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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 06:20

La publicité essaie de nous fourguer l'image de la mamie tendre et attentionnée alors que, tous ceux qui en supportent une vous le diront, la mamie est désormais une mégère aigrie, égoïste et qui ne détèle pas.

 

Je ne généralise pas, je constate.


En gros au lieu de Mamie Nova ou des confitures Belle maman la réalité c'est Bernadette Chirac.

L'ex première dame est en effet assez représentative de ces vieilles femmes qui à plus de 80 ans continuent de pourrir la vie de leur entourage.

Je n'ai jamais compris comment cette pénible grande bourgeoise coincée a pu rencontrer les faveurs des Fançais. Patrick de Carolis a réussi un véritable exploit en rendant sympathique cette mémé élitiste et imbuvable.

Conseillère générale de Corrèze elle aurait dû rester dans l'ombre de son mari. Elle n'a aucune compétence particulière ni aucun mandat national qui lui donnerait le droit de donner son avis ou un satisfecit à tel ou tel de ceux qui ont arrangé les affaires de son mari.

On l'oublie un peu mais le "froid, très froid Juppé" a pris sur lui les affaires de la Mairie de Paris et les a payées au prix fort de l'illégibilité et de la condamnation infâmante. Mamie Cravache pourrait au moins avoir de la discrètion à défaut de reconnaissance.
Il faut croire que l'ex-président Sarkozy a fait encore plus pour Jacques Chirac (mais qu'est-ce qui peut être plus fort qu'une condamnation et la ruine de ses espoirs politiques pour un homme de pouvoir?) que juppé puisqu'elle ne rate jamais une occasion de lui tresser des couronnes et de lui prodiguer ses encouragements.

Sans doute Sarkozy a t'il dans ses dossiers des affaires compromettantes pour la famille Chirac élargie et Mamie Bernadette conjure ses craintes en amadouant le maître-chanteur, en le couvrant de fleurs et en le baignant dans le sirop des cajoleries et des louanges. Qui est dupe?

 

En tous cas, moi, cette vieille chipie hargneuse ne m'émeut pas et je la vois comme ces grandes bourgeoises méprisantes pour tout ce qui n'est pas de leur bord, de leur paroisse, de leur rang, de leur niveau de fortune.(comme cette femme qui, un jour, voyant mon fils tout petit et magnifique me dit d'un ton à claquer: "il est beau mais il faut lui redresser les dents"). Il y a des coups de pompes dans le cul Oups, des coup de pieds dans la partie charnue des dames âgées qui se perdent.

 

La seule chose qui me fait plaisir c'est qu'à son âge la vieille est obligée de faire des salamalecs à celui qu'elle haissait en 1995 lorsqu'il avait choisi Balladur. Pour une harpie rancunière ça doit être une purge de faire tous ces compliments à cet homme, qu'en son for intérieur, elle doit détester.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 06:10

Heureusement il reste  France Musique.

Quand vous donnez une chaîne de télévision à des gougnaffiers ils en font TF1.

Heureusement il reste Arte.

Quand vous donnez une station de radio à un industriel il en fait une station commerciale, sorte d'hypermarché des ondes dans lequel il recycle ce qu'il y a de pire en matière de programmes, d'animateurs et d'ambition.
Radio Classique c'est Christian Morin*, Eve Ruggiéri, Guillaume Durand et l'éternel Poivre.

Comme, à l'origine, la programmation était orientée vers la musique classique elle s'appelait "Radio Classique". Maintenant c'est un robinet à conneries comme l'immense majorité des radios mais avec ce (faux) alibi culturel

qui permet à des gens qui n'y connaissent rien d'attraper un vernis qui les rendra encore plus stupides.
Parce que les musiques les plus convenues y sont diffusées en permanence (il y a, dans le classique, l'équivalent des

programmes de "Nostalgie", c'est à dire des "My Way" et des "l'Avventura") cette station qui diffuse "La Traviata" en tronçons et "Carmen" en boucle se croit meilleure.
Les publicités y sont omniprésentes, les émissions aussi stupides qu'ailleurs et les animateurs y manient l'à-peu-près avec une redoutable inefficacité.

