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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 07:17

Habiter Paris est parfois une bénédiction. En ce moment j'envie les "têtes de chien" qui peuvent aller au Musée Chirac du Quai Branly, musée des Arts Premiers et de la Corrèze réunis pour visiter l'exposition sur les "Tatouages - Tatoués" qui, je le pense sincèrement, doit être intéressante.
La vogue actuelle, que dis-je, la folie des tatouages est révélatrice d'un panurgisme phénoménal et aussi d'un mauvais goût contagieux mais, en soi, le fait de se faire tatouer n'est ni anodin ni inintéressant.

On se rémémore tous ces tatouages tribaux qui inquiétaient les coloniaux, les tatouages des mauvais garçons et des bagnards et même la "collection" d'Ilse Koch, la "chienne de Buchenwald" qui sélectionnaient les plus beaux en désignant à la mort ceux qui les transportaient.

Même la fiction s'est intéressée à cet art et il suffit de se rappeler le mauvais duel Gabin/de Funès dont l'idée de départ était bonne mais qui n'allait nulle part.
Si j'étais à portée de bus, de taxi ou de métro j'irais voir cette exposition qui, à coup sur doit être spectaculaire et intéressante.

Les "têtes de veau" ont, dans un même mouvement, la chance de pouvoir se rendre au Grand Palais voir l'exposition de Nikki de Saint Phalle.

Comme toujours (ou presque) dès qu'il est question d'art moderne et d'artiste contemporain le pire côtoie le meilleur dans ses oeuvres.
Mais la personnalité et l'imagination qui étaient les siennes se retrouvent dans les sculptures, toiles etc. que le Grand palais a réunis dans une rétrospective qu'un parisien ou une parisienne de goût ne saurait négliger.


Vraiment (soupir), parfois je regrette de n'être plus Parisien

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 18:26

Il y a une engeance dont l'unique raison d'être est de nous pourrir la vie.
Il s'agit des "communiquants". je ne parle même pas des pubeux dont le métier est à peu de choses aussi inepte mais de ceux qui sont payés, en gros, pour nous faire accepter l'inacceptable, pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes et, en fin de compte, pour abuser l'opinion.

 

Guillaume Erner en recevait un ce matin dans son émission "Service public" et, en 4 minutes chrono, le bougre a montré l'étendue de son cynisme, la malfaisance de sa parole et l'étendue de sa capacité à nuire.
Ils parlaient, Erner et lui, de ces manifestations qui réclamaient le droit de travailler le dimanche en refusant de reconnaître:

- qu'elles étaient clairsemées mais filmées par des médias "amis" pour donner l'illusion de foule

- que les mots d'ordre étaient des éléments de langage appris par les meneurs, sans doute stipendiés

- que les clients des communiquants (2 grandes surfaces de bricolage) étaient à l'origine du mouvement

- que le but recherché était d'habituer, petit à petit, l'opinion à l'idée que travailler le dimanche est une bonne chose

- que le résultat était absolument ce qu'ils attendaient; on parle du travail dominical et on en a fait quelque chose de positif et de moderne. En tous cas le rejet initial a du plomb dans l'aile.

- que les communiquants et leurs mandataires (Leroy merlin et son concurrent) n'en resteraient pas là.

Il suffit de voir que ce lundi 22 septembre Manuel Valls a annoncé un "assouplissement" de la loi sur le travail dominical à Angela Merkel dans son plan de retour aux 3% de déficit pour comprendre que ces véritables démolisseurs que sont les "communiquants"  ont un mépris total du code du travail, des traditions, du repos des salariés, qu'ils ont des relais partout (médiatiques, politiques) et que, pour donner des dividendes aux actionnaires de leurs groupes, ils fourgueraient le travail des enfants, le retour au bagne ou à la peine de mort si des clients le leur demandaient. Comme on dit ce n'est pas la morale qui les étouffe.

De toute manière eux travaillent 2 jours par semaine, dans les avions et les grands hôtels et ils ignorent absolument tout ce qui fait de la vie des gens qu'ils sont chargés d'abrutir un peu plus.

