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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 06:16

Faute de temps et par paresse nous achetons les produits insipides que l'industrie agro-alimentaire fabrique à faible coût pour nous.
Il existe une immense variété de fromages et nous achetons, c'est un exemple entendu récemment, les 4 ou 5 "trucs"

insipides qui ont nom "Caprice des Dieux", "Babybel", "Camembert Lanquetôt" et autre "Boursin" ou "St Moret" (primeur, mon c..)
Le génie des industriels et des publicitaires est de donner un vague air d'authenticité à ces produits parfaitement banals et de nous les faire acheter par paresse ou manque de réflexion.
L'emballage est pratique, le produit ne surprend pas, il se conserve, tout le monde le mange sans rechigner... c'est un produit qualibré qui est au fromage ce que Poutine est à la démocratie.

Si les industriels sont dans leur rôle de Tricatel (Génial Julien Guiomar) les pires sont les publicistes qui vendent ces indécents produits comme s'ils étaient des "fromages", comme si ils avaient une légitimité, une histoire ou une tradition.

Ce ne sont que des ersatz de fromages fabriqués avec des produits ineptes et stérilisés.

Naturellement tout le monde n'a pas le temps de faire le marché et d'acheter de bons produits même si la mode Bio a démocratisé la pratique.
Il y a un univers entre les jambons en barquette (malgré le moulin à eau et la musique douce soulignant la complicité père-fils!!!) et celui à la coupe d'un charcutier ou d'un traiteur. La couleur, la texture et le goûts y sont tellement différents qu'on peut parler de produits opposés.
Pour ces empoisonneurs le jambon doit être rose vif et les colorants sont là pour parfaire l'imposture.
Vous pouvez faire le même constat pour pratiquement TOUS les produits que nous mangeons. Fruits sans goûts (alors que les compotes faites maison sont à tomber par terre), yaourts où le sucre et les arômes cachent mal le vide, viandes

à la texture et au goût étranges...

Faites vous-même des carottes râpées et comparez-les aux carottes en barquette. La gifle est garantie.

C'est valable pour tout, des betteraves rouges au "Taboulé" en passant par le céleri rémoulade.

Faites aussi le test de la mayonnaise. Faite main c'est une merveille que tous les tubes et pot des linéaires n'approcheront jamais.

On comprend bien que l'industrie s'est adaptée à nos modes de vie et que la civilisation du micro onde est incompatible avec les plats mijotés et une cuisine raffinée.

La chose que je n'arrive pas à admettre est la perversion de la réclame (comme on disait autrefois) qui est plus laudative au fur et à mesure que les produits qu'elle vante sont frelatés.

Le summum est atteint avec des purées déshydratées où le fromage lui-même a subi le même traitement et que la pub vend comme une purée normale, les soupes où les légumes indiqués sur l'emballage représentent moins de la moitié du contenu etc etc.

La seule valeur des bobos que je revendique est celle-ci: manger mieux, ne plus acheter les yeux fermés les sous-produits concoctés par les industriels et dont l'affaire du "minerai de viande" a montré l'horreur.

 

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 06:53

Cette vieille barbe de Jacques Chancel a fini par mourir et j'ai été stupéfait par la profusion de larmes de crocodiles qui ont accompagné son trépas.
Personnellement j'ai le vague souvenir d'un emmerdeur patenté qui invitait des personnes chiantes et qui animait (c'est le mot requis, pas un constat) des soirées plus rasoires qu'un film de Godard sous-titré en Tchèque.
Los Machucombos, les Quilipayuns, l'insupportable Raymond Devos et tant d'autres avaient leur rond de serviette au "Grand Echiquier" et venaient chloroformer un public passif puisqu'à l'époque où il sévissait il n'y avait qu'une ou deux chaînes.

