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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 06:42

J'ai un chat. Les circonstances de la vie ont fait qu'un chat a élu domicile chez moi et que

cet état de fait dure depuis 5 ans.

 

On avait craqué à deux sur ce chaton siamois ravissant, ce qu'il est devenu est un peu

moins craquant.


Vu comme il se fatigue et considérées ses conditions de vie il est encore là pour un ou

deux autres quinquennat(s).

On dit, d'ordinaire, que ces animaux ont une personnalité attachante et qu'il est reposant

de les voir vivre.

Je ne peux pas dire que mon chat a une personnalité attachante. De chez les chats, tous

les chats que j'ai connus, c'est sans doute le moins sympathique.
C'est d'ailleurs une chatte, mais ça ne change rien à l'affaire.
Elle n'est franchement pas agréable la Smirnoff. Smirnoff c'est son nom. Elle crache dès

qu'on ne fait pas ce qu'elle veut, ne pense qu'à manger, dédaigne ce qu'on lui donne en

prenant un air supérieur, elle fait ses griffes où et quand elle veut, va dans sa litière au

moment précis où ça ne m'arrange pas (!), veut rentrer quand elle est dehors et sortir

quand elle est à l'intérieur, passe de longues heures à se lécher en faisant des grands

"schluurpss, sluurpsss" qui me font sortir de mes gonds et, car il y a une fin à cette

litanie de reproche, elle met des poils partout.
Comme les communes qui luttent contre le sable et veulent faire tenir leur dunes je

lutte contre les poils. J'aspire, je "scotche" (avec une brosse à habit autocollante) et

je secoue mais l'animal remplace vite ceux qu'elle laissent partout.
Je ne baisse pas les bras mais suis tenté, parfois, de génocider la féline.

 

Surtout quand elle décide de m'empêcher de dormir en miaulant tristement, en jouant

à 4H du matin ou en grattant mes fringues préparées pour le lendemain.

On me dira... "Elle doit être affectueuse, tu n'es pas masochiste". Non, si! Elle n'est pas

affectueuse ou c'est toujours intéressé. Un ronronnement deux caresses mais une

contre une ventrée de croquettes. Je suis masochiste! j'aurais depuis longtemps dû faire

comme Tex Avery et envoyer cette bécasse griffue dans l'espace.

 

On cohabite elle et moi. on se supporte. De temps en temps je lis dans ses yeux qu'elle

me trouve chiant. Elle doit lire dans les miens que je la ferais bien piquer.

 

Je la mets dans le jardin et, si elle ne revient pas à la nuit je me fais du soucis et suis

inquiet jusqu'à ce que j'entende sa médaille tinter.

Du deuxième étage je l'entends revenir et je vais la chercher. Avec son amant-chat, tout

aussi stérilisé qu'elle, ils terrorisent tous les chats qui auraient l'inconscience de venir

sur leur terrain.

Ils chassent le merle ou le pigeon et laisse d'abominables cadavres que je suis obligé

d'enlever, les voisins n'aimant guère ces traces de massacres.

C'est la seule chose qu'elle craigne: ce chat lui file d'authentiques roustes mais elle

revient toujours. Je me garderais de tirer des leçons de ce comportement de mon chat.

 

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 07:00

Je me souviens d'avoir tenu l'objet dans ma main et de m'être senti privilégié la première fois

que mon entreprise m'a confié un téléphone mobile.
J'habitais alors encore Paris et les essais du "Be-Bop" n'avaient pas été aussi concluants

qu'on l'espérait.
Mon beau-frère avait été un des premiers à posséder -pour son travail également- un portable

qui était à l'époque intégré dans une valise lourde et encombrante.

Bref... j'avais un téléphone (avec un embryon d'antenne!) et je ne me sentais plus.

 

Appeler de la rue, de la voiture, de n'importe où sans être obligé d'aller dans une cabine

téléphonique sale ou occupée était un bonheur.


Ou paraissait être un bonheur.


