Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 06:39

Je ne fais pas partie des illuminés qu'on regroupe sous le facile vocable de "complotistes". Au contraire, ceux qui voient le diable, la CIA, Poutine ou les francs-maçons derrière tout ce qui les dépasse m'horripilent.

Par contre je crois que, sans s'être forcément concertés, des détenteurs d'intérêts financiers considérables ont adopté des startégies individuelles et collectives dont le but est de maintenir l'Homme occidental dans une sorte d'enfance prolongée afin qu'il subisse la vie et ne se révolte pas, ses besoins "élémentaires" en principe satisfaits ou sur le point de l'être.


Si vous pensez qu'un groupe de décideurs est à l'origine de la nourriture reconstituée et sucrée qu'on sert un peu partout dans le monde, à l'origine aussi des parcs d'attractions, du cinéma infantilisant à base de super-héros ou de science fiction puérile, à l'origine du succès planétaire des consoles de jeux, d'une musique mondiale réduite à un son quasi universel etc... vous avez raison, il y a de quoi se demander si tout ceci n'est pas un dessein pensé et méticuleusement mis en oeuvre.


Si l'on ajoute l'incroyable machine à décerveler qu'est la télévision (à peu près partout sur cette planète), la sacralisation presque religieuse des sportifs et de certains sports, les produits industriels consommables, renouvelables et interchangeables on se dit que tout ceci ne relève peut-être pas du fantasme.
Personnellement j'assimile aussi la dictature de l'apparence, le culte du moi et de la jeunesse, les salles de sports, la mode du tatouage ou du piercing, la folie des téléphones portables et ses comportements induits (les tweets, les selfies) comme des preuves supplémentaires d'une aliénation organisée.    

Pour parachever le portrait d'un monde retombé en enfance perpétuelle je citerais le refus de tout effort intellectuel, la généralisation de sous-arts tels les tags, le recul de la lecture et un abatârdissement de la politique.    

Regarder certains qui sirotent des sodas en jouant à leur console des heures entières en écoutant un rap débile et en étant fiers de leur abyssale inculture doit faire le bonheur de démagos encore au berceau.
Songez à la "chair à canons" quasi inépuisable que de tels humanoïdes pourrait leur fournir. Pas politisés, ayant une connaissance presque nulle du monde dans lequel ils vivent il y a fort à parier qu'un nouveau "caporal bohémien" recruterait sans mal dans cette masse stupide.  

Profitant de notre décadence des groupes religieux ultra violents et très déterminés sont passés à l'attaque. Normalement leur idéologie, leur niveau technique et le monde qu'ils souhaitent et préparent devraient leur interdire toute réussite.
Il est à craindre que nos paradigmes ne soient guère plus affriolants., insuffisants en tous cas pour contrer l'avance du leur.

Mais le pire n'est que probable! profitons de cette "paix" que les Ukrainiens, les Maliens, les Coréens du Nord, les Irakiens, les Afghans et les syriens nous envient...

Partager cet article
Repost0
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 07:37

S'il me fallait une preuve absolue que je m'enfonce dans le quatrième âge, que j'ai etteint le côté oscur de la force et que l'on m'attend sans doute déjà dans l'autre monde je n'aurais pas besoin (uniquement) d'un regard approfondi au miroir de la salle de bains ou à celui, transparent que me condescendent les filles de moins de 35 ans.
Il suffirait que je me souvienne de mes deux récentes crises de ringardisme et d'obsolescence.
Je vous ai dit que j'avais entendu une émission de radio pendant laquelle un Concerto pour piano de Mozart avait été en partie diffusé. "le Concerto N°9 Jeunehomme" . Je l'ai écouté avec attention et plaisir et, naturellement, j'ai voulu l'entendre dans son intégralité et dans la version diffusée. 

Samedi je vais à la FNAC (rappelez vous du titre de cette chronique) et, ne le trouvant pas, je vais à la bibliothèque. Croyant avoir affaire à une personne qui va réserver Stromaé le bibiothécaire m'accueille froidement.  Quand je lui demande mon Concerto il redevient aimable et quitte son air d'intermittent en colère.
Hélas! il a bien cette oeuvre mais dirigée par un autre et jouée par un autre pianiste.
...Finalement: je l'avais chez moi dans une excellente version et... il est en intégralité sur Youtube.

 

Un Américain du nord me demande de lui envoyer 26 pages recto-verso. Je vais à la poste (rappelez vous du titre de ce post) et,épouvanté par le prix et les délais du Chronopost j'envoie un SMS au demandeur qui me rappelle que les scanneurs et les mails avec pièces jointes existent.

