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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 06:56

Avec le retour du froid, le boulot qui me prend tout mon jus et ma douce qui est grippée et contagieuse je bouffe et je regarde la télévision. Si ce régime dure, dans peu de temps je trouverais des qualités à cette dinde de Polony et voterais pour éliminer Gaston ou Pimprenelle.

J'ai regardé une vingtaine de minutes d'un reportage sidérant -je dis bien sidérant- sur la tournée de vieilles gloires du Top 50 qui ont toutes un tube bien nullard (et un seul) à leur actif. Seul en scène ils ne rempliraient pas la salle des fêtes de Moche les Grands Clapiers (Corrèze) mais à 15 ils remplissent le zénith de Blois.
Les noms des impétrants ne vous diront sans doute rien. Ils sont tous quinca (voire sexa) et affichent de très nombreuses heures de vol.
Demis Roussos, Pierre Bachelet, C.Jérôme... non! je me trompe. ils ne font pas partie de cette tournée sobrement intitulée "Stars 80". Jean-Luc Lahaye -on l'apprend incidemment- est indisponible à cause de la justice qui s'intéresse à son goût pour les très jeunes filles. il est "remplacé" (remplace t'on Jean-Luc Lahaye?) par François Feldman. Il y a Laroche Valmont, Patrick Hernandez, Patrick Coutin, Jean Pierre Mader, Cookie Dingler, Partenaire Particulier, Images et, pour les dames, Sabrina et Julie Pietri. Excusez du peu. Rien que des pointures.
Des chansons à texte ("Ne la laisse pas tomber/elle est si fragile/c'est une femme libérée/tu sais c'est pas si facile"), des musiques recherchées et des interprètes au sommet de leur art.
Et un public.... qui oscille entre crétinerie absolue et débilité chronique. Ils en redemandent! ils trépignent, ils achètent des

"produits dérivés" (perruques et lunettes lumineuses, tee-shirts, photos...), chassent l'autographe (ah! posséder un autographe de Sabrina) et s'éclatent en reprenant les paroles d'un air extatique.

L'une des stars 80 profite de ses passages dans les villes de province pour visiter les églises. A Angoulême on a droit à ses remarques profondes et mystiques.
Trois grandes folles qui feraient passer le Serrault de "la cage aux folles" pour un austère pasteur protestant témoignent leur passion pour une chanteuse maquillée comme... le Serrault de "la cage aux folles". Cette chanteuse ne semble pas dupe de la ringardise de son fan-club mais les embrasse comme du bon pain.
Si elle peut payer les factures EDF et la taxe sur les ordures ménagères cet hiver c'est un peu grâce à eux.

Le sommeil et l'ennui me gagnaient. J'ai raté l'entrée en scène des autres et merveilleux témoins de cette belle époque où

la musique était fabriquée par des synthés et où le centre de gravité des artistes était au niveau de leurs godasses.
Une époque révolue. Hélas.

Jenifer, Miss Dominique, Patrick Fiori et quelques autres doivent déjà avoir leur place dans le bus de "Stars 2010" encore au montage chez Berliet.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 06:08

Lundi 16 mars au soir, grippé et fatigué, je me suis avachi sur le chat, lui-même avachi sur le canapé. Nous avons regardé de concert, lui et moi, un documentaire sur LCP, la chaîne parlementaire, consacré à la campagne présidentielle de Lionel Jospin en 2002.

Hallucinant reportage sur un candidat raide comme l'ennui, un parti socialiste complètement "à côté de ses pompes" et un entourage à claquer.
Parmi les insupportables têtes à claques la palme revient à Jacques Séguela, incompétent crétin qui s'exprime en phrases creuses et pompeuses. il est suivi de près par Anne Sinclair, sorte de reine sans trône qui se croit de toute éternité appelée à briller. Stéphane Fouks et Ramzy Kirhoun, communiquants à qui on doit les splendides victoires de Jospin en 2002 donc et de DSK en 2007 sans oublier la puissante carrière ministérielle de Cahuzac ou le règne de la parole et de la frange agressive de Manuel Valls à Matignon cette année.
Jospin, je l'ai dit, est raide comme un coup de trique. On le voit être photographié par le grotesque Teuton à queue de cheval dont la boursouflure de l'égo est inversement proportionnelle à l'intérêt qu'il suscite (je veux parler de Lagerfeld) mais aussi discuter librement avec des interlocuteurs énamourés ou subjugués.
La séduction du pouvoir.

