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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 06:08

Dimanche après midi, après être allé regarder la "zombies walk" de Toulouse et avant de ressortir je suis passé chez moi pour repasser les chemises qui s'accumulaient sur la barre de douche.
D'habitude quand je repasse j'écoute de la musique mais là, paresse ou manque d'idée j'ai allumé la télé et suis resté devant la rediffusion, sur Canal + Décalé, de "Salut les terriens" de Thierry Ardisson.

Est-ce que je me suis lassé de ce badinage sans intérêt, est-ce qu'Ardisson a perdu la main? toujours est-il que j'ai été abasourdi par le vide de l'émission. Je plaçais Ardisson un chouïa au-dessus du lot des autres. Il s'abime doucement dans la médiocrité et le cabotinage.
Dans le désordre la grosse mère Bernier, plus grossière et gouailleuse que jamais venait vendre la pièce du grand dramaturge Laurent Ruquier, pièce qu'il a écrite exprès pour cette grande interprète, il y a eu un amant de Madonna qui est venu vendre ses 3 semaines de souvenirs oraux, puis un noble du prêt à porter dont Ardisson a tenu à nous dire qu'il avait été marié à une Miss France et que celle-ci était maintenant avec le philosophe Arthur, aussi animateur de télévision et grand homme de culture. Oublierais-je quelque chose? oui... Michel Drucker et le rédacteur en chef de "Télé 7 jours" ont débattu quelques minutes sur les vertus comparées de la télévision d'hier et d'aujourd'hui. Un combat de titans cultivés et passionants, on imagine. Comme il se doit, il a bien été diffusé un zapping-résumé de la semaine bien vulgaire, bien racoleur, bien affligeant.

 

Un moment je me suis souvenu que Thierry Ardisson s'était fait connaître par son insolence et son franc-parler. Tout celà est si loin... Il fait des plaisanteries qu'on a sans doute écrites pour lui, arbore un bronzage à la Séguéla et ne réagit même pas quand Drucker, ce prospecteur-placier en aspirateurs, ce camelot en alcool frelaté qui a vendu du Cloclo, de la Sheila et de la Dalida aux Français pendant quarante ans vient vanter son "bilan".

 

Ce petit monde plus payé que des chercheurs à l'Inserm ou des médecins du Monde s'autocongratule et, un instant, on

aimerait que tout ceci soit remis à sa place. Mais les émissions sont montées, ripolinées, lissées et aucune aspérité ne vient empêcher ces braves gens de venir faire leur numéro. Même l'insolent de service, le dénommé Proust enfonce des portes ouvertes et n'égratine que des cibles acceptables par la Direction de la chaîne (le budget com, Coco, le budget com).


L'entartreur, qui écrasait des tartes à la tête des tartuffes du show business me manque parfois.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 07:07

En lui même le film "Intouchables" n'était pas indigne et infirmait un peu le principe qui veut qu'on ne fait pas de bons films avec de bons sentiments.
Ses auteurs, assez rapidement après l'immense succès du film, reviennent avec une autre histoire, le même interprète (l'idiot découvert sur Canal+ dans une sous-merde pas drôle intitulée "SAV des émissions").
On ne change pas, autre principe admis ici, une équipe qui a gagné et donc le grand black Omar Sy est la vedette d'un film qui parle des immigrés cette fois.

Sur un tel sujet peut-on faire aussi bien que Philippe Lioret et Vincent Lindon? j'en doute sérieusement.
Charlotte Gainsbourg, dont le seul talent a été jusqu'ici d'être la fille de son père est la caution "bobo" du film qui, d'ores et déjà, cartonne dans les médias avant de probablement le faire au box-office.

Augustin Trapenard, l'insupportable perroquet culturel du "Grand Journal" et de "Boomerang" sur France Inter en a dit tant de bien qu'on sait déjà qu'après "Mommy" on va se taper une promo maousse pour "Samba".
Déjà l'ex-débile ricanant de la télé payante  est comparé à Vittorio Gassman par les deux metteurs en scène. Vous êtes certains, messieurs, que vous ne vouliez pas dire Marlon Brando, Charles Laughton ou Lawrence Olivier?