Ainsi fût fait. En moins de 20 minutes.

Je me demande parfois si je suis né le même siècle que mes contemporains.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 09:36

À mort le foot

Par Pierre Desproges

 

Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.

Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?

 

Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Ca ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.

 

Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.

Pouf, pouf.

Pierre Desproges

                                                                                                                                                                                             16 juin 1986
                                                                                                                                    Extrait de "Chroniques de la haine ordinaire"
                                                                                                                                               aux éditions Points Virgule

Partager cet article
Repost0
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:00

Il y a déjà 3 ou 4 ans, peut être même plus, Didier Porte et Stéphane Guillon étaient débarqués de France Inter par Jean-Luc Hees, président de la station nommé par Nicolas Sarkozy et Philippe Val, ex-humoriste de gauche, ami de Carla Bruni et directeur d'antenne.
Pour permettre ce licenciement retentissant les deux dirigeants niaient toute considération politique, toute demande expresse de l'Elysée et le justifiaient par l'argument mensonger selon lequel les deux virés les auraient insultés.
Une immense préparation d'artillerie avait été nécessaire: mauvaise foi, mensonges, acharnement, bassesses et cabale avaient permis d'atteindre ce but ô combien important. On a les ennemis qu'on peut.
S'illustrèrent alors, comme complices de l'inique traitement réservé à Didier Porte, et, dans une moindre mesure à Stéphane Guillon, des personnages aussi "intéressants" que Jean-Michel Apathie, Nicolas Demorand et Thomas Legrand.  

Ces trois là se déshonorèrent en prêtant main forte à la vilaine manière faite aux deux humoristes qu'ils trahirent sans la moindre gène. Il faudrait repasser en boucle le passage du "Grand journal" dans lequel ils s'illustrèrent par leur lâcheté et leur médiocrité en volant au secours de leurs patrons et en salissant deux collègues en train d'être éjectés.  

Un sous-fifre, une sous-merde même, le toujours minable Yvan levaï donna le coup de grâce.
Que sont ils tous devenus depuis?

Didier Porte n'a jamais retrouvé une audience comme celle qu'il a eue au "fou du roi" sur france inter et signe, ici ou là, des chroniques rageuses mais forcément peu entendues.


Stéphane Guillon a fait de ses défauts une cuirasse et donne des spectacles qui marchent bien (je n'ai pas dit "fonctionnent"). C'est devenu une sorte de référence dans la méchanceté crispée et il fait illusion dans un milieu où l'on déteste tous les autres et surtout ceux qui ont du talent. Lui n'en a pas beaucoup mais personne ne s'en est encore vraiment aperçu.

Jean-Michel Apathie sert de faire-valoir à Antoine de Caunes, après avoir été le cire-pompes de Denizot dans l'émission à paillettes des beaufs friqués "Le Grand Journal". Il écrit quelques papiers politiques pour des journaux sans lecteurs et des radios avec des auditeurs bas de gamme. Il continue de jouer les donneurs de leçons malgré ses reniements et ses casseroles.


Nicolas Demorand. Est parti sur europe 1 juste après avoir prêté main forte aux deux spadassins de l'Elysée et de France Inter réunis. A connu la plus royale déculottée à Liberation où la quasi totalité de la rédaction l'a chassé. Doit être en pourparlers pour remplacer Franz Olivier Giesbert au "Point" ou l'éditorialiste de "La Haute Marne libérée". Ses mauvaises actions passées ne lui ont été d'aucun secours.

Thomas Legrand. A ses 4 minutes quotidiennes sur France Inter malgré le changement de Direction. La "gloire" doit avoir un goût amer pour celui qu'on confond physiquement avec le maire de Béziers! Avoir perdu son honneur pour 4 minutes quotidiennes!

Jean-Luc Hees. N'a pas survécu au départ de son mentor. Sarkozy parti il s'et retrouvé comme un lapin en plein champs devant des chasseurs. Personne ne le regrette.
Philippe Val. L'impossibilité de parler de cet homme sans devenir et violent et vulgaire fait que je n'en dirais rien. Mais lui aussi, malgré son zèle (l'autre nom du larbinage) a été éjecté de la station de radio. Plus personne ne se souvient de lui!

Yvan Levaï. Cet imposteur dépourvu du moindre talent finira à 100 ans en faisant (encore) la "revue de presse" du samedi (quand 99% des auditeurs dorment). Il a commis tellement de bassesses pour arriver et rester là que c'est tout le mal que je lui souhaite.

