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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 07:29

Je n'arrive pas à comprendre le procès qui est fait au président François Hollande par la quasi totalité de la presse Française, du "Figaro Magazine" ce qui n'est pas surprenant au "Monde" ce qui l'est plus.
Cette impopularité dont on nous rebat les oreilles n'est-elle pas consubstantielle à la situation économique du pays d'une part et aux mesures prises depuis deux ans pour tenter d'y remédier de l'autre?

 

La situation économique du pays date t'elle du jour de son élection?

 

Les instituts de sondage remplacent la réflexion en fournissant clé en main des éléments sur lesquels on brode sans fin et, il faut bien le reconnaître, en économisant la réflexion.

La présidence dure maintenant cinq ans et il paraît pour le moins prématuré de la juger et de la condamner. En faisant ainsi on instaure ce fameux climat de défiance qui se traduit par ce moral si bas que les mêmes s'étonnent de rencontrer chez nos compatriotes.

 

Je ne dis pas que François Hollande est un bon président ni que son mandat donne pleine satisfaction. Je dis cependant qu'il faudrait savoir ce que nous voulons.
Nous avons rejeté son prédécesseur qui opposait les Français entre eux, qui lassait par son omniprésence et dont la politique favorisait surtout ses amis et les gros détenteurs de fortunes (souvent les mêmes).
Avec Hollande on ne voit plus ces insupportables "communicants" et leurs gros sabots. Finis les "éléments de langage" et ces leurres qui ont comme unique fonction de remplacer l'action par des annonces d'action.

Ces beaux messieurs, depuis le crash en plein vol de leur "chose" Strauss-Kahn devraient avancer profil (très) bas.

On dit qu'il n'en est rien et que les mêmes s'agitent auprès de Manuel Valls. Eternel recommencement.

 

Hollande n'est pas à moitié mandat et on voudrait qu'il ait accompli son programme tout en exigeant qu'il soit réaliste et fasse plutôt celui de l'opposition. Absurde! Un peu de bon sens nous ferait remarquer que nous ne sommes pas tous seuls dans le monde et que les autres ne réussissent pas mieux voire plus mal que nous en Europe et ailleurs.

Notre démocratie tient le coup, vaille que vaille, et Hollande fait le job en nous épargnant ses états d'âme et en ne nous fâchant pas avec la moitié de nos voisins. Ce n'est déjà pas si mal!

 

Des municipales perdues, des européennes lamentables ne remettent pas en cause l'élection présidentielle de 2012 ni les législatives qui les ont suivies. Il faut l'abyssal culot des Le Pen pére et fille pour oser prétendre le contraire.

...et la complicité médiatique de tous ces zozos qui attendent la crise de régime pour avoir quelque chose à dire et surtout à vendre.

 

La personnalité de Hollande est difficile à cerner,  les problèmes liés à ses compagnes ont été des ratages mais justement, cela sent l'amateurisme et on devrait sinon s'en réjouir du moins avoir un peu d'indulgence.

 

Une opposition rogue malgré ses déboires internes et qui ne promet rien d'autre que les recettes qu'elle a appliquées pendant dix ans avec le succès que l'on sait, un pouvoir dévalué, englué dans une gestion cahotique et compliquée...
l'arrivée en tête du front national dimanche il y a quinze jours n'aurait pas dû être une surprise puisque la démagogie est venue au contact d'un certain désespoir.Une réaction chimique, quoi.

 

C'est un cocktail qu'on retrouvera; que des apprentis sorciers préparent et dont ils seront les premières victimes.

 

Mais sans aller si loin et s'enfoncer dans le pessimisme il faut bien constater que, de Schroëder en Blair, de Hollande en Zapatero, sans oublier les émules de Chavez le socialisme meurt doucement faute d'avoir renié le communisme (il aurait fallu immédiatement renier cet avatar sanglant et bouffon) et faute de s'être adapté à la donne inédite une fois le rideau de fer tombé. "Social-liberalisme" ou "social-démocrate" Hollande applique une doctrine qui s'est toujours trompée et qui n'a jamais su s'adapter.

 

En regardant certains (et pas que Mélenchon) on se demande s'ils ont compris que le monde qui les a vu

naître a disparu et que leur grille d'interprétation est aussi utile qu'un fer à repasser à braises ou un moulin à café.

