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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:00

Je ne possède pas l'abonnement à Canal+ et, me le donnerait-on gratuitement que je le

refuserais.
J'ai, par ailleurs, toujours entendu dire que les émissions "en clair" étaient particulièrement

choyées puisqu'elles seraient, en quelque sorte, les vitrines de la chaîne dite cryptée.

 

Le moins que l'on puisse dire est que ces "vitrines" sont contestables.

Entre "le Grand Journal" qui est un gigantesque vide rempli de publicités et de gimmicks

qui ne plaisent qu'aux salariés de la chaîne et "Salut les terriens" qui n'est qu'un "talk-show"

dans un univers télévisuel saturé de talk-shows Canal + a  une vitrine bien pâle. Moche même.

 

Dimanche midi j'ai vu l'émission qui touche le fond.Ca s'appelle "Le supplément" et ça

recule comme jamais les limites de la connerie et de l'entre soi bobo-beauf Canal+.

 

Ce néant absolu avec public riant à la demande et animatrice plus creuse que le cerveau

de Candeloro (Maïtena Biraben) contient en effet tous les "tics" médiatiques à la mode

du moment. On invite un écrivain et on lui pose des questions consternantes et téléphonées

(dimanche c'était Finkielkraut) en le harcelant pour qu'il confesse des mauvaises pensées

d'extrême droite, on passe une rubrique consternante de connerie jusqu'à son titre ("sexy

demain") et surtout on s'esclaffe à l'écoute d'un débile ahuri qui doit bénéficier d'une sortie

autorisée de son hôpital psychiatrique. Pas drôle (pire que ça, gènant) Stéphane de Groodt

est à l'humour des années 2015 ce que le pétomane était à celles de 1915. Un étalon.

Après cet idiot estampillé "humour Canal" j'ai éteint, estimant que j'en avais déjà trop vu.

 

Cette chaîne, donnée par François Mitterrand à son richissime ami Rousselet dans des

conditions ni démocratiques ni claires n'a cessé, depuis sa création en 1984, de reculer

les limites de la beauferie contente d'elle-même.

Si, par le passé, elle a eu quelques heures avouables il y a bien longtemps qu'elle s'adresse

à un public que je n'aimerais pas rencontrer en soirée.

 

Ses comiques, ses animateurs, ses "institutions" comme ses Guignols ricanants et

ennuyeux, son "grand journal", son foot et ses "comédiens" au rabais, sans oublier ses

"séries"  forment un tout qui a fait longtemps illusion et qui, tous comptes faits semble être

plus proche de TF1 que de Arte.

 

Un signe, d'ailleurs, ne trompe pas: les deux boîtes à conneries se détestent et se font des

procès pour un oui pour un non.

 

Entre Biraben et Pernaud c'est la même bêtise absolue. Dans un cas elle est branchée et

dans l'autre pas. Cela ne la rend pas la première moins lamentable!

 

 

 

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 06:47

Le problème, avec la disparition des acteurs et des témoins est que l'Histoire va être réécrite

par des imbéciles animés d'intentions mesquines, ou pire, par des incultes qui le revendiquent.

J'ai pris, à la bibliothèque, un film de fiction GROTESQUE sur Adolf Eichmann qui donne de

son rôle une stupide caricature et de lui un portrait ridicule.

 

Comme si l'homme n'avait pas été assez abject et inhumain il faut, pour les scénaristes, en

"rajouter" et, par exemple, le faire tuer un bébé dans des conditions absurdes et inimaginables.

Je crois n'avoir jamais rien vu de plus ridicule que la scène SM impliquant Eichmann et une

Hongroise inventée pour la circonstance.

Pour augmenter le pathos, au mépris de l'Histoire, on fait de son interrogateur un fils de victime

de l'Holocauste, marié, qui plus est, à une victime également et, tant qu'on y était, atteinte de

polio de la colonne vertébrale.

 


navet-001.jpg
Ajoutons à cela un chantage aussi dérisoire qu'improbable d'une journaliste sur l'interrogateur

et d'une sorte de complaisance morbide et on a un film qui rendrait presque inoffensif l'un des

principaux rouages de l'extermination des juifs en Europe.