On voit et entend beaucoup Jean Glavany,  un peu moins Pierre Moscovici, Claude Bartolone, François Hollande, Martine Aubry et Bertrand Delanoë.

On découvre que François Hollande est bien "monsieur petites blagues", qu'il sourit beaucoup et dit pas mal d'âneries

(il est déjà au second tour alors que son candidat ne passera pas le premier!), Ségolène Royale qui croise dans les parages est étonnament discrète et Martine Aubry est très pro et assez retenue. Fabius donne l'impression de ne donner que son minimum.

On aperçoit un Mélenchon presque timide à "l'atelier", le siège de la campagne.

Tout ce petit monde est tellement sur de la victoire qu'il ne voit pas les nuages sondagiers arriver ni que la campagne patine. Enfin. Si. un conseiller ose le dire mais il n'est pas écouté.

Jospin explique que Chirac ose promettre n'importe quoi (il est premier ministre de cohabitation depuis 5 ans tout de même!!! on dirait qu'il le découvre) et qu'il n'a pas beaucoup le temps de réfléchir en espérant qu'on le lui laissera pendant la campagne du second tour...

Puis arrive le dimanche fatal. on voit les groupies applaudir leur héros à son arrivée à Cintegabelle, fief minuscule et un peu ridicule  où le grand homme est fêté comme le Messie.

Puis c'est la douche froide du résultat (Le Pen au second tour et pas Jopsin). Quelques larmes et de la tristesse.
La mère Sinclair traverse la salle en fusillant du regard l'assemblée qui n'a pas su faire revenir l'Elysée aux socialistes à qui elle appartient et qui doit penser à quitter le pays qui ne la mérite pas, elle et son gros grand homme au futur prometteur.

 

Jospin abandonne la politique (il le dit clairement, comme Sarkozy en 2012) et le générique nous laisse songeur. Pourquoi ces hommes et femmes intelligents sont-ils aussi stupides dès lors qu'ils sont ensemble? pourquoi ce déni d'intelligence des électeurs? pourquoi ce ton hautain et presque méprisant? En colonie de vacances il y a très longtemps j'avais surpris une conversation entre moniteurs et la manière dont ils parlaient des enfants était aussi hautaine. En entreprise j'ai vu le même dédain pour les salariés lorsque le staff dirigeant décide de ce qui est bien pour eux).

 

Ils donnaient déjà, il y a 13 ans cette impression de vivre en vase clos et de posséder "le savoir" contre un peuple juste bon à aller beugler dans des meetings.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 07:01

Je suis fasciné lorsque quelqu'un, autorisé, prend le contôle de mon ordinateur. Lorsque mon fils est au Canada et que soudain il se déplace sur mon écran et fait des opérations de nettoyage je trouve ça magnifique.
Quand le bureau, basé à plus de 500 km fait de même sur mon ordinateur professionnel je suis moins fasciné. Vaguement inquiet. J'ai beau n'utiliser l'appareil que dans le cadre de mes activités professionnelles je suis toujours un peu géné aux entournures quand on me dit que j'ai intégré des virus. Où? pourquoi? avec quelles conséquences?

Pour moi cet engin est à la fois ludique et magique.

Je suis ébouriffé par les applications si pratiques (je viens de payer en ligne une contravention de stationnement par CB) et

culpabilisé par le temps que je passe sur l'ordinateur. Si je cumule le perso et le pro c'est tout bonnement vertigineux.
Il a remplacé la télévision (c'est pourquoi ça m'agace quand dans "les Guignols de l'info" la stupide marionnette de Poivre dit:

"vous regardez l'ancêtre de la télévision". C'est faux, le net et la télévision sont deux univers différents et antagonistes), l'ordi ce sont les albums photos, le courrier, le journal, le magazine, le juke box, la bibliothèque (partiellement), le dictionnaire, les organismes de vente par correspondance, les administrations, le téléphone et ce n'est pas fini.

Pour ma génération c'est un outil un peu "hanté". J'ai l'impression qu'il obéit à mes ordres mais aussi parfois qu'il n'en fait qu'à sa tête.