 

 

PS: Cette pseudo référence au "carnet de Louis XVI" sur lequel figure la mention "rien" à la date du 14 juillet 1789. les historiens sérieux ont bien montré qu'il s'agissait de son carnet de chasse, il n'empêche, les cruches continuent à répéter la fausse anecdote avec application.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:38

Mon enfance m'a sauté à la figure l'autre soir lorsque, sur la chaîne Paramount qui diffuse des films de cette compagnie cinématographique j'ai regardé, captivé, une partie d'un film de 1966 dont le titre est "la proie nue".

C'est un film comme on en faisait il y a si longtemps que j'avais oublié qu'enfant ils me captivaient.

 

Il y avait, dans mon quartier, une salle de cinéma qui était spécialisée dans ce genre de films. Elle s'appelait, je m'en souviens, "Auteuil Bon cinéma", un nom qui semble inventé tant il sonne désuet.


Ca se passe dans une Afrique sauvage, peuplée de sauvages cruels, d'animaux redoutables et de trafiquants sans scrupules.

L'histoire n'a qu'un intérêt limité mais la façon de la raconter et toutes les conventions des films de ce genre particuliers sont représentées. La jungle hostile, les animaux féroces (nombreux plans animaliers soutenant l'histoire), la musique oppressante des tribus soulignant le danger auquel est soumis le héros, les moments de suspens où nous sommes, spectateurs, informés du danger imminent qui guette l'acteur principal tandis que lui l'ignore et, bien sur, des artifices de mise en scène qui nous donnent l'illusion d'être parfois à la place du héros. 

Il existe une longue tradition de films américains construits sur ce thème et c'est un genre à part entière dont le dernier représentant, à ma connaissance, est le film assez gore "Apocalypto" de Mel Gibson (2006).

 

...A propos de Mel Gibson et de gore il faudra que je parle de "La passion du Christ" un film stupéfiant qu'il a tourné en 2004.

 

Pour revenir à "la proie nue" c'est un film auquel répondent les films sur la conquète de l'ouest (les films de cow-boys et d'indiens), les films de guerre de type "Apocalypse Now" et aussi de nombreux films d'épouvante.

Je me revois, gamin, vivant vraiment ce que je voyais sur l'écran et vibrant au rythme des obstacles, des difficultés, des

péripéties et des inquiétudes du personnage principal. Je m'enfonçais dans mon fauteuil, je tournais le dos à l'écran, je me cachais les yeux... c'est peut-être là qu'a pris naissance la légende de mon "agitation permanente"?

 

Jamais je n'ai voulu revoir la scène de "Michel Strogoff" avec Curd Jürgens pendant laquelle on lui brûlait les yeux. J'en ai eu des nuits difficiles en la revivant et elle constitue l'une de mes mythologies personnelles avec une autre, sans doute de la même époque, où des éléphants traversaient une splendide maison appartenant à Elisabeth Taylor et qui avait le tort d'avoir été construite sur leur chemin. 

 

... je ne vais pas commencer à parler cinéma sinon la nuit sera très courte et il est déjà tard.

 

Bonne nuit!

 

 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 06:36

Devant la folle violence et la barbarie criminelle de groupes fanatisés comme ceux qui se font appeler «Boko Haram» au Nigéria on reste complètement abasourdi et impuissant.

 

Les Tontons Macoutes, les Khmers Rouges, le Sentier Lumineux, les Farcs, Aqmi, les Talibans; infinie est la liste de ces groupes aux agissements monstrueux qui servent une cause incompréhensible au commun des mortels.

 

Ils semblent avoir décidé une bonne fois pour toutes où était le bien (c'est eux et leurs principes) et où se trouvait le mal (partout ailleurs, même inconsciemment). Pour faire triompher leur «cause» ils commettent des meurtres aussi effarants que ceux de Boko Haram qui a tué, parfois en les brûlant vifs, 45 lycéens de 12 à 18 ans («Envoyé Spécial», france 2  29 mai 2014).

Quelle cause mérite, pour triompher, de telles ignominies? Quelle idée religieuse pourrait s'imposer sur des massacres d'innocents? Comment ces groupes espèrent-ils construire durablement sur la coercition,la haine, les ruines, la douleur et l'horreur?