Je ne dis pas qu'entre lui et Guy Lux, l'abrutisseur officiel de l'époque, le Patrick Sébastien des 70'S,  il n'y avait pas un monde. Il y en avait un et des gens comme Ferré, Ferrat, Brassens, Béart et Barbara avait effectivement une fenêtre de tir chez Chancel qu'ils n'avaient pratiquement pas ailleurs. Tout ne peut pas être négatif mais entre reconnaître quelques qualités et manier l'encensoir il ya une marge.
Mais Dieu que c'était long, palabreux, ennuyeux... Le défunt s'écoutait parler et il était clair qu'il s'admirait plus que les personnes qu'il recevait.
Avec son tic nasal, ses phrases boursouflées et ses invités souvent plus chiants que la pluie, le Chancel reste, à mes yeux, un de ceux qui ont usurpé leur célébrité. Pivot, Drucker, Zitrone et tant d'autres qui sévissaient à la même époque ne valaient pas mieux. La télévision est peut-être pire lorsqu'elle feint de vouloir éduquer les spectateurs. On commence par parler de Billy Wilder ou de Nabokov et on finit par inviter Luc Besson et Marc Levy...

Le petit écran à prétentions intellectuelle devient trop souvent comme les émissions de Chancel: un fourre-tout prétentieux et sans aspérités.

On me rétorquera "oui, mais "Radioscopie"? hein, hein, Radioscopie?

Pour rester poli je dirais que je trouvais la même rigidité, les mêmes tics, la même ambiance de déjeuner du dimanche midi qui s'éternise dans ces interviews où la question était plus longue que la réponse.

 

Je sais que je suis injuste et qu'au moins "il a essayé". Sans doute. Mais j'ai le souvenir que l'essai n'était pas transformé.

 

 

PS: Aïe. Je crois que José Arthur est mort... les pleureuses vont passer de Chancel à Arthur..

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 06:49

Jeudi 22 Janvier "Télérama" et "Le Monde" permettaient, à ceux qui le voulaient, d'acheter avec leur hebdomadaire ou leur quotidien le célébre disque (format CD) des Beatles paru en 1967 "Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band" pour moins de 10€ l'ensemble.
Les disques originaux du groupe britannique (1962-1970) seront mis ainsi à la disposition du public des kiosques en incluant les "Anthologies" (3 double-albums) qui furent publiées dans les années 90 par les trois musiciens restants. (ils ne sont plus que 2 à la date d'aujourd'hui).
Ce répertoire, qui va de "Please, please me" à "Let it Be" s'est vendu à des millions et des millions d'exemplaires sous tous les formats que l'industrie discographique a imposé au public: 33t 30cm, musicassettes, cartouches, CD, CD remixés et je dois en oublier.
Si les propriétaires des labels ont vendu la franchise, le temps d'une opération comme celle-ci, c'est donc que les détenteurs du catalogue peuvent encore espérer presser encore un peu le citron.

Télérama et le Monde laissent un peu le monde de l'Opéra ou Mozart, les films d'auteurs et autres collections de prestige pour ces ancêtres du rock que le temps a sacrés et consacrés. Pour ces marchands et industriels il apparaît que c'est un produit d'appel de qualité qui a du leur revenir par surprise au gré des ventes et des rachats de labels par les multinationales du CD.

 

Pourtant le disque le plus récent enregistré en commun par les quatre Beatles est "Abbey Road" en 1969. La discographie du groupe est une oeuvre morte, une oeuvre de musée.

 

Je les ai suffisamment aimés pour être cru si je dis que la musique des Beatles a plutôt mal vieilli. Pour le rock une décennie est une éternité. Cinq décennies.....

J'excepterais peut être le double album "blanc" et Abbey Road de la critique définitive qui suit: les instruments sonnent "vieux", ce qui faisait moderne autrefois souligne maintenant l'ancienneté, les pépites ne masquent plus l'indigence de certains titres ("Hello Goodbye", "Yellow Submarine", "Michelle"....), ni de certains albums ("Beatles for sale", "Yellow Submarine"). Trop entendus, surestimés, tellement copiés même  les disques n'offrent pas de surprise.

