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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:43

De temps à autres j'enfile ma tenue de vieux grincheux acariâtre (Comment cela "très souvent"?) et je laisse s'exprimer toute ma bile habituellement contenue...

Ce matin, sur les conseils avisés (il y aurait beaucoup à dire sur ces "conseils") d'une femme qui m'est chère j'ai emmené mon chat Smirnoff à l'école vétérinaire de Toulouse.

L'animal, outre un caractère déroutant, est atteint d'une sotte maladie qui lui déforme la bouche à intervalles réguliers.

Le panier en main, résolu à supporter 25 minutes de miaulements stressants dans la voiture, je prends le chemin de l'école vétérinaire avec en tête l'idée que le félin sera soigné et qu'il le sera pour un prix inférieur aux tarifs exorbitants des cabinets privés.

Je passe sur l'attente dans un sas peuplé d'animaux plus terriblement agressifs que les pires créatures de "Jurassik Park", l'express de novembre 1977 comme seule lecture que s'arrachaient vingt personnes et les bruits inquiétants (rugissements? spasmes de la mort?) qui s'échappaient de certaines salles où étaient entrés maîtres et animaux de compagnie pour en venir à la consultation elle-même.

Mon chat de moins de 5 kg mange ses 5 kg de bouffe industrielle et boit une baignoire d'eau par jour sans difficultés. Il fait ses griffes avec constance sur tous les objets en bois auxquels je tiens le plus et saute ou se planque sur tout et partout sauf chez le vétérinaire, où, pour me faire honte il surjoue l'animal craintif et même battu.

J'ai connu ce même phénomène avec les enfants...

Bref la consultation consiste en un questionnaire de 800 entrées (dort-il bien? au même endroit? a t'il des camarades de jeu?) auxquelles je ne savais pas toujours quoi répondre (mange t'elle de l'herbe? j'ai juste pu répondre qu'elle n'en fumait pas!). cet interrogatoire se faisant par le truchement de 3 ou 4 élèves vétérinaires qui palpaient, retournaient, manipulaient et soupesaient mon chat qui... se laissait faire en ronronnant. (rien de plus hypocrite qu'un chat: je lui en aurais fait le quart j'étais lacéré jusqu'au os).

Désireux de bien faire les élèves et leur tuteur ont vite trouvé dix maladies et affections au chat qui n'en demandait pas tant. Jolis maladies aux noms exotiques et sérieux.

J'ai cru avoir rêvé lorsqu'on m'a parlé d'examens de la thyroïde, de traitement anti allergènes et.... de consultation dermatologique. (J'ai heureusement évité la consultation psychiatrique!).

Là ma colère, qui couvait depuis 3 quarts d'heure n'a plus eu de garde-fous et s'est exprimée. Avec un vocabulaire élégant mais vite assimilable.

L'horreur que mon discours inspirait (je ne suis pas homme à dépenser des centaines d'euros pour un chat alors que des enfants meurent sur des plages. Appelez ça de la démagogie si vous voulez) se lisait sur le visage des étudiantes (95% de l'assemblée) épouvantées.

Je remis mon chat dans sa boîte et pris la porte comme un prince.

La formalité du règlement de la "consultation" (70€) générant un autre... malentendu. (j'ai refusé de payer et on m'a menacé des huissiers et de la justice ou des deux) je me retrouvais sur le parking au milieu de pit-bulls broutant l'herbe des parterres.

Résultat des course: je suis brûlé à jamais avec l'école vétérinaire, mon chat a toujours sa bouche Emmanuellebéartesque et je suis moins avancé à 14H00 qu'à 9H00.

Belle matinée.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 06:43

Notre époque est beaucoup trop étriquée pour qu'un Mauriac, un Jaurès, un Camus ou même un de Gaulle puisse s'y faire connaître et écouter.
C'est ainsi, le suffrage universel, la médiatisation à outrance et les deux fléaux que sont la communication et la publicité ont rogné les ailes des penseurs et les condamnent à l'anonymat.
Dans le monde entier c'est le règne d'une certaine médiocrité intellectuelle, artistique et politique et un Hollande, un Rajoy ou un Cameron ne me démentiront pas dans cette dernière activité pour ne citer qu'elle.

La "culture de masse" (qu'on vient de voir à l'oeuvre avec David Bowie) a tendance à passer le rouleau-compresseur partout et le montant des oeuvres ou le nombre d'exemplaires vendus remplace la recherche et la rareté.