 

Naturellement personne ne possède de réponse et les fanatiques criminels moins que quiconque. Il n'empêche que c'est une sensation extrêmement inconfortable que celle de voir des groupes humains s'enfoncer dans une barbarie qui reste absolument hermétique et pour laquelle il est impossible d'imaginer une sortie.

On sait, en vieillissant, que rien n'est ou tout blanc ou tout noir mais les agissements de Boko Haram ou des Talibans semblent résister à ces nuances.

Ils semblent n'être sur terre que pour apporter le sang et les larmes et les combattre semble utopique tant la folie de leur programme et leur détermination à l'appliquer envers et contre tout est totale.

 

On parle, à juste titre des 276 lycéennes kidnappées par ces dingues. On est déjà habitués au décompte hebdomadaire des civils tombés sous leurs coups.

 

PS: le disque de Ray Lamontagne "Supernova" est très agréable à écoute.

 

 

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 07:00

Chers adhérents, chers amis de l'UMP.

 

Injustement mis en cause dans une affaire dont j'ignorais tout j'ai dû, pour épargner notre mouvement, démissionner quoi qu'il m'en coûte.
Acharné à ma perte, l'un des plus mauvais premiers ministres de l'Histoire, celui qui a de gros sourcils et des pantalons gris à revers, a combiné avec ses affidés (j'ai appris ce mot à l'ENA) un complot effroyable destiné à anéantir mes chances de faire le bien du parti et celui de notre pays que j'aime tant.


Alors que je suis pur comme le nouveau-né ces abominables comploteurs n'ont cessé de jeter la suspicion sur ma carrière.
Je jure sur ce que j'ai de plus cher (mais je ne possède rien, je suis SDF) que mon parcours est aussi clair et sans tâche que rectiligne.

 

Voici ce que l'on ose me reprocher, dans le désordre:

 

La "Droite décomplexée", slogan que j'aurais aimé inventer mais que je reprends à mon compte ne signifie pas "qui fait du fric et flirte avec l'extrême droite" mais "qui revendique les valeurs conjuguées de Simone Weil et de l'Abbé Pierre".

J'aimais beaucoup l'Abbé avec qui j'ai échangé des réflexions d'une grande hauteur de vues. Surtout les miennes.

 

La piscine de Z.Takkiedine. J'étais en vacances au camping "Chez Malou" sur la côte. Ma tente était contre le mur mitoyen de la villa de cet apatride et lui et ses invités faisaient du bruit. J'ai voulu leur demander de moins en faire et ai glissé dans sa piscine. Un photographe stipendié par le malfaisant du Mans a immortalisé la scène et a vendu la photo à mes ennemis. Je suis allergique au chlore et aurais pu avoir des séquelles dramatiques. Qui s'en est soucié?

 

"Ceux qui gagnent moins de 5000€ par mois sont des minables". je n'ai pas exactement dit ça. J'ai dit: "on sera enquiquinné par les minables à 5000€ par mois", nuance. Et c'était au cours d'une partie de Monopoly à la maison des anciens de Meaux.

 

La soi-disant tricherie pour la direction de l'UMP. Alors que celui qui pensait pouvoir me contester la place, un aigri aux sourcils en bataille et possédant un look de bourgeois de province et un goût inadmissible pour la course automobile alors que les Français souffrent de la crise pensait être élu j'ai une fois de plus commis une maladresse et allumé le barbecue des "Amis de Bernadette Soubirous" avec les émargements des TOM-DOM. Cela a quelque peu affecté le résultat mais ce gros looser en a fait des tonnes alors que mes amis et moi étions déjà élus avant le scrutin.

 

Bygmalion on me cherche des poux dans la tête (moi qui utilise le shampoing Neutrogéna) parce que les dirigeants de cette société sont des amis et que la somme détournée avoisine les 10 millions d'euros.
J'ai beaucoup d'amis et ne puis (l'ENA toujours) être responsable des actes délictueux qu'ils peuvent être amenés à commettre à mon insu. C'est injuste de me reprocher des peccadilles dont je n'ai découvert l'existence qu'en lisant "Liberation" (oui, je lis Liberation) il y a 12 jours.

 

J'aurais demandé à mon chef de cabinet de tout prendre sur lui et de se livrer à cette grotesque confession pleurnicharde sur BFM. On a vu, sur TF1 que je suis incapable d'instrumentaliser quiconque et encore moins de prendre les spectateurs pour des idiots.