J'ai inventé une sorte de politesse à son égard, un traitement particulier qui m'oblige à ne pas le brusquer, à ralentir mes actions et à essayer de prévoir ses réactions.
Quelquefois je suis devant lui comme Villeret dans "le dîner de cons". Une photo disparaît, un texte écrit avec une langue

cherchée est codé comme un message secret, des fenêtres s'ouvrent en rafale ou des messages d'erreurs s'affichent que je ne comprends pas.

Récemment j'ai gravé un CD à l'envers. Je n'ai pas compris pourquoi les derniers titres sont devenus les premiers et réciproquement. Illustration biblique? mon ordinateur est-il la preuve de l'existence de Dieu?

Bien que ma sagesse et ma curiosité soient désormais pacifiées j'ai toujours peur que mon ordinateur soit un livre ouvert pour celles et ceux qui l'utilisent exceptionnellement.
Y aurait-il des mouchards qui conserveraient ad vitam eternam des données accustarices? Peut-on lire mes mails? ouvrir mes boîtes aux lettres (pardon, BAL)?

Le boulot rend parano et ma boîte est à ce titre affreusement culpabilisante. Quand elle sort le kilométrage de ma voiture, ma consommation d'essence, qu'elle en déduit ma vitesse, le temps passé à tel ou tel rendez-vous, le nombre de coups de fil que je passe sur la ligne fixe et mobile, l'heure de ma connexion et sa durée j'imagine qu'elle ne se prive pas de savoir comment j'utilise l'accès au net professionnel.
J'ai commencé ce post en disant que je suis fasciné. Je le reste mais je suis aussi un peu inquiet des possibilités de flicage sans précédent que nos ordianteurs portables permettent.

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:30

Dimanche je suis retourné à La***, charmante petite ville du Lot et Garonne à la sortie de laquelle mon amie Marie-Eve

avait une grande propriété.
Depuis qu'elle est morte en août dernier j'y vais sans plaisir mais je me suis juré d'aider ses filles à l'entretenir et à la vider jusqu'à ce qu'elles l'aient vendue. 
Nous avons trois tâches importantes à réaliser: nettoyer, trier et jeter.
Marie et Pierre avaient amassé des quantités d'objets au gré de leurs passions soudaines. Ils se découvraient un goût pour les livres ils écumaient les bouquinnistes. Ils aimaient la vaisselle, l'argenterie, les plats et l'art de la table? ils achetaient des ménagères en veux-tu en voilà et accumulaient le tout dans le "loft", une pièce gigantesque au-dessus du porche de la maison. On ainsi trouvé des strates de disques vinyl, de lampes, de cendriers de bars, de bicyclettes, de gravures anciennes, de cartes routières, de poupées et de mille autres type d'objets.
Marie décidait de faire elle-même son vinaigre? elle se passionnait pour les vinaigriers et en stockait quatre ou cinq tout en se laissant dépasser par une nouvelle collectionnite.

Et ils ont gardé des monceaux de papiers, de documents, de journaux, de revues techniques... nous allumons un véritable bûcher qui détruit ces témoins inutiles d'un passé proche et lointain à la fois.

Le feu brûle tout le dimanche et nous lui confions tout ce qui a mal résisté au temps. C'est à dire la majorité des papiers, vinyls, tissus, cartes, photos qui, avec l'humidité, la poussière, le froid, le chaud sont devenus des nids à saletés inutilisables.

 

Je voyais bien que Marie-Eve accumulait mais n'avais pas idée de la quantité en question.

 

Rien qu'en deux roues il y a au moins 20 vélos, solex, trottinettes, vélo d'enfant etc.

 

Avec Amélie, sa fille aînée on essaie de distinguer ce qui peut intéresser quelqu'un et ce qui doit être jeté. Nous ne savons pas toujours s'il existe, en région Aquitaine ou Midi Pyrénées des personnes qui achèteraient des cadres dorés, des miroirs anciens ou des théières art déco. Dans le doute nous conservons.
Nous gardons aussi le métal, les rebuts écologiquement néfastes qu'on jettera à la déchetterie et les souvenirs sentimentaux.

J'entends parfois Amélie s'arrêter de bouger. Elle est retombée sur un souvenir de son enfance et a les larmes aux yeux.

 

Je me souviens qu'il y a plus de 20 ans, lorsqu'ils ont acheté cette grande maison on a fait place nette des objets laissés par les précédents propriétaires. Le feu n'était pas moins grand et j'ai de la tristesse en pensant que Pierre et Marie ont adoré cette maison, qu'ils nous ont quitté tous les deux et qu'on efface une partie de leurs traces.