Je suis sans doute élitiste...

 

Heureusement il y a France Musique.

Heureusement il reste France Musique.

 

 

 

*et sa clarinette magique

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:57

Pour moi Luc Ferry c'était ce ludion des plateaux de télé au brushing impeccable, marié à une bombe et représentant quasi-parfait de l'UMP bourge des beaux quartiers.

Ministre aussi évanescent que sa coiffure, incapable de résister aux parents d'élèves de la droite dure et aux syndicat de l'éducation nationale de la gauche dure également il ne m'intéressait pas mais je ne le comptais pas dans ceux qui m'horripilent.

Et puis on m'a prêté -en insistant- un des innombrables livres que l'homme a écrit. Un bouquin sur les mythes Grecs qui m'a enchanté.
Non que ce soit bien écrit ni inédit mais c'est admirablement mis en perspéctive et c'est diablement intéressant.


Sur le mythe d'Orphée et Eurydice (un de mes opéras favoris) il dit des choses fascinantes. 

 

Aujourd'hui encore, dans ce torchon infect (mais que je trouve gratuitement au bureau) qu'est le "Figaro" il signe une chronique passionnante sur l'Etat Islamiste toute de retenue et de sage réflexion.
Il nous convie à la modestie en rappelant les guerres de religion (Catholiques contre Protestants) et l'effroyable expérience du nazisme qui a endeuillé et déshonoré l'Europe.
Au sujet du nazisme il fait une comparaison en six points de l'islamisme radical et de l'hitlérisme:Dans les deux cas il y a (eu)

 

- Un sentiment d'humiliation (colonisation d'un côté, défaite de 1918 de l'autre)

- Une misère sociale et humaine

- Une idéologie forte

- Une vision communautariste (l'individu est dissous dans la collectivité)

- La détestation de l'europe des lumières, du monde occidental, de la "démocratie" de la "liberté".

- L'éducation et la culture ne garantissent en rien le retour de la barbarie.

 

C'est un philosophe et un écrivain qui mérite mieux que son image et que son public habituel...

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 07:00

 

Même si le rire s'est un peu coincé dans la gorge les aventures de ce secrétaire d'état-comète nommé et destitué en moins de 8 jours pour «phobie administrative» l'ayant conduit à oublié de faire ses déclarations d'impôts ne manquent pas de sel.

En tant que contribuable et administré, en tant qu'assujetti à la redevance télévisuelle et aux impôts locaux, en tant qu'utilisateur d'EDF, d'usager de la route et de citadin garant parfois son véhicule sur la voie publique, que j'aie ou pas une phobie des documents cerfa, des contraventions électroniques ou des papiers administratifs les administrations ne me rateront pas, ne me ratent pas.

Récemment j'ai été contraint de changer de mutuelle, celle de mon entreprise supplantant celle que j'avais souscrite individuellement. Faute de choix j'ai du résilier le contrat et, mauvaise volonté de leur part? Diablerie de la Sécurité sociale? Tout en payant deux mutuelles en septembre je n'étais pas couvert puisqu'une seule mutuelle est autorisée.

Ubu est plus que jamais d'actualité.

J'ai essayé de régler le problème mais les mutuelles font comme tout le monde. Elles ont mille adresses, des centres d'appels en Afrique du Nord et un personnel aussi incompétent que mal aimable. Je me suis lassé d'être baladé de service en services et me suis dit que j'aviserais lorsque j'aurais besoin d'eux. J'ai intimé l'ordre de ne plus accepter le moindre prélèvement à ma banque et fait comme le secrétaire d'état cité plus haut: le mort.
A mon immense surprise ça s'est réglé tout seul début septembre.

