Je suis étonné qu'on s'étonne.
Pire, je suis surpris que certains médias découvrent soudain la méchanceté gratuite de Guy Bedos.
On a opportunément ressorti les propos vachards et jaloux qu'il avait réservés à l'équipe de "Charlie Hebdo" dans le journal "Var Matin" il y a quelques années. La mort épouvantable de Cabu, Wolinski & co n'en fait ni des saints ni des parangons du bon goût mais on pouvait penser que leur humour et leur "soixante-huitardisme" auraient plus à Bedos.
Même pas! voilà les propos élégants qu'il a tenus en 2012: "Charlie Hebdo, c'est pas mes copains. Qu'ils crèvent... Ils ont pris des risques sur la peau des autres."
Cet homme là n'est que haine et, depuis quarante ou cinquante ans, il déverse des tombereaux de fiel sur toutes celles et ceux qui osent ne pas "penser" comme lui.
Ca fait du monde car M Bedos ne pense pas (pour ça il faut réfléchir!) mais il anônne une bouillie de concepts qui étaient déjà dépassés à l'orée du vingtième siècle.
Aigre et agressif l'humoriste le moins drôle d'un pays qui n'en manque pourtant pas, Guy Bedos se croit dépositaire d'une vision politique pure dont il serait un des gardiens.
Un socialisme idéal que personne d'autre que lui ne connaît vraiment et dont il serait en permanence chargé d'estimer ceux qui s'en approchent ou pas.
On voit à propos du magazine décimé mardi dernier qu'il considère qu'il faut céder aux pressions des islamistes. Elle est belle sa morale!
Cet humanisme rêvé, inutile de le préciser, personne ne l'atteint et cela permet à cette baudruche de jouer les Djerzinski de plateaux de télévision ou de studios de radio, sans oublier la presse ou les "spectacles" où il se sent obligé de faire le procès de tout le monde. Quand il n'a pas d'arguments il s'en prend au physique de ses cibles. En dernier ressort il manie l'insulte ordurière. Là aussi, grande classe!
Il a fini par se fâcher avec 99,99% du monde des médias, de la littérature et du spectacle. A quatre vingt ans il est comme Dorian Gray à la fin du roman d'Oscar Wilde: ses vilennies, ses agressions, sa hargne bref sa méchanceté se lit sur sa figure et sa bouche se tord en un rictus permanent, comme s'il avait du vinaigre sur la langue.
Je plains ceux qui le veilleront pendant son agonie: il risque de leur faire son dernier show et ne plus rien s'interdire....