 

Le filtre impitoyable du temps donne raison au producteur de l'époque qui proposait au groupe d'enregistrer un simple au lieu d'un double et de sélectionner les meilleurs titres, fussent-ils moins commerciaux.

A l'arrivée, si longtemps après la gloire et le succès ces disques gardent peut-être une (minuscule) part de magie et l'on peut avoir envie, une fois encore (la dernière jure t'on) de se procurer tel ou tel classique même si ses passages sur la platine risquent d'être rares.

 

Je ne sais pas si ça a été déjà fait. Il faudrait s'amuser à compter combien de fois dans sa vie une personne a entendu "Hey Jude", "Something", "Get Back", "She loves You", "A Hard day's night", ou "Yesterday"... Ca doit être pharamineux.

... Il paraît qu'à Guantanamo on se servait des Beatles comme torture! chut! ne le disons ni à Télérama ni au Monde.

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 06:54

Si "être Charlie" c'est ne pas accepter (et n'accepter jamais) que des sectaires, qu'elle que soit leur obédience, imposent leur façon de penser ou leur croyance par le feu et la violence ou l'intimidation, je suis effectivement Charlie.  

Je suis consterné que des "fous de Dieu" aient à ce point la phobie de la démocratie qu'ils tuent ceux qui ont osé représenter  leur Prophète et ne leur trouve aucune excuse ni circonstance atténuante. Ces gens-là sont des fanatiques comme les nazis, les Khmers rouges ou les Hutus génocidaires.

 

N'empêche que les sanglots de Philippe Val, les trémolos dans la voix de Nicolas Demorand.... m'indisposeraient presque. A croire que Cabu et Wolinski étaient des Mandela en plus démocrates encore!

 

On ne crache pas sur un mort mais...

 

Cabu n'était pas ou plus très drôle à mes yeux et son "beauf" était aussi insupportable que son créateur, donneur de leçons et vieil anar de 77 ans qui n'imaginait pas dételer un jour.

Je reconnais qu'il avait le chic pour croquer des personnes connues et qu'on les reconnaissait immédiatement: Mitterrand, l'abbé Pierre, Sarkozy, Kouchner étaient, sous son crayon, remarquables de ressemblance.

Il était effectivement un bon dessinateur et était aimé des journalistes. Dont acte.

 

Mais bon...

 

Nous le présenter comme un parangon de gentillesse et de tolérance, ce qu'il était peut-être, ce qu'il était sans doute je veux bien mais depuis une dizaine de jours j'ai l'impression d'une "Coluchisation" du dessinateur que je trouve trop.
Trop unanime et trop élogieuse principalement.Ceux dont les dents grinçaient communient hypocritement dans l'encens et la dévotion à St Cabu. Je trouve ça légèrement gênant.

 

Comme j'avais un peu honte de ne pas être à l'unisson de gens que j'aime bien et qui étaient sincèrement admiratifs de la personnalité de Cabu (n'est-ce pas Alain E***?) j'avais honte de ma froideur. J'ai donc écouté une partie de la soirée de dimanche 18 qui lui était consacrée.

Il aimait le jazz, Cab calloway et Charles Trenet. Et alors? Il rigolait tout le temps. Et alors??

 

On arrive à ce paradoxe que ceux qui ne rataient jamais une occasion de dénigrer (toutes) les religions sont devenus ou en train de devenir des Saints laïques. La panthéonisation de Cabu me reste un peu sur l'estomac.

 

Je crois qu'il ne faudrait pas tomber dans l'excès et savoir raison garder. La mort dans ces conditions est inadmissible. Ils étaient des hommes, leur assassinat n'en fait pas des êtres différents.

 

Je suis toujours géné, même si longtemps après, quand on présente Coluche ou John Lennon comme des sortes de Saints-hommes nimbés de lumière. Eux mêmes ne se reconnaîtraient pas dans ces avatars post-mortem. Ne faisons pas de Cabu et des autres victimes de la folie intolérante et meurtrière de cinglés des figures intouchables.

