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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 06:39

Ce petit texte de Salman Rushdie que cite l'agaçant Philippe Val dans son (bon) livre: "C'était Charlie" (Grasset 2015):

"Les intégristes essaient d'abattre beaucoup plus que des immeubles. Leurs pareils sont contre, pour offrir simplement une brève liste, la liberté d'expression, un système politique pluripartite, le suffrage universel des adultes, la responsabilité du gouvernement, les Juifs, les homosexuels, le droit des femmes, le pluralisme, la laïcité, les jupes courtes, la danse, le fait de se raser, la théorie de l'évolution, le sexe... (...) Nous devons nous mettre d'accord sur ce qui compte: s'embrasser dans les lieux publics, les sandwichs au jambon, les différences d'opinion, la mode d'avant-garde, la littérature, la générosité, l'eau, une répartition plus équitable des ressources de la planète, le cinéma, la musique, la liberté de penser, la beauté, l'amour.

(...) Vous voulez vaincre le terrorisme? ne soyez pas terrorisés. Ne laissez pas la peur dominer votre vie, même si vous avez peur. "

Plus loin Val donne cette explication avec laquelle je suis totalement d'accord: "Lui aussi, traqué par les tueurs de Téhéran, a connu le lâchage de certains amis, les campagnes diffamatoires sur sa personnalité et son comportement, les rumeurs sur l'argent qu'il avait gagné et ce qu'il coûtait aux contribuables. et les attaques, là aussi, venaient surtout d'une gauche qui avait été sa famille, et de Musulmans dont il avait toujours défendu le respect et les droits. Salman Rushdie a parfaitement compris ce qui arrivait (à Charlie)".

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 06:43

Depuis quelques temps le tandem Laurent Voulzy et Alain Souchon nous est présenté comme la quintessence de la chanson française. Les Lennon/McCartney de la chanson hexagonale.

Force est de reconnaître que, dans un environnement concurrentiel quasi désertique ils n'ont pas de mal à survoler le marigot.

A l'heure où les très grands (Piaf-Ferré-Brassens-Brel-Barbara) et même les un peu moins grands (Ferrat-Gainsbourg-Béart-Moustaki) voire les grands tout court (Bécaud-Salvador-Montand) sont morts et enterrés il ne reste guère qu'Aznavour (qui aura eu la place de "grand" à l'usure) et quelques Souchon-Voulzy-Clerc-Cabrel-Juliette pour résister encore.
Avec des textes un peu ambitieux et des musiques recherchées Voulzon-Souchy bénéficient donc d'une auréole parfois un peu imméritée.
J'ai récemment reçu un message accompagné de la vidéo "croquignolette" de "Aviateur" un titre cosigné des deux et "interprété" par l'ineffable Véronique Jeannot.
Dire que l'ensemble est mauvais est encore de la litote: c'est pire que mauvais. Insignifiant et bête.

Non que la demoiselle soit insipide: il y a 30 ans de cela elle était amusante. Mais la chanson est ringarde et sans intérêt. le filet de voix de la "chanteuse" consternant et le clip.... hallucinant de bêtise. Quant aux paroles il faudrait pouvoir les entendre!

A l'heure ou l'encens, les bravos et les récompenses pleuvent sur les deux frisés de la chanson il serait bon de leur rappeler qu'ils ont commis des trucs comme cet "aviateur". Ca remettra les choses en perspective!

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 07:01

Le parasitisme commercial (mais pas seulement) s'étend discrètement mais complètement. Le net qui m'apparaissait comme l'alternative à notre esclavage par les médias est lentement mais sûrement phagocyté par les mêmes qui nous engluent les neurones à longueur d'année.
Je veux parler des malfaisants de la réclame (qu'ils s'obstinent à ripoliner en "publicité" et "communication") et les affreux du tout-commerce.