 

PS: hier j'ai fait beaucoup de (belles) routes. La radio aide à avaler les kilomètres même si elle diffuse un océan d'insanités et de vulgarités. Il n'y en avait que pour le foot.
Seul moment de grâce: 20H00 sur Inter "L'humeur Vagabonde" autour du pianiste Sviatoslav Richter. Anne Queffelec

en a si bien parlé.... l'interprétation du piano concerto N°9 in E-Flat K.271 par Richter et Lorin Maazel à la Grange de Meslay en 1966 a transformé la voiture en auditorium. Un moment qui a racheté la journée.

Partager cet article
Repost0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:09

 

Je ne sais pas à quoi ça tient ni si c'est passager mais je ne crois pas un instant à Manuel Valls premier ministre.
Je le regardais hier 10 juin aux cérémonies commémorant les soixante-dix ans du massacre d'Oradour sur Glane et je sentais le rôle de composition.
Je ne doute pas qu'il soit sincère et qu'il ait à cœur de réussir mais le personnage est affecté. Tout cela respire la «com» et la posture.

Cette mâchoire serrée, ce regard mauvais... on dirait le Fabius d'il y a 30 ans lorsqu'il en faisait des tonnes pour être «le premier ministre de la France».

Depuis l'avènement de la Vème on en a tant vu de ces premiers ministres qu'on finit par connaître toutes les ficelles de la fonction.

C'est un fait que notre pays est épuisé et que celles et ceux qui aspirent à le diriger se sont trop peu renouvelés. Doux euphémisme.
Ils se glissent tous (et toutes) dans un moule et d'Arnaud Montebourg à Philippe Châtel on a l'impression de les avoir toujours connus. Ils sont interchangeables et seuls quelques éléments de langage les différencient.
Pour les femmes c'est parfois pire encore. L'archétype de la femme de pouvoir est Elisabeth Guigou

qui n'a réussi nulle part mais se croit nécessaire partout. Avant il y a eu Catherine Tasca ou Valérie Pécresse; deux nullités insupportables de prétention.

On cite toujours Simone Weil. Preuve quelle fût unique.

Mais revenons à Valls. Cette mâle assurance, ce regard préoccupé mais ferme, cette force intérieure qui s'interdit la légèreté serait presque comique tant elle semble composée. Lorsque, par contraste, on observe François Hollande on se dit qu'il y a un «bug» au sommet de l'état.

L'air jovial et heureux, facétieux même d'Haroun el Poussah de la Corrèze et de l'Elysée réunis dément le sérieux de son premier ministre. Oui le pouvoir est jouissif. Oui les ors des palais et les serviteurs zélés de la République composent un environnement plaisant. Oui être au sommet est un plaisir rare et les hommes qui y parviennent trouvent ainsi, à posteriori, les raisons de leurs combats de chiens pendant des années.
Il a fallu passer par les congrès du PS, par la mairie d'Evry, par les primaires... Il a fallu composer avec Fabius et Emmanuelli, tenir compte de Martine Aubry et ne pas fâcher Strauss-Kahn, choisir Hollande, animer des fêtes de la Rose et des meeting avec des militants obtus, être aimable avec Jean-Michel Baylet et poser des questions au gouvernement le mercredi à l'assemblée nationale, face aux caméras pour être enfin là, représentant du 6ème ou 7ème pays le plus important du monde (?), dans le village martyr et lire un discours écrit par un autre et qui fera 25 secondes de reportage dans le «20heures» de Pujadas.

La consécration enfin, entouré d'élites préfectorales en gants blancs, de militaires bien droits et de conseillers généraux ou régionaux qui prennent la pause pour la presse régionale et, qui sait? Peut être nationale.


«Aux grands hommes la patrie reconnaissante»...

Partager cet article
Repost0
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 06:45

On peut tout reprocher au vieux Le Pen, sauf de ne pas savoir ce qu'il fait. Il a toujours su ce qu'il faisait et c'est le cinéaste Claude Chabrol qui l'avait le mieux défini en fouteur de m...., jouisseur et vélléitaire ne désirant pas, au fond, accéder à un vrai pouvoir.
Lorsque Le Pen faisait ses pseudos bourdes il n'y avait de sa part que calcul. D'une part rassurer la vieille garde fascisante de son parti quant à la "pureté" de son combat et de l'autre scandaliser la classe politique et faire parler de lui.
Du billard à 3 bandes comme disent les pisse-copies.