 

 

PS: Quand il qualifiait les écoutes ordonnées par le juge dans l'affaire Bettencourt, Sarkozy le modéré n'hésitait pas à parler des méthodes de la Stasi. (l'impitoyable police politique est-allemande).
Quand Valls parle d'Apartheid pour désigner certains quartiers-ghettos le même Sarkozy crie à l'exagération.
Qu'il vienne un jour voir les quartiers Reynerie, Bagatelle et le Mirail à Toulouse. On ne peut pas en parler autrement.

 

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:00

il y a 5 mois Marie-Eve mourrait. Pas un jour sans que je ne pense à elle et à sa douloureuse agonie. Pas une semaine sans que s'insinue en moi la réflexion de son dernier médecin: "je n'ai jamais rencontré une personne luttant autant pour ne pas partir".

Elle n'est plus là.
Son absence laisse un silence assourdissant.
Le même que pour Gérard qui est parti il y a dix-neuf ans.
Ils ne s'étaient pas entendus ces deux là! j'espère que là où ils sont ils ont fini par sympathiser. En m'attendant.

 

Marie-Eve était mon amie  -avec des hauts et des bas- mais je la connaissais depuis si longtemps qu'on était comme un frère et une soeur de littérature.(Dans la fiction les frères et les soeurs se comprennent parfaitement et s'aiment à l'unisson. Dans la réalité ça arrive mais ce n'est pas la règle la plus commune).

Elle infirmait ma théorie qui veut qu'un homme et une femme ne peuvent être amis que s'ils ont couché ensemble ou qu'ils pourraient le faire.

J'aimais sa personnalité vive et créative. Son humour mordant et sa mémoire. J'aimais la vie qu'elle mettait partout, son sens de l'accueil, sa formidable capacité à s'enthousiasmer. J'aimais moins qu'elle aime faire des "histoires", qu'elle raconte parfois ce qu'elle aurait mieux fait de taire et sa façon de créer des embrouilles avec les gens qui le méritaient le moins.

Mais sa maison si plaisante, son goût pour les peintures marines, sa science des fleurs, ses engouements musicaux et son don pour réaliser des repas idéaux, tant au contenu des plats qu'aux personnes réunies autour de la table font qu'il n'y avait qu'une Marie et qu'elle manque terriblement à son entourage, famille et amis.

 

Je l'avais connue aidant sa mère dans une des boutiques les plus en vues ("la Gadgetière") du 8ème arrondissement de Paris et l'ai retrouvée fermière s'occupant de son potager à Beaucaire sur Baïse (Gers). Elle a été bijoutière dans le Gers, s'est occupée d'une boutique d'arts de la table à Agen, voulait ouvrir "sa" brocante....

 

Notre amitié a été à éclipses. On s'aimait, on se voyait, on ne s'aimait plus, on ne se voyait plus. 1 mois, 1 an, plus.

Elle était, au départ, une amie de ma femme. Elle avait usé de ses talents de marieuse pour nous apparenter puis nous jouait (parfois) l'un contre l'autre. C'était là le pire de ses défauts; elle aimait semer la zizanie. Ca semblait l'amuser. Une petite perversion agaçante mais pas très grave. Pour moi.

 

Les 5 dernières années elle s'était beaucoup amendée. J'ai la chance de penser à elle le plus souvent en bonne santé mais même mes souvenirs d'elle malade me font du bien. Je l'ai trouvée si courageuse, si forte. Je la revois me disant "je suis en soins palliatifs mon Bébert" (elle m'appelait Bébert, ce qui n'est pas le diminutif qui me va le mieux! l'autre Bertrand c'était "Bichon". Elle aimait les surnoms); Je ne suis pas peu fier de l'avoir faite rire très peu de temps avant qu'elle ne meure. Il était si dur de finasser avec les questions brûlantes qu'elle posait.