Chers adhérents, chers électeurs, chers compatriotes... je pars mais je reviendrai car je partage vos valeurs.
(j'adore le mot valeur). On m'a fait une vilennie, le sous-fifre de Matignon de 2007 à 2012 bouffera ses sourcils.

Rira bien qui rira le dernier. Comme Napoléon je suis à Colombey les deux Eglises. En réserve de la République.

sauf que je reste à Meaux où j'ai été réélu à 60% dès le 1er tour. 

 

 

                                                                                                                Jean-François Copé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 06:52

Voulant profiter de la douce torpeur d'une soirée de fin de printemps, regarder la Garonne majestueuse au crépuscule, écouter les hirondelles évoluer dans le ciel au-dessus de la Prairie des Filtres mais aussi échapper à la télévision, au téléphone ou au reliquat de travail je suis sorti avec F*** un soir de la semaine dernière.

Nous marchions lentement, éblouis par le calme et la sérénité de ces petites grappes d'étudiants qui dînaient sur l'herbe.
Le fleuve était illuminé d'or par les derniers rayons d'un soleil qui refusait de mourrir et nous étions à l'unisson dans ce beau moment plein de charme et de douceur.
Le contraste entre notre dernière balade au même endroit un soir d'hiver et de crue du fleuve était saisissant. Nous avons passé le Pont Neuf puis marché sur le Quai de Tounis, à mes yeux une des plus belles adresses de la ville.

 

En contrebas, sur les berges aménagées et face à la Garonne et à la prairie un groupe de 3 très jeunes filles fumait et écoutait une sorte de musique primitive qui sortait d'un sac indien sans qu'on voit l'appareil mais suffisamment fort pour qu'on l'imagine important.

Le volume du son était assez élevé pour qu'on l'entende d'en haut et les groupes voisins ne semblaient pas plus que celà incommodés par les percussions en question.

 

Je me suis demandé comment le même terme de "musique" pouvait aussi bien convenir à ce rythme et à "non so più cosa son, cosa faccio" de Mozart. Comment ce même mot désignait les sons produits par Miles Davis, Eddie Van Halen et Dave Grohl, Beethoven  et Camilla Jordana....

Quelquefois nos langues, même anciennes, manquent de précision.

 

Oh, elles ne faisaient pas de mal ces trois jeunes filles. Et il ne me viendrait pas à l'idée de critiquer ce qu'elles écoutaient. J'ai simplement pensé que les sons qui les ravissaient ne s'accordaient pas à ce que je sentais de la soirée, de la ville, du temps et de l'esprit des lieux.

Chaque génération vibre sur des sons différents et nos "babacooleries" sont aussi insupportables aux oreilles d'aujourd'hui que les roucoulades de Tino Rossi ou les opérettes d'avant-guerre l'étaient pour nous.
Mais je reste persuadé que le punk-rock, l'afro-cubain ou le metal-fusion ne sont pas les rythmes idéaux pour une rêverie fluviale. C'est mon avis et je le partage.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 07:02

Je me ferais des amis avec ce post. Je n'en doute pas. Mais toute la journée de mardi j'ai eu le temps de le peaufiner dans ma tête et cela me semble indispensable de le dire et de l'écrire.
La politique est une activité qui nécessite, pour ceux qui en font leur métier, un cuir épais, une volonté chevillée au corps, des talents d'orateur ou du charisme, de la chance, un savoir faire que complète un sens de la tactique.

On peut faire de la politique sans ces caractéristiques, on ne peut durablement gravir les echelons sans l'ensemble de celles-ci plus quelques autres qui sont l'insensibilité, l'art de demander beaucoup aux autres en leur donnant très peu, un don pour le maniement des hommes, un égo surdimensionné et ne pas s'embarrasser de scrupules dans ses paroles et actions lorsque c'est tactiquement nécessaire.

une vision des hommes ou de son pays est un plus mais peu ont de ces prétentions.

Des hommes comme Mitterrand ou Chirac  possédaient tout cela sans que leur ambition paraisse "anormale".

 

Et puis il y a ceux qui ne reculent devant rien pour assouvir leur soif de pouvoir. Des hommes au passé trouble prêts à tout pour y arriver.


