Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 06:22

Je ne commenterai pas - ou un peu seulement- les résultats du premier tour des élections régionales du 6 décembre. Je n'en ai ni le coeur ni les compétences.
C'est un fait: je refusais de croire un tel résultat possible et il m'a complètement pris au dépourvu car je n'ai regardé la campagne que très distraitement.
Comme dans l'histoire de ce garçon qui criait "au loup! au loup" je n'ai jamais cru que les politologues et les sondagiers, deux versos de la même pièce, disaient vrai quand ils disaient que l'extrême droite progressait et était passée d'un vote de protestation à un vote d'adhésion.
Foutaises pensais-je. Juste le résultat mécanique de la publicité gratuite qui lui est faite matin, midi et soir. Cette formation donne le beefsteak à une presse qui ne voit que son intérêt.

Je constate simplement que les partis démocratiques se sont, une fois encore, fichés du monde. Derrière les grands mots la réalité s'appelle Xavier Bertrand, Jean-Yves Le Drian, Laurent Wauquiez, Jean-Jacques Queyranne, Claude Bartolone, Valérie Pécresse etc. Tous sont d'inamovibles politiciens qu'on voit depuis des siècles. Quand le cynisme et l'incompétence sont aussi visibles il ne faut pas s'étonner...

Autre constat: les éternels mêmes têtes à claques d'analystes (Pascal Perrineau, Brice Teinturier...) continuent à touiller leur petit ragoût télévisuel et radiodiffusé. Ils se trompent toujours, transforment des propos de café du commerce en analyse de haute volée mais empêchent tout renouvellement en squattant les plateaux. Leur rente se fait au détriment de l'explication et de l'éducation. C'est un hold-up qui dure.

Un Sarkozy, ex-président de la république est-il à sa place quand il vient commenter une élection régionale en mentant sur ses enjeux et en réécrivant l'Histoire?

Les tenants de la "majorité présidentielle" sont ils obligés de crier victoire alors qu'ils se prennent une véritable râclée?

Le parti familial des Le Pen a de beaux jours devant lui tant que lui seront opposés des démocrate à la mie de pain et des roitelets autocrates.

Enfin, et je terminerais par là, cette dramatisation des enjeux d'une toute petite élection à portée régionale est-elle utile?

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 07:02

Un des (rares) bienfaits du vieillissement est que la mémoire est remplie de souvenirs précis et lointains et que ceux-ci sont accessibles quand, autour de soi, on constate des réactions instinctives et non basées sur l'expérience.

Je m'explique: j'ai encore en mémoire les discours ineptes des "idiots utiles" qui, sans approuver le génocide des Khmers rouges au Cambodge lui trouvaient sinon des excuses du moins des explications dont, naturellement nous étions les responsables.
Pour ces belles âmes 2 millions d'hommes, de femmes et d'enfants avaient été massacrés ou laissés mourir de faim ou de maladie parce que Richard Nixon avait tellement bombardé la Piste Ho Chi Minh au Cambodge que les adeptes du communisme et de Pol Pot étaient "devenus fous".

tel quel!

Aujourd'hui les ultra-gauchistes qui profèrent les mêmes conneries que leurs devanciers refont le coup avec Daech. Petit à petit on entend cette petite musique qui dit en gros que l'Occident, à la remorque des Etats Unis a tellement bombardé la Syrie et l'Irak et tellement maltraité les banlieues que Daech est notre créature.

Ces gens ont une telle haine de la société et d'eux-mêmes qu'ils trouvent des excuses -quand ce ne sont pas des justifications- aux tueurs fanatiques du totalitarisme islamique tel qu'il est appliqué dans le pseudo-califat.

Je n'ai jamais su la part de "collabo" chez ces penseurs tordus. Sans doute est-elle importante et les pousse à adopter le mode de pensée de ceux qu'ils craignent.
A cette frousse qui confine à la débâcle s'ajoute une sorte de mystique du réprouvé qui les pousse à adorer tout ce que l'humanité a pu générer de taré "progressiste", de l'Oncle Ho' à Castro en passant par Staline, Mao, l'ayatollah Khomeiny et j'en oublie.