Le releveur de compteurs EDF a disparu depuis bien longtemps, remplacé par nous-mêmes qui devons relever les heures pleines et les heures creuses et les indiquer à l'électricien. Proglio a du savoir faire: je consomme, je relève le compteur, je paie et je pourrais presque produire moi-même mon courant avec des éoliennes ou des panneaux solaires!
De toute façon que je sois là ou pas, que j'éteigne chaque lampe le temps d'aller à la cuisine ou à la salle de bains, que je débranche les appareils sous tension ou pas les factures sont plus élevées de mois en mois.

Bientôt avoir accès à l'électricité, au chauffage et à l'eau chaude sera considéré comme des signes de richesse!

Quant aux factures..... bien malin celui qui s'y retrouve et aussi celui qui parviendra à m'expliquer que le service public de l'électricité applique des taxes sur... des taxes.

Je ne pense pas être plus bête qu'un autre et m'honore même de ne pas être la moitié d'un con. Cependant il me faut parfois plusieurs lectures pour comprendre les instructions des Impôts ou de toute autre administration. Les expressions, les mots, les locutions sont en français mais le texte reste exprimé dans un langage hermétique.

Certains, ailleurs, se sont amusés à relever les excès les plus ridicules du langage administratif, la palme d'Or revenant au «référent bondissant» désignant un simple ballon (étonnez vous qu'un Ribery ou un Benzema aient des prétentions...). La place manque pour souligner les ridicules les plus criants.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 07:23

Le mystère de la mort est tel que lorsqu'une personne qu'on connaissait très bien vient à disparaître on finit par l'idéaliser, la transformer et ne plus la reconnaître à la fin.

Même si l'on est prévenu et que l'on s'interdit de gommer les aspérités et de repeindre couleur de perfection le défunt ou la défunte on ne peut s'empêcher de les revoir sous le jour le plus brillant et exalter leur meilleur pour mieux souffrir de leur disparition.
Il y a du masochisme dans la pensée qu'on a de ceux qui nous ont quittés et aussi de l'apitoiement sur soi-même car de nombreux sentiments douloureux et complexes se font jour en nous lorsque l'on vient à perdre un être cher.

Depuis qu'elle est morte mi-août je pense tous les jours à mon amie M.E et je n'arrive pas à me faire que je ne l'entendrais plus. De fait je la vois vivante et bien portante dans certains de mes rêves.
Elle possédait une personnalité étrange mais forte et je lui dois mon mariage mais aussi mon divorce pour lequel elle a sans doute autant oeuvré que moi. Elle était comme ça, M.E: le "ron-ron" de la vie l'ennuyait. Elle aimait les émotions fortes, les disputes spectaculaires et les échanges musclés. Elle avait des coups de coeur phénoménaux et s'intéressait à mille choses, de la plus futile à la plus intéressante.
Sa séparation d'avec M. était digne des éruptions Taylor/Burton avec accusations sorties des polars de série noire...

Avec sa mère, son frère, ses amis (à tour de rôle)... elle pouvait être aux petits soins ou leur fermer sa porte sans espoir de retour. Et pour des motifs obscurs et connus d'elle seule.
Mais avec elle on vivait. Elle téléphonait à minuit parce qu'elle venait de découvrir une chanson "qui va te plaire", elle organisait un anniversaire original, elle sympathisait avec des fermiers Gersois, elle faisait la groupie de Peter Gabriel...
Elle n'a pas vécu très longtemps (55 ans) et avait encore une foultitude de choses à faire dont la plus importante était d'amener S. à bon port.

Je n'ai pas oublié les étapes de son calvaire, comment elle m'a annoncé, par SMS, qu'elle avait un cancer puis son évolution. Comment oublier la fois où les yeux retenant les larmes elle m'a dit: "je suis en soins palliatifs, Bertrand, tu te rends compte?" (oui, je me rendais compte). Je me souviens de la fois où, pour faire diversion, je lui ai fait remarquer que ses 8 cheveux étaient doux.
"Tu t'es fait un shampoing" lui ai-je connement demandé.
"Non, une chimio" fut sa réponse.

Elle a eu une fin affreuse et a terriblement souffert, moralement et physiquement.
Je ne croyais plus beaucoup à l'au-delà et n'y crois plus du tout maintenant que j'ai vu cette agonie interminable. Personne ne mérite une telle fin et elle moins que personne.

On s'était dit qu'elle me ferait signe une fois arrivée "là-bas". Elle doit être débordée: elle ne m'a pas contacté.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 07:02

Mon fils et ma fille riaient l'autre soir en rappelant que je leur cachais les scènes "de cul" des films et parmi elles, les plus anodines (les singes à la fin du "Père Noël est une ordure") comme les plus crues.


Ils disaient, mais je ne m'en souvenais plus, que je censurais les dialogues osés et que je passais en vitesse rapide les passages que je jugeais inopportuns.

 

Pour eux j'étais affreusement pudibond et j'étais loin de me douter qu'ils avaient vu et entendu dix fois pire au lycée Fermat, temple de la Grande-Bourgeoisie Toulousaine et, apparemment, lieu de débauche strauss-kahnienne...

 

Je me souviens qu'une fois, alors que je faisais remarquer à Nicolas qu'il devait faire attention à ce que sa soeur ne tombe pas sur "Raaah lovely" (ou était-ce "Pervers Pépère"?) de Gotlib, il m'avait répondu: "mais papa, elle en sait plus que moi".

Provocation? constat? je n'avais pas été vérifier et je ne saurais jamais s'il disait vrai.

 

Il faut dire que, question sexualité, je n'ai pas fait mieux que chez moi: j'ai appris la reproduction (avec dégoût!) en colonie de vacances avec un groupe autour d'un électrophone et avec la version parlée du film "Helga" qui en était encore aux petites graines et au grand amour de l'homme et de la femme légitimement mariés...*

 

Mes parents, ma mère en réalité, s'étaient débarrassés de la corvée d'explication en laissant les dictionnaires encyclopédiques au salon et un "Mademoiselle Age Tendre, spécial sexualité" dans un lieu de passage. Jusqu'à 15 ans j'imaginais, en pensant à l'acte d'amour, soit de la chirurgie de précision soit une bouffonnerie grotesque. Ca n'aide pas!

 

Comme tous les parents je n'ai pas vu que mes "bébés" commençaient à s'intéresser de très près à la question et voulais les protéger d'images que je pensais avilissantes ou de nature à leur faire perdre leur fraîcheur...

 

Alors, c'est vrai, j'ai dû (un moment) être plus proche (en extérieur, je vous rassure) du fameux père la pudeur que du non moins fameux pervers pépère.

On verra ce qu'ils feront lorsque les questions de leurs propres enfants porteront sur ces questions essentielles!

 

* c'est toujours la conception des plus raides soutiens de la "manif pour tous".

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 07:00

Il en va du cinéma comme du reste à notre époque. On peut considérer qu'il est moribond et que son décès n'est qu'une question de temps et, au contraire, visionner des pellicules incroyables en se disant qu'au contraire, le cinéma est dans

sa toute jeune adolescence et qu'il réserve encore des surprises incroyables.
Le tout est, dès le départ, de savoir ce que l'on veut.
Si on regarde la télévision sans être heurté par son icommensurable vacuité on trouve son pendant au cinéma: il y aura toujours des films sur Saint Laurent ou Dracula.
Si, au contraire, le vide absolu de la télévision vous heurte,  il y a au cinéma des films qui remettent les idées en place.
Les cinémas "Utopia", à Toulouse et ailleurs, se sont spécialisés dans la distribution de films de toutes origines et, la plupart du temps, de qualité.

Hier je suis allé voir "l'institutrice", un film Israëlo-Français en V.O qui posédait de réels moments de grâce même s'il n'était pas complètement satisfaisant.
Longtemps j'aurais en mémoire la fameuse institutrice qui possède un charme et une présence supérieurs à toute beauté physique. Elle a des yeux absolument magnifiques et respire l'intelligence. Par moment elle est si attendrissante, si juste, si

exceptionnellement présente qu'on voudrait la toucher.

L'histoire est originale et le film a le mérite de nous montrer Israël autrement que les émissions "Envoyé spécial" ou les articles du "Monde". C'est un pays comme les pays européens, avec des entreprises tristes où l'on surveille vos pauses, même si vous êtes ingénieur, c'est un pays où les enfants en crèche chantent des chants patriotiques et où, après le travail, on peut discuter de la poésie de René Char ou danser sur de la techno. 

Il y a des scènes qui m'ont plues (la pluie sur la crèche et l'institutrice qui montre à l'enfant comment on voit si on est adulte ou si on est un chat), d'autres m'ont surpris (l'invitation à l'amour du mari), certaines m'ont dérouté (l'adultère, le kidnapping)

et j'ai trouvé le film un peu long et passant (un peu) à côté de son sujet.

Un film étonnant, moins beau que "les citronniers", autre film Israélien que j'avais beaucoup aimé mais qui montre que si nous

en sommes encore, en France, à des comédies avec les comiques de Canal + ou des Drames Psychologiques avec Catherine Deneuve en quadragénaire il y a une relève ailleurs et maintenant.

 

Je compte aller voir "Leviathan" prochainement et, sans rire, un film Ukrainien intitulé "The Bride" tourné en langue des signes et volontairement non sous-titrée.

Dit comme ça cela a l'air d'une plaisanterie mais la meilleure façon de voyager n'est-elle pas la découverte?

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 09:37

Trois détails récents m'ont montré que la publicité, ce fléau absolu, continue à se répandre et à trouver de nouvelles manières de toucher notre malheureux "temps de cerveau" et à nous dévaliser légalement.


internet et les Pop-Ups. Vous cherchez des informations et soudain le son de votre ordinateur beugle et une publicité racoleuse vous empêche de lire ce que vous voulez.
Les pubards, cette engeance maléfique et parasitaire a éncore sévi.

 

Mardi soir j'allume la télé à l'heure où Arte diffusait "A l'origine" film de Xavier Giannoli. J'ai eu la douloureuse surprise de voir que cette chaîne qui n'en diffusait aucun a passé le spot lamentable et vulgaire du club Mediterranée. (da da dirladada)
De la publicité sur Arte! décidément nous sombrons.


Enfin, dernier détail; sur les radios commerciales les animateurs, sans doute un peu génés aux entournures par la fréquence et la longueur  des tunnels publicitaires (sans parler de la bêtise crasse des  publicités) osent les périphrases pour désigner ces coupures: le "on marque une petite pause" le plus utiilisé est bien faux-cul .

Ce monde de la publicité, que les tristes Séguéla et Beigbeder représentent assez complètement a honte de notre propre langue. Un spot sur deux possède un slogan -souvent navrant- en langue anglaise. Je ne comprendrais jamais ce panurgisme professionnel et la bêtise des clients qui acceptent les diktats de la com.

"Creative tecnology" pour des bagnoles typiquement hexagonales... c'est con, non?

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:33

 

Quand elles ne faisaient pas sauter leurs cadres à l'élastique les grandes boîtes à la mode durant les années 80 s'échinaient à leur trouver des formations «ayant du sens».

J'ai participé à certaines de ces formations et ai souvent dû contenir ma désapprobation ou, parfois, une irrépressible envie d'éclater de rire.

Et pourtant Dieu sait si, question incongruités j'ai été servi: je suis en effet de cette génération juste après mai 68 et question foutaises j'ai vu jusqu'où on pouvait aller.
Je me souviens qu'en 1ère au Lycée Rodin à Paris on avait «expression corporelle» 1heure par semaine les lundis matins. Expression corporelle..

On m'a raconté dernièrement comment l'aristocratie de la photocopieuse était prise en charge par des formateurs mi-gourous mi autorités à la façon du professeur Milgram. Et décrit une de ces expériences loufoques censées homogénéiser les groupes.

Donc deux «cobayes» étaient choisis pour une expérience en public. Les autres cadres, sans doute heureux de ne pas avoir été sélectionnés pour être les vedettes du test (et donc encourir un ridicule) entouraient deux des leurs à qui on confiait un puzzle assez simple (pas un champ de neige en 3000 pièces).
Les deux participants ne se voyaient pas mais pouvaient communiquer et l'un d'entre eux devait donner à l'autre des consignes afin qu'il réalise le puzzle en moins de 15 minutes.
Malgré le choix des mots, l'attention qu'il portait à ce qu'il faisait et la simplicité de l'exercice celui qui donnait les ordres n'arrivait pas à faire comprendre à l'autre ce qu'il voulait.
Il nous a dit que plus il donnait ses fameuses consignes plus il avait l'impression d'avoir affaire à un abruti complet.

Le temps imparti fut allègrement dépassé et rien n'y faisait: les deux acolytes ne se voyaient ni se comprenaient.
C'était l'enjeu (non déclaré) du test: montrer que si les partenaires n'ont pas le même langage ils ne peuvent se comprendre.
En effet, celui qui vécut la douloureuse expérience de participer au test en donnant les consignes à l'autre ne comprit qu'après coup que les couleurs n'étaient pas les mêmes chez l'un et l'autre.
Quand il disait «mettez la pièce à dominante jaune à droite» son alter égo mettait la bleue...

Voilà un programme de formation que Bygmalion aurait dû vendre aux cadres de l'UMP.

 

 

 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 07:23

 

Juste un coup de gueule et demi, comme ça, en passant.
Ca ne vous aura pas échappé, il sort encore un film au cinéma sur Yves Saint Laurent. Comme de juste les journaleux qui ont fait le succès du premier rêvent de réitérer leur exploit avec le second.

Il faut en effet souligner le battage publicitaire et l'ambiance "caravane du Tour de france" (BCBG) qui a accompagné la sortie du premier et, à ma grande surprise, qui a draîné des spectateurs devant cet exercice de vacuité bobologique...


Alors c'est (re) parti pour une promo tous azimuts.
Mais réfléchissons un quart de seconde....
Qu'est-ce qu'on en a affaire des tourments mentaux d'un couturier efféminé et psychotique*? En quoi ses aventures sexuelles ou professionnelles nous regardent-elles et surtout en quoi elles pourraient nous intéresser?

Les mêmes qui n'ont pas de mots assez durs pour qualifier le brûlot de Valérie Trierweiler viennent nous dire que les amours d'un dessinateur de robes et de l'abominable Pierre Bergé sont passionnantes...
Je veux bien mais j'aimerais qu'on m'explique pourquoi.
En réalité il y a là la manifestation d'un phénomène de cour. Le Bergé en question est immensément riche et influent. Qu'il s'énerve d'un commentaire et le journaleux ira pointer au Pôle Emploi.
Il fait la pluie et le beau temps chez les politiques de la gauche caviar mais pas seulement...
Alors quand un «audacieux» (tu parles!!) ose porter sa vie sur un écran de cinéma tout le petit monde des médias et des bobos tremble délicieusement: et si «il» n'aimait pas?

Vous l'avez sans doute constaté avec cette promotion tous supports, la brosse à reluire fonctionne sévèrement! . Pas plus que le premier je n'irais voir ce deuxième film qui m'intéresse encore moins qu'une biographie filmée de ma boulangère.

 

PS: Une «nouvelle» venue dans le cinéma. Jeanne Herry. Incidemment j'apprends qu'elle est fille de Julien Clerc et de Miou-Miou. Ca doit aider pour financer son 1er film d'être la fille d'un chanteur et d'une actrice populaires, non? Et question renvoi d'ascenseur la donzelle a tout compris. Qui retrouve t'on dans son film? la fille de Serge Gainsbourg et Jane Birkin et celle de Catherine Deneuve et de Marcello Mastroiani. Quels talents.

 

* Oui je sais, pléonasme.

 

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