Les liaisons n'étaient pas très bonnes (elles ne le sont toujours pas), ça coupait pour un oui

ou un non (ç'est encore valable) et parfois on était plusieurs sur la ligne mais c'était moderne

et surtout la possession d'un mobile était l'apanage de "happy fews".
Ce qui est rare est désirable, c'est une loi de la société humaine.

 

Assez rapidement les Industriels ont senti qu'ils pourraient recouvrir de métal précieux leurs

organes sexuels (en l'occurence et pour parler normalement: "se faire des couilles en or"!)

avec ça et ont inventé la dépendance.
Le public mondial s'est rué sur le mobile et, éduqué par les marchands, a pris l'habitude de

changer souvent d'appareil et de rester fidèle à un opérateur, et ce malgré des escroqueries

évidentes.

 

Dans notre beau pays où la concentration industrielle fait que le bétonneur N°1 fait aussi de

la télévision (en béton également!) il était normal que la téléphonie lui revienne en partie,

d'autant plus que c'était un ami de la majorité politique du moment.
Tarifs béton, services marrons! plus il se proclamait "meilleur service clients" plus il

détroussait les siens en leur donnant un service à la roumaine.
Ses concurrents ne faisaient guère meiux et tous s'entendaient pour plumer le consommateur,

cet abruti qui est content d'appeler du TGV pour dire à son interlocutrice: "tout va bien, on vient

de passer Tours".

 

Moyennant quoi avec cet appareil devenu une contrainte (on est joignable tout le temps et

partout), un soucis (où l'ai-je mis? est-il chargé?), un danger (on vous suit à la trace, votre

conjoint n'a plus besoin de faire appel à un cabinet de détectives pour savoir si vous avez

une liaison) et une souffrance (entendre des conversations absurdes de gens qu'on ne

connaît pas).

 

Il n'y a pas si longtemps un téléphone était "donné" (ou presque) avec la signature d'un

forfait. C'était un appareil tout à fait convenable et qui durait 4 ou 5 ans.
Aujourd'hui il faut payer son téléphone (qui fait aussi GPS, Agenda, grille-pain et épilateur)

il est passé de mode tous les 6 mois et il coûte une fortune...

 

Le progrès!


De plus en plus sophistiqué cet engin est de plus en plus fragile et attire la convoîtise de

malfrats qui ont compris que votre cadette de 13 ans à un bel I-phone 5 qui serait mieux

dans leur poche à eux....

 

Car TOUT le monde téléphone! la vieille qui ne sait pas poster un paquet à la poste

comme le minot de 12 ans sur sa planche à roulettes. La dame dans le bus qui parle

fort comme le jeune qui raconte sa soirée pendant laquelle il a "été déchiré"....

 

Si on pouvait revenir en arrière et au bon vieux téléphone à fil je me demande si on

le ferait: a t'on, entre deux factures, une seule fois un appel indispensable et qui ne

pouvait attendre le soir?

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:45

S'il fallait pointer du doigt tous les travers de notre époque je pense que l'émission "Comme

on nous parle" de France Inter de ce mardi 11 mars 2014 les résumerait.

 

Pascale Clark, la journaliste-animatrice si affectée, si dans l'air du temps et si au fait des us

et coutumes du monde de la culture avec un grand "C" est tombée sur plus maniérée qu'elle.


Plus retorse, plus coupeuse de cheveux en quatre et, pourquoi ne pas le dire, plus chiante

qu'elle avec l'écrivaine Christine Angot.

 

Au début j'ai cru à un jeu, voire à une mise en scène. L'écri-très-vaine multipliait les silences

et contredisait systématiquement son interlocutrice pourtant acquise sinon conquise.

 

Cette Christine Angot a écrit et publié un livre ("La petite foule") qui est une compilation de

plus de 100 portraits de personnes qu'elle a rencontrées. A écouter l'extrait qu'elle a

consenti à lire après moultes afféteries c'est ridicule et ça ne présente pas le moindre

intérêt. Pascale Clark s'étonnait que ses propres minauderies agacent Miss Angot.

Il faut dire que tout agace Mademoiselle Angot y compris les compliments.