 

Réfléchissons 30 secondes. L'occasion d'aller pousser un caddie au milieu de zombies, euh, de consommateurs manque t'elle aux foules acheteuses? acheter 3 clous et deux planches le week end est-ce un but dans la vie? les propriétaires de Leroy Merlin manquent-ils de liquidités de manière criante?

Comment les familles monoparentales, nombreuses, feront quand le travail du dimanche sera étendu, sans compensation financière, à l'ensemble des secteurs économiques (car c'est là le vrai projet de ces clowns tristes)?

 

Tout ceci est lamentable et prouve que notre époque a recyclé les "collabos" des années de guerre: ces communiquants au service d'un capital moloch insatiable et inhumain en sont les dignes descendants.

Je ne suis pas certain que, s'ils en avaient la possibilité, ils ne tortureraient pas un peu ceux qui, par un reste de conscience, refusent de consacrer leur existence au commerce, aux achats, à la marchandise et, en fin de compte, au néant.

 

 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 06:57

Je redis ici la lassitude extrême qui m'envahit en entendant plus de vingt fois par jour le mot "décryptage" employé par les médias à propos des médias.

Le retour de sarkozy (il était parti?) le décryptage de la rédaction.
La conférence de presse du Président Hollande, le décryptage du journal de 13H00

Le vote négatif des Ecossais, le décryptage du 7/9 de France Inter.

Mais bon sang, tas de veaux, pour qui nous prenez-vous? nous pensez-vous si stupides qu'il faille nous mâcher le travail et décortiquer l'information derrière l'information à notre place?

Croyez vous un instant qu'il nous échappe que, cerné de toutes parts par les affaires l'ex-Président Sarkozy espère temporiser en ayant des responsabilités qui le rendront moins vulnérable? Est-ce là le "décryptage" que vous nous

promettez?

Avons nous réellement besoin de décryptage lorsque l'Ukraine et Poutine ont subitement disparu des actualités?

 

En général le synomyme exact de décryptage (à l'exception notoire du site "Arrêt sur image" qui fait çela consciencieusement depuis des années et a payé le prix fort son professionnalisme) est "enfumage".
Sous couvert d'expliquer on commente, en voulant éclairer on influence.
C'est vieux comme l'imprimerie et ça marche toujours.
Quand une radio confie l'information de la tranche horaire de 18H à un animateur inculte et partisan (Europe-1, Marc-Olivier Fogiel), quand une télévision confie depuis mille ans le journal à un étouffeur militant (TF1, Jean-Pierre Pernaut) et quand leurs concurrents s'alignent on ne peut pas parler de décryptage.
Ce mot est un cache-sexe pour d'autres pratiques nettement moins nobles.
Tous, je dis bien tous, se sont donnés le mot cette année: ils font du décryptage. Même les amuseurs pas drôles Ruquier et Hanouna décryptent. Si ça se trouve même Pujadas décrypte!
Personnellement je les laisse décrypter en rond et esaie de les entendre le moins possible.
Sarkozy qu'ils adoraient haïr en saison 1 est devenu le héros de la saison 4. C'est le même, entouré des mêmes et animé de la même pulsion narcissique. Pas besoin de décryptage pour voir là ce que le Marquis de Sade appelait "le bonheur dans l'esclavage".

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:37

 

Un des plus monstrueux acte humain qui jadis et sous certaines latitudes fut endémique a complètement disparu: le cannibalisme.

Il arrive qu'un fait divers rappelle cette effroyable conduite mais, presque toujours sinon à chaque fois, elle implique des personnes aux esprits en déroute.

L'anthropophagie a complètement disparu des comportements humains et il faut des catastrophes comme celle de la Cordillère des Andes en 1972 ou l'effroyable famine organisée sciemment en Ukraine (1922), en Chine (1958) ou au Cambodge (1975) par les dirigeants communistes pour la voir réapparaître sporadiquement.