Que dire quand votre amie vous fixe dans les yeux et vous demande: "Tu crois que je serais là à Noël"?

 

Non Marie, tu n'étais pas là à Noël ni au jour de l'an et "la Gravière" est terriblement triste sans toi. Depuis que tu es morte j'évite le Boulevard Carnot et je m'étonne de ne plus t'entendre au téléphone.

 

Je lui en veux encore un peu d'être partie: comme elle l'a dit elle-même elle avait encore "des choses à faire" et je regrette de ne plus être le "prince jardinier" de personne. 

 

 

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 07:11

On m'a fait suivre un article de "l'Obs"  daté du 14 janvier et relatif à la grève des "dames-pipi" de 5 gares parisiennes. Au premier abord on hoche la tête en disant qu'on s'en fiche comme de l'an 40 mais, à lecture de la suite, on finit par prendre faits et cause pour ces personnes qui sont confrontées à la bêtise/rapacité/violence du monde del'entreprise.


En l'occurence, et je vous le fais court, elles étaient employées par un prestataire de services agrée par la SNCF. Cette dernière entreprise a choisi un autre partenaire, Hollandais, et celui-ci les jette car il n'a pas obligation légale (il n'a pas le même code NAF que celui à qui il succède) de ré-embaucher les salariés qui ont des années d'activité derrière eux.

On imagine bien que les "dames-pipi" ne font pas partie des salariés "privilégiés" ni que leur salaire atteigne des sommets. Qu'importe! la nouvelle direction veut mettre fin à leur contrat de travail et leur propose "d'adresser un

CV" (au nouveau prestataire) pour poser leur candidature.Y compris celles qui travaillent depuis 14 ans à ce poste.

 

Le comble de l'ignominie réside dans le fait qu'on demande aux candidat-e-s de parler anglais pour avoir une chance d'être retenu-e-s. En fait pour qu'elles ne puissent être reprises au poste qu'elles occupaient.  Plus mesquin et odieux c'est difficile.

 

Chaque jour l'actualité nous (dé)montre la dureté de notre époque et la marchandisation progressive de tout.

Une amie Coréenne est allée passer les fêtes à Londres. Cameron aidant l'accès au feu d'artifice coûtait 10£. Merci qui?

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 07:25

S'il est un comportement insupportable parmi tous ceux qui rendent la vie impossible en entreprise l'arrivisme de certain(e)s est sans doute le pire.
Mon âge et le fait que je n'ai jamais cru en la possibilité de faire carrière nulle part (manque de suite dans les idées et de caractère) font que je suis désormais un observateur et que nul ne se méfie de moi. Je prend donc des notes en voyeur privilégié.

J'ai souvent constaté combien une ardente ambition professionnelle consumait littéralement certaines personnes et rendait détestable  leur compagnie .

Je n'ai rien contre le fait d'être ambitieux et, au contraire, comprends qu'on veuille s'élever, avoir des responsabilités et gagner plus. Mieux, j'estime cette saine façon de voir les choses indispensable.
Ce qui me révulse ce sont les attitudes cauteleuses qu'emploient certain(e)s pour arriver à leur fin.

Car les plus arrivistes (ce mot désigne des personnes différentes des ambitieux) sont prêts à absolument tout pour arriver.
Ils sont capables de harceler, de s'attribuer les mérites des autres, de flatter par calcul, de s'abaisser, de s'humilier même, de falsifier leurs performances, de rabaisser les autres voire de les détruire, de calomnier.... la liste de leurs bassesses est infinie et il n'est besoin que d'une matinée de présence dans une entreprise pour découvrir celui ou celle qui brûle de l'intérieur pour avoir le beau bureau, la carte de visite, la fonction qui "en jette", la voiture de fonction qui va avec et la place (provisoire) dans la hiérachie qui le rassure. 