Un chroniqueur faux-cul, qui enveloppa ses vacheries dans des compliments chantournés, se

vit vertement remettre à sa place par l'invitée la plus agaçante que cette émission a reçue

depuis longtemps.

 

Une mauvaise semaine pour Miss tête à clark: Patrick Cohen n'est pas là pour faire le

passe-plats et les invités se rebellent....

 

 

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 07:06

Même si je connais ses limites je ne déteste pas Thierry Ardisson dont j'ai regardé les nombreuses

émissions, pas toujours passionnantes mais rarement inintéressantes.

 

Je connais tous ses tics, ses approximations, ses goûts et ses détestations.

 

Il m'a souvent amusé même s'il est aidé par des "petites mains" qui lui écrivent ses traits d'humour

ou par des invités qui les faisaient à sa place.

Dans l'ensemble il vaut mieux que les autres, est plus original et certainement plus cultivé.

Je le soupçonne même de savoir lire, de savoir que Soutine est un peintre et Poutine un autocrate

et que la musique dodécaphonique existe.

De plus je sais qu'il sait que "Michelle" a été composée par McCartney et non par Lennon....

 

Jeudi 6 mars il était l'invité (on voit que la télévision est inventive; un animateur en invite un autre) de

Cyril Hanouna, sur D8 pour une émission qui lui était exclusivement consacrée.

 

Un instant j'ai pensé que ça pouvait être amusant de revoir certains moments d'émissions passées

et qu'il aurait peut-être quelque chose à dire.....

Naïf que je suis (et que Thierry Ardisson est). L'objet de ce programme était de faire un "Hanouna

show". Et il n'était question que de ça. Mettre en vedette le jeune "prodige" qui rend les spots de
publicité plus rentables (car il ne s'agit que de celà).


C'était insupportable, vulgaire, bête, navrant, pitoyable et grotesque; bref la télévision de divertissement

qu'on sert habituellemnt aux arriérés mentaux qui ont du temps de cerveau disponible pour Coca Cola.

Une sorte des "enfants de la télé qui sont dans l'air chez Ruquier au Grand journal de Vivement

dimanche". Avec chroniqueurs flagorneurs et chroniqueuse bimbo. oui, m'sieurs, dames.

 

Fier, au début, d'être fêté, Ardisson s'est décomposé devant la stupidité de l'émission et a dû passer un

terrible moment. Son rire forcé et son sourire coincé disaient sa souffrance.

 

Rien ne manquait: la maquerelle au chapeau des Miss, un concours d'imitateurs (lamentables) de John

Lennon, des blagues affligeantes et une auto-célébration de l'invitant permanente.
Ce n'est plus une tête qu'a Cyril Hanouna mais une courge géante. Et pourtant il est foncièrement crètin.

A l'image de son rire qui me glace.

 

Dans un monde normal il ferait les pare-brises de voiture ou contrôlerait les tickets du RER.

Et encore... pas certain qu'il aurait le niveau suffisant.

Naturellement j'ai éteint au bout d'un quart d'heure en me demandant comment je pouvais encore me

faire prendre par  des annonces d'émissions et oublier leur vulgarité.

 

Je ne suis sans doute pas adapté à un monde/une époque où Dany Boon et Cyril Hanouna gagnent

plus et sont plus considérés qu'un chercheur de l'INSERM.

 

 

 

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:17

Je discutais avec une femme hier et elle me disait qu'elle élevait seule ses 3 enfants.

Le mari était parti, revenu puis elle l'avait chassé sans espoir de retour.
Elle ne regrettait pas de l'avoir fait mais se débattait avec des difficultés sans fin pour

mener de front la société qu'elle avait crée, l'éducation des 3 garçons et la maison.

 

Je ne lui demandais rien et aime le silence pendant les randonnées mais elle semblait

absolument à bout et avait un impérieux besoin de parler.
Elle ne se plaignait pas vraiment mais disait que les enfants étaient "terrifiants" et elle

parlait de son fils de 11 ans comme d'un effroyable emmerdeur.