 

Pour un peu on nous le rendrait sympathique en exagérant sa sentimentalité de bon père, 

en le montrant faire l'amour avec sa femme (sic!) et sa honte d'être obligé d'aller aux toilettes

en public ou de subir une fouille au corps ...Il a des larmes aux yeux en évoquant son petit

dernier l'Eichmann du film, et il supplie celui qui l'interroge de transmettre sa lettre à sa

femme.

 

Comment peut-on tourner de tels navets historiquement truffés d'erreurs, de non-sens  et de

détails idiots? Un élève de 6ème n'écrirait pas de telles inepties sur le personnage.

Entre les réflexions d'Anna Arendt, le film de Rony Brauman ("Un spécialiste") et les

documents du procès aujourd'hui consultables pour qui le veut il est stupéfiant de faire du

cinéma Hollywoodien, avec des énormes sabots et une morale de pacotille sur un tel sujet.


Ces exécutions de déportés en habit rayé impeccable! ces internés des camps gros et gras,

tout cela est pitoyable et va bien avec le sous-titre du film "Mari, père, soldat...monstre."

Cinquante années d'études historiques bafouées par un sous-titre infantile.

 

De manière générale, ce film confirme par l'absurde que le cinéma et l'Histoire sont de

faux amis.

A de rares exceptions près cette dernière est romancée et les scénaristes comme les metteurs

en scène ne peuvent s'empêcher d'ajouter des détails que leur dicte leur vision des choses.

A cela s'ajoute une nécessaire dramaturgie qui va à l'encontre de la simple vérité historique

et l'on assiste à un spectacle fait d'après quelque chose qui n'avait pas ce caractère.
La photo, la musique et les artifices de mise en scène accentuent le décalage et rendent

définitivement subjectives toute interprétation filmée d'évènements réels.

Au pire on a "Lucie Aubrac", un film phénoménalement caricatural pour le pire et "Rome,

ville ouverte" pour le meilleur.

Dans (presque) tous les cas des films écrasés par leur sujet

 

PS: même l'affiche du film DVD que je reproduis est absurde. Ce symbolisme du sang sur

la pavé......

 

 

2ème PS: Gaspard Proust, sur Canal+ ("Salut les terriens", samedi 19H00) a parlé de

"Heydrich Himmler" curieux et intéressant lapsus (Heinrich Himmler était le supérieur

de Reinhard Heydrich, ce sont les deux organisateurs de la "solution finale").

 

 

 

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:00

Est insupportable:

 

Celui qui, en épis, gare sa voiture trop près de la vôtre

Celui qui, dans le train, fait partager sa conversation téléphonique à l'ensemble de la voiture

Celui qui, en avion, prend "votre" acoudoir

Celui qui, dans la rue, jette ses papiers

Celui qui, au cinéma, respire fort ou, pire, ronfle.

Celui qui, au restaurant, parle un ton au-dessus des autres

Celui qui, sur le chemin prend la place de stationnement que vous aviez repérée

Celui qui, au kiosque, achète une pile de magazine et de journaux alors qu'il pleut

Celui qui, à la caisse, paie en tickets restaurant ou en bons d'achat

Celui qui, au-dessus de chez vous, déplace des meubles à 1H du matin,

Celui qui, à côté de chez vous, laisse son matelas répugnant sur le trottoir

Celui qui, chez le coiffeur, parle motos et voitures au lieu de se taire

Celui qui, à la clinique, vous fait la liste de ses maux et des opérations qu'il a subies

Celui qui, au travail, vous raconte sa vie

Celui qui dit "Bollywood" pour parler du cinéma Indien

Celui qui, chez vous, entreprend de vous convertir à ses "idées"

Celui qui, en votre compagnie, fait des commentaires à voix haute sur ce que vous voyez

Celui qui, sur le trottoir, fait crotter son chien devant l'entrée de votre immeuble

Celui qui, à la poste,  et devant vous a 48 lettres et 13 paquets à expédier

Celui qui, sur son balcon, vous impose son petit linge et sa bicyclette

Celui qui, en bateau, cite le "Titanic"