 

Si les hommes, à ce jeu, ne font pas de cadeau ils arrivent aux chevilles des femmes carriéristes qui sont tout bonnement imbuvables. Ces mantes religieuses usent de toutes leurs possibilités pour arriver là où elles pensent que doit être leur place et de telles femmes sont une calamités pour ceux qui travaillent avec elles.
On voit de telles femmes aussi bien dans "la Religieuse" de Diderot que dans les films Hollywoodiens. Sigourney Weaver

en interprète une d'anthologie dans "Working Girl". Hélas, dans la réalité quotidienne, ces punaises malfaisantes sévissent aussi...

 

En écrivant ceci je pense à certains types et certaines femmes que j'ai croisés ici ou là et je repense à celà parce que j'ai passé deux jours dans un groupe qui en contenait une lundi et mardi lors d'ne réunion.
Ni belle ni laide, ni intelligente ni stupide la femme en question, une trentenaire provinciale avait pour elle de hautes ambitions. Hélas, dans la société en question, il n'y a aucun débouché professionnel ni espoir de rémunération mirobolante à espérer.

Cela ne l'a pas empêchée de parler plus longtemps et plus fort que les autres, de vanter ses résultats (en les comparant bruyamment à ceux des autres), de flatter le membre de la direction qui est passé etc etc.
Le plus odieux est la manière insidieuse qu'elle avait de rabaisser les autres. A un moment, lors d'une pause ou au cours d'un repas, elle a "lâché le morceau" en expliquant que sa vie personnelle passait après sa vie professionnelle.
Comme par hasard le directeur était présent...

 

Elle sera peut-être directrice des ventes cette année, qui sait?

 

 

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 06:13

Ce pays il y a un simple mois d'ici si dépressif, si peu tenté par l'avenir se découvre passionné de liberté, irrévocablement concerné par la liberté de la presse et ses habitants descendent dans la rue par centaine de milliers sur tout le territoire pour le clamer haut et fort.
Le Président, si décrié que même ses voeux du nouvel an faisaient l'unanimité contre lui trouve les mots justes et réussit à faire et dire ce qu'il faut à un moment d'intense émotion nationale.
J'arrête là la litanie des bonnes surprises de ce début d'année. Nous sommes le 15 janvier et ni la galette des rois ni les soldes n'ont réussi à nous engluer dans une routine visqueuse.
Alors, c'est vrai, il y a, ici ou là quelques notes discordantes, des dingos qui voient des complots jusque dans leur salle de bains, des abrutis estampillés qui imaginent du "bonheur dans l'esclavage" et qui piaffent en rêvant de jihad en syrie mais

ils représentent bien peu par rapport à cette foule immense qui s'est réveillée parce qu'on a froidement assassiné des dessinateurs engagés. Même les réactions stupides de certains lycéens devant la minute de silence ne sont qu'un détail.

Je ne retiens que ça.


Ces manifestations apaisées et bienveillantes, l'Assemblée Nationale exceptionnellement unie et chantant "la Marseillaise" et le président dévalué qui soudain se révèle.
On reprendra nos bagarres politiciennes, le Figaro refera ses unes agressives et partiales mais on a connu ce moment et ça, personne ne peut l'effacer.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 06:29

J'écoute soivent la radio et considère qu'elle est moins mauvaise que la télévision. Moins réductrice, moins beauf.
Je parle des stations dignes que sont celles de Radio france et France Inter en particulier.

 

Le mardi 13 janvier, après le journal de 20H00 (mais pourquoi un journal toutes les heures???) j'ai capté en cours une émission consacrée à un film dont les metteurs en scène, un homme une femme, parlaient avec passion et intelligence.

 

Ce que j'en ai entendu m'a donné envie d'aller voir le film et a ravivé des reflexions que je me suis souvent faites.
Le film en question traite des difficultés d'intégration (bel euphémisme) des jeunes dans le monde formaté du travail.
Il était question d'habillement, de vocabulaire, de vécus, de chaussures et de "coaches", d'entretiens d'embauches et de petits boulots.
L'inadéquation, pire, le fossé béant entre le monde policé du travail et "l'hirsutisme" des jeunes déscolarisés ou vivant en marge est tel que les uns et les autres de leurs représentants n'arrivent quasiment pas à s'écouter et se comprendre.