Depuis les attentats du 13 j'entends, deci-delà, cette antienne de notre responsabilité sur ce qui nous arrive. Ils ne le disent pas encore mais les 130 victimes le sont non des cinglés ultra mais de nos politiques étrangères vis à vis des pays "en voie de développement".

Je ne suis pas écoeuré, juste navré que certains tendent un micro à ces éternels refoulés.

* Le sanglot de l'homme blanc est un excellent livre de Pascal Bruckner qui traite de sujets connexes

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 06:30

Et si la démocratie américaine telle qu'on la connaît depuis la fin de la 1ère guerre mondiale était à bout de souffle?

On ne peut que se poser la question lorsque l'on voit un Donald Trump candidat aussi baroque que dangereux squatter le haut des podiums et grimper dans les sondages relatifs à l'élection présidentielle.

Personne ne parle de la somme colossale qu'il a dû consentir à payer à Ivana, son ex-femme lors de leur divorce. Un homme qui se fait ainsi avoir devrait être disqualifié d'office.
Ses propos de campagne, du moins ceux qui nous sont rapportés en France, sont souvent ineptes, indignes, effarants et choquants. Sa logorrhée n'engage que lui mais qu'en serait-il s'il dirigeait les Etats Unis?

Nous vivons quotidiennement depuis plus de 5 ans les conséquences de la politique aventureuse et stupide de George W.Bush. Personne n'a pu l'empêcher de s'attaquer à l'Irak et personne ne pourrait non plus empêcher Trump de faire pire.

A chaque élection son trublion, je l'admets mais là les risques que l'Américain moyen confie la maison blanche à un milliardaire borné, réactionnaire et se croyant missionné nous font risquer gros. Le nous étant collectif et désignant les habitants de cette planète.

Espérons que les sondages, cette plaie de l'époque, soient aussi justes que les nôtres et que Trump soit là pour amuser la galerie.
Je vais finir par trouver des qualités à l'épouse Clinton!

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 07:22

Notre subtile époque qui aime la précision tout en lui adjoignant l'élégance lorsque c'est possible met le mot "couilles" à peu près partout.
A la raffinée expression d'il y a dix ou vingt ans "je les ai là" qui en parlait déjà sans les nommer (la personne qui prononçait cette formule approchait puis éloignait de sa gorge sa main en tenaille) ont succédé des locutions qui lui disputent la précision et la classe. L'une, qu'on entend dix fois par jour et qui, c'est un comble, est parfois prononcée par des toutes jeunes filles dit en substance: "je m'en bats les couilles".

Cette belle phrase imagée signifie que la personne qui l'utilise n'en a rien à faire, s'en moque éperdument, s'en fiche, n'y voit aucun intérêt... On le perçoit il existe une infinité de possibilités pour exprimer cela mais aucune, il faut le reconnaître, n'est aussi claire. "Je m'en bats les couilles" est à la fois concis et clair.

Au casse-couilles d'autrefois a succédé le pète-couilles qui est le même en plus jeune. Dans le métro, le bus ou devant les lycées il fait florès. A croire que notre joli monde regorge de pète-couilles.
Depuis François Villon on sait que jeunesse et langage délié sont inséparables. Que les jeunes gens aient un langage à eux et qui se démarque de celui des adultes est aussi vieux que le monde. On peut seulement déplorer que celui de ce début de siècle soit surtout un langage abâtardi et réducteur.

Tout est soit génial soit pète couilles...

On est assez éloigné de "l'art poétique" de Verlaine.

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 06:39

Un déménagement vous permet de retrouver ou de trouver des choses bizarres que vous avez côtoyées en l'ignorant pendant des années.
Parmi toutes les choses étranges que j'ai trouvées ces derniers jours celle qui m'a le plus étonné est un chapelet en bois dont j'ignore par quel mystère il a terminé dans un tiroir de mon bureau.

