Je ne possède pas l'abonnement à Canal+ et, me le donnerait-on gratuitement que je le
refuserais.
J'ai, par ailleurs, toujours entendu dire que les émissions "en clair" étaient particulièrement
choyées puisqu'elles seraient, en quelque sorte, les vitrines de la chaîne dite cryptée.
Le moins que l'on puisse dire est que ces "vitrines" sont contestables.
Entre "le Grand Journal" qui est un gigantesque vide rempli de publicités et de gimmicks
qui ne plaisent qu'aux salariés de la chaîne et "Salut les terriens" qui n'est qu'un "talk-show"
dans un univers télévisuel saturé de talk-shows Canal + a une vitrine bien pâle. Moche même.
Dimanche midi j'ai vu l'émission qui touche le fond.Ca s'appelle "Le supplément" et ça
recule comme jamais les limites de la connerie et de l'entre soi bobo-beauf Canal+.
Ce néant absolu avec public riant à la demande et animatrice plus creuse que le cerveau
de Candeloro (Maïtena Biraben) contient en effet tous les "tics" médiatiques à la mode
du moment. On invite un écrivain et on lui pose des questions consternantes et téléphonées
(dimanche c'était Finkielkraut) en le harcelant pour qu'il confesse des mauvaises pensées
d'extrême droite, on passe une rubrique consternante de connerie jusqu'à son titre ("sexy
demain") et surtout on s'esclaffe à l'écoute d'un débile ahuri qui doit bénéficier d'une sortie
autorisée de son hôpital psychiatrique. Pas drôle (pire que ça, gènant) Stéphane de Groodt
est à l'humour des années 2015 ce que le pétomane était à celles de 1915. Un étalon.
Après cet idiot estampillé "humour Canal" j'ai éteint, estimant que j'en avais déjà trop vu.
Cette chaîne, donnée par François Mitterrand à son richissime ami Rousselet dans des
conditions ni démocratiques ni claires n'a cessé, depuis sa création en 1984, de reculer
les limites de la beauferie contente d'elle-même.
Si, par le passé, elle a eu quelques heures avouables il y a bien longtemps qu'elle s'adresse
à un public que je n'aimerais pas rencontrer en soirée.
Ses comiques, ses animateurs, ses "institutions" comme ses Guignols ricanants et
ennuyeux, son "grand journal", son foot et ses "comédiens" au rabais, sans oublier ses
"séries" forment un tout qui a fait longtemps illusion et qui, tous comptes faits semble être
plus proche de TF1 que de Arte.
Un signe, d'ailleurs, ne trompe pas: les deux boîtes à conneries se détestent et se font des
procès pour un oui pour un non.
Entre Biraben et Pernaud c'est la même bêtise absolue. Dans un cas elle est branchée et
dans l'autre pas. Cela ne la rend pas la première moins lamentable!