 

Dans mon esprit à 11 ans on joue aux légo, on lit "Croc-blanc" ou "Le Comte de Monte

Cristo", on aime les balades en forêt et on obéit aux parents! c'est dire si je suis dans

le coup.

 

Ce n'est pas la première fois que j'entends dire que la génération montante est difficile:

ils ne lisent pas, parlent mal, ne pensent qu'à se divertir, ne s'intéressent à rien qu'aux

jeux électroniques et passent le plus clair de leur temps devant un écran et un clavier

d'ordinateur.

A entendre certains professeurs, certains éducateurs et surtout certains parents une

génération d'autistes associaux et violents dès qu'ils n'ont pas ce qu'ils veulent dans

la minute prépare la relève.

 

Cette femme, pourtant équilibrée, disait sans fard qu'il fallait qu'elle attende 7 ans pour

être débarassée de son monstre.

Choqué et cependant curieux de l'entendre aussi désabusée et extrêmiste je lui ai

posé quelques questions.

 

Elle reconnaissait que l'absence de père ou de modèle masculin aggravait les

difficultés chez elle mais pensait que les problèmes existeraient  même si la

famille avait reposé sur un schéma plus "traditionnel".

 

Le sport à haute dose, une "bouffe" déséquilibrée mangée à n'importe quel moment et

le sacro-saint ordinateur sont les horizons indépassables de ces futurs adultes et

électeurs...

 

Ils peuvent rester des heures sans lever les fesses de leur siège d'ordinateur,

passer des nuits blanches devant ou envoyer des SMS à des cadences phénoménales

(une autre amie à eu une facture détaillée pour sa fille de 13 ans comptabilisant 

7000 SMS en un mois).

 

Certes il existe encore une classe moyenne qui exige un "merci" de leur enfant ou un

"s'il vous plaît" voire un "bonjour" selon les circonstances mais, c'est vrai, les enfants

semblent autonomes de plus en plus jeunes et ont un univers duquel les adultes sont

écartés ou maintenus à distance.

 

Une classe entière, quelquefois un établissement entier, peut ainsi mettre en

quarantaine une fille ou un garçon de moins de 15 ans qui aurait "manqué "au groupe.

car ils sont impitoyables entre eux.

 

En écoutant cette femme je me suis dit que ce n'était sans doute pas à généraliser et

que Robert Musil, dans son "Désarrois de l'élève Törless" (écrit en 1906) disait déjà

le mal-être et la violence de ces adolescents. Ils sont seulement plus jeunes aujourd'hui.

N'oublions pas non plus l'excellent et terrible "Sa majesté des mouches" de William

Golding (1954) qui disait ce qu'était l'enfance et ce qu'elle pouvait être si on ne la

canalisait pas.



Et réalisons que leurs parents obsédés par l'éternelle jeunesse, la crise, la peur du

lendemain, ou leur santé et leur corps et qui démissionnent de leur rôle d'éducateur

sont tout aussi responsables que la société et les modèles dominants.

 

 

PS que je rajoute en fin de matinée. Je viens d'apprendre que Giscard, l'ex-président

est à l'Académie Française! son nègre Jean Bothorle a écrit les seuls livres lisibles qu'il

ait publié sous son nom à particule de Monoprix. Dès qu'il a écrit lui-même (un roman

dans lequel un Président avait une liaison avec une sorte de Lady Diana!!!!!!) c'était du

niveau bibliothèque rose. et encore. Ils acceptent vraiment n'importe qui à l'Académie!

pourquoi pas Sarkozy???

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 08:00

Lang Lang n'est pas qu'un (excellent) pianiste. C'est écrit dans le programme c'est un

"phénomène pianistique"*. Nuance!

 

Il y a du Rubinstein en lui pour la virtuosité et du Michel Serrault de la "cage aux folle"

pour les attitudes. On est pris par la musique et le fou-rire nous vient en regardant ce

Chinois moitié Dame aux camélia moitié folle de Shanghaï.

Il vit sa musique et ses gestes précieux, voire affectés nous en détourneraient presque.