Le jour où l'abominable E.Leclercq fera sur notre écran d'ordinateur, notre tablette ou notre téléphone des publicités sous forme de scénettes comme celles qu'il vend aux radios commerciales et qui mettent en scène un vieux con, sa femme débile et leur belle-mère caricaturale (un genre qui faisait rire dans les années 60) on pourra dire que la boucle est bouclée et que les affreux auront gagné.

Déjà des musiques ou des images publicitaires intempestives réussissent à franchir les barrages pourtant sévères que nous installons pour leur interdire la route. Des spots bien gras et débiles passent notre propre censure et nous regardons avec effroi leurs 5 ou 6 secondes obligées avant de les éjecter en frémissant: parviendrons-ils à nous les imposer en entier et dans des séries de plusieurs? ils y sont bien parvenus à la radio, à la télévision, dans les transports en commun, sur le bord des routes, dans les journaux, au téléphone et sur les murs.

On compte sur les doigts d'une main les espaces qui sont libres de réclame.

La petite croix sur laquelle on peut appuyer pour chasser l'intrusion est le signe de la liberté qu'offre (encore) l'espace internet.

J'ai vu, sans y prêter plus d'attention, un message passer me disant que je devais accepter la publicité et supprimer le barrage électronique qui l'empêche de se diffuser sur mon ordinateur.

Le bruit qu'a fait mon bras d'honneur virtuel a dû être enregistré quelque part puisque ce message inepte n'est pas reparu à ce jour.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 06:43

Samedi soir, épuisé par les agapes renouvelées des Réveillons de Noël et du jour de l'an je me suis vautré dans le canapé violet et accueillant de Françoise et ai regardé, en grignotant des "fruits déguisés" et des chocolats "Gianduja" un best-of de "Salut les terriens" de Thierry Ardisson.


Même s'il représente une grande partie de ce que je n'aime pas dans notre époque (le copinage à outrance, le bling-bling, le creux et le mépris d'une caste supérieure auto-proclamée) j'ai déjà dit ici ou là que je garde un très bon souvenir de quelques émissions passées de ce présentateur-animateur concepteur d'émission parfois inspiré.

Il ne s'agit, vous l'aurez deviné, pas de celui-là dont je veux vous toucher deux mots en ce mardi 5 janvier mais du racoleur vulgaire et auto-satisfait qui se mettait en scène samedi dans une interview de lui même par Drucker (!!!) qui a été l'illustration parfaite de ce qui est insupportable à la télévision en général et de Canal + en particulier.
Le culte du moi à la puissance mille. L'auto-célébration devenue un passage obligé. Les deux vieux animateurs de télé cabotinant à qui mieux-mieux en se passant la pommade et en faisant semblant de se moquer l'un de l'autre tout en laissant leur connivence exploser.
L'horreur!

Il faudra un jour, lorsque le modèle déposé au Pavillon de Breteuil sera enfin déboulonné, démonter la méthode Drucker et en exposer toute la subtile nullité.
Je me demande si ma nausée de samedi soir venait des fruits déguisés, des chocolats-praline ou de l'écoeurant numéro de duettistes des deux momies audiovisuelles de samedi...

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 06:15

C'est un "exercice" un peu ridicule et les sept hommes qui s'y sont essayés ont eu plus de déboires que de réussites.

"Les forces de l'esprit" de l'un, évocation qui flirtait entre le sublime et le pathétique illustrent bien la complexité de la cérémonie des voeux de nouvel an au pays à laquelle ils ont tous été confrontés.

Nul n'a oublié non plus les voeux au coin du feu, compassés et grotesques, de Giscard et sa pauvre femme livrée à l'absurde par la conjugaison d'une timidité maladive et d'une prétention aristocratique hors de propos. Celles et ceux qui auraient manqué ce sommet de comique involontaire ont pu le voir et le revoir tant il a été diffusé.

Une parodie trafiquée a même été faite qui voyait une bûche de la cheminée communiquer le feu au tapis élyséen puis à Anne-Aymone Giscard qui brûlait pendant que son mari continuait son discours ennuyeux.