Celui qui, à ski, vous parle du "planter de bâton"

Celui qui, dans l'interphone, vous demande de lui ouvrir pour des raisons bidons

Celui qui, à la FNAC, achète une pile de CD, de DVD et de bouquins

Celui qui, sans façons, se met à vous parler comme s'il vous connaissait depuis cent ans

Celui qui, croyant vous faire plaisir, vous donne 5 ans de plus que vôtre âge réel

Celui qui, parlant de sa femme, dit "mon épouse"

Celui qui, au théâtre, applaudit à tout rompre pendant 3 plombes et scande le rappel

Celui qui, au musée, donne des explications fausses à ses enfants

Celui qui, n'importe où, vous montre des photos sur son smartphone

Celui qui, chez lui, vous propose du Banyuls ou du pastis à l'exception de tout autre choix

Celui qui, partout, aime le foot et soutient une équipe

Celui qui, en voyage, reste 5 jours à Istanbul et vous dit qu'il a "fait" la Turquie

Celui qui, en conversation, trouve des excuses à Staline (Hitler, Gengis khan etc...)

Celui qui, au cinéma, est heureux de voir Franck Dubosc sur l'écran

Celui qui, dans le métro, écrase vos chaussures fraîchement cirées

Celui qui, à l'étranger, compare tout avec la France

Celui qui, en vacances, s'habille de manière hideuse et avec des couleurs à chier

Celui qui, en public, laisse ses enfants se conduire comme des monstres en liberté

Celui qui, en général, trouve votre femme "charmante" et le lui dit

Celui qui, en général, trouve votre femme "pénible" et vous le dit

Celui qui, en particulier, a une femme charmante ou pénible ou les deux à la fois

Celui qui, quoi que vous disiez ou fassiez l'a dit et fait avant vous

Celui qui,  pour effectuer des travaux, vous dit qu'il passe "dans la matinée" et passe à 14H00

Celui qui, sur un blog, dit du mal de ses contemporains.

                                                                               (à suivre)

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 06:46

Est-ce mon regard qui a changé? ai-je "tourné casaque"? je n'arrive pas à comprendre

comment des magazines jadis "modérés" sont devenus des machines de guerre anti

Hollande.

 

Je pense en particulier au "Point" auquel j'ai longtemps été abonné et qui était, à mes

yeux, fait de sagesse et de mesure.
Certes on y trouvait des signatures agaçantes (la dernière page...) mais l'ensemble avait

une certaine tenue et se signalait par sa volonté d'analyse et d'objectivité.

Oh, au "Point" on n'a jamais été pour le Grand Soir (ou alors fiscal!) mais on réfléchissait

et on proposait des solutions politiques douces.
Je l'ai vu comme un magazine "élégant", possédant de vraies plumes, et défendant une

"certaine idée de la France" et de ce qui était bien pour elle.
On y proposait des solutions libérales, certes, mais justes et résultant d'analyses étayées

par la réflexion et l'exemple.

 

Au "Point" on est passé de la défense de la société de marchés à celle de la finance

folle, des dérègulations hystériques et des abus impunis. On y donne la parole à ceux

qui sont responsables de la crise en espérant qu'ils sauront mettre fin à l'incendie qu'ils

ont allumé.

 

Depuis 2 ans au moins c'est devenu un brulôt anti-gouvernemental et anti-Président

comme l'a été "Marianne" sous le précédent quinquennat. Même les titres vulgaires et

accrocheurs ne nous sont pas épargnés.

 

Naturellement le salaire des cadres, le hit-parade des lycées, des hopitaux ou des

investissements rentables font (encore) la couverture mais ils doivent lutter avec des

photos de Hollande et des titres insultants.

 

A l'intérieur on trouve des articles brûlant de mauvaise foi, des signatures de vieux barbons

cyniques et embourgeoisés jusqu'à la caricature (Giesbert, BHL, Labro, Gallois, Rheims)

les pages spectacles sont à la gloire de débris dépassés (Resnais, Allen) et celles des

"tendances" au luxe tapageur des happy fews.