Ca ne date pas d'aujourd'hui et Van Gogh ou Modigliani ont vécu l'enfer en n'étant pas reconnus tandis que des tâcherons sans talent l'étaient.
La candidature de Frédéric Mitterrand à l'académie Française ne me fera pas mentir.

Mais je voulais revenir sur Daniel Balavoine qui est présenté un peu partout comme un homme de réflexion.

C'était un chanteur de variétés françaises dans tout ce que l'association des 2 termes a de péjoratif. C'était une grande gueule mais qui n'a pas inventé l'eau tiède. On passe et repasse toujours l'émission de télévision dans laquelle il croit faire front à François Mitterrand; on a juste tort de ne pas la passer en entier. A la fin de la séquence le vieux chef matois retourne comme une crêpe le chanteur en colère. Une manoeuvre politicienne tout ce qu'il y a de réussie.

Il faut voir le vieux cheval de retour plisser les paupières et exhiber ses canines (on ne les lui avait pas encore limées) en enrobant "le chanteur" dans la mélasse des bons sentiments.

Et puis il y a cette mort en hélicoptère au-dessus des dunes alors que "l'aziza", chansonnette vaguement antiraciste est au Top50. Sanctification, récupération, transfiguration... le petit gros qui chantait des conneries est adoubé par un ensemble de maquignons du show business et des médias qui adorent les vedettes mortes.

Quand on nous présente l'inoubliable piailleur de "mon fils ma bataille" (le fruit de mes entrailles!!!!) comme un poète et un Mandela en puissance je pouffe.

Je pouffe beaucoup en ce moment!

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 06:14

L'intitulé de la conférence m'a donné envie d'y assister. "Le musée, vitrine de notre société?" est un sujet qui, au moment où celui du quai Branly est consacré le plus visité de France, où celui d'Albi dédié au peintre natif de la cité, Toulouse Lautrec a été complètement refait et où un amateur du peintre n'y reconnaît pas les siens et ou celui d'Histoire naturelle de Toulouse (qui accueillait la conférence) laisse parfois sans voix tant ses partis-pris sont étranges.

Le conférencier était un homme de 73 ans qui a beaucoup réfléchi aux musées (surtout ethnologiques, sa spécialité universitaire). Jacques Hainard est Suisse et a délivré une parole intéressante, abordable, vivante et non dépourvue d'humour.

En une heure et demie de temps il n'était pas question d'aller au fond du sujet mais de donner envie de s'y intéresser et de creuser. Objectif parfaitement atteint.
Un survol historique du musée, un rappel de sa fonction, de ses fonctions et les polémiques récurrentes qu'il génère a été fait qui montrait clairement que chacun a pratiquement sa définition du musée et de ce qu'on doit y trouver.
Hainard a parlé du "pissoir" (urinoir) de Marcel Duchamp comme d'un point très important en art mais aussi en réflexion dans sa discipline.
La manière d'exposer les objets, la rédaction des textes scientifiques accompagnant ces objets et l'évolution de ce que le public vient observer ont beaucoup évolué et le concept "d'exposition cannibale" que le conférencier a initié au Musée d'ethnographie de Genève s'il ne manquait ni d'érudition ni d'humour m'a laissé perplexe.

A la fin du temps prévu le micro s'est baladé dans les rangs d'un public plus très jeune mais cultivé et élégant. Les questions volaient bas bien qu'elles partent des gradins les plus élevés.

La problématique qui revenait le plus concerne la restitution des objets d'art ou autres aux peuples à qui ils avaient été soustraits.
Hainard a botté en touche en rappelant que les peuples primitifs ne conservaient les objets que tant qu'ils leurs étaient utiles pour s'en débarrasser autrement.

La conservation, l'entretien et l'exposition d'objets d'autres civilisations étant très longtemps restée une entreprise européenne.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:03

Une réalité m'a sauté aux yeux ces derniers jours. Elle est liée à la mort de Delpech, Galabru et Bowie et à l'anniversaire de l'assassinat des dessinateurs de "Charlie Hebdo".
Pour les inévitables et interminables nécros les grands témoins étaient des sexagénaires quand ce n'étaient pas des septuagénaires.