Des petits marquis comme Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn et naturellement Jean-François Copé disparaissaient derrière leur brutale envie de devenir président de la République. Parmi ces 4 derniers hommes Copé est sans doute ce que la "politique Française" a fait de pire depuis la fin de la dernière guerre.
De ses liens avec un Takkiedine à ses déclarations scandaleuses sur les "minables qui ne gagnent pas 5000€ par mois", de sa triche pour être président de l'UMP à la quète auprès des militants pour renflouer le parti jusqu'à cette sordide affaire Bygmalion il représente exactement tout ce que la démocratie ne devrait pas permettre. Aucun projet, aucune idée  autres que dictées par les circonstances. Un vide absolu de concept et d'ambition pour le pays, juste soi-même et sa carrière.
Qu'un tel homme ait pu se croire "présidentiable", que des journalistes ou des instituts de sondage aient pu le tester est un scandale en soi.

 

Sarkozy a des défauts terribles mais il a aussi du courage (cf la maternelle de Neuilly) et il est

humain, parfois trop. Il est cynique mais il aime son pays et pensait à son bien. rien de tout cela chez Copé. 

juste une ambition pour l'ambition. Le fric, la renommée et le pouvoir.  Copé a été une honte depuis ses premiers pas en politique et je ne sais  pas si je pourrais un jour voter pour un parti qui s'est choisi Sarkozy puis Copé comme chefs.

Il chute enfin (je n'ai jamais douté que ça arriverait). puisse l'UMP lui signifier un congé définitif. Qu'il s'occupe de Meaux puisque 60% de ses habitants l'ont jugé bon maire.(je plains les 40% qui le subissent)

 

Après Harlem desir (une nullité absolue), Aquilino Morelle (l'élite dans ce qu'elle a de plus insupportable), la justice qui s'intéresse enfin à Isabelle Balkany et à sa fortune, Guéant en garde à vue,  je vois tomber Copé et sa sinistre figure.

 

Quel beau printemps.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 07:11

Il m'a retourné comme une crêpe! je venais l'écouter avec l'idée qu'il allait m'agacer et en cinq minutes j'étais sous son charme.
Lionel jospin venait au Théâtre Garonne parler de son livre "Le mal Napoléonien" (le Seuil). interrogé par Pierre Cadars puis par des personnes du public qui toutes ont posé des questions pointues et pertinentes il a fait un sans faute, brillant, concis, érudit, en un mot professionnel.

Lionel-Jospin--Theatre-Garonne-23-mai-14-001-copie-1.JPG

Son livre ne traite pas que de Napoléon mais plus sûrement du Bonapartisme et de cette figure du "sauveur" et de tous ses avatars.

Il a évidemment reconnu l'intelligence du Corse et s'est placé en observateur des résultats de sa politique pour la juger funeste. (il a ainsi souligné qu'à la fin de l'aventure Napoléonienne la France était plus petite et que même les conquètes territoriales de la Révolution avaient été perdues).

J'ai aimé qu'il cite les Présidents de la République avec respect et qu'il salue l'oeuvre de tel ou tel même s'ils n'étaient pas de son bord.

Bref il était mesuré.

Comme pratiquement à chaque fois que l'on est confronté à une de ces personnes importantes on s'aperçoit que l'on a fini par croire en sa caricature et qu'on a oublié l'homme (ou la femme) célèbre d'origine.

 

Lionel Jospin est un homme cultivé, qui parle un Français comme on ne l'entend plus guère (il a placé un ou deux imparfaits du subjonctif dans sa démonstration), il a parlé sans notes, s'est souvenu de noms, de dates et d'évènements sans aide, il revient toujours à la question posée même si ses digressions l'ont emmené loin et surtout il respecte les personnes qui sont venues l'écouter.

Il connaît son sujet et accepte la critique (il reconnaît qu'il n'est pas historien et qu'il aime bousculer les certitudes) et il possède une mémoire redoutable.

Son seul vrai problème est effectivement qu'il a du mal à admettre qu'il ait pu faire des erreurs (quinquennat, inversion du calendrier, Présidentielles) mais il en sourit lui-même et s'en tire par des pirouettes élégantes.
Comme à chaque fois qu'un homme connu a la possibilité de s'exprimer longuement Jospin est apparu différent de l'image que j'avais de lui. Il  est sorti du personnage austère et guindé que son apparence physique et vestimentaire semble induire et s'est montré aimable, souriant et disponible.