Genre: "cet été mangez du caviar à la Barbade en robe Gaultier et faites le tour de l'île

avec votre 4X4 BMW en écoutant Wagner revu par Boulez ..."

 

Un naufrage absolu. Et triste.

 

Danqs une moindre mesure "L'Express", malheureusement sous la coupe du tragique

crétin à l'écharpe rouge et à l'égo démesuré, suit la même courbe. C'est aussi un

brulôt ultralibéral qui pourrait graver en lettre d'or la formule du clown Hervé Morin:

"il faut travailler 39H payées 35". Un programme, un viatique.

 

Pour ce canard la France va mal parce que le SMIC (1100e nets!!!) est trop élévé,

parce que le CDI est un scandale et les charges trop lourdes.
Bientôt cette dernière expression s'écrira d'un seul tenant à l'Express et au Point:

"Chargetrolourde"


Et les mêmes snobismes et tics dans des articles réduits à leur plus simple expression:

6 lignes et une photo.

A "l'express" on a oublié le  temps où ce magazine à la couverture orange était une

référence. C'est maintenant le truc qu'on regarde chez le dentiste en se demandant

qui peut bien payer 3,50€ pour de la publicité entrecoupée de vagues articles.

 

L'été dernier, à l'étranger, j'ai trouvé un de ces deux magazines Français en vente sans

les pages de publicité qui l'encombrent (plus de 60%). Il était pathétique de voir à quoi

il se réduisait.
Pauvre "Barbier" hebdo! il n'y a que les cadres sans imagination pour acheter un tel

Waterloo éditorial!

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:01

Il y a une expression qui m'amuse et m'agace en même temps. Lorsque l'on constate

la difficulté du moment ou l'âpreté des rapports humains il y a toujours quelqu'un pour

constater: "On n'est pas au pays des Bisounours".
Je ne connais pas ce fameux pays ni ses habitants mais ai dû voir, ici ou là, la

représentation de ces ours bleus tendance adoucissant textile.

 

Qu'est-ce à dire, "Nous ne sommes pas au pays des Bisounours"? est-ce un constat

définitif? est-ce un reproche? est-ce une sorte de regret, ce pays là étant un but à

atteindre?

 

Dans l'esprit (si j'ose dire) de ceux qui prononcent cette petite phrase gimmick* le

pays des Bisounours est le contraire de notre monde.
La guerre n'y existe pas, les rapports humains sont pacifiés, la nature est douce et

accueillante, les éléments y sont calmes et tranquilles, bref c'est un peu le

Bouddhisme tel qu'on se l'imagine en Occident.

 

La mièvrerie en moins, les feuilles de lotus en plus.

 

J'ai lu le livre de Matthieu Ricard "Plaidoyer pour l'altruisme" (La force de la

bienveillance) et y ai lu une remise à plat de notre civilisation telle qu'elle est à la

date d'aujourd'hui. Du massacre quotidien d'animaux réduits à l'état d'objets de

consommation à nos gaspillages, des génocides passés à ceux qui se perpétuent

en ce moment, des idéologies aux religions.
Inutile de dire qu'étayés, décrits dans leur processus et décortiqués jusqu'à la

dernière de leurs conséquences nos agissements sont très éloignés du pays des ours

bleus des dessins animés pour enfants.

 

original.jpg

 

On peut diverger avec les solutions philosophiques ou conceptuelles que propose

Matthieu Ricard et même s'agacer de son optimisme mais le constat est là, froid

comme un rapport de police et hélas impitoyablement vrai.

 

Sans tomber dans la béatitude et les faux semblants vouloir et pouvoir améliorer

la condition humaine en sauvegardant la planète sur laquelle elle se trouve me

paraissent être de justes combats.

Les "armes" que l'auteur propose (l'altruisme, la bienveillance) sont certes moins

efficaces et moins bruyantes que les Kalachnikovs mais qui sait... sur la longueur

elles feront peut être la différence?

 

...Et la méditation ne peut pas faire de mal. A tout le moins.

 

* Cf mon post d'hier sur les "gimmicks de Frédéric Pommier".