 

Ajoutez peut-être une volonté d'être infréquentable...


Actuellement le vieux fondateur du parti d'extrême droite d'après guerre est en colère contre sa fille qui, avec sa soif de respectabilité ("la dédiabolisation") coupe la formation des fondateurs et des historiques du mouvement.

Pour contrecarrer cette entreprise de respectabilisation il n'a rien trouvé de mieux que de relancer un nième clin d'oeil antisémite vers les plus durs de ses fidèles, clin d'oeil qui signifie, en gros, "je suis toujours là, j'ai toujours mon mot à dire et je suis toujours d'extrême droite".

On entend, ici ou là, que la sortie de Le Pen sur la "prochaine fournée" n'a rien d'antisémite. Une fournée c'est une mise dans le four. Y a t'il besoin d'explication de texte supplémentaire?

Avec cette répugnante et odieuse réflexion Le Pen donne une leçon à sa fille et aux membres de son entourage: le parti m'appartient et c'est moi, le fondateur, qui le transmet pour qu'il reste ce qu'il était.
Les pourcentages en trompe l'oeil obtenus par la formation des Le Pen ont donné à ses nouveaux dirigeants des audaces qui ont déplu à la vieille garde.
Mégret avait décapité le parti mais Le Pen l'avait exécuté d'un bon mot ("le pu-putsch"). Il ne s'en est jamais remis.
La fille Le Pen s'est crue trop vite trop puissante. Papa lui a rappelé ce qu'elle lui doit.

Le vieux a encore le coup de griffe assassin et connaît encore parfaitement son catéchisme lexical extrèmiste.

La "vague bleue marine" est tombée sur un brise-lames!

Comment considérer ce parti, ses méthodes, ses mots d'ordre et son fondateur comme tous les autres?

 

 

PS: TF1, la chaîne de la beaufitude pas branchée joue son va-tout sur le football et les "Bleus" au Brésil. Le journal télévisé que j'ai survolé en "pluzz" y a consacré plus de 5 minutes. Les orages de grêle et les tortues occupant plus de dix minutes.
Le "mieux disant culturel" est une réalité depuis la privatisation. Pourquoi ne juge t'on pas le ministre de la culture de l'époque qui a bradé cette chaîne de télévision à des gougnafiers?

Partager cet article
Repost0
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:40

On ne se refait pas. Je nourris une passion pour les livres depuis que mon frère, qui se désolait que je ne lise pas passés 10 ans, m'a mis la série des Rocambole en mains pendant ma "jaunisse".

Cette maladie enfantine est devenue l'un des meilleurs souvenirs de ma vie puisqu'à Ponson du Terrail s'est ajoutée la découverte de jules Verne, Maurice Leblanc et de Stanilas André Steeman. 

Depuis j'ai dû lire -en toute modestie- l'équivalent de la bibliothèque d'Alexandrie.

Cette passion est souvent contrariée par l'aspect mercantile des éditeurs et par l'injustice qui existe dans le milieu littéraire,

comme partout ailleurs.
Je trouve en effet exaspérant que la moindre "découverte" d'une Star'Ac quelconque trouve un éditeur pour publier ses pauvres réflexions et que tant d'auteurs passionnants attendent devant leur boîte aux lettres le retour de leur manuscrit même pas lu.
Hier en entendant cette truffe de William Lemergie faire sa pub pour ses mémoires d'enfance je m'indignais intérieurement que cet idiot totalement exempt d'une once de talent ait trouvé un éditeur avant de trouver des lecteurs.
Il suffit de faire quelques vide-greniers ou marché aux puces pour découvrir des livres écrits par des vedettes oubliées qui,

un temps, ont eu leur tronche en couverture et leur triste prose remaniée par un nègre publiée.

Et je ne parle pas de biographies d'abrutis écrites par des cons... elles pullulent.
Les amours de St Laurent et de son odieux Bergé, Michael Jackson ou le mari de la Montespan, tout se vend et plus c'est médiocre plus les éditeurs se les arrachent.

C'est contrariant et, la magnanimité des critiques ajoute une dose d'injustice.
C'est pourquoi, feuilletant le dernier "Figaro Magazine" (il est au bureau toutes les semaines et c'est un vil torchon, je me répète) j'ai applaudi des deux mains et des deux pieds en lisant la critique "au vitriol" de Frédéric Beigbeder du livre de l'acteur Philippe Torreton "Mémé".

Déjà le titre....

Sincèrement... qu'est-ce qu'on en a à battre de la mémé à Torreton? Qui cela peut-il intéresser?