Pour "Charlie Hebdo" les inévitables Frantz-Olivier Giesbert et Laurent Joffrin se sont donnés la réplique, le faux jeune mais si prévisible Christophe Alévêque étant la caution jeune.

Pour Bowie c'était encore vérifiable: il est mort à 69 ans et ceux qui le pleuraient croisaient aussi dans ces eaux-là.

De toutes les fractures de notre société celle des générations n'est pas la moins béante. Des jeunes gens de 30 ans se moquent éperdument de Michel Delpech ou de Michel Galabru.

Certes il ont bien vu un des "gendarmes" (comment auraient-ils pu l'éviter?) ou "l'été meurtrier" ou "La cage aux folles" où Galabru en faisait des tonnes et n'était jamais crédible, ils ont bien entendu une vieille scie de Delpech sur "Nostalgie" et leurs parents écoutaient "Modern Love" et "China Girl" de Bowie chez eux mais ils ne doivent pas comprendre ces hommages lacrymaux qui n'en finissent pas.

Chaque mort est ainsi épluchée jusqu'à la trame (et jusqu'à épuisement) et la voiture-balais Drucker achève la séquence par un "spécial" encore plus navrant que tout ce qui l'a précédé.

Les témoins les moins crédibles viennent dire la force de leur amitié et le grand professionnalisme du défunt, on invente 2 ou 3 anecdotes qu'on raconte en boucle sur tous les plateaux entre Lescure et Nagui et pfuiiit, on retourne aux choses sérieuse, à savoir Attali ou un sondage sur Juppé.

Je passe rapidement sur les qualités multiples que le disparu se voit subitement attribuer: un mort est forcément un gars bien. On a parlé "d'ange" pour Cabu!!! et de génie pour Bowie.

Ces célébrités mortes de maladie ont affronté le cancer avec une sérénité bien différente de votre collègue ou votre beau-frère: eux ont été "dignes" et "courageux". Ils ne se sont jamais plaints. (qu'en savent-ils? ils étaient autour du lit?)

Les clichés post-mortem ont la vie aussi dure que l'ennui qui suinte de leur exposition.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 06:40

Alors que la planète entière pleurait David Bowie (dont le dernier opus à moitié écoutable avait au moins 15 ans ("Reality") j'ai regardé le DVD d'un film crétin.

Pas seulement un film que je pourrais qualifier de mauvais ou de raté. Incontestablement c'est un mauvais film. Je crois même pouvoir ajouter que c'est un très mauvais film.
Il est sorti en 2012 et je crois me souvenir que la critique n'a pas été dure alors qu'on a là un des films les plus consternants du cinéma américain (hors films pour teen-agers) depuis des lustres.

"Filmé" par un tâcheron inconnu au bataillon le film raconte quelques moments du tournage du film "Psychose" et quelques anecdotes liés à ce tournage. Comme il n'y a matière qu'à 6 ou 7 minutes de long-métrage le scénario a été "enrichi" par une grotesque love-story entre le metteur en scène et sa femme, par une supposée adultère entre icelle et un scénariste, par un dialogue entre Hitchcock et le tueur en série ayant inspiré le livre dont est tiré le film (!), par un suspens éventé à propos de la réception du film par la critique et le public et, enfin, par un rapport pathétique entre le cinéaste et ses producteurs.

Sans oublier l'alcoolisme caché et la phobie anti-psy (ouh, que c'est mal!) du héros.

Mais ce qui rend le film pathétique est la prestation d'Anthony Hopkins en Hitchcock. Rarement acteur aura été si mauvais. Il joue, il faut bien le dire, comme un cochon. Like a pig en V.O.

Il ne suffit pas de s'affubler d'un gros ventre pour être son personnage ni de mettre sa main dans son gilet pour être Napoléon! Hopkins, vieux cabot très surestimé ne l'a pas compris. Il a appris par coeur deux ou trois gestes du cinéaste britannique et croit que cela suffit. Absurde!

J'ai dit que le film était crétin: la scène de la douche est involontairement comique tant elle est bébête. Même Scarlett Johansson ne peut la sauver du naufrage. Qu'est allée faire dans cette galère cette grande et belle comédienne? Un pari peut-être? les impôts sans doute.

Enfin l'actrice Helen Mirren, qu'on a vue parfaite dans d'autres longs métrages, s'ennuie et croit à peine à son personnage. Il faut dire que jouer une truffe pendant 131 minutes n'est pas évident!