 

 

 

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 06:56

Quand j'étais adolescent et que l'appartement de mes parents était déserté de mes 4 frères

et soeurs (ça n'arrivait pas souvent) je mettais la musique très fort et j'avais un plaisir fou à

l'écouter ainsi.
D'ailleurs sur les pochettes des vinyls était souvent inscrit l'expression: "play loud".

 

Les voisins n'appréciaient guère et certains s'étaient plaints.

 

Maintenant qu'enfin je suis chez moi, que mes enfants (et leur musique) sont partis et que

mon ex-femme n'est plus là pour renâcler sur mes goûts, le volume du son et la fréquence de

diffusion de certains albums ou titres, j'écoute de l'opéra comme j'aime l'entendre: fort.

Personne ne s'est jamais plaint mais je redoute toujours le moment où quelqu'un le fera.

 

Je crains d'être assez peu gracieux avec l'importun.

Lorsque j'habitais chez mes parents à Paris nous avions, dans l'appartement au-dessus du

nôtre une cantatrice qui répétait au piano des heures entières.
N'étant pas amateur de cette musique à l'époque, j'avais une fois où j'étais lassé de

l'entendre faire ses gammes, frappé au plafond avec un manche à balais.

Elle m'avait fait savoir que ce geste l'avait tellement émue négativement qu'elle en avait

pleuré.

C'est une des vilennies que j'ai faite que je ne me suis jamais pardonnée...

 

Autre chose. J'adore les "Gimmicks de Frédéric Pommier" sur France Inter dans l'émission

de Pascale Clarck "Comme on nous parle".
Ce Pommier a un talent dingue. Il est pince sans rire et sait comme personne dénoncer en

riant les travers journalistiques, les modes, les ringardises et les âneries branchées du

moment.
J'adore lorsqu'on entend à la suite les uns des autres ces tics de langage ou ces formules

toutes faites qu'utilisent tous les chroniqueurs à un moment donné: "Sauver le soldat",

"Guerre des chefs", "A titre personnel" et, ce matin, "la signature vocale".
Il est fin, cultivé, drôle et modeste.

...Qu'il ait un nom d'arbre fruitier, lui aussi, est une pure coïncidence!

 

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 07:06

Jean François Copé, qui possède des parts dans un cabinet d'avocat très lucratif, qui a été ami avec des personnes aussi remarquables que Ziad Takkiedine (personne n'a oublié sa photo dans la piscine d'icelui ni celle des pas de danse avec leurs femmes respectives), qui a triché -et ça s'est vu, ça se sait, ça ne se discute pas- dans la compétition avec François Fillon pour prendre la tête de l'UMP, qui a dit en public que ceux qui gagnaient moins de 5000 euros étaient des minables donne des leçons!

Oui, cet homme totalement dévoyé et déconsidéré, qui est avec Sarkozy responsable de la rupture du barrage autrefois infranchissable entre la droite et l'extrême droite a une morale!

Personnellement sa morale je la lui laisse et je préfère encore vivre "à poil" (Copé s'est indigné d'un livre recommandé aux professeurs de deux régions et qui porte ce titre) qu'avec des politiciens culottés comme lui! 

 

CopeTakieddine.jpg

 

Dans le "Monde Magazine" je lis au détours d'un portrait de la pénible Dominique Voynet: "Elle était d'une autre culture, pas bourgeoise. Apprenant que Bernard Kouchner possédait une maison en Corse, elle pouvait lui demander: "Tu me la prêtes?". Et lui de lui donner les tarifs de la location.

Chaque fois qu'on parle de Kouchner ou d'Ockrent c'est pour apprendre un trait déplaisant de leurs personnalités et de leur façon de vivre.

 

PS: la musique indienne produit des sons et des harmonies inconnues dans la musique occidentale. les accords y sont souvent différents et l'impression que l'on ressent, en l'écoutant est qu'on est en face de quelque chose de puissant, de profond et de tout simplement beau.

il faut passer outre nos automatismes culturels et dépasser la caricature. Ensuite c'est le bonheur.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 06:25

En hiver il pleut et le niveau des eaux monte. Depuis que le monde est monde c'est ainsi.
Les fleuves, les rivières, les cours d'eau passent de la crue d'hiver à l'assèchement d'été.