 

Admirablement  placé (Thank You Marie-Eve) j'ai eu tout le loisir de l'observer. Même

s'il fait le spectacle Lang Lang ne simule pas ses plaisirs. Celui de jouer d'abord, celui

de jouer Mozart et Chopin ensuite, deux compositeurs qui lui vont très bien et enfin

celui d'être aimé et applaudi comme une rock-star ou un vainqueur de télé-crochet.

 

Beaucoup de Chinois dans la salle: des groupies ou des ingénieurs de l'aéronautique

venus voir "leur" pianiste?

 

En tous cas je lui reconnais cette incontestable performance: m'avoir captivé alors que

je n'aime pas, en général, les récitals d'un seul instrument.

 

Lang-Lang.jpg

 

Tout en écoutant vraiment la musique et en regardant celui qui la produisait, mes pensées

ont pris leur autonomie et Lang Lang ne me croirait pas s'il apprenait les associations

d'idées que j'ai faites pendant qu'il jouait.

De temps à autres je revenais dans la salle et mes yeux se fixaient sur le pianiste qui,

à ce moment précis, ressemblait à un poisson-lune retrouvant son massif corallien.

 

Malheureusement les photos sont interdites, Heureusement aucun Buisson sur terre ne

peut (encore) enregistrer la pensée.

 

 

* !!!

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 06:30

On va bien. Certes il y a eu cet incident qui fait que le médecin a ordonné des examens de contrôle

qui expliquent qu'on est là, à jeun, vaguement inquiet, dans cette salle trop éclairée de l'hôpital ou

de la clinique, mais on va bien, on le sent.

 

Tout de suite le ton est donné: on vous parle comme si vous étiez un peu simple d'esprit et on vous

fait attendre.

S'il fallait définir l'hospitalisation ce serait ça: tout à coup on devient fragile et on s'en remet à

quelqu'un d'autre, infirmière, administratif, laborantin ou médecin.

 

Il faut ensuite passer par la case "dépersonnalisation": on vous demande de vous déshabiller et 

de revêtir des tenues en papier vert. Il faut retirer les bijoux, passer à la tondeuse (un moment

assez pénible) et surtout glisser à son bras le bracelet qui fait de vous le patient qu'on appellera

une bonne douzaine de fois dans la journée. Vos numéros de sécurité sociale et de mutuelle sont

soudain des sésames mille fois réclamés.

 

Après vous devez oublier que vous êtes autonome et que vous le redeviendrez après les examens.

Là vous n'êtes plus qu'un mollusque qu'on balade d'un couloir à l'autre sur un lit roulant.
Pour un peu vous vous sentiriez vraiment malade lorsque vous êtes couché comme ça, réduit à

un corps allongé dans un lit déposé dans un monte charge.

 

L'impression est étrange et, à certains moments presque agréable. Ce n'est pas si souvent que

vous avez cette importance et qu'on vous dorlote ainsi!

 

Quand vous relacez vos chaussures et boutonnez votre manteau, en fin de journée alors que la 

nuit est tombée, vous êtes de nouveau le valide campé solidement sur deux jambes et plein d'une

force qui semblait s'être évanouie pendant la journée.

 

Vous repartez avec d'encombrantes enveloppes remplies d'une littérature incompréhensible mais

rassuré: le médecin a consenti à vous avertir du caractère positif des examens: vous ne souffrez

de rien de grave.

 

PS: On a beaucoup glosé (à juste titre) sur le côté stupide et creux de la publicité pour "sa" banque

interprété par le prince consort de Monaco, Gad Elmaleh. Il est noter que "j'aime ma banque" ou "ma

banquière... C'est moi" ne valent pas mieux et que les publicités pour les banques sont généralement

impossibles.
Pourquoi? parce que plus d'un client sur deux* est mécontent de sa banque et que nous avons tous

plus ou moins l'impression que nous sommes captifs de la nôtre et qu'elle nous vole comme un

bandit au coin d'un bois. Faire rêver avec des credits refusés ou à taux usuraires, avec des RIB ou

des CB vendues au prix du diamant.... pas évident.

* sondage publié par le "Parisien" de ce 6 mars 14.

