procèdent à notre lavage de cerveau quotidien seule la jeunesse (ou l'apparence de la jeunesse) compte, je trouve très agréable et passionnante l'aventure du "mûrissement" et ne donnerais ma place à personne.

Hormis la douleur de voir partir des personnes qu'on a aimées et la tristesse de voir la transformation (je n'arrive pas à écrire dégradation) de notre enveloppe charnelle tout le reste est une agréable surprise.

Une forme de sagesse nouvelle donne leur vrai prix aux choses et se voir soi-même agir comme on ne s'en serait pas cru capable est rafraîchissant.
Et plaisant.

On se découvre avec une capacité à la bienveillance et l'on est tout heureux de donner de l'écoute et de l'importance à ce que l'on n'avait pas le temps de voir.

On est plus tolérant, plus accessible à la magnanimité.

On prête plus d'importance aux amis et à celles et ceux de la famille qui sont dans le même état d'esprit. On arrête la compétition et la course à la possession.

Comme on a l'expérience du vieillissement et qu'on en sait le développement on sait "profiter".
On a un rapport aux choses, aux gens et au temps radicalement différent: on n'est plus enclin à faire des efforts avec ceux qui restent dans les apparences ou dans le matérialisme exclusif.

Avec les enfants adultes c'est un plaisir de tous les instants parce qu'on n'est plus "parents" dans le sens où l'on n'a plus rien à leur apprendre ni de conseils à leur donner. Ils n'en demandent d'ailleurs presque plus et cette période est magnifique. C'est un moment un peu magique et harmonieux parce qu'on est encore soi et qu'ils ont soldé les conflits et difficultés de l'enfance. les rapports sont fluides.

Avec les inconnus aussi les interactions sont modifiées. Pas encore vieux mais plus jeunes on est respecté et traité comme si une part de sagesse se lisait en nous. Les très jeunes enfants ne nous craignent pas mais apprécient notre compagnie.

Oh! on s'indigne encore pour un PV injuste, un voisin indélicat ou la perspective de devoir choisir entre deux très mauvais ex-présidents en 2017 mais on arrive à RE-LA-TI-VI-SER.

Fatalement l'idée de la mort s'insinue en moi et je l'apprivoise en lui disant comme Madame du Barry sur l'échafaud: "Encore un instant, Monsieur le bourreau".

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 07:05

C'est déjà dans l'un des 3 "Jurassic Park" que le personnage du chasseur bête et brutal faisait une agaçante apparition pour finir dans l'estomac d'un dino justicier.

Dans "Jurassic World" (ce titre est là pour nous dire d'oublier les 3 films officiels de la série) il est là, épais aux deux sens du terme, et il finit comme 4 heures d'un raptor. Fana-mili il voulait gagner des guerres avec des vélociraptors apprivoisés.

En quelque sorte remplacer les lignes Siegfried et Maginot, le canon de 75 et les bombes à fragmentation par un animal vieux de milliers d'années. Pas con!
On le voit: les scénaristes étaient payés en gnôle forte pour ce quatrième mais pas dernier volet. (le 2 de la deuxième série est annoncé par Universal pour 2018!!!!)

Il y a quantité de scènes déjà vues et il serait fastidieux de toutes les citer. Pêle mêle on a les enfants chiants (dont un mal coiffé), la maman larmoyante (elle serait en instance de divorce), le bellâtre musculeux et vachement courageux, le public abruti, les ptérodactyles affamés, la voiture qui redémarre au quart de tour quinze ans après avoir été laissée à l'abandon, l'hélico (piloté par un gentil) qui s'écrase et enfin la (très belle) exécutive woman qui se féminise au contact du héros chargé de testostérone.

Comme les James Bond Girl il faut reconnaître que la prod a fait fort avec une rousse particulièrement belle dont les lunettes 3D permettent d'apprécier la qualité de jeu d'actrice.