Que je trouve des clés, des lampes de poche, des piles, des clés USB en pagaille, des téléphones anciens, des stylos et des montres oubliés n'est pas surprenant; mais un chapelet l'est nettement plus.
Je ne me souviens pas l'avoir vu auparavant ni qu'on me l'ai donné. Je ne suis pas pratiquant et la bimbeloterie religieuse (que j'ai trop vue lorsque j'allais à Lourdes pour le travail) me déplaît souverainement.
Mon ami prêtre à qui j'ai prêté mon appartement une nuit d'octobre l'a t'il laissé pour moi? c'est une hypothèse amusante qui me convient.

Quoi qu'il en soit je vide mon appart' et n'ai nulle intention d'apporter des bondieuseries dans le nouveau.
Mais, et j'en ai été surpris moi-même, je n'ai pas pu le jeter.

Je l'ai mis dans la poche de mon manteau et l'ai déposé discrètement sur une table au fond de l'Eglise Saint Nicolas en attendant que le lourdaud qui déplaçait des chaises dans un bruit... infernal regarde ailleurs.

Pas de morale à ce post sans grand intérêt. J'ai juste été dans l'impossibilité de jeter un chapelet, objet qui pourtant m'indiffère complètement.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 06:41

Je suis dans une période critique Peu de choses trouvent grâce à mes yeux. Peu de choses hors ma vie privée s'entend. Tout ce qui a trait à "l'environnement" m'agace et m'ennuie.
Est-ce l'âge? le trop plein? la désillusion? la période? toujours est-il que le brouillard s'est totalement dissipé et que la "comédie humaine" m'apparaît pour ce qu'elle est: pathétique, grotesque et ennuyeuse.
Trois exemples suffiront à vous contaminer.
Un reportage télévisé admiratif sur le "Fouquet's" des Champs Elysées. Un commentaire sans le moindre recul et des personnes graves qui parlent de leur travail avec gourmandise et onctuosité: il s'agissait de s'abaisser jusqu'à l'hernie discale pour accueillir dans la suite à 18000€ la nuit une "princesse saoudienne".

Dans "le Point" une publicité camouflée en article vantant un pince-fesse avec la musique classique comme appât. Le tout animé par l'insupportable Poivre (qu'on a d'ailleurs vu dans le doc sur le Fouquet's). Oui, mesdames et messieurs, le "condiment" (comme l'appelait Pierre Desgraupes un des rares journalistes authentiques qu'ait jamais eu la télévision) met son grain de sel ici aussi. Ah! le malfaisant crapaud déplumé!

Enfin rue de la République à St Cyprien, en plein déménagement, je stoppe au feu rouge de la Place Olivier. Mon oeil est "attiré" par une photo du mielleux Drucker.

Le croirez-vous? 5 décennies qu'il englue le pays dans un sirop de médiocrité poisseuse.... ça ne lui suffit pas! il a imposé sa nièce sa cousine (Marie et Léa) qui au journal de France 2 qui au cinéma (elle fait une carrière sur les traces de Romy Schneider et Grace Kelly...) et maintenant il passe au théâtre. LUI! ce raseur inculte!! ce cycliste au cerveau atrophié. Cet admirateur forcené de tout ce que notre pays invente de pire.
Je suis certain que vous comprenez mieux ma légère déprime.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 06:15

Je le dis souvent: j'ai la chance inouïe d'habiter une ville merveilleuse.
Actuellement les cinémas de Toulouse accueillent les onzièmes rencontres du cinéma italien. De nombreuses salles sont associées à cette manifestation.
Le cinéma italien a longtemps été aussi riche et divers que le cinéma américain. C'est dire.
Nul n'a oublié les "grands" metteurs en scène italiens ni les authentiques stars que furent Marcello Mastroiani, Sophia Loren, Claudia Cardinale, Giancarlo Giannini, Toto, Vittorio de Sica et tant d'autres.