 

Cette surexposition médiatique dessert les films, disques, livres, expositions ou manifestations qu'elle est censée aider. Pour éviter Omar Sy je me mets en roues libres sur FIP et la prise de la télévsion est débranchée au profit de la lampe blanche.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 07:09

J'ai de la chance. Il reste du plaisir à prendre au cinéma en évitant les salles à 10€ la place, avec 20 minutes de publicité et des films au scénario écrit par des déficients mentaux.
Oui, des déficients mentaux: le jeu Tétris est la base d'un scénario de film en tournage! Rappelons qu'il s'agit de construire un mur avec des briques!!!

Il est vrai que le cinéma industriel américain s'adresse à des adulescents pour qui Disney est poétique et Tarentino génial. Ceci explique cela.

bref.
Pour voir du vrai cinéma, tourné avec des idées (souvent à la place des fonds qui manquent un peu), de la passion et l'envie de "dire quelque chose" il faut voir le cinéma d'ailleurs.

Celui d'Afrique, de Chine, d'Ukraine ou d'Israël.
Entre autres.

Nous sommes allés voir le film "Leviathan" qui a obtenu des récompenses (dont une à cannes en 2014 pour le meilleur scénario) est joué par des inconnus (pour nous) et  a été réalisé par le metteur en scène Russe de "Le retour" et  "Elena".


Pas de vedettes internationales au générique donc mais une galerie de portraits et de personnages qui ne nous sont pas familiers. Le maire corrompu, le flic abruti, la femme forte en gueule, l'adolescent insupportable et quelqus autres.

 

L'histoire peut se résumer à l'éternelle fable du pot de terre contre le pot de fer.


Un homme se trouve soudain dépossédé de sa vie parce qu'un notable veut sa maison, son terrain et, en fin de compte, sa liberté pour satisfaire un caprice et se faire bien voir de l'Eglise redevenue puissante en Russie.

Le personnage principal, c'est assez rare pour le souligner, n'est pas sympathique et ressemble à ces insectes qui se jettent sur la lumière qui va les détruire. Il boit trop (tous boivent énormément de vodka bon marché d'ailleurs), est violent avec ceux qui veulent l'aider et maladroit avec les autres. Il est balloté par les évènements et réagit de manière désordonnée à ce qui lui arrive. Naturellement il perdra tous ses combats et finira veuf, accusé d'avoir tué sa jeune seconde femme et le film se terminera par la destruction de sa maison.
Cette maison n'est pas "belle", elle est mieux que ça: on comprend que malgré sa vétusté, son inconfort même elle représente tout pour cet homme attaché à sa terre et à son histoire.

Le film est lent, très dialogué, drôle parfois (un pic-nique surprenant et un concours de tir original) admirablement interprété et exempt de toute affèterie.
La morale sous jacente (le pouvoir reste le pouvoir, la religion est du côté du pouvoir, l'individu n'a aucune chance, la corruption règne dans l'administration russe et la justice est celle des puissants) ne nous est pas assénée brutalement mais au contraire distillée dans des scènes étonnantes (les procès, le dépôt de plainte...).
Les salles "Utopia" programment des films qui réconcilient avec un cinéma exigeant mais pas ennuyeux. Humain mais pas nombriliste. Quel dommage que "Batman 12" ou "Expandables 7" drainent plus de public que de tels films....

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 07:12

Je me disais: "je veux les posséder", "je les relirais", "il n'y a pas de bibliothèque digne de ce nom sans ces livres" ou même "Nicolas ou Marine les liront un jour".
Résultat j'ai acheté des centaines et des centaines de livres et j'en ai revendus et donnés une grande partie il y a six ans au moment du divorce.

Et puis le naturel a fait que j'en ai rachetés, qu'on m'en a offerts et, de nouveau, je croûle sous les livres.
Je conserve, quoi qu'il advienne, tous ceux dont on m'a fait cadeau et les plus précieux d'entre eux sont ceux qui me sont dédicacés.

Un livre-cadeau, daté et dédicacé je le garderais jusqu'à la fin.

Il y a ceux que j'aime, que j'ai aimés et que je ne parviens pas à quitter. Ils ne servent à rien parce que je n'ai pas le temps de les relire, que je les connais trop ou parce que je ne m'intéresse plus à leur sujet ou à leur auteur. Ils prennent doucement la poussière et jaunissent discrètement lorsqu'ils sont près des fenêtres.