(NB: Quand on me parle de la pureté originelle de l'idée communiste au départ.......)


Depuis tout jeune je suis à la fois horrifié et fasciné par cette pratique ancestrale et répugnante et me souviens avec frissons et délice de la scène du «festin» sur la plage dans «Robinson Crusoë» de Daniel Defoe que j'ai lu à cette époque.

 

Un temps, avant que les progrès des effets spéciaux leur donnent un réalisme qui les fait se prendre au sérieux, les films de morts-vivants m'ont intéressés pour cette dimension sous-jacente.

 

Récemment, au marché aux livres du dimanche matin Place St Aubin j'ai rencontré Michel, un ami d'Alain que j'ai vu à plusieurs reprises et avec qui j'avais passé la soirée du nouvel An cette année.
Un homme avec qui j'ai peu parlé mais qui m'a semblé intéressant et dense.
Nous avons échangé quelques timides politesses et il m'a dit qu'il avait vu un livre qu'il avait beaucoup apprécié. Sans me connaître il m'a dit que «La Route» de Cormac McCarthy (Points) était un livre qui me plairait.


Devant tant de certitude et n'ayant rien à perdre j'ai fait l'acquisition dudit livre et l'ai glissé, in extremis, dans le sac que j'emmenais à Lyon pour un voyage de travail.

C'est un livre étonnant qui, effectivement, m'a plu tout de suite. Il y a là un climat, une atmosphère, une peur et une angoisse diffuse qui prend aux tripes et ne vous laisse jamais.
Il y est question, de ci de là de cannibalisme et cette menace rend le livre encore plus malsain.

C'est de l'anticipation, de la science fiction, un récit au bout de l'épouvante mais c'est le genre de romans qu'on n'oublie pas.

Les images qu'il suscite restent dans la mémoire et on n'a pas -je n'ai pas- envie qu'il soit porté à l'écran où il s'affadirait fatalement.

 

 

J'ai hâte de rencontrer à nouveau Michel


 

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 06:37

Tout récemment Antoine de Caunes a dû faire des excuses publiques sur Canal +, chaîne sur laquelle il anime une émission depuis des mois et dans l'exercice duquel il a perdu l'essentiel de ce qui faisait son charme. Ces excuse, cette contrition même, c'est le magazine "Marianne" qui me l'a appris, venait de ce qu'il avait "insulté" les gens qui jouaient aux jeux électroniques de manière un peu trop exclusive en les traitant peu ou prou d'imbéciles. .

De Caunes, inconscience ou sacrilège? a oublié, l'espace d'un instant, que le public de Canal + en général et du "Grand journal" en particulier est constitué de buses au cerveau atrophié qui ricanent à des vannes de marionnettes, qui s'éclatent à voir une fille, préposée à la météo, qui remplace l'avancement en couchant avec un producteur de cinéma par l'arrivée au cinéma parce qu'elle s'est abaissée jusqu'à l'humiliation, qui écoutent des chroniques faites par des petits marquis dont les connaissances sont inversement proportionnelles à leur fiche de paie, un monde, enfin, factice et entièrement façonné par des créatifs de pub et des journaleux pré-prostatiques qui restent dans l'ombre.

 

Sa faute, car faute il y a (ne s'est-il pas excusé en public?) consiste à avoir montré qu'il n'a qu'un respect limité pour des adultes qui passent plus de temps sur "Candy crush" que sur Diderot, sur Lana del Rey que sur Beethoven, sur Jeff Koons que sur le Tintoret et sur Canal+ qu'au musée Guggenheim.

 

Les marchands de jeux ont dû fulminer et se plaindre à Rodolphe Belmer et peut-être même à Bertrand Méheut pour se plaindre d'une telle indélicatesse.

Belmer qui vient de la lessive et de la grande distribution (!) a réagi comme lorsqu'on critique le Coca Cola avec prénoms ou le yaourt aux airelles et pois chiches. "ça ne se fait pas", "C'est inadmissible", "on va perdre des parts de marché".... Il ne plaisante pas Rodolphe. Et Bertrand encore moins.