 

Comme il est normal qu'aux grandes marées la mer se déchaîne et que ses vagues soient

plus importantes qu'au calme de l'été.

 

Je ne comprendrais jamais qu'on passe des heures à s'en étonner. Qu'on interroge des

riverains des cours d'eau en crue et qu'on les filme en train de se protéger en maugréant

contre les éléments.

On les entend se plaindre de ce que c'est la quatrième fois en cinq ans que la rivière ou

le fleuve déborde ou que la mer est déchaînée.

Les marins pêcheurs ne peuvent sortir en mer et leur économie, déjà sinistrée, court

à la catastrophe. Qui est responsable des crues ou des tempêtes? pourquoi tous nous

agressent-ils en nous prenant à témoin?

Qu'y pouvons-nous? en quoi est-ce une information? quel est le but de ce catastrophisme

ridicule avec intervention dramatisée de la préposée à la météo au milieu du journal

qui vient nous dire ce qu'on sait déjà: en hiver il neige et il pleut et les rivières sortent

de leur lit.

Je me demande ce que doit être une conférence de rédaction ces jours-ci et aimerais

savoir ce que pensent de nous les responsables pour nous infliger sur les radios comme

à la télévision ces longs moments d'information à 0% de valeur ajoutée.

 

 

NB: passionnante en tous points cette relance de l'affaire du viol de la belle fille

de Woody Allen par elle-même. On s'aperçoit que, outre le tropisme absolu qui fait

que l'immense majorité des journalistes et des gens du spectacle soutient le

réalisateur, elle bouscule des enjeux financiers considérables. Le journal "Elle"

("Cate Blanchett sublime en Givenchy") dit ainsi que l'actrice du dernier film du

cinéaste à tête de clown triste faisait campagne pour "son" oscar et que, du fait de

la polémique, elle risquait de ne pas l'obtenir (comprendre: "les Oscars étaient

quasiment promis à Woody Allen et cette vilaine histoire risque d'empêcher cette

consécration. Le monde de l'argent, du spectacle et de la presse n'aime pas que

ses vitrines soient sales.....)

Qui pour s'indigner des viols? personne ou presque!

L'acteur Alec Baldwin qui joue dans "Blue Jasmine", le dernier film du metteur en

scène adoré des intellos va jusqu'à insulter la jeune victime après avoir nié qu'elle

ait pu être abusée par Allen. quel talent!

J'espère que Cate Blanchett, la nouvelle idole de la presse (après Helen Mirren)

ne sera pas obligée de revendre la robe Givenchy dans laquelle elle est si

"sublime"!!

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 13:07

Ah si seulement tout le monde pouvait avoir ma mémoire... La presse, les hommes politiques et

même certains historiens auraient beaucoup plus de mal à réécrire les évènements pour qu'ils

entrent dans leurs intérêts du moment.

 

En 1983 François Mitterrand était à l'Elysée depuis 2 ans. Pierre Mauroy était à Matignon et

faisait une politique coûteuse et improductive pour plaire "au peuple de gauche".
On nationalisait des coucous et on donnait quatre ministères à des communistes de stricte

obédience tels Marcel Rigout et Charles Fiterman. On vantait Castro et on rejetait les
opposants dans l'enfer du "fascisme".

 

Cette politique plus idéologique que pragmatique ne tenait pas compte des réalités économiques

du pays et du monde et laissait la France bien seule. (Au même moment Thatcher et Reagan

faisaient la politique inverse).  
Malgré les incantations et un certain volontarisme elle ne donnait pas des résultats probants et

Pierre Mauroy avait dit qu'il n'y avait aucun plan de rigueur décidé pour après les élections

municipales de 1983. D'ailleurs il "voyait tous les clignotants au vert".

Les élections eurent lieu les 6 et 13 mars, le "plan de rigueur" date du 22.Mauroy était sans doute

daltonien et confondait vert et rouge vif.