Lionel-Jospin--Theatre-Garonne-23-mai-14-002.JPG

 

Seul bémol dans ma succession de louanges le fait qu'il ait accueilli en ami l'odieux Pierre Izard, président du conseil général, qui est arrivé un quart d'heure en retard, est venu chasser une personne pour s'asseoir au premier rang et est reparti de la même discrète façon en quittant la salle dix minutes avant la fin de l'intervention de l'ancien premier ministre. Un rustre pareil je ne l'aurais pas adoubé comme ami ni salué aimablement en public!

 

Il s'est prêté à l'exercice de figurer sur quelques "selfies" puis est allé dédicacer quelques exemplaires de son livre.

En le regardant faire j'ai eu fugacement la sensation que Jospin président nous aurions évité les quinquennats calamiteux de Sarkozy et Hollande. Hélas... On ne refait pas l'Histoire!

 

PS: Des semaines que les sociétés de sondages, la presse, les radios et les télévisions font la communication gratuite de la fille Le Pen et de son entreprise familiale de démoralisation. Aujourd'hui certains s'étonnent que sa liste ait fait 25% aux élections européennes. Ce n'est plus de la faux-culterie c'est du grand art.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 07:02

 

Bien que les situations soient très différentes, l'Espagne (à la mort du dictateur Franco),

l'Afrique du Sud (à la fin de l'apartheid), et le Rwanda (après ce que l'on sait) ont été contraintes de faire accepter à leurs populations une cohabitation inconfortable entre victimes et bourreaux, assassins, tortionnaires , génocidaires.

Après les dictatures nazie, grecque, argentine, cambodgienne etc. cela s'est fait aussi mais sans que cela soit «théorisé», imposé comme règle gouvernementale régie par un acte de réconciliation nationale.

Ordre est donné, sinon de pardonner à ceux qui vous ont fait du mal, du moins de ne pas chercher à vous venger ni à venger vos proches.

Le père ne tuera pas le meurtrier de ses enfants, la femme celui de son mari ou de ses parents.

 

J'ai regardé un très beau film qui traite de ce sujet. Ce n'est pas un film didactique ni manichéen mais un

authentique film de cinéma, joué par des comédiens et qui essaie de montrer comment cette «réconciliation» est compliquée sinon impossible.

nothing-003.JPG

L'histoire est celle d'un jeune Tchadien que son grand-père, refusant une telle loi de réconciliation, charge de faire justice en tuant l'assassin de son père.

L'adolescent cherche et trouve l'homme en question, entre dans son intimité en travaillant pour lui, apprend à le connaître tout en n'oubliant jamais qui il est et ce qui les sépare absolument

L'homme a changé, il est infiniment moins prévisible que le héros du film s'attendait à le trouver et nous avec. Il souffre physiquement, sa conscience le taraude et sa vie est plus difficile que le fils de sa victime l'imaginait. Sa mort ne semble pas nécessaire. Encore moins utile.

Bien sur il n'y a pas de «réconciliation» (comment pourrait-il y en avoir?) mais la fin du film (et le choix du jeune homme) n'est pas du tout ce que l'on pensait qu'ils allaient être.
C'était «chronique d'une mort annoncée» et ça devient autre chose. Plus fort, plus juste, plus vrai.

On est dans un cinéma neuf qui possède son style de narration et évite les pièges du sentimentalisme ou de la démonstration. C'est bien joué, intelligent, profond...

Le film date de 2006, il s'appelle «Daratt» ce qui signifie saison sèche, c'est un film Tchadien de Mahamat-Saleh Haroun et je ne suis pas prêt de l'oublier.
Du très bon cinéma qu'on ne verra jamais à Cannes et qui vaut pourtant bien les niaiseries prolétariennes des frères Dardenne...

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 06:28

Ce festival des égos et des gogos qu'est celui de Cannes a au moins un mérite: montrer que même la beauté est une valeur et que, comme celles du CAC 40, elle est sujette a des crises, des retournements de marché et des "bulles" incontrôlables.

Prenez les valeurs refuges du moment: Nicole Kidman et Cate Blanchett. L'une, la première, est malgré son âge encore assez jeune, un condensé de ce que la chirurgie plastique et esthétique est capable de faire pour donner à une personne vivante l'éclat d'un astre mort. Il n'y a quasiment plus rien de commun dans les traits de la Nicole Kidman de "Eyes Wide Shut" de 1999 et celle de "Grace" qui a ouvert le Festival cette année.
Comme l'a dit une chroniqueuse de France Inter "lorsque Miss Kidman veut exprimer une émotion elle n'a plus que le battement des cils à sa disposition". Triste époque qui transforme les actrices en statue de carton.