Et Antoine de Caunes, que j'adorais du temps des "Enfants du rock" et de "Rapido" de s'éxécuter.

Il est vrai que s'il veut continuer, malgré ses 60 ans passés, à vivre avec des actrices ou journalistes plus jeunes et exigeantes financièrement, voire des "top-modèles" il faut qu'il conserve sa place sur la chaîne cryptée.

C'est tout le mal que je lui souhaite. 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 07:08

Récemment nopus avons rencontré une jeune Coréenne du Sud qui suit des cours de Français à Toulouse et était complètement perdue un dimanche soir, peu après son arrivée.
Saint-Bernard moins le tonnelet de rhum, Françoise l'a prise sous son aile et l'a aidée à amortir le choc des civilisations.

Nous lui avons présenté ma fille, l'avons invitée à dîner (un épisode hilarant: Yeong goûtant le roquefort...) et l'avons accompagnée dans sa découverte de notre merveilleuse civilisation européenne.

Ce qui m'a le plus surpris (et navré) c'est qu'une des rares choses qu'elle connaisse de notre culture hexagonale est cette outre gonflée de vide que fut François Truffaut.

 

 

Ce type exécrable qui a descendu toute la génération de réalisateurs qui le précédait pour prendre leur place avec des films qui ne leur arrivaient pas à la cheville a, en effet et selon moi, réalisé les films les plus discutables du cinéma Français.Je l'ai déjà dit, j'y reviens.

Hormis "La peau douce" et quelques passages de "la nuit américaine" son oeuvre ne contient que des navets mal joués au scénario plus mince qu'une lame de rasoir.

J'aime bien aussi certains passages de "la sirène du Mississipi". Normal, il disait lui-même qu'il l'avait "raté"!

 

Je n'ai jamais compris le succès posthume et planétaire qui est le sien. Il est révéré comme un grand homme, cinéaste généreux et auréolé de succès alors que sa filmographie contient -toujours selon moi- des films affreusement conventionnels, aux dialogues improbables et à la réalisation d'une banalité phénoménale. Cette filmographie qui va de "tirez sur le pianiste" à "la chambre verte" en passant par l'insupportable série de films avec jean-pierre Léaud (l'un des pires acteurs français) aux  nanars célébrés "la mariée était en noir" , "Jules et Jim" quand ils n'étaient pas multi-césarisés comme "le dernier métro" ne mérite assurément pas les honneurs, études, rétrospectives et rééditions qui lui sont prodigués sans cesse.

 

En fait je crois avoir compris dès le départ ce qui faisait que ce pâle tâcheron du 7ème art était considéré comme un maître partout où l'on se targue de faire ou de parler du cinéma: un complexe mais efficace mélange de terrorisme politico-culturel et une sensibilité "féminine" qui fait que les femmes se pâment devant les situations imaginées par cette vieille Truffe.
Je m'explique. dans un de ses impossibles navetons dont j'ai oublié jusqu'au titre, Léaud a glissé des petits mots doux dans des tulipes qu'il offre à la fille qu'il désire. Ces petits mots tombent des fleurs lorsque celles ci s'ouvrent... J'avais une amie qui se serait donnée séance tenante à un homme qui aurait eu de telles attentions sottes et fausses.

Le monsieur qui avait épousé dans la très haute bourgeoisie était un "tigre de papier", un stalinien de comportement mais qui n'avait pas besoin de jouer les Aragon...


A l'étranger je m'explique moins le succès du bonhomme. Je suis resté perplexe quand cette jeune Coréenne m'a cité "Trouf-Fo" comme la quintessence du cinéma français... Je n'ai pas osé lui dire tout le mal que je pense de ce tocard aux films pénibles et creux.

Mais comme elle a pris un abonnement à la cinémathèque j'espère qu'elle va voir des vrais films et comprendre que Truffaut c'est de la daube.
Notez que j'ai de la chance: elle n'a pas cité Lelouch. Là elle faisait un plongeon forcé dans la Garonne et moi la une des journaux!