J'ai écouté, souvent distraitement, cette allocution présidentielle récurrente entourée de deux pétulantes Marseillaises et en ai souvent entendu le creux abyssal.
Jacques Chirac (1995-2007) était champion du monde dans cette spécialité. Il était capable d'aligner du rien et de le cumuler avec du vide pour en faire un discours à la fois pompeux et pompant. Du grand art!

Je reconnais que les 5 voeux de Sarkozy en tant que président ont été -de ma part- plus vite oubliés que les grands discours du quinquennat ("Descend" au marin du Guilvinec et "Casse-toi pauvre con" à l'opposant du salon de l'agriculture). Le tout petit homme d'état n'était pas encore cornaqué par sa philosophe à lui (C.Bruni) et n'était pas fait pour les envolées littéraires ni même pour la réflexion.

Avec lui le "Vive nous, à bas les autres" de Jean Brochant dans le film "Boule de suif" de Christian Jacques eût suffi.

Tout ça pour dire que ceux de jeudi de François Hollande étaient bons. Ni trop ni pas assez. Sincères et justes. Le président si décrié ne nous prenait pas pour des billes -comme trop de ses prédécesseurs l'on fait- et s'adressait à nous comme à un peuple mûr et capable d'entendre des vérités désagréables.

En une quinzaine de minutes il a dit des choses essentielles et a rappelé notre situation, ce que la presse du pays s'échine à ne jamais faire.

Ni optimiste ni va t'en guerre François Hollande a montré qu'il avait investi la fonction présidentielle aussi bien que ses prédécesseurs. (NB: on notera que je n'ai pas écrit "son" prédécesseur!).
Cela méritait d'être dit.

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:30

Bio

Je suis allé au marché dimanche matin et ai surpris la conversation étonnante entre une femme cliente et la vendeuse de produits bio (fruits et légumes).
J'avais remarqué, mais sans y faire plus attention que cela, que certain(e)s, dans mon entourage, se radicalisaient dès lors qu'on parlait navet, rutabagas, concombres et cerises.

Le bio est devenu un intégrisme et il y a des personnes qui ne jurent que par lui, au risque du ridicule et, osons le dire, d'être insupportables.

Cette dame, la soixantaine bien conservée, se plaignait que sa propre fille et elle s'étaient disputées à cause d'un yaourt non-bio donné au jeune enfant de cette dernière.
Lassée par les prétentions bio de plus en plus "loufoques" de sa fille elle avait préféré cesser de garder son petit fils plutôt que d'être livrée à des interrogatoires tous les soirs.

On en arrive à de telles situations avec des personnes un peu naïves qui croient ce qu'on leur dit et qu'avec des radis bio on évitera le cancer, la dépression nerveuse et le licenciement économique...

Le magasin "grandeur Nature" de Toulouse St Michel qui s'est spécialisé dans les produits bios du terroir a récemment été pris la main dans le sac. Ses oranges vendues au prix fort venaient du supermarché voisin.

J'espère que la fille de notre pauvre cliente s'y fournissait!

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:24

Je m'aventure sur un chemin inconnu et sur lequel je n'ai que des intuitions. La grossesse, en ce début du XXIème siècle, semble être devenue plus compliquée et à risque qu'à la Renaissance ou au Moyen âge.

Je n'exagère pas! ou presque pas. regardez autour de vous.

Les quelques futures jeunes mères que j'ai rencontrées ici ou là semblent bien victimes d'oukases médicales plus contraignantes et impératives qu'à aucune autre période depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La liste de ce qui leur est interdit est sans fin et chaque geste leur est mesuré.
Ne parlons pas de sport (aucun ne trouve grâce aux yeux des censeurs, du rugby au croquet!), des transports (le vélo est prohibé, la voiture contre indiquée dès le 4ème mois), des activités (seule la collecte de plumes est tolérée) et même des soirées (à 9H00 on trouve les futures mères fatiguées et on les supplie d'aller "s'étendre"...).
Mais c'est sur la nourriture que la Gestapo médicale est la plus ferme: au nom de la très hypothétique listéria, au nom de l'effroyable toxoplasmose (responsable d'un cas de cécité sur 1000 000 000 000 grossesses) les presque jeunes mamans doivent renoncer à tout et grignoter comme leur arrière grand mère. Ni sucre, ni lait, ni pain, ni beurre, pas d'alcool, pas de sucreries...
Elles n'ont droit à rien. Pire, elle ont droit à moins que rien.

A une époque où la mortalité infantile a reculé, où la grossesse est suivie comme jamais, où la naissance est presque une "formalité" on oblige les futures mamans, au nom d'une tyrannie pseudo médicale, à passer 9 mois de leur vie, 9 mois qui devraient être de plaisir et de douceur, dans une angoisse proche de la paranoïa.

Tout le monde s'y met et la grossesse est devenue, en moins de 10 ans, une dangereuse période de la vie des femmes pendant laquelle le pire est à redouter, tout le temps et partout.

Ce "principe de précaution", une fois encore, est dérisoire et contre productif. S'inquiète t'on du lien qui unira une mère hyper-stressée par ses 9 mois de grossesse à un bébé qu'elle en rendra responsable? Se rend-on compte de l'exemple désastreux que l'on donne à celles qui n'ont pas encore été mères? voit-on combien ces mères hystérisées sont pénibles pour elle-mêmes et leur entourage?

Le plus grave c'est que ces attitudes craintives et pessimistes sont à l'opposé de ce que devrait être une grossesse heureuse. Plus de plaisir: des refoulements, des angoisses, des fantasmes et des contraintes en tiennent lieu.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 07:00

Je m'aventure sur un chemin inconnu et sur lequel je n'ai que des intuitions. La grossesse, en ce début du XXIème siècle, semble être devenue plus compliquée et à risque qu'à la Renaissance ou au Moyen âge.

Je n'exagère pas! ou presque pas. regardez autour de vous.

Les quelques futures jeunes mères que j'ai rencontrées ici ou là semblent bien victimes d'oukases médicales plus contraignantes et impératives qu'à aucune autre période depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La liste de ce qui leur est interdit est sans fin et chaque geste leur est mesuré.
Ne parlons pas de sport (aucun ne trouve grâce aux yeux des censeurs, du rugby au croquet!), des transports (le vélo est prohibé, la voiture contre indiquée dès le 4ème mois), des activités (seule la collecte de plumes est tolérée) et même des soirées (à 9H00 on trouve les futures mères fatiguées et on les supplie d'aller "s'étendre"...).
Mais c'est sur la nourriture que la Gestapo médicale est la plus ferme: au nom de la très hypothétique listéria, au nom de l'effroyable toxoplasmose (responsable d'un cas de cécité sur 1000 000 000 000 grossesses) les presque jeunes mamans doivent renoncer à tout et grignoter comme leur arrière grand mère. Ni sucre, ni lait, ni pain, ni beurre, pas d'alcool, pas de sucreries...
Elles n'ont droit à rien. Pire, elle ont droit à moins que rien.

A une époque où la mortalité infantile a reculé, où la grossesse est suivie comme jamais, où la naissance est presque une "formalité" on oblige les futures mamans, au nom d'une tyrannie pseudo médicale, à passer 9 mois de leur vie, 9 mois qui devraient être de plaisir et de douceur, dans une angoisse proche de la paranoïa.

Tout le monde s'y met et la grossesse est devenue, en moins de 10 ans, une dangereuse période de la vie des femmes pendant laquelle le pire est à redouter, tout le temps et partout.

Ce "principe de précaution", une fois encore, est dérisoire et contre productif. S'inquiète t'on du lien qui unira une mère hyper-stressée par ses 9 mois de grossesse à un bébé qu'elle en rendra responsable? Se rend-on compte de l'exemple désastreux que l'on donne à celles qui n'ont pas encore été mères? voit-on combien ces mères hystérisées sont pénibles pour elle-mêmes et leur entourage?

Le plus grave c'est que ces attitudes craintives et pessimistes sont à l'opposé de ce que devrait être une grossesse heureuse. Plus de plaisir: des refoulements, des angoisses, des fantasmes et des contraintes en tiennent lieu.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 06:33

La semaine avant Noël la presse s'est, une fois encore, vautrée dans l'immoral et le dégueulasse. Il n'y a que quelques titres, quelques stations de radio et quelques chaînes à ne pas avoir participé à la curée.
Le mot n'est pas trop fort: une curée contre feue Mère Térésa qui a été moins flattée et admirée que Madame Claude morte justement cette semaine là.

J'ai assez dit que je refusais les embrigadements, aussi bien politiques, culturels que religieux pour ne pas avoir à dire que je ne crois ni aux miracles ni à la sainteté de quiconque.
Cependant cette femme-là me semble avoir suffisamment prouvé, par sa vie et ses choix qu'elle était mieux, moralement, que 99,99% d'entre nous.
C'est ainsi et les pauvres de Calcutta parmi lesquels elle vivait ne sont jamais venus nous dire qu'elle roulait carrosse et se gobergeait dans les cantines des maharadjas.

Tout ça n'intéresse pas les journaleux qui, pour détruire la statue, ont employé les grands moyens: rigide, intolérante, méchante, hypocrite, menteuse et calculatrice Mère Térésa est sortie essorée de cette semaine médiatique, plus proche de Cruella d'enfer que de Sainte Bernadette.
Les salauds!

Dans le même temps l'ex petit prolétaire de Joeuf, en Meurthe et Moselle, "injustement" traité par les autorités du football international était canonisé par les mêmes. Les 1,8 millions d'€ qu'il reconnaît avoir empochés sont considérés comme une peccadille, toujours par les mêmes. Térésa? une salope! Platini? un saint en crampons.

Il y a belle lurette que le footballeur de Saint Etienne est un hyper-notable, un homme de pouvoir et d'argent insensible et froid. Au nom de leur classe d'âge et de leurs rêves passés les vieux yétis des médias versent une larme sur leur idole empâtée et cousue de fric.

Les salauds! (je me répète).

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 06:15

Dans un pays riche où, cependant, un grand nombre d'habitants doit se "débrouiller" avec l'équivalent du SMIC (1100€ net/mois) les sommes évoquées dans les scandales Woerth,
Tapie, Bettencourt, Platini etc, où l'on parle de millions d'euros sont proprement hallucinantes.


Je repense parfois à cette scène du film "Si Versailles m'était conté" de Sacha Guitry où l'on
voit la population de Paris s'accrocher aux grilles du château et Edith Piaf entonner un grondant "ça ira". Il n'est pas impossible, même si ce n'est pas souhaitable, que les moeurs des Bartolone et des happy fews "allergiques aux impôts" ou possédant des villas de rêve à la Dominique, des riads marocains et des mas dans le Lubéron, le tout gagné autrement que par talent et travail (n'est-ce pas M et Mme Balkany?) finissent eux aussi par devoir rendre des comptes.

J'entends, sans pouvoir y répondre, des personnes simplettes qui font l'équation: Bartolone + Bakany + Thevenoud + Cahuzac = vote Marine Le Pen.

Je suis triste que notre démocratie coule lentement et que ceux qui devraient la défendre l'enfoncent en en étant conscient. Ils se paient sur la "bête", en font profiter leurs amis, parents et alliés et, surtout, ils méprisent les électeurs plus encore que les souverains ignoraient leurs sujets.

Je ne suis pas habilité à généraliser ni à émettre des avis définitifs mais il me semble que la France est plus touchée, plus massivement et plus profondément que les autres démocraties.

Ces hommes politiques battus dans les urnes qui reviennent en étant nommés, ces ministres ou anciens présidents qui vendent leur carnet d'adresses, ces fonctionnaires qui marchandent des informations... la république bananière est une odieuse réalité.


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