La propriété est beaucoup trop grande pour deux filles de 30 et 14 ans et son entretien impossible financièrement. Il n'empêche; j'étais triste sur l'autoroute de toulouse en pensant à tout ce qui avait disparu aujourd'hui.

 



.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 07:00

Chaînes de télévision et radios sont fidèles à de vieux chroniqueurs qui ne les ménagent pourtant pas. Ainsi Philippe Vandel qui s'est souvent dispersé mais n'est jamais inintéressant.

Vendredi 13 je l'ai entendu sur France Inter dans une petite chronique de "l'Instant M" (comme Médias) et je l'ai trouvé fidèle à lui-même: spirituel, connaissant son sujet, ironique et intéressant.
Il parlait de l'habillage musical des reportages filmés ou sonores et du manque d'imagination stupéfiant de ceux qui sont chargés de les illustrer musicalement.
De "Bitter sweet symphony" (the Verve) à "Sing" (Travis) l'inspiration est des plus réduite et ce sont toujours les mêmes titrres qui accompagnent les images ou le son.

Vandel est parti des musiques d'attente des téléphones d'administartion où sévit encore un extrait des "4 saisons" de Vivaldi pour expliquer qu'à des images données répondaient 5 ou 6 morceaux, toujours les mêmes, qui sont censées donner de la gaîté ou de la tristesse, du "sens" quoi.

Il a illustré sa démonstration en diffusant le morceau archi-diffusé de Coldplay "Clocks" et sa décalque cheap de The Fray "Ode to save a life" qu'on met sur des images joyeuses. 
Pour lui -et sa démonstration était imparable- un jeune illustrateur sonore de 22 ans ne peut -par définition- connaître 10000

albums et donc 100000 titres. Il n'a pas en mémoire suffisamment de titres avec leur intro, le couplet, le refrain et le "solo de trompette" ce qui lui permettrait de sortir des sentiers battus et des musiques évidentes.

Inculte par la force des choses ce jeune n'a que très peu de réferénces. Celles ci s'acquièrent en musique en écoutant de la musique, en littérature en lisant des livres et en cinématographie en visionnant des films.

Vandel poursuivait son implacable démonstration en précisant qu'un illustrateur sonore de 45 ans, né en 1970 donc, avait lui traversé le rock, la musique hippie, le baba-cool, le punk, la new wave,le reggae, le disco, le funk, le grunge, le métal, la techno, la nouvelle chanson Française (!), la variété, la Lambada (!!), le rap, le hip-hop, l'acid-jazz et le R 'n B.. C'est dire si

son vécu musical est important.
Mais cet illustrateur sonore, poursuivait Vandel, bien qu'au "Top", ne voulait pas d'un poste payé au lance-pierres et sans couverture sociale.

Du coup les producteurs se rabattaient sur les seuls qui acceptent de telles conditions parce qu'ils démarrent et sont déjà

bien heureux d'avoir un boulot.

Philippe Vandel a diffusé quelques extraits de musique qu'on entend effectivement 10 fois par jour en pub comme en reportage et s'est étendu sur deux cas. l'assommant "You're Beautiful" de l'insupportable James Blunt. Je cite -sans rien retirer- Vandel: dégoulinant de démago  "You're beautiful" c'est sous-titré "toutes les femmes sont belles même celles qui sont seules et moches et qui regardent la télé en se baffrant de chips et de Nutella".*

Il a terminé sa chronique par l'inusable "Money" des Pink Floyd (1973 quand même...) et son intro avec des bruits de pièces de monnaie et de caisses enregistreuses. Il a précisé qu'il n'existait sans doute pas un reportage dans un magazine économique qui ne soit illustré par ce gimmick, et ce bien que les caisses enregistreuses aient disparu dans les années 80. C'est vrai! France inter, le soir même, l'a démontré dans le journal "à 360°" de Demorand.

 

 

* j'aurais pu l'écrire mais je me retiens toujours pour ne pas avoir le sourcil en accent circonflexe de Nico et la crainte

de la diffamation. Sans oublier le commentaire vengeur du lecteur ou de la lectrice.