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 06:54

Je n'ai pas toujours pris conscience de l'importance qu'ont eues certaines personnes dans la formation de mon caractère et dans la constitution de ma pensée.
Il y a des personnes de mon entourage qui ont eu une importance considérable et il y a des personnalités extérieures, des "people" comme on dit maintenant en rangeant sous le même mot anglais aussi bien John Eliot Gardiner que Jean-Pierre Pernaut et Agnès Varda que Nabilla qui en ont eu une autre.
En marchant vers le Fer à Cheval ce matin j'essayais de me remémorer les paroles de la chanson de Jacques Brel "Rosa" et sur les enfants qui "ont la chance d'apprendre dès leur enfance tout ce qui ne leur servira pas". Brel, voilà un homme dont les chansons ont eu une grande influence sur moi.
D'instinct je n'aimais pas son côté masochiste dans sa relation avec les femmes (Madeleine, Mathilde, ne me quitte pas, la Fanette...) mais pour le reste ses textes révélaient un monde très différend de ce qu'on m'en disait.
Plus dur, plus cruel, plus absurde aussi.

J'aimais les images qu'il faisait naître dans certaines chansons ("Je suis un soir d'été", "Regarde bien petit", "à mon dernier repas"...) et aussi les inventions de langage qu'il se permettait ("Bruxelles bruxellait", ""rond de famille") et son goût pour des trouvailles ("une maison avec des tas de fenêtres et presque pas de murs",

"Madeleine c'est mon Horizon , mon Amérique à moi", "les timides" qui ont "une valise dans chaque main"). 

Comme d'autres avant lui, Brel était capable du meilleur et du pire: son oeuvre n'est pas exempte de scories

(Les Jardins du Casino", "La la la", "Le cheval", "Knokke le Zoute tango", "Vesoul") mais elles côtoient de si belles choses qu'on ne s'y arrête pas.
L'homme, on le sait maintenant, n'était pas particulièrement sympathique mais il a laissé une oeuvre qui n'a pas de rivale ni avant, ni pendant ni après.
Ceux qui parlent d'Aznavour ou même de Stromae en les comparant au créateur de "Jef" sont des guignols et des gens pas sérieux.

Brel est mort il y a si longtemps, son oeuvre est si connue et, il faut le dire, ses musiques ont tant vieilli que ce n'est plus un plaisir de l'entendre désormais.

Comme les films qui lui sont contemporains nous paraissent infiniment lents les chansons de Brel nous paraissent datées et "plus d'actualité".

C'est un fait, les sentiments qu'il exprimait restent valables mais pas les termes qu'il employait.

Il en va de même pour beaucoup d'arts de l'époque d'après guerre: le cinéma des années 50-60, la peinture des années 70, la musique des mêmes années (écoutez un titre de l'époque disco -"Could it be magic" par Donna Summer par exemple- vous verrez ce que je veux dire) et même la littérature.
François Mauriac est illisible de nos jours. On ne raisonne plus comme ses personnages on ne vit plus comme eux. (à l'exeception de ludovine de la Rochère mais c'est un cas!).

Et puis... comme pour tout le monde, jacques Brel c'est 3 chansons sur Nostalgie. Une oeuvre réduite à sa plus simple expression.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 07:12

Les lecteurs  de mes posts ne sont pourtant pas nombreux mais ils me disent que je publie trop peu et que la vacance du week end est limite-limite.
J'en suis flatté!

J'ai rendu compte, ici même, de la belle impression que j'ai ressentie en entendant Guillaume Galienne lire des pages de Ernest Hemingway à la radio cet été.
Pour moi le vieil Ernest était une fausse valeur (comme Kerouac...) et je n'ai jamais été tenté de lire quoi que ce soit de lui.
les passages de son célèbre "Le vieil homme et la mer", lus avec intelligence et talent m'ont fait changer d'avis. Je me suis dit que si je tombais sur un livre signé du bourlingueur alcoolisé je l'achèterais et le lirais. 