 

Cate Blanchett c'est autre chose. Elle est magnifique dans la publicité pour un parfum (où elle parle un italien à la fois sensuel et onirique) et depuis le dernier navet de Woody Allen dans lequel elle jouait (et qu'elle a défendu bec et ongles malgré le scandale autour des moeurs présumées incestueuses du réalisateur chéri des médias bobos), elle est devenue "intouchable". Peut être pas liftée mais traitée à mort par photoshop et ses dérivés la dame paraît avoir une quarantaine rêvée.

 

Toutes nos actrices ayant dépassé les trente neuf ans, qu'elles soient américaines ou européennes, vont à Canossa ou plutôt au Brésil ou ailleurs d'où elles reviennent plus lisses que du marbre avec la même expression figée qu'un poisson mort sur l'étalage du poissonnier de mon marché.

Notre époque aime la jeunesse mais lyophilisée. Elle aime la beauté mais retouchée jusqu'à l'absurde. Personne, dans la "vraie vie" n'a des courbes parfaites, des couleurs de peau, des cheveux ou des yeux comme dans la publicité.

Ou plutôt si, il y en a, dans tous les lycées et collèges de France. Et elles ont moins de vingt ans!

Et ces beautés là vivent, transpirent, expriment et transmettent des sentiments, ce que les stars du papiers glacé et des écrans sont incapables de faire. Les unes sont des beautés brutes, les autres des rêves de marchands à la recherche d'objets inexistants.
Ne nous laissons pas prendre aux dernières!

Ni aux premières d'ailleurs!!! ou alors seulement esthétiquement.

 

Je dois, par "courtoisie" et pour cerner la vérité, dire que certaines femmes de 30, 40, 50 ans de la vie de tous les jours sont très belles aussi et que la beauté n'est pas l'apanage que de gamines.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 06:35

 

Je sais depuis longtemps qu'en amour beaucoup cherchent à aimer et être aimé de la personne qu'il ne faudrait pas mais jamais je n'avais entendu cette règle érigée en destin.

Ce mercredi 21 mai, bloqué dans les embouteillages de plus en plus inextricables de Toulouse-city, j'ai écouté une partie de l'émission de France Culture consacrée à Daniel Cordier qui était présent derrière le micro. Daniel Cordier est connu pour ses belles activités résistantes pendant la seconde guerre mondiale mais aussi parce qu'il a été un grand marchand d'art, un critique écouté, un collectionneur averti et un organisateur d'expositions.

Il était invité pour parler de l'ensemble de sa vie et de commenter son dernier livre «Les feux de Saint-Elme» paru cette année et faisant la part-belle à son enfance et à son adolescence.
Privilège de l'âge il parlait sans faux-semblants ni pudeur excessive et répondait sans fard aux questions de l'interviewer.

Nous n'ignorions donc rien de son goût pour les garçons et lui-même n'en faisait pas un élément central de sa vie.

Tout cela n'était pas des plus passionnant  si Daniel Cordier, près de la fin de l'entretien, n'avait publiquement constaté qu'il avait «raté» sa vie amoureuse à cause de son orientation spécifique.

Pressé de s'expliquer il a alors défini l'unique objet de sa quète amoureuse et érotique: «un homme qui aime les femmes».
Homosexuel, son désir et ses amours ne pouvaient que se porter sur des hommes qu'il n'intéressait pas.

Entendre ce très vieil homme, ayant réussi une belle vie confesser l'échec de sa vie amoureuse à cause de sa programmation était à la fois surprenant et attristant.

J'ai connu des filles tombant amoureuse de l'homme qui ne leur fallait surtout pas, j'ai connu des hommes (et je me compte dans le lot) épris passionnément de la seule femme qu'ils auraient dû éviter mais apprendre qu'un homme aimait les hommes qui n'aimaient pas les hommes... j'avoue que je ne l'avais pas imaginé.
En y repensant la Agnès de Huis-Clos est bien une femme qui aime une femme qui n'aime que les hommes.
Ah! L'hétérosexualité est déjà bien compliquée je plains ceux qui n'ont pas la possibilité de s'y cantonner.

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