 

En voyant certains moins de 25 ans, tatoués jusqu'aux oreilles, des boules métalliques dans les sourcils ou sous les narines je ne peux m'empêcher de penser aux diffcultés qu'ils rencontreront fatalement le jour où ils frapperont à la porte d'une entreprise.
Déjà extrêmement intolérante la PME/PMI rejette pratiquement tout ce qui n'est pas dans une norme non écrite mais partout connue.
Trop jeunes, trop vieux, trop métissé, trop "marqué" l'intégration est un chemin de croix. Alors imaginez un jeune qui parle un autre langage (ce ne sont pas les mots des banlieues ou les expressions annexées par les bobos mais une façon de voir le monde et de le décrire, aux antipodes du comptable moyen!) 

Leur vécu ensuite. Ils ne comprennent pas les politesses, les rapports de force, les non-dits et les règles du vivre-ensemble en entrerise, qu'on soit DG ou femme de ménage.Ils ne comprennent pas non plus qu'il faille des "vraies" chaussures (les baskets ne sont pas des chaussures?) pour passer la serpillière ou cuire des hamburgers.

 

Ne parlons ni des horaires, ni des codes qui leur échappent complètement.

La femme réalisatrice* donnait l'exemple de cette fille de 14 ans qui, dans le film, donne la "franchise" comme sa principale qualité et qui l'illustre en disant qu'à 14 ans elle a enfoncé un compas dans l'oeil d'un élève qui l'ennuyait.
La jeune fille ne comprenait même pas que ce genre d'anecdote lui fermait immédiatement toute possibilité de travailler.

 

De tous ceux que nous sommes appelés à fréquenter  le monde du travail est sans doute le moins disposé à accepter l'originalité. Qu'elle soit comportementale, langagière ou vestimentaire. Hierarchie et habitudes y sont plus prégnantes que partout ailleurs.
Les "coaches" du documentaires sont méritants d'essayer de faire entrer des "martiens" chez des Eskimaus. La tâche est ardue et n'est pas gagnée d'avance. C'est le moins que l'on puisse dire.

 

*Claudine Bories et Patrice Chagnard "Les règles du jeu" documentaire. Emission "l'humeur vagabonde" du 13/01 sur

France Inter disponible en podcast.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 06:18

Je vous ai raconté mes mésaventures aquatiques et comment le remake de "la rivière sans retour" (sans Marilyn Monroe, hélas!) s'est joué dans mon appartement de St Cyprien.
Aujourd'hui tout est pratiquement revenu dans l'ordre, les objets ou matériels abîmés ont été remplacés; j'ai beaucoup trié et jeté et le "dégât des eaux" est en train de s'estomper de ma mémoire vive.
Mes voisins et voisines sont de braves gens qui ont compris que je ne suis pas Keith Moon (le batteur des Who était célèbre pour sa propention à crever les "water-beds" ou à inonder ses suites d'hôtels) et que j'ai été le premier à souffrir de la rupture du cumulus.
L'autre jour, par politesse mais aussi, bêtement, pour recréer du lien je suis descendu chez ma voisine du premier étage. Je lui ai raconté en détail la visite de l'expert des assurances qui déniait toute valeur à mes pertes et affectait un taux de vétusté à tout.
J'exagérais un peu; aggravant les dégâts et caricaturant les propos de l'assureur. J'en rajoutais avec ce conseil de surévaluer le montant de ses réparations à prévoir...
Je me demande si je ne lui ai pas conseillé de déclarer perdues des affaires parfaitement épargnées.
J'entends mon interlocutrice me dire, sans sourire, "je sais ce que j'ai à faire, je travaille aux sinistres chez Axa".

Elle m'aurait décoché un direct au foie je ne serais pas remonté plus vite.
Je l'évite depuis.

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