En tout cas pas Beigbeder et il ne lui envoie pas dire.
Ca m'a fait du bien cette critique.
Il y a tant de zéros pointés qui polluent les rayons de librairie avec leurs saletés!

Partager cet article
Repost0
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:55

 

Je n'ai pas tout compris ce qu'il a dit et expliqué mais j'ai entendu récemment l'écrivain américain Arthur C.Clarke dire que chaque être humain est, en quelque sorte, accompagné par 30 «fantômes» qui l'ont précédés.

Derrière chaque humain vivant maintenant il y a trente fantômes, car tel est le rapport par lequel les morts surpassent les vivants. Depuis l’aube des temps, environ cent milliards d’êtres humains ont arpenté la planète Terre.

Et ce nombre est très intéressant car, par une curieuse coïncidence, il existe environ cent milliards d’étoiles dans notre univers local, la Voie Lactée. Ainsi pour chaque homme qui vécut jamais, une étoile brille dans cet Univers. Mais chacune de ces étoiles est un soleil, souvent plus lumineux et plus puissant que cette petite étoile proche de nous que nous appelons le Soleil. Et nombre de ces soleils étrangers -- peut-être tous -- possèdent des planètes qui tournent autour d’eux. Ainsi, il existe presque certainement de par les cieux assez de mondes pour donner à chacun des humains qui habitèrent la Terre, jusqu'aux premiers hommes-singes, son propre monde-paradis -- ou monde-enfer -- qui n’appartient qu’à lui.

Combien de ces paradis, de ces enfers, potentiels sont-ils actuellement habités et par quel genre de créatures, il nous est impossible de le deviner. L’étoile la plus proche est encore des millions de fois plus éloignée de nous que Mars ou Vénus qui, pour la génération à venir, restent des buts difficiles à atteindre. Mais la muraille des distances s’effondre : un jour, parmi les étoiles, nous rencontrerons nos égaux, ou nos maîtres.

Les hommes ont mis longtemps à admettre cette idée. Certains espèrent encore qu’elle ne deviendra jamais une réalité. Un nombre pourtant chaque jour plus important demande : 'Pourquoi une telle rencontre n'a-t-elle pas déjà eu lieu, puisque nous-mêmes sommes prêts à nous aventurer dans l'espace?'

Oui, pourquoi, en vérité ? Voici une réponse possible à cette question très raisonnable. Mais rappelez vous bien qu’il ne s’agit que d’une œuvre de fiction.

La vérité, comme toujours, sera encore bien plus étrange.

Arthur Charles Clarke, avant propos de "2001 : l’odyssée de l’espace", 1968

Cette évaluation devrait rester vrai quelques temps Elle est adaptée de ce que Arthur C Clarke écrivait dans une préface à son roman "2001: une odyssée de l'espace". A noter que la valeur trente donnée au nombre des "fantômes" n'est pas une erreur de Arthur C Clarke. En 1968, date de publication de "2001", la population de la planète ne dépassait pas 3,5 milliards d'humains, soit la moitié de la population de 2011, et le rapport des morts du passé aux vivants de l'époque était bien approximativement 2 fois plus grand qu'en 2011, soit environ trente. En revanche on peut remarquer l'étonnante clairvoyance de Arthur C Clarke, qui, près de 30 ans avant les bureaux de population, avance une estimation compatible avec leurs résultats.

Je trouve passionnante cette remarque et elle vient en résonance avec une question qui me hante depuis toujours: de mon père et ma mère, de mes grands parents paternels et maternels, de leurs parents, de leurs grand parents et ainsi de suite; de combien d'hommes et de femmes ai-je hérité gènes et traits de caractère pour être ce que je suis? Et qui ont été les premiers?

Partager cet article
Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:09

Au commencement il y eut un homme parfaitement génial. René Goscinny. Quel que soit le dessinateur avec lequel il s'associait leur collaboration devenait miraculeuse.

Avec Morris ça devenait Lucky luke. Le lucky Luke des meilleurs albums. "Le juge", "Calamity Jane", "Ruée sur l'Ocklahoma" et l'excellentissime "les rivaux du Painful Gulch" . Tous les albums qui portent cette double signature sont spirituels. On reconnait sa patte, entre mille. Un humour débridé mais fin. Un homme cultivé et drôle. Une signature.

Avec Sempé (que des cuistres appellent désormais Jean-Jacques Sempé comme on a dit André Bourvil juste avant qu'il ne meure) c'est "Le petit Nicolas", amusant, sensible et original que Goscinny signait.

