Pendant toute l'année 2013 j'ai subi, par ricochet, les lourds travaux de la prolongation de la ligne du tramway Toulousain entre les Arènes et le Palais de justice.
Françoise habite sur le parcours du Tram, juste à proximité d'une station. Inutile de dire que les travaux en cycle urbain sont particulièrement longs et... bruyants.
Depuis un peu plus de 6 mois et à cadence régulière les rames circulent et leur beauté et le caractère pratique de ce transport en commun de surface a fait oublier (presque) tous les désagréments de l'installation de la ligne.
Parmi les points positifs la régularité, le confort, la beauté des rames, les arbres plantés sur le parcours mais aussi les ouvrages d'art et la réfection/modernisation de certaines places ou avenues que le Tram emprunte.
Le manque dramatique de places de stationnement (places détruites par l'installation des voies ferrées), la suppression de voies de circulation automobile et les embouteillages monstrueux que cela crée à certaines heures sont les inconvénients les plus notoires.
J'ajouterais, pour les initiés, que la toute récente beauté de la Place du Fer à Cheval est hélas contrebalancée par la folie furieuse des feux rouges non coordonnés et installés de manière anarchique par un émule toulousain du Khmer vert parisien Denis Baupin. Certains vendredi soirs il faut plus de 20 minutes pour la traverser...
Je pensais en avoir terminé avec les travaux du tramway mais le bureau qui m'a été affecté se trouve sur le chantier de la ligne «Envol», une extension qui reliera enfin l'aéroport de Blagnac avec le centre ville.
Il se construit sous mes fenêtres et lorsque je m'arrête quelques instants pour respirer et souffler je regarde la progression des travaux.
Contrairement au centre ville Toulousain il n'y a que peu d'obstacles, pas de canalisations ou d'égouts à détourner et ils avancent vite, très vite.
Ils me rappellent mes jeux de construction d'autrefois, cubes ou Lego. Station, caténaire, passages à niveau, feux de circulation... le décor prend un peu plus forme tous les jours.
A force de les observer je connais les ouvriers et leurs façons de travailler. Je vois d'en haut celui qui traînasse comme celui qui fait du zéle.
Les travaux avancent réellement très vite et seuls les orages de ces derniers jours pourraient ralentir leur rythme de progression.
La station «Daurat» est presque achevée et on voit que chaque élément bénéficie de l'expérience passée. Tout se pose et s'imbrique bien.
Parfois j'entendrais presque, avec 8 mois d'avance, le tramway arriver en xlaxonnant l'imprudent
resté sur les rails.