 

PS 2: Bruce Springsteen, toujours lui. Le CD "High Hopes" sorti le 14 janvier dernier contient des

perles et quelques rogatons. Je garde les perles (par exemple  "Harry's place", "American Skin"

et "the wall") et oublie les titres moins réussis. Il n'empêche: il a une sacrée forme le Bruce.

 

 

 

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 06:58

Je conçois parfaitement qu'on soit omnivore et que la viande fasse pleinement partie de

notre régime alimentaire.
Je comprends aisément qu'on aime la viande bien saignante, les travers de porc, le

poulet, le mouton, le veau et même l'agneau.

Je ne juge personne et n'impose à personne des idées ou un mode de vie que je

n'applique pas moi-même.
Comme la plupart d'entre-nous, de temps en temps (et tout est dans ce "de temps en

temps") je fais honneur à une bavette aux échalotes, à un onglet ou à de la hampe de

"boeuf" (en fait de la vache de réforme), et même à des côtes d'agneau ou du filet 

mignon de porc.

Je ne considère pas qu'il soit nécessaire de proscrire toute viande de nos régimes et

suis seulement pour que nous y ayons recours moins régulièrement et de manière

"responsable".
Nous n'avons pas besoin de viande ou de protéines d'origine animale tous les jours et

un régime trop carné est une aberration.

C'est ce que je pense et nous sommes nombreux à nous inquiéter de voir les pays en

développement rapide (Chine, Inde) mesurer leur performances économiques à la

hausse de la consommation de viande par les populations de ces pays.
Nombreux aussi à déplorer que les abattoirs soient aussi opaques et que la souffrance

animale y soit la règle.
Nous sommes aussi un certain nombre à déplorer l'inhumanité des élevages industriels

et la "chosification" des animaux.

Les scandales récents des viandes agglomérées sous le nom de minerais et le cheval

qu'on a fait prendre pour du boeuf comme celui de ces chevaux de laboratoires remis 

dans le circuit de la consommation n'ont pas indigné les foules plus que celà.


A peine le sujet avait il déserté les médias que les publicités pour les "burgers" et autres

saletés inventées pour faire de nous des consommateurs aveugles et obèses étaient

 à nouveau bien visibles.
J'ai entendu aujourd'hui qu'un restaurant parisien servait un de ces hamburgers nommé

Zlatan (du nom du footballeur au front bas) de 600g....

 

Nous devrions réfléchir à la quantité d'eau, d'énergie et... de souffrance animale qu'il

faut additionner pour remplir nos assiettes de ces portions obscènes de viandes

agglomérées.

Nous n'avons pas envie d'y penser...

Comme la mort qui a été reléguée au sous-sol des Hopitaux ou à l'arrière des maisons de

retraite, comme la vieillesse qu'on cache et comme la souffrance qu'on nie; dès qu'un

obstacle résiste sur nos sociétés hédonistes on le nie et on le rejette. On cite toujours

les poissons que nos petits citadins identifieraient aux carrés de poissons panés; la

provenance animale des steaks hahés doivent leur paraître très brumeuse.

 

PS: les développements de l'Affaire Bygmalion-Copé sont des plus réjouissants. Imaginer

ceux qui ont mis la main au portefeuille pour renflouer les caisses de l'UMP (les mêmes

qui se plaignent d'être écrasés par les impôts inventés par "la dictature socialiste" (!) se

rendre compte que Copé est co-responsable des fuites d'argent ne manque pas de sel.
Cocus et contents! 11 millions d'€uros collectés...

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 07:00

Il y a parfois comme une inversion des valeurs qui laisse rêveur. J'ai appris qu'une exposition de photos volées se tenait à Paris, exposition qui a suscité nombre de commentaires, la plupart positifs.
Je n'arrive pas à comprendre par quelle aberration une salle a été réservée, des autorisations données et des articles écrits en faveur d'un tel "évènement".

Qu'on y réfléchisse trente secondes. Les paparazzis sont des parasites. Ils traquent leurs proies jusqu'à leur gâcher la vie et celles des leurs dans le but unique de "faire du fric".

