Je ne commenterai pas - ou un peu seulement- les résultats du premier tour des élections régionales du 6 décembre. Je n'en ai ni le coeur ni les compétences.
C'est un fait: je refusais de croire un tel résultat possible et il m'a complètement pris au dépourvu car je n'ai regardé la campagne que très distraitement.
Comme dans l'histoire de ce garçon qui criait "au loup! au loup" je n'ai jamais cru que les politologues et les sondagiers, deux versos de la même pièce, disaient vrai quand ils disaient que l'extrême droite progressait et était passée d'un vote de protestation à un vote d'adhésion.
Foutaises pensais-je. Juste le résultat mécanique de la publicité gratuite qui lui est faite matin, midi et soir. Cette formation donne le beefsteak à une presse qui ne voit que son intérêt.
Je constate simplement que les partis démocratiques se sont, une fois encore, fichés du monde. Derrière les grands mots la réalité s'appelle Xavier Bertrand, Jean-Yves Le Drian, Laurent Wauquiez, Jean-Jacques Queyranne, Claude Bartolone, Valérie Pécresse etc. Tous sont d'inamovibles politiciens qu'on voit depuis des siècles. Quand le cynisme et l'incompétence sont aussi visibles il ne faut pas s'étonner...
Autre constat: les éternels mêmes têtes à claques d'analystes (Pascal Perrineau, Brice Teinturier...) continuent à touiller leur petit ragoût télévisuel et radiodiffusé. Ils se trompent toujours, transforment des propos de café du commerce en analyse de haute volée mais empêchent tout renouvellement en squattant les plateaux. Leur rente se fait au détriment de l'explication et de l'éducation. C'est un hold-up qui dure.
Un Sarkozy, ex-président de la république est-il à sa place quand il vient commenter une élection régionale en mentant sur ses enjeux et en réécrivant l'Histoire?
Les tenants de la "majorité présidentielle" sont ils obligés de crier victoire alors qu'ils se prennent une véritable râclée?
Le parti familial des Le Pen a de beaux jours devant lui tant que lui seront opposés des démocrate à la mie de pain et des roitelets autocrates.
Enfin, et je terminerais par là, cette dramatisation des enjeux d'une toute petite élection à portée régionale est-elle utile?