La télévision italienne, berlusconisée ou pas, notre paresse intellectuelle et le panurgisme des critiques ont enterré le cinéma italien alors qu'il est bien vivant et qu'il nous donne des leçons.
La critique, depuis deux jours, ne parle que de Nanni Moretti ce qui a permis à la perruche Eva Bettan, qui sévit depuis la Régence sur France Inter de délirer plus que d'ordinaire.
La critique aime Moretti comme elle aime Woody Allen ou Godard. Totalement. Aveuglément. Définitivement. Mais je m'égare sur mes vieilles obsessions...

Nul n'a entendu parler des films en compétition (ils sont 9) aux "rencontres". Je suis allé voir l'un d'eux hier soir mercredi 2. Une comédie irrésistible, drôle de bout en bout et admirablement jouée. Le rythme ne faiblit jamais la mise en scène est sobre la photo est belle... De quoi nous dégoûter de voir les affiches du dernier Lelouch!!! (oui, comme en politique ou dans les médias les vieux débris tiennent encore le haut du pavé)

Le film s'appelle "Se Dio Vuole" (Si Dieu veut) et a été réalisé (2015) par Edoardo Falcone.
Il y a longtemps que je n'avais pas vu une comédie drôle et plus longtemps encore que ne figuraient pas à son générique des têtes à claques de Canal+.

Enfin, et c'est (presque) une raison suffisante pour se précipiter et voir le film la sublime Laura Morante (que j'avais tant aimée dans "la chambre du Fils") est la mère dans le film et sa beauté et sa grâce sont à tomber. (sa fille dans le film est magnifique aussi et... lui ressemble).

L'histoire? me direz-vous. C'est simple un fils promis à une brillante carrière annonce à sa famille qu'il veut se consacrer à Dieu. Son père, un grand chirurgien rigide et à principes n'accepte pas ce qu'il considère comme une lubie. Il va donc tenter de savoir ce qui a déclenché cette vocation et cotoyer un prêtre original dont il deviendra presque l'ami.

La salle était pleine à craquer, les rires francs, la V.O bien sous-titrée.... une excellente soirée.

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 06:27

Voilà des jours que les médias de ce pays en pleine dépression font la promotion tous azimuts pour la championne de la variété internationale calibrée Europe à savoir la mère Adele.

Cette beuglante-là, comme sa consoeur Dion du Canada mugit des insanités sentimentalo-cucul par wagons et, malgré la "crise du disque" (NDLR: waf-waf-waf) en vend des tombereaux à un grand public qui adore qu'on lui matraque de la daube pour shampouineuses en contrat de qualification.

On devrait fabriquer des anticorps contre ces agressions extérieures aussi morbides que la grippe ou la gastro.

Hélas, Hélas, Hélas, trois fois hélas si vous préférez, entre cette bique d'Adele et la qualité il n'y a rien ou presque: les Inrocks, Télérama, Rolling Stone et les autres mags spécialisés en sont encore à s'esbaudir derrière l'éprouvante Patti Smith, clocharde millionnaire et chanteuse désaccordée.

Entre le préfabriqué (Lady Gaga), l'alibi culturel (Beyoncé, Rihana...), les vieilles juments de retour (Madonna, Faithfull, Patti Smith) et les Ikéa du micro (Dion, Adele) il doit bien y avoir quelqu'une pour relever le gant de Tina Turner et en mériter la succession. Non?

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 06:56

J'ai fumé jadis. j'aimais ça et j'ai connu la période heureuse et faste (mais je l'ignorais) pendant laquelle les paquets de cigarettes étaient beaux et (relativement) peu chers.
Je n'ai jamais rien eu contre les fumeurs et, de tout mon coeur, je les plains d'être littéralement persécutés par les états en général et la France en particulier.
L'affaire du "paquet neutre", monumentale hypocrisie, vient à point nommé pour souligner à quel point la démocratie est relative dans nos sociétés.
Fumer apporte un plaisir et une détente que l'humanité connaît depuis des siècles. Le tabac est taxé depuis pratiquement l'origine et rapporte à l'économie du pays des sommes considérables sous forme de taxes.
Je ne disconviens pas qu'il coûte cher en médicaments et traitements des maladies liés à son usage mais il faut bien mourir de quelque chose et la vie n'offre pas tant de plaisir qu'on supprime tous ceux qui en sont porteurs (alcool, nourriture de "récompense", drogues diverses...)