Il y a les 10 ou 15 livres que je connais absolument par coeur, dont parfois je suis plus pénétré du sujet que l'auteur mais que je lis et relis indéfiniment, par passades.

La plupart du temps ces livres lus relus et re-relus traitent du cinéma, de l'automobile, du rock n'roll, de l'Histoire et de la politique.

Il y a aussi ces livres d'art sur la photographie ou la peinture que j'ouvre de temps en temps et qui me manqueraient trop si je ne les sentais pas là, proches de moi, dans mon décor.

Avec le développement inouï du net et celui des bibliothèques de prêt; posséder des livres dans une telle proportion est complètement inutile et prend énormément de place qui pourrait être mieux employée.

 

Depuis toujours, je crois, je me sens mal lorsque je suis chez des personnes qui ne possèdent pas de livres.

Une bibiothèque fournie, des livres qu'on devine lus, manipulés, déposés ici pour être vite repris m'inspirent de la sympathie pour leurs propriétaires.

J'ai vraiment cru que je pourrais me limiter à une centaine de livres mais je me mens à moi même en en entassant à la cave, au bureau, sous les lits et canapés et, comble de l'hypocrisie, en en prêtant sans espoir qu'on me les rende.

 

C'est sans doute compulsif.

 

Mon ami L*** et M***, sa femme, possèdent cent fois ce que j'ai de  livres. Ils ont une bibliothèque qui rivalise avec celles des quartiers toulousains. Cinéma, géographie, peinture, photographie, disques, groupes pop.... je pourrais

garder leur maison des semaines gratuitement s'ils me le demandaient!!!

 

Et cependant ces livres souvent rares et toujours très beaux valent certainement moins cher que leur prix d'achat et, leurs valeurs additionnées permettraient ou auraient permis d'acheter des oeuvres d'art.

Oui... mais une oeuvre d'art. Pourquoi la posséder? etc. etc.

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 12:12

Je commence à saisir le fond du problème de ce qu'on appelle "le renvoi d'ascenseur" entre la presse et toute une série de prestataires de services, de vendeurs de CD, de cinéastes, de fabricants ou d'éditeurs...

Sans qu'ils m'ait rien demandé et sans que je lui ai rien demandé les éditions Vendémaire (joli nom) de Paris m'ont adressé, suite à un post paru ici-même un beau et sans doute passionnant bouquin  "Dictionnaire du cinéma Fantastique et de Science Fiction".

J'étais hier à la très déconnante "Zombies Walk" de Toulouse. Je lis dans le dico ce qui est dit sur les morts vivants et autres zombies et j'y reviens.

 

Mais un journaliste qui reçoit des places en avant-première, un beau livre ou des invitations dans un restaurant sera t'il aussi "objectif" lorsqu'il en parlera?

 

C'est la deuxième fois que mon maigre blog (en termes de lectorat) me fait bénéficier d'un "service de presse". Je n'ose imaginer ce que doivent être ceux des médias ayant pignon sur rue à défaut du respect de leurs lecteurs...

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 06:31

On est déjà (soupir) dans les prémisses de la présidentielle de 2017. Du moins à Droite où les prétendants sont dans les starting blocks, persuadés que le retour du balancier et que le "sens de l'histoire" va reconduire l'un d'eux à l'Elysée.

Personnellement je ne suis pas certain que Juppé, Bertrand, Sarkozy et Fillon soient attendus par les Français comme la solution à leurs problèmes et j'ai même la sensation que ce départ en fanfare 3 ans avant l'échéance va leur coûter cher.

 

Parmi ces candidats il en est deux qui semblent ne pas comprendre que leur temps est passé ou qu'un programme politique ne peut pas être sado-masochiste.

Prenez celui qui n'a pas accepté le verdict sans appel de 2012. Qu'il ait été rejeté par 51,5% des votants ou par 63% ne change rien. Il n'a pas été réelu. Tout simplement. Un rejet de sa personne, de sa personnalité, de son mandat, de ses amis, de ses erreurs et de son bilan aurait dû  lui avoir fait comprendre que ce rejet "c'est du sérieux"!