 

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:04

Autant, et ça ne souffre aucune exception, le vote FN est un scandale pour moi, autant je trouve qu'on ne sait pas le combattre depuis qu'il est sorti de l'ombre dans les années 80.
Un parti d'extrême-droite ne se combat pas comme un parti démocratique classique et les angles d'attaque sont suffisamment nombreux pour que je déplore qu'on les utilise si peu et si mal.

Exemple aujourd'hui: sur le net lorsque je ferme mon blog il y a un accès vers un site qui publie des photos des candidats le pennistes aux départementales pour se moquer de leurs tronches, prénoms ou noms propres*.

Ailleurs, il est vrai, les hommes et les femmes sont beaux et pas ridicules: Christian Jacob, Marylise Lebranchu, Claude Bartolone et Hervé Morin, par exemple, respirent l'intelligence et frappent par leur beauté...

Ailleurs, comme on le faisait au CP, les candidats FN se voient attribuer une moustache à la Hitler et des croix gammées ornent leurs affiches. Navrant. Puéril. inopérant.

L'Obs, félicité unanimement par les médias et le monde politique publie des conneries écrites par des candidats FN inéligibles pour stigmatiser l'ensemble du parti de la famille le Pen. Les propos sont stupéfiants mais on les entend partout dès qu'on écoute son boulanger ou sa voisine de bureau...

Enfin, pour des raisons électorales un ancien président de la république va jusqu'à parodier (en reprenant la terminologie frontiste) le FN en parlant de "FNPS".

Et que penser du fait que Marine le Pen est invitée partout et que ses propos sont livrés tels quels sans commentaires ni explication de texte?

 

Il n'aurait jamais fallu franchir le "cordon sanitaire" qui isolait l'extrème droite des autres partis. A cet égard la campagne présidentielle de 2012 est une faute indélébile de Nicolas Sarkozy. Faute d'autant plus inexcusable qu'elle a  relégitimé le FN et sa dirigeante.
Et tout ça pour être sévèrement battu....Merci Buisson!

On se souvient que Michel Noir avait prononcé cette forte sentence: "il vaut mieux perdre une élection que perdre son âme"; avec le recul on constate qu'il avait raison.
Si la droite et la gauche de gouvernement cessaient de se considérer comme des ennemis irréconciables mais comme des adversaires politiques estimables le FN prospèrerait moins.
Cette haine absurde, attisée par des médias au front bas ("Le Figaro", "Valeurs Actuelles", "Le Point", "l'Obs", "L'express", "Le Monde", "Huffington", "Mediapart", "Slate"..... ) pousse certains Français, lassés de ces combats inutiles et dignes d'un théâtre d'ombres, à regarder ailleurs. Avec l'Europe et la Mondialisation la politique suivie par les gouvernements liberaux ou sociaux-démocrates est quasiment identique. Pourquoi s'acharner à faire comme si elle était différente? Pourquoi prendre l'électeur pour des benêts? pourquoi mentir comme des arracheurs de dents avant l'élection?

Et nous, électeurs, pourquoi accepter d'être ainsi traités?

L'habileté de Marine le Pen enfin, qui réussit à faire oublier que son parti est d'extrême droite et qui a entrepris de le

faire accepter comme "républicain" est une des causes de sa "dédiabolisation". Si on parle de dédiaboliser quelque chose c'est bien qu'il y a quelque chose d'impur en lui...il suffit de regarder les dirigeants du FN, son histoire, ses positions, ses amis dans le monde, ses références historiques....

 

Enfin, et j'en reviens toujours là, les chaînes de télévision, les radios et la presse, entièrement soumis à la pub, doivent faire de l'audience et se vendre. Si marine le Pen les aide à ça ils aident Marine le Pen.
C'est lamentable mais c'est ainsi.

Souvenons nous et adaptons la phrase de Lénine: "les capitalistes sont tellement cupides qu'ils nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons".  A force de faire la courte-échelle à la fille le Pen les médias et la classe politique vont la faire rentrer dans la maison. Ils ne pourront s'en prendre qu'à eux mêmes.

 

* le kiosque aux canards

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 08:32

Comme Pierre Desproges je confesse que j'ai toujours détesté le football et les déchaînements primaires qu'il déclenche.
Il m'est arrivé, malgré moi, de voir quelques minutes ou d'entendre quelques instants d'émissions consacrées à ce sport. Impossible de décrire l'ennui abyssal dans lequel elles me plongent.