Le lendemain de l'émission, un samedi, il y avait les bouquinistes qui exposaient, comme tous les premiers week ends du mois sur les Allées François Verdier près du "Grand Rond", un des plus beaux et plus smarts quartiers de Toulouse. (loyers parisiens -15%)

"Mort dans l'après midi" était sur une table en collection Folio. Défraîchi mais pas trop. Je l'ai acheté et ai été conquis par la passion incroyable d'Hemingway pour la"vraie" corrida.

Une passion pareille je ne l'ai ressentie que pour une femme (Ch* C-Z*) et encore, j'étais plus lucide.
Des pages torrentielles sur une passe de cape, des réflexions philosophiques sur la faena.... cet homme, venant d'une civilisation toute récente et dont la culture est aussi neuve qu'inexistante s'est immergé dans des rites séculaires, des rapports animal/homme mais aussi hommes entre eux (la quadrilla et le torero) qui sont tellement complexes que le livre tombe parfois des mains.
Toreros mexicains, espagnols, picadores,  aucun de  ses contemporains n'échappe à un banc d'essai à la fois physique, moral et stylistique.

Chaque étape de la corrida, chaque geste, chaque seconde du combat est étudiée, disséquée et la course contre la mort du toro et de l'homme est autopsiée devant nous, nous faisant comprendre qu'il s'agit d'autre chose que ce qu'on en dit de nos jours.

Les passages sur la mort du toro, sur la façon de la donner, sur le pourquoi et le comment sont parmi les plus brillantes que j'aie jamais lues sur le sujet. Dire que j'aurais pu passer à côté!


Pour un peu il rallumait mon goût pour ces "cinco de las tarde" qu'ont, ce n'est pas un hasard, si bien dépeint Federico Garcia Lorca, Pablo Picasso et le vieil Ernest.

Merci Guillaume! grâce à toi je vais remonter de ma cave les livres sur la corrida que ma honte m'avait poussée à les y descendre.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:37

Les deux derniers présidents de la République sont des types masculins assez particulier.
Nicolas Sarkozy, du moins pour ses deux dernières épouses, a choisi des femmes très intéressées. Je veux dire qui aiment l'argent et sont insatiables dans ce domaine.
Cécilia venait d'une famille aisée et a toujours aimé l'argent. Son mariage avec Jacques Martin, son divorce chahuté puis son remariage avec Nicolas Sarkozy, son re-divorce puis son mariage avec Richard Attias ne disent pas le contraire. Ni les propos de l'Emir du Qatar qui soutient avoir payé les 3 millions d'€uros du divorce entre elle et Sarkozy.
Carla Bruni, elle, vient d'une richissime famille italienne et n'a eu besoin de personne pour gagner beaucoup d'argent. Enormément d'argent.On ne compte pas, que je sache, d'agent EDF ou de comptable dans la liste des hommes qui ont bénéficié de ses faveurs en CDD.
Le seul point commun autre que le fric qui lie ces deux femmes est l'influence qu'elles ont exercé ou exercent sur lui. A travers ce qu'on nous a dit, ce qu'on a lu ou vu il apparaît qu'en amour Nicolas Sarkozy est dominé par des femmes à très forte personnalité. L'épisode du sms "si tu reviens j'annule tout" est peut être inventé, le simple fait qu'on l'ait tous cru non seulement possible mais vrai laisse à ce portrait une certaine crédibilité.

La femme aux cent amants célèbres a suivi Cécilia qui quittait le Président pour un autre homme après avoir quitté un célèbre animateur de télévision pour lui. Pas vraiment l'homme fort et sur de lui qu'on voyait dans d'autres occasions.