Broyer les autres pour faire de l'argent à leurs dépens: belle activité. Pour arriver à leurs sales fins ils corrompent et soudoient ceux qui peuvent les aider à obtenir des renseignements leur permettant de localiser des victimes à harceler.
J'ai le souvenir d'une Romy Schneider, tremblante d'indignation et décrivant l'un de ces abjects personnages se déguisant en infirmier pour prendre en photo son fils mort. (cette ignominie n'est sans doute pas pour rien dans la mort de la comédienne quelques semaines après).

 

J'ai le souvenir des propos des proches de Jacques Brel qui décrivaient les derniers jours traqués du chanteur qui ne pouvait pas même se mettre dans un rayon de soleil à l'hôpital, cette cruelle engeance perchant dans les arbres pour shooter. ("Brel mourant? c'est bon ça Coco, ça vaut de la Thune")

Je ne reviendrais pas sur la Britannique bécasse couronnée qui perdit la vie au Pont de l'Alma: on a oublié volontairement la cohorte de paparazzi qui la poursuivait en permanence.

Leurs méthodes de "travail" et les buts qu'ils poursuivent sont indignes et, je le dis comme je le pense, répugnants.

Rien, je dis bien rien, ne justifie cette attitude de hyènes qui les caractérise et, si nous avions un peu de dignité, voire seulement du bon sens, personne ne donnerait un centime pour leur sale boulot. Nous devrions boycotter leur ignoble production. Au lieu de quoi, l'inutile qui a pris des photos en violant la vie privée de ceux qu'il a salis est fêté et son matériel nauséabond est analysé avec bienveillance par ceux qui devraient au contraire en être le plus désolés, à savoir les journalistes.

l'Ethique, un mot au sens hélas oublié quand il n'est pas piétiné devrait être appris aux enfants comme la morale et le respect. 
Disant cela je me range immédiatement dans la catégorie des "vieux cons". C'est égal: je préfère sièger parmi eux qu'au milieu de gens qui trouvent intéressante l'activité des paparazzi.

 

 

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 07:14

J'ai toujours aimé les blagues un peu potaches du lycée qu'on enjolive et raconte des

années après en taisant la pénibilité du moment où on les a faites et leurs suites souvent

peu agréables. 

Françoise a raconté hier à table une histoire dont elle a été "l'héroïne" à une époque que

je date en mai 1974, vous verrez pourquoi ensuite.


1974-2014 quarante années se sont passées mais c'était hier tant l'épisode était présent

dans son souvenir.

 

Françoise était alors dans un établissement tenu par les bonnes soeurs et j'ai tellement

entendu de souvenirs désagréables de pensionnat par les unes et les autres que je me

demande pourquoi on a appelé les religieuses des "bonnes soeurs" tant il y avait des

peaux de vaches parmi elles....

 

Mais, en pensant à "la Religieuse" de Diderot, à Laure et à soeur Gwénola (que ma soeur

Frédérique aimait bien) je leur laisse un (léger) bénéfice du doute.

 

La soeur en charge de l'Histoire-Géographie lui pose alors, devant toute la classe, une

question liée à l'actualité. En l'occurence de politique internationale:

"Pourquoi le chancelier de RFA Willy Brandt a t'il été contraint de démissionner?".


Evidemment Françoise n'en avait pas la moindre idée. Elle devait à peine connaître le

nom du chancelier et encore moins celui de son conseiller espion Günter Guillaume.

 

Ne s'avouant pas vaincue elle répondit: "Eh bien je l'ai rencontré à (la Gare) Matabiau

avant-hier, on a discuté de tout mais nous n'avons pas abordé ce sujet".

 

La malice de la réponse, son insolence aussi, l'hilarité bruyante de la classe sans oublier

la méconnaissance de la bonne réponse lui valurent d'aller méditer, séance tenante,

"avec ses affaires" dans le couloir.

 

Le sourire indulgent mais un peu choqué de sa cousine âgée alors que Françoise racontait

cet épisode était lui aussi irrésistible.

 

 

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Blog créé le 8 Décembre 2009

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