Je serai ravi de lire des commentaires de personnes qui ont vu ce navet² et l'ont aimé.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 15:50

Tout-à-l'heure j'avais le dernier "Marianne" à la main, ouvert à la dernière page "Ca va mieux en le disant", rubrique souvent vacharde de Guy Konopnicki cette semaine consacrée à l'obscène pétition du monde de de la culture en soutien à la folle des taxis Agnès Saal.

A la caisse du petit supermarché le jeune vendeur se contorsionnait pour regarder sans discrétion mon magazine. Je fais celui qui ne voit rien et pense "Ah! l'actu intéresse ce gamin".
En fait c'est la page suivante, une publicité pour le Hors-série Marianne "Stars Wars" qui était la cause de cette danse de Saint Guy derrière la caisse.
Il m'a demandé s'il pouvait regarder la page et m'a dit: "j'adore cette saga".
J'ai payé mes citrons et suis parti plus amer que si j'en avais croqué un un à même l'écorce!

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 06:32

Reprocher au(x) gouvernement(s) et au(x) président(s) de la République de ne pas faire baisser le chômage c'est comme reprocher à l'eau de mouiller ou à la neige d'être froide: une vraie connerie.

Les deux piliers institutionnels du pays ont le devoir de favoriser l'environnement économique qui permettra le maintien et la création d'emplois. C'est tout.

Lorsque l'état crée des emplois (en sus de ceux de la mal nommée "fonction publique") ce sont des ersatz d'emplois, des caricatures d'emplois, des emplois qui rendent honteux ceux qui les occupent. Dans tous les cas des emplois qui ne résolvent pas leur précarité économique.

Tout le monde, dès le Cours Moyen 2ème année, le sait; seules les entreprises privées, de la TPE (toute petite entreprise) à l'entreprise cotée au CAC 40 sont à même de créer des emplois stables, authentiques et pérennes.

Le reste n'est que grands discours et poudre aux yeux.

Je discutais hier avec une jeune femme qui dirige une PME de 8 salariés qu'elle a crée. Elle racontait comment elle vient d'embaucher, en CDI, une salariée pour la seconder sur les appels d'offre.

Il ressort de cette discussion que lorsqu'il y a un besoin, que ce besoin identifié peut être budgété (l'environnement économique est primordial), que le dirigeant a du temps pour réfléchir au poste et à l'impétrant idéal IL LE TROUVE.

Cette dirigeante était ravie de la qualité des candidatures en général et de celle qu'elle a retenue en particulier. La candidate choisie est jeune maman d'un très jeune enfant et son expérience professionnelle n'est pas exactement celle qu'elle recherchait? qu'importe. La volonté d'obtenir le poste et la préparation de l'entretien (lettre, rendez-vous, documents, présentation, connaissance du recruteur et de son marché) sans faille ont fait la différence.

Où veux-je en venir? qu'il est vain d'implorer les astres, le ciel ou les porte bonheur mais qu'il faut réfléchir à ce qui ne va pas dans nos mentalités et surtout l'effet catastrophique de notre attente des solutions par les pouvoirs publics.

L'Etat qui s'occupe déjà si mal de ses prérogatives (énergie (cf Areva), transports (cf déficits SNCF, privatisation absurde et économiquement scandaleuse des autoroutes...), Enseignement (le fiasco du Bac pour tous), Santé (Assistance Publique en faillite, pénurie de main d'oeuvre, étatisation...) etc n'est pas comptable de l'emploi dans le pays.
Le marin est-il responsable de la tempête et le pompier celui des incendies? évidemment non.

Celles et ceux, dans l'opposition comme dans la majorité qui serinent jour après jour l'antienne de la responsabilité de F.Hollande et M.Valls dans la progression du chômage se fichent littéralement du monde. Pire, ils prennent leurs mandants pour des débiles.

Hollande et Valls ont suffisamment de désastres à se reprocher, pourquoi en ajouter?

(Je reconnais que F.Hollande en liant sa candidature à un second mandat présidentiel à l'inversion de la courbe du chômage s'est lui-même mis dans le piège.)

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 06:39

Un reportage parfaitement grotesque, dépassant même les limites du caricatural auquel semble désormais abonné la télévision Française a été diffusé sur France 2 dans le cadre de la surestimée émission d'information "Envoyé Spécial".