Aussi loin que je remonte dans le temps il en a été de même. C'est un sport qui ne m'intéresse pas. Lorsque des compétitions nationales ou internationales mobilisent les "footeux" je suis ébahi par les supporters et leurs folklore plouc. leur couleurs, leurs chants, leur joie et leurs douleurs, leur passion et leur fidélité me sont aussi étrangères que, c'est un exemple, la passion de la série "la Guerre des étoiles" ou l'idolâtrerie de cette vieille barbe de Johnny Hallyday. 

Je devrais aimer le fait qu'il faille avoir un esprit d'équipe, le fait de se dépasser, la passion de gagner et la compétition sportive mais, alors que le Rugby m'apparaît ainsi le football ne m'a jamais semblé digne d'intérêt.
Pire encore, notre époque d'excès financiers et de fanatisme pointilleux m'éloignent encore un peu plus d'un sport que représentent à la perfection pour moi les tristement célèbres Benzema et Ribery.
Des idiots à la limite de la débilité et qui vivent comme des nababs.

J'ai beaucoup aimé le film "Coup de tête" de Jean-Jacques Annaud qui, bien que lourdement, charge le football et les comportements qu'il induit, aussi bien chez les joueurs, ceux qui en vivent, les dirigeants et les supporters. "A mort l'arbitre" de Jean-Pierre Mocky aussi. Serrault y campait un supporter crétin et dangereux d'anthologie.

Une phrase du dialogue du film d'Annaud illustre ce que je pense du foot. Elle est prononcée par Jean Bouise qui joue le dirigeant d'un petit club de province: "Je paie cher 11 crétins pour en calmer 7000". Changez les proportions et vous avez une définition parfaite d'un sport devenu exutoire des hargnes de la société.

Bien sur je schématise, je simplifie et je caricature. Mais je ne peux pas me passionner pour les transferts à coup de millions d'euros de joueur incultes et abrutis, les matchs sans surprises et les équipes conçues non en fonction d'une" passion sportive mais pour rapporter des sommes colossales.
Le Psg Qatari m'emmerde!

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:00

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Elles étaient belles et inaccessibles.

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Je parle d'un temps ancien, du milieu à la fin des années 60.
Aujourd'hui les deux sont aigries et ennuyeuses.Tellement ennuyeuses.

 

Voilà pourquoi James Dean, Marilyn Monroe, River Phoenix ou Jocelyn Quivrin et quelques autres qui sont morts en pleine jeunesse restent des "icônes".
On ne les aura jamais vus ternir leur légende et rattrapés par notre ennemi à tous: l'âge.

 

Si seulement on pouvait ne conserver d'elles deux que les années où elles furent divines...

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 06:48

Il y a quelques saisons on a parlé, mais finalement assez peu, de l'inadmissible réalité des abattoirs Français qui, pour des raisons de lâcheté intellectuelle et financière, tuent une majorité d'animaux à la manière recommandée par les représentants des religions musulmane et juive.
Pour éviter de tourner autour du pot, pour que la viande soit Halal ou Casher on inflige à de malheureuses bêtes des souffrances que nous ne supporterions pas de regarder si on nous les mettait sous les yeux.

Je ne suis pas végétarien et n'ai rien contre le fait que notre régime alimentaire ait besoin de produits carnés. Je comprends parfaitement que nous élevions puis abattions des veaux, des vaches, des taureaux, des moutons des brebis, des agneaux et des porcs pour les manger.
Ce que je conteste c'est la souffrance inadmissible qui accompagne la mort des animaux dits de boucherie.
Nous connaissons des méthodes plus "douces" et savons tuer tous ces animaux en leur infligeant le moins de souffrance possible et d'abord en les rendant inconscients au moment de les tuer.


J'ai vu un jour, par hasard il y a très longtemps à la télévision le film de Georges Franju "Le sang des bêtes"  qui montrait sans faux-semblants la mort des animaux à viande dans les années 50 ou 60. Ce film je ne l'ai jamais oublié.

Non seulement nous n'avons pas fait de progrès par rapport à cette époque mais nous avons régressé.
Nous faisons comme si les animaux ne souffraient pas et étaient des meubles. Nous avons tous vu le veau séparé de la vache et les deux qui s'appelaient, nous savons qu'ils sentent, qu'ils ressentent et qu'ils éprouvent.