Eh bien non! le revoilà, semblable à ce qu'il a toujours été, agressif et imbu de lui-même comme à l'époque de ses plus lamentables erreurs. Il pérore partout alors que les sondages n'indiquent aucune attente en sa faveur de l'opinion et que sa personnalité deplaît toujours autant.

 

Le cas de François Fillon est différent. Nul ne l'accuserait d'être léger ou de ne pas avoir le sens de l'état. Mais c'est un notable de province, ennuyeux et qui ne fait pas rêver. Son programme (suppression des 35 heures, retraite à 65 ans, inscription dans la constitution de l'équilibre budgétaire) doit occasionner une petite érection chez les notaires et les huissiers... mais certainement pas enthousiasmer les foules. Avec un programme comme ça s'il arrive à fédérer 2% de masochistes ce sera déjà bien! Comme si les Français ne payaient pas assz les erreurs des gouvernements qui se succèdent depuis 30 ans! Qui peut croire que s'en prendre aux chômeurs (la dégressivité des allocations est au programme de Fillon) est acceptable alors que les folies bancaires n'ont pas été sanctionnées et que c'est le contribuable qui les a payées?

La retraite par répartition est un contrat entre l'Etat et les Français. On retient à la source de quoi payer leur retraite. En changeant la durée de la période travaillée tous les 3 ou 4 ans on modifie substantiellement et unilatéralement ce contrat. Le rôle des gouvernants est de prévoir, pas de godiller en fonction de la conjoncture et des diktats de l'Europe.

 

A gauche, on a compris que les 3 ans qui viennent seront sans doute insuffisants pour faire oublier les débuts calamiteux du quinquennant et du Président Hollande. Dans l'état actuel des choses il faudrait -pour eux- un miracle pour que l'un d'entre eux puisse accéder au second tour et une sorte d'évènement surnaturel pour un des leurs d'être élu.

De ce fait les candidatures seront moins nombreuses et les prétendants discrets.

Tous semblent ignorer, une fois encore, l'état gazeux de l'opinion. Elle se fiche comme de l'an 40 des présidentielles de 2017 et craint comme la peste la conjoncture actuelle et ce qu'elle sera dans les mois prochains. On lui serine depuis 20 ans que les prélèvements obligatoires tournent autour de 45% alors que les Français voient bien qu'ils sont tous les ans plus importants.

Ca me rappelle le sketch de la coiffeuse de Muriel Robin: "On va couper 2 ou 3 cm mais on leur laisse toute leur longueur à vos cheveux".

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 07:31

Pour un amateur de cinéma Blier est un nom qui distille du plaisir. Bernard Blier c'est "Manèges" d'Yves Allegret avec Simone Signoret et Jane Marken et c'est aussi les films parodiques des années 50-60 dialogués par Audiard et filmés par les "vieux de la vieille"..

Blier c'est aussi Bertrand Blier, le fils, à qui l'on doit des films magiques ("Buffet froid", "Beau-père"), des films tonitruants ("Les valseuses") et des films d'anthologie.

 

Parmi ces derniers je place "Tenue de soirée" dont les 25 premières minutes sont absoluument inégalables.
Dans cent ans elles auront encore toute leur force. Un dialogue à la fois populaire et écrit, un jeu d'acteurs éblouissant

(Je crois que Depardieu n'a jamais été aussi bon) et des plans jamais vus. Et l'éclairage, la photo, le rythme....

 

Hélas il semble que Blier Fils ait perdu tout ce qui faisait son talent personnel et qu'il fasse dans la provocation à deux balles depuis au moins quinze ans.


Depuis le père est mort et le fils court après sa légende mais Blier restera un grand nom du cinéma Français.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:51

Encore un franc moment de honte vécu ce matin. J'avais acheté une imprimante-scanner chez un revendeur de quartier il y a un peu plus de 3 ans. La machine est belle mais compliquée à faire fonctionner. Le Wi-Fi marche quand ça lui chante, les cartouches d'encre coûtent une fortune et, de temps en temps, l'ordinateur reste muet quand je lui donne l'ordre d'imprimer.  Muet mais alors muet. Vraiment muet quoi.

Autre source d'agacement: les commandes sont si pleines de lampes bleues, jaunes, oranges, vertes et rouges qu'on doit éteindre l'imprimante sous peine de voir comme en plein jour et d'enrichir l'odieux Proglio.

J'ai fini par me lasser, remisé l'imprimante sous un lit et ai fait comme j'ai pu pour les billets d'avion et autres papiers à imprimer en mode familial.

Ce matin, ça m'a pris soudainement, j'en ai eu assez de voir cette stupide machine prendre la poussière.
Je suis allé à la cave chercher son emballage, ai essayé de la mettre dedans (c'est toujours très difficile de remettre un objet dans son conditionnement d'origine, vous avez remarqué?) puis l'ai portée chez le vendeur, pile au moment où une stupide averse, la première depuis 1 mois, tombait drue sur le quartier St Cyprien.

J'arrive en nage, trempé et épuisé et... bien qu'ouvrant à 9H30 la boutique était désespérément close à moins vingt.
J'attends à l'abri sous un porche et je vois mon vendeur (je le reconnais facilement: à chaque fois que je lui achetais des cartouches d'encre j'avais la sensation qu'il se payait ma tête) qui arrive.
Connement je m'entends lui dire: "je vous laisse arriver" ce qui me fait passer encore dix bonnes minutes sous mon porche d'immeuble (cinq poussettes et deux vieilles en sont sorties) à jongler avec le carton géant de l'imprimante, la lanière de l'ordinateur qui glisse sur mon épaule, mon pantalon qui descend (si je tenais l'inventeur de la "taille basse..." et ma ceinture neuve à laquelle il manque un trou pour s'acquitter de sa tâche).

Enfin ce sagouin a fini de s'installer et me regarde avec commisération.

C'est lui qui m'a vendu cette m...achine (DELL V313W), au prix fort en me disant qu'elle était faite pour moi et le voilà qui la dénigre en me traitant presque de minable d'avoir un tel matos!

Evidemment il trouve un argument pourri pour la décréter bonne à jeter (en l'occurence que les têtes, inutilisées depuis des mois, sont sans doute mortes et qu'il faut acheter des imprimantes avec les têtes protégées) et me donne un montant stupéfiant pour ouvrir et regarder la bécane.
Perdant mon calme je lui fais remarquer qu'il l'a trouvait très bien il y a 3 ans, qu'il s'est fait des testicules en métal précieux (des couilles en or, quoi) avec les cartouches d'encre introuvables ailleurs que j'ai achetées chez lui et que je le trouve bien léger. Vincent Poursan en pire. (private joke)

J'allais lui laisser l'engin pour destruction (après tout j'ai payé les 2€ de taxe écologie) quand soudain j'ai l'illumination.
Le port USB a l'air d'avoir été forcé et doit être la cause de la panne.
Je repars avec mon matériel et il ne me tient même pas la porte, tout occupé qu'il est à faire du baratin pour vendre un scanner à une vieille bique...
Qu'on ne me parle plus des boutiques ni des vendeurs de quartier...
Désormais je retournerais à la FNAC, physiquement ou pas.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:31

Je n'ose imaginer à quoi ressemblent les journées de 8H00 des gardiens du musée Soulages à Rodez. En voilà des qui ne volent personne en appliquant (je l'espère) strictement les 35H par semaine.

Ce n'est pas que leur cadre de travail soit laid (le musée est ce que l'on fait de mieux en matière de modernisme rouillé et "paysager" à l'extérieur et contient à l'intérieur les fameux espaces modulables indispensables à l'art moderne...

 

C'est vrai que l'éclairage... pêche un peu. C'est sombre! d'autant plus que les fenêtres sont masquées par des voilages noirs.

Le noir... la marque de fabrique, que dis-je la signature de Soulages, du moins selon ses exégètes.

 

Pierre Soulages a 94 ans et ne dit pas grand chose. Du haut de son mètre quatre-vingt douze il doit parfois penser que l'époque lui a été très douce.

 

il fallait écouter le silence religieux des visiteurs du musée, leurs regards perdus, les sourires qui s'accrochaient parfois aux visages et, souvent l'incompréhension que les éléments de son oeuvre qui sont présentés dans "son" musée font naître.
Pour tout dire nous ne sommes pas préparés à l'art moderne en général et à des peintres comme Yves Klein ou Soulages en particulier. Nous avions du mal avec Juan Gris, Picasso, Klimt ou même Dali et voilà qu'on expose des peintures plus obscures (aux deux sens du terme) que l'âme d'un démon.

Hormis les très beaux bronzes (mais c'est leur aspect qui est beau, ils ne disent rien) je n'ai pas vibré souvent. En réalité je n'ai pas tenu plus de 35 minutes: à la fin je regardais les radiateurs en pensant qu'il s'agissait d'oeuvres exposées!

 

Le public est sage, fait gentiment la queue à 13H30 pour une ouverture à 14H00 (le musée ferme à l'heure du déjeuner!) et attend ("comme à la sécu", je l'ai entendu dire tout à l'heure) qu'on veuille bien offrir à leur intelligence (beaucoup) et à leurs yeux (peu) quelques éléments choisis extraits de l'oeuvre du maître.

 

 

L'art, on est né dedans ou pas. C'est ce que je me disais en voyant dans une vitrine le bouquin de Laurent Fabius exposé là parce qu'il cite Soulages dans ses pages.

 

Le contraste entre cette ville éternelle et inchangée, rude et triste mais minérale et cette peinture désincarnée est total. Lorsque vous sortez du musée vous hésitez entre le fou-rire et la colère contre votre inculture probable.

 

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 06:41

Je suis "tombé amoureux" plusieurs fois dans ma vie, jusqu'ici mais deux sont réstées notables.

 

La première fois c'était d'une très jeune fille Française métissée Malgache et Chinoise. C'était une excellente élève, bonne étudiante, pleine de vie et de charme qui vivait à Paris en colocation chez des amis.
La première fois où je la vis, comme dans les films ou les romans je ne pouvais cesser de l'observer. Nous déjeunions à plusieurs à même la moquette dans sa chambre et son rire, ses yeux, sa bouche, ses seins, ses jambes, ses pieds, ses cheveux... tout me plaisait en elle.
Naturellement elle s'en était aperçu avant tout le monde et elle me servit le grand jeu, certaine de me ramener dans ses filets.

Ce ne fut pas long et je fus raide-dingue pendant une dizaine de mois avant que tout ne tourne au vinaigre, la douce aimant surtout la conquète et la préférant nettement à la consolidation des liens.

 

Avec le recul j'ai vite compris que l'amour était partagé 2/3 1/3* et que je n'avais pas les bonnes cartes dans mon jeu...
Il me fut très difficile de l'oublier et je n'y parvins qu'en la rayant totalement de ma vie, ce qui ne fut pas une mince affaire parce que de temps à autres elle s'arrangeait pour pouvoir vérifier qu'elle faisait toujours son effet sur moi...

 

La deuxième fois que je tombais amoureux ce fut de sa successeure. Timide, moins sûre d'elle et moins ravageuse que la première, j'entamais avec elle une relation plus douce et moins douloureuse. Je passais d'une brune volcanique à une blonde discrète. Comme Clark Gable d'Ava Garner à Grace Kelly dans "Mogambo". (c'est pour l'image!!!)

Nous rions beaucoup cependant et elle aussi m'a eu au cours d'un repas. Le grand jeu à nouveau mais sans calcul cette fois.
Nous étions dans le 15ème arrondissement de Paris, dans l'appartement froidement bourgeois et déjà vieux de sa soeur.
Voyant que je ne goûtais ni la conversation convenue de sa mère ni les réflexions sans intérêt de sa soeur elle me fit des signes amusants pendant tout le repas, jouant de manière un peu ridicule avec un pompon accroché à une clé dans la serrure d'un secrétaire.

Ce geste un peu insolent quoi que discret me plut beaucoup et contribua grandement au fait que je m'intéressais désormais à elle.

J'aimais sa douceur, son regard profond et ses magnifiques yeux verts. J'aimais ses talents au piano, à la peinture... 

 

Et l'un de mes meilleurs souvenirs de  ma vie est constitué par la rencontre des deux. Elles se dirent un bonjour protocolaire et froid dont j'étais à la fois le témoin et l'enjeu....

Splendides toutes les deux ce jour là, tout le monde, à cette soirée s'était arrêté de respirer pour voir la confrontation de ces deux filles.
Je n'étais pas peu fier!

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