Je disais hypocrisie mais duplicité serait un mot plus approprié. Depuis une trentaine d'années les majorités successives se sont ingéniées à pourrir la vie des fumeurs. Ceux qui, envers et contre tout, ont gardé l'habitude de la clope sont des héros et des teigneux! on les a successivement accusés d'être faibles puis malades (addicts). On leur a reproché d'enfumer leur conjoint ,leurs enfants, leurs voisins et leurs contemporains. On leur a interdit les cafés, les restaurants, les boîte de nuit, les lieux publics, leur maison ou appartement et bientôt leur propre voiture.

On les a contraints à se regrouper, dans le froid en hiver, sur les terrasses ou trottoirs où ils sont juste tolérés.

On leur a saboté leurs paquets de cigarettes en y apposant d'immondes photos et des interdits à la pelle. On va désormais les rendre opaque en supprimant la marque.
L'intolérance de la société et sa hargne à réduire les fumeurs se comprendrait si notre vie était une vallée de plaisirs.... si nos impôts étaient bien utilisés et si nos élus se conduisaient en respectant leur parole et leurs électeurs. On en est loin et jeter l'anathème sur ceux qui s'offrent ce qu'ils considèrent comme un plaisir est une preuve de plus que nous ne savons quoi inventer pour rendre toujours la vie en société plus contraignante et plus ennuyeuse.

Parfois j'ai envie de fumer rien que pour em... ceux qui montrent du doigt les fumeurs.

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 06:28

Françoise m'a présenté le fait d'aller voir au cinéma d'art et d'essai "le Cratère" le film "Deephan" comme une séance de rattrapage.
Moyennant quoi elle a dormi pendant les 25 premières minutes du film...

On s'en souvient le film de Jacques Audiard a eu une excellente critique, une bonne fréquentation et a obtenu la fameuse Palme d'Or au Festival de Cannes.

N'en jetez plus.

Personnellement j'ai trouvé le film très intéressant même si le scénario m'a paru bancal à partir du moment où l'ex-tigre Tamoul redevient le "seigneur de la guerre" dans une cité de lointaine banlieue française cette fois.

Jusqu'à ce dévoiement d'ultra violence peu plausible et qui n'offre que peu d'intérêt je me suis passionné pour ces réfugiés du Sri Lanka, apparentés artificiellement en famille dont ils n'ont que l'apparence, du moins au début.

Les acteurs sont excellents, que ce soient les membres du trio de migrants comme le jeune dealer ou l'organisateur du trafic. C'est bien joué, c'est intelligent et ce n'est pas racoleur.

Alors c'est vrai... cette cité de banlieue est "too much" et le cinéaste a trop voulu bien faire. On y croit mollement. Même chose pour le carnage dont Deephan est le co-auteur. (il ne le débute pas mais le mène à son terme en dégommant la moitié des occupants d'une des barres).

La fin est plus stupéfiante et pas moins incroyable: le tueur Tamoul, l'exterminateur de dealers est un papa poule en Grande Bretagne! la femme qui l'a suivi pour fuir son pays n'est pas indisposée par le concentré de violence qu'est son compagnon d'évasion et lui a même donné un(e) héritier(e). La fille de 9 ans qu'ils ont ramenée en France pour faire vraie famille est intégrée et les a adoptés...
Ne manquent que les violons et une chanson beuglée par Céline Dion!

J'exagère. La musique du film est splendide et fait la part belle aux sons des instruments indiens.

le sentimentalisme est tenu éloigné de toutes les scènes et le film n'est jamais édifiant.

Au risque de me répéter le trio Sri Lankais est éblouissant et toujours juste et leur humanité est touchante. Audiard-fils est sans doute surestimé en France mais il fait un cinéma sans esbroufe et digne, des qualités rares.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages