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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 08:10

Les gouvernants des pays démocratiques ne voient pas leurs peuples d'une manière différente des souverains autocrates des XVII et XVIII èmes siècles.
Des enfants mineurs à qui il faut cacher certaines choses et enjoliver le reste en simplifiant au maximum.

Ne leur en déplaise et malgré des moyens considérables utilisés pour maintenir la majorité des populations dans une bêtise de bon aloi (ils ont des moyens infinis pour ça*) le niveau général des peuples démocratiques s'est considérablement élevé et il est plus difficile que jamais de leur faire prendre des vessies pour des lanternes et une politique de famine pour un progrès.

Comme, parallèlement à cette élévation du niveau de compréhension des populations s'est produit -malgré tout- l'essor d'une information libre; la parole politique, les promesses électorales, les chiffres et les annonces restent vérifiables et, même si le processus est pipé par des médias complices des pouvoirs auxquels ils doivent tant, il n'est plus possible d'effacer complètement des mémoires ce que d'aucuns aimeraient tant qu'on oublie.

En résumé les pouvoirs, de Droite, de Gauche ou de l'Espace ne peuvent plus trop tabler sur notre bêtise ou notre placidité parce que l'information existe et qu'elle reste vérifiable toujours et en tous lieux. Et contre la volonté parfois de personnes ou institutions dont c'est le métier et qui font le contraire.  

Deux exemples, l'un politique l'autre économique me viennent à l'esprit pour illustrer ce que j'avance.
La crise bancaire de 2008 et les trop fameux LBO qu'on nous présentait comme des miracles à l'époque où il s'en signait partout.

La crise bancaire (que le contribuable a fini par payer) vient de ce que les banques ont spéculé tant et plus jusqu'à ces fameux actifs toxiques qui ont fini par faire exploser une partie du système.

Je ne reviendrais pas sur ces prêts à la propriété qu'on a consentis à certains américains pauvres pour qu'ils deviennent propriétaires. Il faut être d'une naïveté confondante pour croire que les américains misérables ont mis les généreuses banques en faillite... C'est quand même ce qu'on a essayé de nous faire croire!


Le capitalisme sauvage et brutal, ces enrichissements à la fois gigantesques et totalement immoraux ont été avalisés par les politiques comme par les médias qui, avant de crier haro sur le baudet Madoff l'ont adoré comme tous ses comparses.
Rien n'était plus admirables que ces profits éblouissants et ces "golden boys" qu'on nous présentait comme une caste de happy fews hors du commun. On a vu (un temps) ce qu'il en était.
Je reste persuadé que les banques n'ont pas cessé ces agissements et qu'elles continuent, plus discrètement, à jouer avec le feu.
On nous parle de Justin Bieber, de Beyonce, de Jean Dujardin et de Valérie T*** pour que  notre vigilance soit éteinte et nos regards tournés vers de la futilité.
Pas certain qu'une autre crise bancaire soit acceptée aussi facilement que la première par des populations à qui les sacrifices sont perpétuellement demandés sans la moindre contrepartie.  

 

Les LBO, je me souviens de mes colères lorsque mes 1700 collègues appaludissaient le PDG de ma boîte qui en avait signé un, étaient censés enrichir l'ensemble des entreprises qui faisait appel à ce process.
Le corollaire était une folie douce: des progressions à deux chiffres des résultats nets de l'entreprise, tous les ans, au détriment de tout le reste. Plus d'augmentations, des économies sur tout, des hausses de tarif insupportables pour les clients qu'on prenait pour des gogos, des discours mensongers et hypocrites qui justifiaient le tout, sans oublier une course effrénée aux résultats exigés par les actionnaires. Et du miel pour les 4 ou 5 mâles dominants de l'étage noble.
J'ai appris, ce qui ne m'a pas le moins du monde surpris, que ma boîte en question; était dans de telles difficultés que le PDG et fondateur avait été remercié, tout comme 450 salariés (dont moi!) et que les clients l'avaient déserté au point que le LBO avait été abandonné et que les créanciers allaient diriger l'entreprise. J'ai encore les applaudissements debout chez Mickey dans les oreilles.... Les cocus doivent avoir un réveil difficile.  

Il faudrait ressortir les analyses économiques de France Inter ou des Echos qui n'avaient pas d'adjectifs assez laudatifs pour cette escroquerie légale. Ce ne sont là que deux exemples.

 

*Les Rois et l'ancien régime n'avaient pas la télévision, la civilisation des loisirs, la consommation de masse, le rock, les jeux electroniques, le football, les loisirs etc à leur disposition pour occuper leurs peuples.
J'ai voyagé, samedi soir, à côté d'un quadragénaire qui a joué à des jeux sur son téléphone (niveau super Mario...) et qui écoutait une "musique" répétitive conçue par des industriels de l'agro-alimentaire reconvertis ou ayant opéré une diversification.
Une vache dans un champ était moins bovine que mon voisin de siège. Un électeur qui contredit un peu ce que je dis plus haut. Avec des c... pareils les pouvoirs peuvent sans doute encore (un peu) tirer sur la corde.  

 

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:08

De plus en plus d'interlocuteurs, sincèrement navrés, semblent croire à l'arrivée programmée de Marine Le Pen à l'Elysée en 2017 et à la nomination d'un gouvernement de membres de son parti qui suivrait son élection.
A cette crainte je pense qu'on peut apporter des éléments qui devraient les rassurer.
La SARL Le Pen & fille est une société, pardon, un parti où aucune tête n'existe en dehors de la famille fondatrice. Ni Mégret, ni les Stirbois, ni les Golnish ni quiconque n'a jamais eu la moindre parcelle d'autonomie et de "pouvoir" s'il n'était inféodé aux Le Pen et n'avait mis genou en terre en signe d'allégeance.
Marine Le Pen est certes moins "brutale" que son paternel mais elle est sans cesse "borderline" dans ses propos et attitudes et, sur une campagne longue elle ne tiendra pas la distance sans commettre les fautes sur lesquelles elle est attendue.
Son public, ses électeurs, ses soutiens sont sans doute plus extrèmistes qu'elle et la pousseront à la faute.
Ce même courant contient d'authentiques fascistes qui plomberont toujours la campagne la mieux huilée et démontreront soudain le vrai visage d'un mouvement qui cherche la respectabilité tout en continuant à flatter de bas instincts et de viles pensées chez ceux qui l'accompagnent.
En admettant, ce que je crois possible, que Marine Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle elle sera battue, quel que soit la couleur de son concurrent et quel qu'il soit.
Hollande ou Sarkozy passeront avec plus de 52% des voix dans ce cas de figure car nos voisins européens nous auront clairement fait comprendre que nous serons mis au ban des nations si nous accordons la présidence à une personne d'extrème droite.
Le précédent de Jorg Haïder en Autriche nous sera rappelé avec force à ce moment.

Mais, histoire fiction, admettons que la fille du fondateur du Front national soit élue présidente.
Une élection législative suit.
Le front national, malgré le succès qui lui était prédit a gagné cette année de toutes petites villes (excepté Béziers) et n'a pas été capable de trouver des candidats partout. Aux municipales!!!! où trouverait-il, en 2 ans, des candidats valables et reconnus, éligibles pour l'Assemblée nationale?

en les recrutant par petites annonces comme il l'a fait pour les maires? laissez moi rire!

Il ne s'agit pas de conquérir Henin-Beaumont mais d'envoyer des députés à l'assemblée et de former un gouvernement. Question d'échelle.

Donc pas de majorité, pas de gouvernement (y a t'il seulement de quoi constituer un ministère au Front national?)

l'Europe et les Etats Unis vent debout contre les "fascistes"....

En 2 mois l'affaire sera réglée.

Et les rodomontades de la fille Le Pen sur sa volonté de cohabiter (il faudrait qu'elle ait tout de même plus de 2 députés dont sa nièce et un avocat fou) ou sa prétention à demander la dissolution sont absurdes, nulles et non avenues.Ce qui est en cause, actuellement, c'est le jeu malsain des vendeurs de papier qui, pour en vendre plus mettent des sondages bidons en une et flattent un électorat pas très intelligent.
Ils se fichent de faire un marchepied à Marine Le Pen et plus encore de donner une résonnance à des "idées"

stupides ou nauséabondes.

...Sans voir que le Front national les déteste tous en bloc, comme l'a montré l'exclusion manu-militari d'une journaliste au dernier raout de ce mouvement.

Ce n'est pas de la peur que nous devons ressentir mais de la honte qu'un quart des habitants d'un pays de 63 millions d'habitants puisse donner quitus à des raisonnements politiques qu'un élève de CM2 réfuterait.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:21

Je suis parfois abasourdi par les polémiques invraisemblables qui naissent et meurent dans la journée et que relaient les médias en s'alimentant les unes des autres de leurs propres réactions.

Prenez la phrase de François Rebsamen sur le chômage, les 35000  emplois qui ne trouvent pas de candidats et les chômeurs qui, pour certains, ne cherchent pas assez et devraient être sanctionnés. Venant du ministre du travail et de l'emploi l'argument est non seulement compréhensible mais il est aussi recevable.
Imagine t'on un ministre de l'emploi qui dirait que les chômeurs ont bien raison de se la couler douce et de se contenter d'attendre que Pôle Emploi leur trouve un boulot? évidemment non. Les syndicats, CGT en tête ont donc tort d'entonner leur couplet vengeur et de feindre une colère déplacée. 

Personne, et le ministre moins que personne, ne dit que le travail est facile à trouver et qu'il suffit de se pencher pour en ramasser un. Personne non plus, à l'exception des journalistes, ne pense que Pôle Emploi peut proposer du travail à qui que ce soit!

Que l'Etat, qui les indemnise demande à ceux qui sont à la recherche d'un emploi qu'ils fassent de vraies recherches et qu'ils puissent les justifier est donc absolument normal et François Rebsamen a dit ce qu'on attend d'un ministre responsable en charge de l'emploi doit penser et dire.
Le scandale, si scandale il y a est constitué par certains sans emploi qui travaillent au black, touchent des indemnités et ne font rien pour ne plus être à la charge de la société.Certains, c'est connu, vivent au bout du monde (Portugal, Maroc....) et "pointent" par internet sans même revenir en France

Mais cela, les syndicats ne peuvent le dire, obnubilés qu'ils sont par l'idée fausse qu'ils se font de la société française et de leurs mandants.

Alors cette polémique à deux balles a permis de "pisser de la copie" pendant 3 jours (entre Montebourg et Triewieller)

et c'est tout. C'est peu.

De toutes manières ces polémiques médiatiques "j'aime les entreprises", "les chômeurs doivent chercher un travail" sont complètement stériles et ne servent qu'à conforter Droite et Gauche qui, faute d'idées, campent sur des positions.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:17

 

On a beau dire me dire à longueur de journée que les entreprises sont vertueuses et qu'elles créent de la richesse dont tout le monde bénéficie je regarde en arrière et constate que ce n'est pas aussi simple que ça.
J'ai travaillé dans de très nombreuses entreprises et ne cite que celles dans lesquelles je suis resté au moins 6 mois: Vallourec, Librairie A.Hatier, Ampafrance (Bébé Confort),Valor (Groupe Usinor), SVP, Europcar, Alma Consulting Group.
Dans toutes ces entreprises j'ai constaté les mêmes choses. Une direction lointaine et méprisante, qui vit comme si elle était d'une autre essence que le communs des salariés, des employés payés au lance-pierre et à qui on donne l'aumône de quelques explications sur la stratégie de l'entreprise, souvent après coup.


Dans tous les cas les quatre ou cinq dirigeants bénéficiaient d'avantages incroyables (bureaux gigantesques, ascenseurs privatifs, voitures avec chauffeur, parking privés etc etc) et, comme dans le livre de Amélie Nothomb, attendaient qu'on ne soit devant eux que «stupeur et tremblement».

Naturellement j'exagère un peu mais le PDG (ou la PDG puisque j'ai connu ce cas) décidaient en solitaire telle ou telle mesure et personne (les actionnaires?) ne lui demandaient des comptes si le projet était un désastre.
Déménagement improvisé ou presque à la Défense (en partant de la Madeleine), achat de bureaux crapoteux en banlieue défavorisée (en partant du Parc Monceau), marché passés à des «amis» qui finissent par obtenir des postes de dirigeants dans l'entreprise malgré leur incompétence, idées absurdes (refus d'informatiser à temps), la liste est innombrable des stupidités de commandement que j'ai vues et parfois subies.
Il ne faut pas généraliser mais j'ai vu la promotion de petits chefs lamentables mais cire-pompes, de chefs de départements notoirement incompétents mais partageant des liens de parenté avec Dieu, des stratégies bancales et un management bidon.
Rares sont les boîtes qui m'ont surpris par la qualité de leur fonctionnement et la sagesse de leur «étage noble».

Je ne peux dire que c'est partout pareil mais je travaille depuis suffisamment longtemps pour m'être fait une idée que je crois solidement étayée.
Les entreprises, comme tout ce que réalise l'homme, sont à son image. Le pire côtoie le très bon et hélas, toutes les passions s'y livrent le même combat.
J'ai fait mon service militaire et j'exècre les militaires que j'ai vus de (trop) près.
J'ai vu les entreprises et on ne me fera jamais croire qu'elles sont mieux ou différentes que les Eglises, les associations, les écoles etc.
Croire, comme les libéraux, que leur laisser la bride sur le cou et attendre d'elles qu'elles se régulent c'est, selon la formule qui me plaît, «laisser entrer le renard libéral dans le poulailler libéral».
Tout comme pour les banques l'unique souci des dirigeants consiste à gagner le plus d'argent possible. Est naïf ou hypocrite celui qui dit que c'est pour le réinvestir en totalité dans l'entreprise.
Le reste est littérature.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 08:47

Un ordinateur sélectif qui mouline dans le vide lorsque vous demandez des sites qui ne l'agréent pas, tel est celui que mon entreprise a mis à ma disposition et qui, allez savoir pourquoi, me donne une idée de ce que doit être l'accès au net dans les pays totalitaires et privés de liberté que sont la Chine, la Fédération de Russie ou les dictatures arabes, pour ne citer que les plus évidents.

Là s'arrête la comparaison parce que mes I-Phones (personnel et du travail) ne sont pas bridés, eux, et qu'il suffit que je sorte de l'entreprise pour me connecter à ce que je veux où je veux.

Mais j'imagine ce que doit être un monde où l'on décide pour vous de ce qui est bien ou pas, de ce que vous avez le droit de voir ou pas. Les dictatures ont, c'est dans leurs gènes, une crainte absolue des idées et de l'information. En tout cas d'une information libre qui échappe aux différents canaux de la censure.

Autrefois, c'était simple, il y avait la Pravda et ses semblables et rien d'autre ou presque ne circulait.
L'état faisait semblant d'informer et les citoyens faisaient semblant de le croire. Une des premières manifestations de la liberté, lorsque l'URSS est tombée, a été la profusion de feuilles de chou confondant la liberté de dire soudain tout et n'importe quoi avec l'information.

Très vite la politique, les affaires, les industriels et les religieux ont mis bon ordre à ce foisonnement désordonné et la presse est devenue ce qu'elle est partout, une illusion dominée par l'argent et la publicité au service d'intérêts opposés à la liberté d'informer.

Le net, et c'est ce qui explique l'impressionnante campagne permanente des médias pour le museler, échappe un peu, ici ou là, à la mainmise de ces intérêts. Même si la publicité le colonise, même si des partis politiques ou des groupes furieux essaient de faire de la propagande pour des horreurs il y a plus de liberté en elle que dans toute la presse ayant pignon sur rue.

Tout peut y être abordé et les limites (diffamation) sont élastiques. De ce fait les mœurs y sont moins policées et des pensées s'y expriment qu'on entend, voit et lit beaucoup plus rarement dans les médias traditionnels.

Ce n'est pas dans le «Figaro» qu'on lira des choses sur le propriétaire Papy Dassault ni dans Marianne qu'on contredira Jean-François Kahn. Ce n'est pas sur Europe 1 que les affaires du groupe Lagardère seront épluchées ni sur TF1 qu'on en apprendra sur les marchés immobiliers du groupe Bouygues... Une entreprise qui pollue obtiendra qu'on le taise en menaçant de cesser de vendre des publicités et les mots qui fâchent n'auront pas à être prononcés puisque l'autocensure fera prendre les devants.

Mais revenons à ce bête ordinateur du travail qui accepte que j'aille sur la page de l'hebdomadaire «le Point» ou celle de «Libération» mais pas sur celle du «Nouvel Observateur». Pas sur «Overblog» mais sans problème sur celle de Creditsafe ou l'annuaire des entreprises du bâtiment.

Je ne nie pas que le net ne soit un défouloir parfois indécent, que les idées les plus basses s'y expriment souvent dans une langue hideuse ni que les marchands du temple ne s'y sont pas introduits. C'est indéniable Internet est capable du pire comme du meilleur. Mais justement parce qu'il n'est pas policé par ceux qui nous conditionnent et nous voient uniquement comme des agents économiques dont le seul intérêt est notre capacité à acheter. (à ce sujet j'ai appris que Karim Benzema s'était offert la voiture «la plus chère et la plus rapide du monde» Après les services des putes on voit qu'il sait comment rentabiliser sa fortune sur des placements intelligents) une partie de ce qu'on y trouve est exempt de ce conditionnement.

La part en est réduite et les sagouins de la com y impriment leur marque tous les jours plus profondément mais le net leur échappe encore un peu. Des opinions «libres» qui ne doivent rien à BHL, à Minc, à Attali, à Bernard Guetta, à Nicolas Baverez ou aux Bouygues, Dassault, Lagardère et consorts circulent qui font du bien et montrent que notre monde n'est ni blanc ni noir, qu'il y a une gamme phénoménale et extensible de positions entre le bien et le mal, qu'on n'est pas obligés de penser et de faire comme tout le monde et ce sur la totalité ou presque de la planète.

Le net n'est jamais attaqué directement par ceux qui le vouent aux gémonies et regrettent le temps où ils péroraient sans concurrence. Il y a des périphrases, des cache-sexes, des pléonasmes... ainsi quand on parle des "réseaux sociaux" ce n'est jamais positif et c'est un de ces angles d'attaque biaisés. Les flèches qui sont décochées à Bill Gates sont en réalité destinées à l'ennemi innommable : le net.

Les jeunes qui vont sur le net sont moins naïfs et influençables que leurs aînés qui regardaient la télévision... Et ça, ça ne passe pas !

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 07:44

J'ai entendu une analyse qui m'a ébranlé ce matin. Elle concernait la Russie, l'Ukraine et Poutine.
Dès qu'on parle de Poutine l'ennui vient. C'est pourtant un homme dangereux et un chef d'état très

important et dont les actes en disent long sur sa détermination et sa volonté.
Il suffit de se rappeler que, la constitution ne lui permettant plus de diriger le pays comme président, il en est devenu premier ministre en mettant à sa place un homme à sa botte puis que les deux hommes ont en quelque sorte échangé les rôles, l'élection n'étant qu'une farce et un tour de passe-passe.

On se rappelle aussi sa célèbre phrase concernant les «terroristes» Tchétchènes: «On ira les butter jusque dans les chiottes» qui n'était pas une forfanterie mais une prévision, réalisée depuis.
...Mais nous nous soucions si peu de la Tchétchénie.

 

Depuis l'affaire de Crimée on voit plus clair dans la politique territoriale de Poutine. Elle vise à rétablir un territoire ami autour de la Fédération de Russie et, pour cela, elle met à mal deux règles jusqu'ici inviolées de la diplomatie de l'après seconde guerre mondiale:

 

        l'intangibilité des frontières,

        la non-annexion de territoires étrangers.

 

C'est en vertu de ces deux principes «sacrés» que n'avait pas respectés Saddam Hussein que l'Irak a connu la guerre du Golf. L'invasion du Koweit étant le justificatif de cette expédition punitive.

 

En agissant comme il le fait en Ukraine Poutine montre qu'il sait que personne ne réagira par la force (qui risquerait une guerre mondiale pour Kiev?) et qu'il suscite plus de peur que de colère.

Il a les coudées franches et n'a aucune raison de s'arrêter puisqu'il gagne sur les deux tableaux importants pour lui: il conforte une popularité aussi importante qu'inouïe et il conforte la Russie dans ses rêves éternels de grandeur et de regrets de n'être plus une puissance respectée.

 

Sans doute même est-il persuadé du bien fondé de sa politique étrangère et ne considère t'il que comme une péripétie le fait qu'un avion de ligne et ses 292 passagers ait été comptés en victimes collatérales.

 

Comme du temps de l'URSS nous sommes à la fois tétanisés et partisans de regarder ailleurs. La Palestine et les cinglés du Hamas comme Netanyahou et sa politique aveugle et brutale ont servi de diversion. C'est affreux mais c'est ainsi. Les morts palestiniens ont masqués les morts ukrainiens, les livraisons d'armes, les franchissements de frontière et l'aide militaire.
Ca a marché avec Brejnev, pourquoi ça ne marcherait pas avec Poutine?  Quand on ne veut pas voir, on ne voit pas.

 

Lorsque Hitler a commencé à réclamer des territoires, à fomenter des coups tordus pour en récupérer qu'il convoitait, à prôner la paix tout en préparant la guerre nous faisions de même: la politique de l'autruche. Chercher l'apaisement avec un belliqueux c'est un pari 100% perdant.
Poutine connaît son Europe, ses démocraties, l'OTAN et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. C'est terrible à dire mais il a les mains totalement libres pour faire ce qu'il veut où il veut. Il voudrait les 3 Etats Baltes il n'aurait qu'à se servir.

Nos froncements de sourcils et nos «sanctions» doivent, même s'il n'est pas réputé pour son sens de l'humour, le faire se gondoler.

 

Le monde fonctionnant sur les échanges commerciaux et l'extension du capitalisme nous n'avons pas été pour grand chose dans la chute de l'URSS, nous avons gâché irrémédiablement les chances de pacifier nos relations avec les peuples qui la composaient, souvent malgré eux en ne les aidant pas et en les méprisant.
Ils ont un chef qui leur rend leur fierté on a des responsables qui pensent «marché».

Ca rappelle cette sentence de Lénine: «les capitalistes nous vendront les cordes avec lesquelles nous les pendrons».

Nous n'apprenons pas vite.

 

 

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 08:38

Depuis le temps qu'elle officie, même si c'est sur la radio la plus beauf de France, il m'est forcément arrivé d'entendre Brigitte Lahaie qui après avoir fait des connerie en raconte et est payée pour ça.


J'exagère. Elle possède un authentique bon sens, est animée du désir d'être utile et est une personne bienveillante dans un média où l'opportunisme, la méchanceté et la bêtise règnent sans partage.

Vous aurez reconnu les ondes à connotation monégasques... 

 

Mais revenons à Notre dame du sexe.

 

Brigitte Lahaie occupe en effet depuis des années le créneau de la sexualité et son émission semble être un fourre-tout de ce qui se fait et dit en la matière. Sondages à deux balles, gadgets et produits de consommation disséqués, discours «libéré», invités mélangeant un peu tout, discours à forte connotation psychanalytique (ah! l'inconscient....),  références obligées (les mêmes sexologues, psychologues et thérapeutes qu'on voit et entend aussi partout) et un bon sens populaire.
On y parle cul, certes, mais aussi garde alternée des enfants, jalousie, échangisme (c'est le dada de l'émission), impuissance, éjaculation précoce et sex-toys dans une bonne humeur et avec un vocabulaire aussi réduit que les idées développées.

 

C'est vrai Brigitte Lahaie a eu en son temps un physique intelligent mais elle a sans doute oublié d'apprendre qu'on pouvait aussi se servir de sa tête. Elle n'est pas stupide, loin de là, mais elle a un vocabulaire limité et elle manie les concepts avec difficulté dès qu'ils ne concernent pas les organes reproducteurs.

 

Outre des sondages crétins et surtout faux,  tout fonctionne sur les appels d'auditeurs et d'auditrices qui se croient libérés parce qu'ils ont participé à une partouze à Montluçon ou à une expérience de triolisme à l'hôtel Ibis de Caen.

En résumé ces messieurs ont la tromperie douloureuse et ces dames ne sont pas fières de simuler. Le sexe n'est pas

pour tout le monde la fête annoncée et les progrès sont lents.

Michel Houellebecq l'avait déjà dit dans son premier et meilleur bouquin "Domaine d'extension de la lutte". 

 

Tout cela est bien insignifiant mais la personnalité et la bonne humeur de Brigitte Lahaie font que, de temps à autres, on reste quelques temps à écouter l'émission et même à y trouver du plaisir. Brigitte Lahaie fait attention à ce qu'elle dit et à ce qui se dit et tient au  «bon sens» de ses auditeurs, ses intervenants et au sien.

 

Réussir à garder une certaine féminité et conserver de la crédibilité entre Bourdin, Brunet et tant d'autres manipulateurs lourdingues de RMC elle a du mérite, Miss Lahaie.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 07:28

 

Même si le rire s'est un peu coincé dans la gorge les aventures de ce secrétaire d'état-comète nommé et destitué en moins de 8 jours pour «phobie administrative» l'ayant conduit à oublié de faire ses déclarations d'impôts ne manquent pas de sel.

En tant que contribuable et administré, en tant qu'assujetti à la redevance télévisuelle et aux impôts locaux, en tant qu'utilisateur d'EDF, d'usager de la route et de citadin garant parfois son véhicule sur la voie publique, que j'aie ou pas une phobie des documents cerfa, des contraventions électroniques ou des papiers administratifs les administrations ne me rateront pas, ne me ratent pas.

Récemment j'ai été contraint de changer de mutuelle, celle de mon entreprise supplantant celle que j'avais souscrite individuellement. Faute de choix j'ai du résilier le contrat et, mauvaise volonté de leur part? Diablerie de la Sécurité sociale? Tout en payant deux mutuelles en septembre je n'étais pas couvert puisqu'une seule mutuelle est autorisée.

Ubu est plus que jamais d'actualité.

J'ai essayé de régler le problème mais les mutuelles font comme tout le monde. Elles ont mille adresses, des centres d'appels en Afrique du Nord et un personnel aussi incompétent que mal aimable. Je me suis lassé d'être baladé de service en services et me suis dit que j'aviserais lorsque j'aurais besoin d'eux. J'ai intimé l'ordre de ne plus accepter le moindre prélèvement à ma banque et fait comme le secrétaire d'état cité plus haut: le mort.
A mon immense surprise ça s'est réglé tout seul début septembre.

Le releveur de compteurs EDF a disparu depuis bien longtemps, remplacé par nous-mêmes qui devons relever les heures pleines et les heures creuses et les indiquer à l'électricien. Proglio a du savoir faire: je consomme, je relève le compteur, je paie et je pourrais presque produire moi-même mon courant avec des éoliennes ou des panneaux solaires!
De toute façon que je sois là ou pas, que j'éteigne chaque lampe le temps d'aller à la cuisine ou à la salle de bains, que je débranche les appareils sous tension ou pas les factures sont plus élevées de mois en mois.

Bientôt avoir accès à l'électricité, au chauffage et à l'eau chaude sera considéré comme des signes de richesse!

Quant aux factures..... bien malin celui qui s'y retrouve et aussi celui qui parviendra à m'expliquer que le service public de l'électricité applique des taxes sur... des taxes.

Je ne pense pas être plus bête qu'un autre et m'honore même de ne pas être la moitié d'un con. Cependant il me faut parfois plusieurs lectures pour comprendre les instructions des Impôts ou de toute autre administration. Les expressions, les mots, les locutions sont en français mais le texte reste exprimé dans un langage hermétique.

Certains, ailleurs, se sont amusés à relever les excès les plus ridicules du langage administratif, la palme d'Or revenant au «référent bondissant» désignant un simple ballon (étonnez vous qu'un Ribery ou un Benzema aient des prétentions...). La place manque pour souligner les ridicules les plus criants.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 08:35

 

Comme des millions de spectateurs Français je suis allé voir le film «Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu...»; j'y ai simplement mis plus de temps puisque je ne l'ai vu qu'hier au cinéma.
Comme pour «les Intouchables» ces triomphes publics m'intimident et je crains de ne pas les apprécier par ce principe de contradiction qui m'est constitutif.

J'ajoute que les polémiques dérisoires et les coupages de cheveux en quatre de la critique et de quelques «leaders d'opinion» allergiques au succès et à leur pays ont contribué à m'éloigner des salles qui programmaient le film-phénomène.

Alors voilà. C'est un joli film et une bonne comédie. Le propos du metteur en scène et de ses comédiens, du scénariste et du producteur n'est que de réussir une comédie avec des postulats de départ improbables sinon impossibles. Ils y sont parvenus.
On en connaît le thème: un couple de bourgeois provinciaux a marié ses trois filles avec un Juif, un Arabe et un Chinois.

La dernière va leur annoncer son prochain mariage avec un noir.

Le père (Christian Clavier, sobre et plutôt drôle) et la mère (Chantal Lauby), sans être racistes sont dépassés par les événements et y font face tant bien que mal. Ces mariages bouleversent à la fois leurs certitudes et leurs habitudes. 

Leur propre relation va tanguer mais sortira raffermie de cette nouvelle péripétie.

Tout ce qui aurait pu être pesant est quasiment évité, pas de leçons de morale, pas de beaux discours antiracistes, pas de gants non plus avec une bonne conscience sociale. Les plaisanteries sont assez amusantes tout comme les situations et on assiste à la projection d'une bonne comédie bien de chez nous, dans des décors très BCBG avec de jolies personnes (l'acteur Chinois et celle qui joue la benjamine).
La surprise réside finalement dans le fiel qu'a suscité ce joli film, aussitôt vu aussitôt oublié et qui ne méritait ni l'excès d'honneur (plus de 11 millions de spectateurs je crois) ni l'excès d'indignité (des critiques odieuses de la presse -les 

Inrockuptibles notamment- et des radios «qui réfléchissent»).

Personnellement j'ai été content de retrouver un Christian Clavier débarrassé de ses tics et habitudes qui l'avaient rendus pénible. Ses déboires Corses et son exil anglais l'ont humanisé à proportion des kilos qui envahissaient sa silhouette.

Chantal Lauby montre dans ce film qu'elle n'est pas moins drôle ni juste que beaucoup d'actrices "incontournables" et le succès du film indique clairement qu'on n'est pas obligé de "caster" des Miss météo, des "amuseurs" ou des dames-pipi de Canal+  au générique d'une comédie pour espérer toucher le jackpot...

 

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 08:01

Depuis sa réapparition j'achète assez régulièrement le magazine "Rolling stone", édition en Français qui, c'est manifeste, s'adresse pile-poil à ma génération. J'allais dire à moi.
Je suis quasiment certain, en le lisant, de partager les coups de coeur et les analyses de journalistes qui sont certainement dans ma tranche d'âge et ont vibré aux mêmes choses, que ce soit des livres, des films, ou de la musique puisque cette revue a pour vocation principale de parler de musique.
Le Blues, le rock et leurs dérivés sont ainsi l'élément essentiel du magazine qui s'efforce de ne laisser personnes dans l'ombre.
Personne?

C'est là que le bât blesse: Rolling Stone (édition France, je le rappelle), semble être bloqué sur les années 70. Un peu moins sur les années 80, peu sur les 90's et est aux abonnés absents pour ce qui est survenu depuis l'an 2000.

 

Le numéro de septembre est presque caricatural à cet égard puisqu'au sommaire se bousculent un grand article sur les Bee gees (enfin, ce qu'il en reste à savoir un seul des frères Gibb), Robert Plant (ex-Led Zeppelin, faut-il le rappeler?), Bobby Womack et Johnny Winter (décédés récemment), Paul mc Cartney et Tim Buckley (décédés il y a plus longtemps),

un article de fond sur Queen et Freddy Mercury, une page sur les Who, une interview d'Eric Clapton et je dois en oublier.
Même moi je suis géné par un tel sommaire (ce qui ne m'a pas empêché de l'acheter et de le lire séance tenante) qui me rappelle les "Rock n' Folk" et autres "Best" que j'achetais le cœur bondissant en revenant du lycée quand Robert Plant et Mick Jagger avaient moins de 30 ans.
C'est un peu ce que je reproche à notre époque. Tout y est segmenté et pensé pour plaire à un public donné.
Si j'avais un goût pour la peinture sur support métallique je suis certain que j'aurais des sites internet dédiés et que ma libraire me tendrait une ou deux revues spécialisées qu'elle saurait m'intéresser.
Je ne dis pas que je n'ai pas trouvé, ici ou là, dans ce Rolling Stone du mois de septembre, des articles ou notes qui m'ont intéressé mais je sentais bien que je "tournais en rond" et que j'aurais pu écrire la plupart des articles sans faire beaucoup d'efforts de recherche tant les "informations" qu'ils contenaient sont connues et reconnues.

Même s'ils n'ont pas le lustre des groupes préhistoriques qu'affectionne tant mon magazine je suis certain qu'il existe des groupes sympa et qui mériteraient qu'on parle d'eux..

 

Alors l'interview de Slash et l'annonce du nouveau (!) Pink Floyd c'est juste de quoi se faire un peu de bien pour 5,90€ et, honnètement, ça ne les vaut pas.

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