 

Son successeur, doté d'un physique passe-partout et ne brillant pas par un charme évident semblait l'homme d'une seule femme (et quelle femme!). Nous sommes tombés de l'armoire lorsque Ségolène Royal nous a appris que leur couple n'existait plus et de la chaise lorsqu'on a su que Valérie Triewieler le disputait à Julie Gayet.
Le pouvoir, ça vous change un homme et ça le rend sans doute plus attrayant aux yeux de certaines.

Tout a été dit sur le caractère tendance dynamite de Ségolène Royale. Il n'est pas besoin de revenir sur certains épisodes où on la vit, vraie guerrière au tempérament bouillant.
Par contraste "pépère" (comme l'appellent entre eux ses officiers de sécurité) paraissait plus doux à défaut de normal.

L'hallucinant épisode du tweet de soutien à l'adversaire électoral de Ségolène par Valérie a inauguré en fanfare le quinquennat et a annoncé, en quelque sorte, le livre-bombe de la mi-mandat.
Entre temps, il est vrai, Valérie Triewieler s'est rendue impopulaire et a été salement répudiée tandis que le Président draguait en scooter...

 

Deux présidents qui aiment les femmes au caractère bien trempé (façon lame d'épées) qui les dominent et leur rendent la vie impossible... Sans doute faut-il payer la réussite indéniable d'arriver au sommet d'un pays de quelques avanies.
Eux se les sont choisies!

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 06:58

 

Hier matin, dans les embouteillages retrouvés de Toulouse, j'écoutais distraitement Bernard Guetta sur France Inter lister les «six conséquences» d'un vote en faveur de l'indépendance de l'Ecosse la semaine prochaine.

Je connais de l'Ecosse ce que j'en ai vu pendant les dix jours très agréables que j'y ai passés l'année dernière pendant le mois d'août. Autant dire rien.
Glasgow et Edinbourg m'ont plu (surtout Edinbourg), la campagne écossaise est magnifique, les habitants que j'ai croisés ont été plutôt accueillants et, hormis un coût de la vie élevé, j'ai beaucoup apprécié le périple touristique que j'ai effectué dans cette belle province.

Je ne me sens aucunement qualifié pour émettre une opinion sur l'indépendance de l'Ecosse et sur les conséquences d'un «oui» pour le Royaume Uni, l'Europe etc.

D'ailleurs, en y réfléchissant bien, je me demande (parfois) pourquoi je devrais avoir une opinion sur l'Ukraine, la Libye, le Mali, le pacte de solidarité, le cinéma comique Français, la recrudescence des cancers dans les pays civilisés ou la tenue de route de la dernière Honda. Sans oublier l'état de santé de Michael Schumacher ou le bracelet électronique de Jérôme Kerviel.

Etre informé est une nécessité, l'être tout le temps sur tout ne l'est pas.

A quoi cela me sert-il d'apprendre en direct qu'on a -ou pas- retrouvé la boîte noire d'un avion qui s'est écrasé? La présence de victimes françaises parmi les passagers est-elle indispensable à connaître?

Je tiens pour une perte de temps, une diversion même, le fait d'être ainsi, en permanence, informé de faits qui me dépassent et dont la connaissance ne m'apporte rien.

Pire, je pense que notre mauvaise humeur de citoyen trouve peut-être ses origines dans cette bouillie médiatique à laquelle on n'échappe pas ou très difficilement.
La litanie quotidienne de faits douloureux, de catastrophes et d'événements compliqués, bref tout ce qui fait notre information participe de cette démoralisation dont on voit si bien les conséquences.
Je ne dis pas qu'il faut ignorer ce qui se passe sur cette planète et que les agissements de Poutine en Ukraine doivent nous être épargnés. Je dis que trop de journaux, trop d'actualités, trop de «décryptages» et trop de commentaires éloignent de la connaissance.

Revenons à l'Ecosse. Qu'elle dise oui à l'indépendance ou qu'elle se maintienne dans le giron de la Grande Bretagne (ce qui se passera) je n'y peux rien, vous n'y pouvez rien et les journaleux Français encore moins. En parler toutes les heures et tous les jours pour créer un suspens artificiel ne présente aucun intérêt.

 



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