 

 

Les Municipales furent catastrophiques  pour la majorité présidentielle au 1er tour et guère

meilleures au second mais le tintamarre médiatique et les "éléments de langage" venus de

l'Elysée parvinrent à faire croire que le second tour avait effacé le premier parce que Marseille

était restée à gauche et quelques symboles aussi.

 

"Le Monde", à l'époque favorable au gouvernement, fut un des principaux organes de presse à

opérer ce tour de passe-passe: faire d'une défaite en deux tours une semi-victoire.

 

A cette époque les socialistes étaient sectaires et ne supportaient pas la contradiction. Je 

n'acceptais pas qu'ils se placent dans le camp du "bien" et rejettent tous ceux qui ne les

approuvaient pas inconditionnellement dans le clan de la réaction voire des "factieux".

 

...Aujourd'hui, j'ai acheté "le Monde" daté du 8 février 2014 et contenant un dossier sur les 

futures Municipales de mars.
A ma surprise j'y lis que les élections de 83 furent une "défaite sans appel" pour la gauche. 

 

Je n'avais donc pas rêvé!!!!et ma mémoire fonctionne encore très bien! c'est une bonne

nouvelle.

 

Illustré par les malheurs de "Libération" le marasme de la presse Française n'est pas près de

s'achever. Entre "le Figaro" qui est la "Pravda" libérale et "Le Monde" qui, sous couvert

d'objectivité, cherche toujours à se rassurer sur ses options le lecteur n'est pas la personne

qu'elle cherche à informer. Le publicitaire et l'actionnaire passent avant lui.

 

 

NB: J'avais raison de voir en cette vieille gaufre de Labro l'avant-garde des armées de la presse:

presque tous prennent fait et cause pour Woody Allen contre sa fille adoptive qui l'accuse de

l'avoir violée quand elle était enfant.
Ce n'est jamais ouvertement dit mais on loue à satiété le talent, le génie, la filmographie

et la civilité du cinéaste, comme pour dire qu'entre le violeur et la violée on  a choisi de

soutenir le premier.

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 13:03

Une fois encore, comme pour les précédents de Roman Polanski, Michael Jackson,

et Dominique Strauss-Kahn je constate les mêmes articles faux-cul qui essaient de

salir l'accusatrice et de nier les faits parce qu'ils auraient été commis par un génie.

En quelque sorte le talent de ces messieurs excuserait leurs pédophilie ou leurs

hypersexualité.

C'est en tous cas la tendance lourde des quelques articles que j'ai lus sur la deuxième

accusation de viols faite par Dylan Farrow contre Woody Allen, son père adoptif.

Faux-cul absolu Philippe Labro, dans le gratuit  "Direct matin" arrange les choses de

telles façons que c'est le témoignage qui est douteux. Ne parle t'il pas des

"confessions" de la jeune femme? quelqu'un qui se confesse est ou se sent coupable.
Les mots ne sont pas innocents.
Il dresse la liste des dons du cinéaste qui, comme Polanski, décrit tellement bien les

détours de l'âme humaine qu'il ne peut être ce satyre qui viole des gamines...

Pourtant l'épouse actuelle d'Allen n'est-elle pas la fille adoptive de Mia Farrow qui a

précisemment divorcé pour cette raison?

 

Mais arrêtons là. Dans le monde merveilleux de Labro et de ses amis un "génie" a

heureusement les moyens financiers de stopper les poursuites (Jackson), de fuir

à l'étranger (Polanski) ou d'être bruyamment défendu par ses amis hauts-placés.


Notre ami Woody présidera le festival de Cannes l'an prochain et cette salope de

fille qui voulait le salir finira dans un HP ou suicidée.

Ouf... oublions ces saletés. Vive Woody.

 

PS: C'est entendu Poutine ce n'est pas la démocratie. Mais au  fait... La Russie des Tsars

c'était la démocratie? et l'URSS de Staline? et celle de Brejnev? et même celle de

Eltsine? alors c'est vrai Poutine est un despote. Peut être même un tyran.
...Bref. il y a d'autres choses à reprocher à la Russie que ses lois sur "la propagande

homosexuelle"!!!! L'absence d'Hollande n'a pas dû géner grand monde, ceci dit en passant.

 

 

 

 

 

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