 

Comme dans tous les domaines, dans celui d'étourdir les animaux dans les abattoirs des progrès ont été faits et on sait comment éviter le stress, la douleur et la peur  des bêtes.
Pour de fausses raisons, car la religion ne dit jamais que les animaux doivent souffrir en mourrant, et pour des raisons économiques car l'abattage rituel coûte moins cher puisqu'il élimine le poste "étourdissement" de l'animal nous tuons en accompagnant la mort d'indicibles souffrances.
Nous nous bouchons les oreilles, nous nous voilons les yeux mais ce que nous faisons subir aux animaux est tout simplement odieux et indigne.
On ne pourra pas toujours faire l'impasse sur un sujet qui, je suis le premier à en convenir, n'est ni sexy ni vendeur.
On ne pourra pas pas toujours se réfugier derrière des leurres ("on traitera bien les animaux quand on traitera bien les hommes") ni des hypocrisies ("il y a un religieux qui assiste à l'abattage pour vérifier que tout se passe dans les règles")

et les tartufferies ("il y a deux chaînes d'abattage, la Halal ou casher et la classique".)
Puisque les animaux sont élévés pour nous nourrir nous demandons seulement que leur mort soit la plus douce possible et que nous n'infligions plus ces supplices indignes.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 06:34

Avec un peu de retard, que je qualifierais de réflexion, compte-tenu de l'écrasante campagne de presse POUR le film j'ai vu "Mommy" de Xavier Dolan.
Deux remarques: le film ne mérite pas le déluge de superlatifs qu'il a engendrés, il n'est pas non plus inintéressant.

 

Le film de Xavier Dolan m'a rendu perplexe. Il fait, selon moi, partie de ces films "hystériques" qui vous secouent et vous laissent sans voix. Dans la vie quotidienne, j'allais dire heureusement, on ne côtoie pas des gens aussi déjantés que les personnages de Dolan. Le cultissime metteur en scène de 25 ans (si vous l'ignorez c'est que vous rentrez tout juste de Pluton) a trouvé un nid!


Vous ne pouvez dire que vous avez "aimé" mais pas non plus que vous êtes resté indifférent.
Le succès critique qu'il a rencontré témoigne du fossé qui existe entre le public moyen des salles de cinéma et les intellectuels dont le métier est l'analyse ou la critique.

 

On est à mille lieux des succès Français de cinéma sur les marginaux où les bons sentiments et une morale sauve tuent toute vraisemblance.


Pourtant il s'agit ici aussi de personnages marginaux, d'handicapé, de rapports humains cahotiques et de dire en creux la difficulté de vivre.  "Mommy" m'a heurté parce que la volonté du metteur en scène de ne faire aucune concession est dérangeante.
Je reconnais que les deux actrices du film, la mère surtout, sont excellentes et qu'elles donnent vie à des personnages à la fois attachants et pénibles. La femme qui interprète la "mommy" du titre est parfois magnifique en looser dépassée. On s'attache à elle mais on ne passerait pas un week-end en sa compagnie. Ni un déjeuner d'ailleurs.


Ce qui ne passe pas très bien est le rapport des personnages entre eux, la personnalité insupportable du fils, la vacuité des personnes qui les entourent (en fait c'est un film à 3 personnages) et, in fine, le côté volontairement provocant et sans concession du sujet.

A un moment le spectateur que je suis s'est demandé ce qu'il faisait dans la salle à regarder des gens s'insulter et parler de leur masturbation dans des décors moches....

On a crié au génie à propos du jeune metteur en scène. Personnellement j'ai vu quelqu'un qui se regarde filmer, j'ai vu des "trucs" qui ne servent à rien (têtes floutées, couleurs noyées...) qui démontrent au contraire qu'il ne maîtrise pas complètement le sujet. Ou pire qu'il se disperse car il sait qu'il peut tout se permettre.

 

Un certain cinéma d'auteur se (com)plaît à planter sa caméra dans des quartiers laids avec des personnes marginales et incohérentes. Si, en plus on a des situations "choquantes" et des dialogues crus la critique a des palpitations et adore.
Je reconnais que le propos est plus ambitieux que pas mal de films de super-héros. Celà dit un ado malade, sa mère dépassée et leur amie frappadingue (quelle qu'en soit la cause) ça fait beaucoup pour un seul film...

 

 

 

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