Ce qui m'étonne, dans le film, c'est qu'après 3 désastres absolus survenus dans les 3 films supervisés par Spielberg le public se rue en masse pour aller sur cette île où, invariablement, le dinosaure le plus dangereux s'évade et dévore une quinzaine de bipèdes humanoïdes... C'est une convention scénaristique et syndicale: la bestiole peut dévorer 15 pékins dont une majorité de méchants. Mais pas plus.

Depuis "King Kong" (celui de 1933) on connaît la trame de l'histoire. Par cupidité ou bêtise (là ce n'est pas "ou" c'est "et") un groupe d'Américains mous du bulbe déclenche une catastrophe.
Dans "Jurassik park" il s'agit de créer un de ces absurdes, vulgaires et moches parcs d'attractions où des citadins obèses sont prêts à dépenser des fortunes pour acheter des saloperies made in china et faire la queue pour monter dans des promène-couillons.

Cette forme ultime d'opium du peuple a gagné l'univers et de Versailles aux temples d'Angkor on se surprend à visiter les boutiques de souvenirs et à faire des photos hideuses et sans intérêt.

A Versailles il n'y a pas de Tyrannosaure Rex mais il y a eu pire: les installations de Anish Kapoor ou les oeuvres de Jeff Koons...

Mais je m'égare. Le film est signé d'un obscur tâcheron Hollywoodien et laisse entrevoir une suite. Ce n'est plus du cinéma, c'est de l'industrie.

Omar Sy, le dernier en date des transfuges de Canal + vers le grand écran est la "guest-star" du film. Il n'est pas mauvais il est insignifiant. Son "SAV des émissions", pourtant navrant, est riche à côté du rôle qu'il tient dans le film.

J'en arrive à me dire que les mesures gouvernementales ou l'arrivée des impôts fait plus peur que des films conçus pour déclencher la frousse!

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 17:21

J'ai été intrigué par un trio de deux filles et un type, jeunes (moins de la trentaine) qui, à "Toulouse-plage" confectionnaient des petits fanions avec lignes verte et noire et rond rouge. Je n'ai pas réussi, depuis, à savoir ce qu'ils représentaient.

Pendant deux heures les deux filles (dont une voilée des pieds à la tête sauf le visage) enfilaient sur un bâtonnet ce morceau de tissus qu'elles avaient elles-même confectionné. Lui leur parlait et ne faisait qu'un drapeau lorsqu'elles en faisaient dix.

Nous n'avons pas quitté la pelouse de la belle "prairie des filtres" au même moment et je les aurais oubliés si je ne les avais croisés dans l'allée principale.
La fille voilée plantait ses fanions dans tous les pots de plantes décoratives que la mairie a installés là le temps de cette manifestation estivale.
Tout en marchant elle plantait discrètement, furtivement, ses drapeaux tandis que ses deux acolytes prenaient des airs ailleurs.

C'était inoffensif et sans conséquence mais la détermination et le "fanatisme" apportés à une activité dérisoire m'a soudain fait toucher du doigt la difficulté d'amener à la raison des personnes embrigadées dans une cause.

Toulouse-plage est une manifestation bon enfant où ceux-ci trouvent des jeux gratuits et des installations qui leurs sont réservées. Les adultes trouvent des stands avec des livres, des parasols et des sièges de jardin. Tout le monde profite de la Garonne proche, du soleil, du calme et de l'été dans une ville désertée par une partie de sa population. On y parle toutes les langues dans une atmosphère relâchée.

Que viennent faire des messages politiques ou religieux dans un tel lieu? quel message essaie t'on (et à qui?) de faire passer?

J'ai signalé la chose à un représentant de la police municipale qui a dit: "encore!" et qui, par téléphone a chargé quelqu'un de retirer les drapeaux.

Drôle d'époque.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:59

Chers visiteurs des "Bonnes feuilles du poirier". Je me donne quelque temps pour "récupérer", retrouver une nouvelle inspiration, laisser mon clavier et oublier un peu le quotidien.
On se retrouve (j'espère) vers le 16 août prochain.

Bonnes vacances à toutes et tous et encore merci de votre fidélité.

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