Le genre de reportage qu'un élève de 1ère dans un lycée technique de province aurait hésité à commettre tant il était bêtement démonstratif.

Tous les tics médiatiques (caméra cachée, interviews "chocs", "sage" donnant son avis et commentaire édifiant) étaient là et au bout de 6 ou 7 minutes l'envie de jeter la télévision par la baie vitrée et d'envoyer une lettre d'insultes aux deux fausses professionnelles qui "animent" l'émission depuis l'invention de la roue étaient là.

Il y a toujours eu, et il y aura toujours des personnes pour croire que de Gaulle n'a pas existé et que les impôts baisseront un jour.
Ce ne sont pas des complotistes mais des inquiets qui tremblent à l'idée qu'on puisse se jouer d'eux. Ebranlés lorsqu'à 5 ans ils ont compris que le Père Noël était une vue de l'esprit, traumatisés lorsqu'ils ont constaté que l'argent des contributions directes n'était pas utilisé pour construire des autoroutes certains doutent de tout et se demandent si Saddam Hussein n'était pas un saint et Mère Téréza une salope d'anthologie.

Plus sérieusement il y a des pauvres gens qui croient à des complots. Pour eux les Juifs sont responsables de tout, l'homme n'est pas responsable de la pollution planétaire et on nous cache que les martiens ont débarqué. Lorsque le complotiste est particulièrement débile il pense que Presley et Jackson ne sont pas morts et que la CIA a assassiné les Kennedy, les mêmes Kennedy ayant donné l'ordre de tuer Marilyn Monroe!

Ils sont peu nombreux et leur obsession complotiste est somme toute insignifiante et peu dangereuse. Seule leur fixation antisémite est dérangeante.

Le reste....

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 07:37

A droite les choses sont simples même si elles sont mouvantes. Il y a la droite de l'ex-UMP dirigée à son intérêt exclusif par l'ex-président Sarkozy, il y a les troupes faméliques du "centre" qui ont plus de leaders que de troupes (Bayrou, Morin, Lagarde, Borloo...) et il y a l'extrême-droite de la famille élargie Le Pen. Le vieux, la fille, la nièce, les maris et les amis dirigent avec un soin jaloux ce reliquat honteux du passé qui, étrangement, prospère aujourd'hui.

Les frontières entre ces différentes forces sont floues et les discours des uns compatibles avec ceux des autres quand ce ne sont pas les dirigeants ou leurs troupes.

Je maintiens que N.Sarkozy a donné des coups de marteau-pilon à la digue chiraquienne envers le Front National et que, de discours buissonnien en actes bien pesées (qu'on pense au ministère de Eric Besson) il a sciemment permis à la franchise clodoaldienne d'ambitionner les premier rôles.

A gauche il y a mille chapelles.

Le PS force principale est en réalité un parti social démocrate, le "MRG" (dont les congrès pourraient désormais se tenir dans une twingo si son président, l'effroyable Baylet tenait dedans), EELV et son panier de crabes, la gauche de la gauche, les communistes (oui! ils existent encore!!!!) et une mouvance d'extrême gauche dont l'influence politique et intellectuelle est inversement proportionnelle à sa représentativité, au nombre de ses électeurs, à la modernité de ses idées et à ses réussites composent cette "gauche" française.

La maladie génétique d'une partie d'entre elle est son incurable marxisme.

Employez les mots "Marx" et "prolétariat" et les gauchistes français sont envoûtés.

Comme les ouvriers, les employés, les précaires et les sans-statut croient en la capacité de la fille le Pen de les faire gagner au loto la gauche de la gauche les a remplacés, eux leurs ex-électeurs, par un immigré-victime tout aussi fantasmé.

Victime de ses propres illusions et montages intellectuels la gauche de la gauche préfère désormais l'immigré victime, forcément victime, au Français labellisé pour qui elle n'a que mépris et condescendance.

Pas regardante sur sa compassion, la gauche de la gauche souffre avec le Palestinien et trouve des circonstances atténuantes à tous les Kouachi et Koulibaly de l'univers. Les nouveaux "damnés de la terre" posent des bombes et veulent la mort du chrétien mais ça ne trouble pas nos intellos qui espèrent toujours qu'en flattant Staline, Mao, Pol Pot, Ho Chi Minh, Castro, l'Ayatollah Khomeini, Chavez, et les dirigeants palestiniens ils seront épargnés.

La gauche de la gauche s'est toujours trompée et il n'est pas un tyran, une idée liberticide ou un régime assassin qu'elle n'ait approuvé du moment qu'il portait la "bonne" étiquette.

Cette gauche "morale" qui n'a fort heureusement jamais gouverné sous nos latitudes vieillit et s'embourgeoise. Elle a recasé ses vieilles lunes et ses vieux caciques qui dans une télé, qui dans un journal et leur monomanie continue de produire des soutiens à tous les cinglés progressistes ou qu'ils croient tels.
Leur nouvelle marotte c'est l'islamiste qui, bien qu'assassin et totalitaire, vaudrait mieux que "les Américains". Il faut savoir en effet que pour un tenant de la gauche de la gauche l'Amérique est le "grand Satan", le loup qui terrorise les (tous petits) enfants.

Aux yeux de ces détraqués qui se sont brûlés le cerveau dans des AG et des colloques anti-impérialistes les USA sont ainsi le mal absolu. (curieusement ils collectionnent cependant les disques de jazz et si vous leur offriez un vol St Germain des Prés-New York ils seraient à Time Square plus vite que l'avion!).

Je sais que leurs troupes sont faméliques et leur chances d'arriver au pouvoir sont nulles. Leur influence, elle, est loin d'être inopérante et c'est contre elle que nous devons agir.

Et commencer par ne pas prendre pour du folklore ce fatras tiers-mondiste-communisto-guévariste qui infuse la pensée d'une génération qui devrait sérieusement songer à la retraite.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 06:50

Je reviens sur une des situation les plus insupportables de la vie quotidienne: l'embarquement pour prendre l'avion.

Je veux parler de la chaîne qui va du transport vers les aéroports, au contrôle des bagages, des avions et de leur accès à l'arrivée.

L'aviation est un des plus beaux rêves de l'humanité et les pages du transport aérien civil les plus belles d'une histoire déjà longue.
Les menaces terroristes et notre invraisemblable cupidité ont rendu l'espace aérien agressif, indigeste et menaçant.

Je ne nie pas que la menace est énorme et que le passé est là pour rappeler l'horreur des avions détournés ou envoyés par le fond par des monstres sanguinaires, qu'elle qu'aient été leurs causes et la justesse de celles-ci parfois.

Je comprends donc, tout en en déplorant l'humiliation et l'insupportable déroulement Kafkaïen, les épuisants contrôle des bagages et des passagers et sais qu'il sont définitifs.

Mais par aberration et souci d'économie ils sont confiés à des personnes mesquines et haineuses qui traitent les passagers comme du bétail et comme des criminels en puissance.

Petit à petit la "liberté" de citoyen est grignotée. il n'en reste qu'un triste reliquat. Ceinture, écharpe, veste, manteau, chaussures, montre parfois: on vous demande de vous dépouiller de tout. Ce n'est certes pas dramatique mais vexant d'attendre en chaussettes en en tenant son froc qu'un agent de sécurité ait fini de mettre le souk dans vos bagages en en extrayant un petit pot de miel comme s'il s'agissait de nitroglycérine concentrée.
C'était un souvenir de mariage! pour ma maman!! pas du plastic, merde!

Je peux comprendre ce luxe de précautions, cet invraisemblable panoplie de mesures de sécurité quand il s'agit d'un long-courrier vers New-York et plus de 5H de vol mais un vol charter (comprendre "bétaillère") Toulouse-Paris (Orly Sud) : faut pas déconner.

Qui aurait l'idée dingue de faire sauter un avion orange contenant des fauchés et des radins sur la chaîne des volcans du Massif Central?

Quel passager mettrait de l'explosif dans un tube de dentifrice ou un pot de crème Nivéa? quel cinglé ferait des choses aussi stupides? Vraiment je ne le conçois pas.

Mercredi 6 janvier ce personnel de contrôle d'Orly Sud faisait grève. Il y avait une queue de 50m aux embarquements A et B c'est à dire qu'il fallait poireauter 1H-1H30 pour arriver à un tapis tenu par des agents survoltés et agressifs. Plus tatillons encore qu'à l'ordinaire.

Entre le RER et l'arrivée chez moi, vol compris (1H de retard, Merci Easy Jet) j'ai mis 5H14. Ce n'est plus du low cost c'est un concept.

Vive Air France et vive la SNCF!

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