Il y eut aussi Oumpah Pah, les merveilleux "Dingodossiers" avec Gotlib...

... Et Astérix. Encore une collaboration, cette fois avec Uderzo. Une réussite, du moins jusqu'en 1977 date du décès de Goscinny. On dira ce qu'on voudra, 85% du charme des "premiers" Astérix c'est à Goscinny qu'on le doit. Les dessins d'Uderzo sont sympas et colorés mais bon... Ce n'est ni Druillet, ni Edgar P.Jacobs ni Tardi. Quand ce dessinateur s'est cru autorisé à continuer seul Astérix  il s'est vautré et ses albums étaient gênants tant ils étaient nuls. Un humour de garçon de bains et des scénarios ni faits ni à faire.

Comme notre époque mercantile adore tout ce qui est minable elle a fait un triomphe aux albums qu'Uderzo signait seul et il s'en vendait des wagons inversement proportionnels à la qualité du volume. Entre la lessive et les yaourts le grand public achetait "ledernierAstérix". Même les moins de 6 ans avaient du mal à les trouver drôles!

Fifille Uderzo, par l'odeur alléchée, vint chercher querelle à son père vieillissant mais richissime. Comme dans toute belle histoire capitaliste cette affaire de BD rigolote devenue machine à faire du fric se termina devant les tribunaux où elle réclamait qu'on mette papa-portefeuille sous (sa) tutelle tandis que le vieux dessinateur poursuivait sa fille et son gendre pour mauvais traitements et autres joyeusetés.

Goscinny lui-même n'aurait pas fait un bon scénar avec ces protagonistes et leurs sombres histoires d'argent.

Partager cet article
Repost0
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:37

Dans cette gigantesque marmite à conneries où mijotent les plus lamentables plats, les émissions "hommages" à des disparus se taillent la part du lion.
Allez savoir pourquoi, Louis de Funès et Romain Gary (deux styles de comique assez différents) sont l'objet de ces célébrations télévisées en ce moment. Le but caché de ces émissions est non pas de donner des extraits d'interviews ou de films mais de permettre à des têtes d'abrutis de se faire mousser à bon compte.

Sur 1 heure annoncée comme consacrée à de Funès on le voit peut être 15 minutes dont 5 sur l'éternel extrait de "Rabbi Jacob" Salomon est juif qui permet à Smaïn ou pire de faire une déclaration béate sur la tolérance.
Hors sujet? non! le producteur a un produit d'appel mais sa vraie soupe ce sont ces "témoins"  payés au rabais et qui viennent se montrer.

 

...Et la mère Danièle Thomson, fille d'Oury et cinéaste elle-même vient se ripoliner l'image, essayant de faire oublier ses 3 derniers bides en "rendant hommage à son père". (et là je ne sais pas pourquoi, j'imagine des rapports façon Uderzo et sa fille).


Des écrivaillons de livres qui ne se vendent qu'en hyper viennent ainsi dire tout ce qu'ils doivent à Gary (en citant exclusivement "la promesse de l'aube") tandis que des comiques qui peinent à remplir un café-théâtre à Angoulême ou à Villeneuve sur Lot viennent eux se comparer à de Funès ou, pire, à décortiquer son art comme si on avait besoin d'eux.
De doctes penseurs de notre exception culturelle (des universitaires que personne ne lit ni n'écoute) viennent ainsi, sans se prendre la gifle qu'ils mériteraient  prétendre que de Funès aurait été un bon acteur de tragédie ou que Romain Gary avait un problème avec les femmes!

... Connard malfaisant! si tu avais le centième seulement du succès de Gary auprès des plus jolies femmes tu ne viendrais pas déclamer des âneries sur un plateau de télévision entre une pub madrange et une pub Leclerc.

 

J'ai assisté au summum de la tartufferie replète, de la vulgarité racoleuse et de la bassesse assumée en voyant quelques minutes du "portrait" de Louis de Funès qu'a diffusé Arte dimanche 31 mai. Le médiatique crétin, mi-médecin mi-mondain Marcel Ruffo débloquant à pleins tubes et racontant n'importe quoi, avec un vocabulaire psychanalytique consternant (on aurait dit Gérard Miller en pire!) s'exprimant avec componction en phrases grotesques et tenant des propos totalement hors sujet.

Finalement il vaut mieux être un anonyme: une fois le panégyrique de vos obsèques lu les "hommages" ultérieurs vous sont épargnés!

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages